15/07/2018

Deux ans déjà, bordel !

L'an dernier je n'y ai absolument pas pensé, et c'est quand même un peu con de zapper le premier anniversaire de son blog. Cette année, si je n'avais pas vu l'article de la Petite Souris qui a dignement fêté un joli bloganiversaire en offrant des livres, j'y aurais sans doute pas pensé non plus.

Allez, je sors les bougies !

Le cookie magique est de retour, et il est content !

En 2 ans j'ai fait pas mal de chose mine de rien sur ce blog : 93 chroniques.
62 pour des livres, 7 pour des dramas, 3 pour des films et 1 pour une série. Sans oublier les TAG qui sont au nombre de 9.
C'est en tout 14 coup de cœur ; des échecs (comme mes articles sur les Pokémon que j'étais contente d'écrire et que je finissais toujours par supprimer, alors j'ai arrêté), les Vitrinages aussi, qui n'ont pas durés, et les articles Vocablaglaires qui ont fini par m'ennuyer ; des réussites, notamment avec la rubrique Cépasdélivres qui me plaît de plus en plus, et qui prend plus de place que prévu.

Ouais, j'en profite pour faire un demi-bilan-chiasse. J'arrête et je passe direct à ce qui vous intéresse le plus !

Comme j'ai pas trouvé d'autres idées, je vais faire comme Sue-Ricette. Ça fait des semaines en plus que je mets des livres de côté alors vous allez avoir l'embarras du choix.

J'ai essayé de faire un concours/formulaire/tirage au sort sur une plateforme ou quelque chose, mais je tombais que sur des trucs trop compliqués pour mon cerveau alors j'ai laissé tomber. Des bouts de papiers et un pot de fleurs c'est bien, aussi.

Voilà les bouquins :

Ouais c'est vrai, j'aurais pu retirer le carton et la pelle

J'avoue, certains, je ne les ai pas lus, simplement parce que c'est ma maman qui me les a donnés, elle tenait à participer, mais c'est facile d'en trouver des résumés en cliquant là :
 

Pour les autres, je les ai tous lus, et pour la plupart aimés à en faire des chroniques que voici :

(et les deux petits derniers non-chroniqués)


J'ai également pensé aux amateurs de mangas ! Mais seulement après, du coup ils sont pas sur la photo, mea culpa. Je vous propose donc de gagner ces yaois :

(et un seinen, tranquille)

Vous avez droit à 2 choix chacun dans la catégorie que vous voulez, comme ça vous avez plus de chance de gagner quelque chose. Laissez-moi votre sélection ici en commentaire et je ferai les tirages dans 10 jours… si j'y pense.

Mais si, mais si, faites-moi confiance je vais y penser !

Ce blog c'est beaucoup de rencontres, un peu de folie, du lâché prise et des découvertes tous les jours. Je suis pas prête d'arrêter, j'vous l'dis ! Merci à vous d'être là




06/07/2018

Allez, pour changer !

Quand j'ai réalisé que ça faisait quand même 3 mois que j'avais pas publié de TAG, alors que j'en ai plein en attente, j'ai voulu en choisir un. Et c'est là que Cyan a publié ce truc ! Jusqu'à maintenant j'avais fait que des TAG littéraires, et changer un peu ça fait pas de mal, d'autant que je suis très séries.


Bon, je lis plus que je ne regarde les écrans en règle générale, mais j'ai tendance à me tourner davantage vers les séries que les films.

1. La première série que tu aies regardée de ta vie ?

Je pense que c'était "Une nounou d'enfer". Encore aujourd'hui, quand je regarde quelques épisodes à l'occasion, je suis toujours pliée de rire ! Ce truc, ça n'a pas d'âge, c'est fou. Mon personnage préféré est sans conteste cette extraordinaire grand-mère Yetta ! Même si Niels est génial aussi. En fait ils sont tous parfaits là-dedans.





2. Ta dernière découverte série ?
"Empress Ki", un drama historique de 50 épisodes d'une heure (ouais, c'est long) et pour l'instant j'aime beaucoup. Les décors sont superbes, c'est très réaliste par la violence sans que ce soit excessif, les personnages sont attachants et l'histoire, même si on se doute vu la longueur du truc que ça prendra son temps, m'a embarquée très facilement.




3. Une série populaire qui ne t'intéresse pas ?
Beaucoup. The Walking Dead (Fear, aussi), 13 reasons why, Supernatural, Mr.Robot, Orange is the new black, Grey's Anatomy, toussa.

4. Avec quel personnage aimerais-tu avoir un rendez-vous ?

Clairement, Bobbie Draper, de la série The Expanse, adaptée des livres du même nom. C'est quelqu'un de très charismatique, très fort, qui n'hésite pas à remettre ses propres convictions en question. Elle sait réfléchir et agir très vite dans les situations d'urgence, un peu têtue, provocatrice, drôle… elle pourrait être parfaite !





5. Dans quelle ville fictive de série aimerais-tu habiter ?
Aucune idée. Et j'ai beau me creuser la tête, ça vient pas. À la limite peut-être Winterfell, mais c'est plus un château/domaine qu'une ville. Nan en fait j'en sais rien.

6. Dans quel lieu fictif de série n'aimerais-tu pas rester ?
Storybrooke, de Once upon a time. Oui, j'ai regardé ce truc, oui. À mon avis là-bas, à force de voir des lutins partout et d'hésiter toujours entre la méchante (ou gentille) brune et la gentille (ou méchante) blonde, on doit quand même pas mal se faire chier.


7. Quel personnage redoutes-tu le plus ?
Sincèrement, les Anges Pleureurs dans Doctor Who ! Les épisodes où ils apparaissent sont chaque fois hyper tendus, intenses, et moi ça me fout une trouille carabinée !






8. Quel personnage adores-tu détester ?
Peter Hale de la série Teen Wolf. Lui il est détestable au possible, et c'est exquis ! Chaque fois qu'il apparaissait on pouvait être certains que c'était pour faire une crasse, tromper, manipuler, et pourtant il est tellement charismatique et décalé parfois que j'adorais le voir arriver !

9. Quel personnage pourrait être ton meilleur ami ?
Je pense que Park Bong Soo serait parfait pour ça ! Personnage interprété par le Healer, il est naïf et froussard, du genre à avoir besoin de protection et à fuir à la moindre occasion. Vaut mieux pas trop lui faire confiance généralement dès que ça sent le vinaigre, mais du coup c'est bien on est moins déçue ! Pis il est mignon hein, soyons honnête.


10. Ton personnage secondaire favori ?
Alors là on est dans du secondaire très secondaire ! C'est carrément l'un de ceux que je préfère parmi tous ceux de Kaamelott, parce qu'il est clair qu'avec le Roi Burgonde, y'a du haut niveau de connerie !



11. De quel personnage volerais-tu le dressing ?
M'en tape de ça. Ça fait des années que je m'achète plus de fringues, ce que je mets c'est ce que je récupère ou ce qu'on veut bien me donner (ouais, et je suis fière putain !)

12. Une série que tu pourrais regarder en boucle ?
Bah Kaamelott ou Une Nounou d'enfer, avec des épisodes courts où on se marre bien !

13. La fin d'un personnage qui t'a marqué ?

C'est très récent, du coup je suis peut-être un peu trompée par la surprise, qui est encore grande, mais je suis toujours sous le choc de ce qui est arrivé à Kim Woo Jin dans Circle





14. La fin d'une série qui t'a marqué ?
Aucune je crois. Ce qui ne m'étonne pas puisque je suis généralement déçue par les fins, même celle des séries littéraires. Bien sûr il m'est arrivé d'en avoir aimé, mais de là à être marquée, non.

Moins rapide à faire que ce que je pensais, j'y ai passé quelques heures quand même. C'était chouette, ça me permet de me rendre compte que je connais plus de séries que ce que je pensais, c'est que je commence à avoir un beau palmarès !

Il y en a plein dont j'aurais aimé parler, dommage que les questions ne nous permettent pas des réponses multiples.

Et vous alors, intéressés ?

23/06/2018

Conflits sociaux et lutte ouvrière. C'est ce qui s'appelle foutre un gros coup de pied dans la fourmilière.

Nouvelle lecture dans le cadre du challenge "Un mois, un auteur classique britannique" créé par Evy ! Et il a frôlé de près le coup de cœur.

Éditeur : Points
Parution : 2010
Pages : 673

Résumé :
Après une enfance passée dans un village riant du Hampshire, Margaret Hale, fille de pasteur, s'installe dans une ville du Nord. Témoin de luttes entre ouvriers et patrons, sa conscience sociale s'éveille. John Thornton, propriétaire d'une filature, incarne tout ce qu'elle déteste : l'industrie, l'argent et l'ambition. Malgré une hostilité affichée, John tombera sous son charme.





De base, ce genre d'histoire me plaît pas mal, le soucis c'est que j'ai eu du mal avec Margaret. Au début, je l'ai trouvé vachement horripilante, hautaine, butée et passive en même temps. Elle laisse pratiquement tout le monde décidé pour elle et s'arme juste de courage et de patience pour tout supporter en râlant dans son coin. On est un peu loin de la femme téméraire qui n'hésite pas à dire les choses, à l'instar de la Lizzy de Jane Austen.

Heureusement, elle change lorsqu'elle rencontre Thornton. Cet homme éveille en elle une combativité qu'elle s'efforçait jusqu'ici de garder sous contrôle et elle va commencer à l'ouvrir, à se sentir impliquée et à se battre davantage pour défendre ses idées et son point de vue. Là, elle m'a plu un peu plus. Mais juste un peu. Parce qu'elle continuera finalement de se laisser balloter… Bon, je suis un peu méchante, c'est un très bon personnage vu le contexte du roman, malheureusement pour elle des héroïnes de cette trempe il en existe des bien meilleures créées par des auteurs de la même époque. Je pense notamment à Mary, dans "Le docteur Thorne" de Trollope, avec qui j'ai eu un peu de mal aussi, mais qui me paraît maintenant vachement plus chouette.

La romance est ici construite à peu près comme dans "Orgueil et Préjugés" : Margaret se fait rapidement des préjugés hostiles pour les plus fortunés de la ville de Milton, prend Thornton en grippe, n'hésite pas à lui faire comprendre qu'elle n'est absolument pas d'accord avec sa façon de traiter ses ouvriers ou de voir les choses, et l'envoie péter sans arrêt. Et comme de juste, il se met à craquer pour elle, et petit à petit…

Mais j'en dis pas plus.

L'ennui c'est que le potentielle de cette histoire d'amour est cachée derrière la dure réalité sociale que l'auteure a voulu dénoncer, à savoir les conditions de travail des ouvriers dans les grosses villes industrielles. Elle s'est concentrée là-dessus au point d'en effacer le reste et malgré que ce soit vachement intéressant j'ai trouvé ça un peu dommage (c'est mal dosé pour moi en gros). Elle a l'air de savoir de quoi elle cause et j'ai pas pu m'empêcher de penser qu'elle avait manifestement pris le parti de considérer les patrons comme les méchants et les ouvriers comme les victimes. Elle avait fait son choix, quoi. Ce qu'il y a de bien, c'est qu'elle dénonce tout de même les qualités et les travers de chacun, ce qui permet au lecteur de faire ses propres choix. Je ne doute pas que ce livre, à sa sortie au XIXème siècle, a dû remuer pas mal la bonne société.

Sans compter qu'il y a dans ce texte une intensité dramatique que je n'avais pas vu jusqu'ici dans les classiques anglais que j'ai pu lire (d'un autre côté, j'en ai lu moins qu'il n'y paraît). Il y a de la tragédie, des morts, et ce qui fini par arriver à Margaret m'a tout de même touchée malgré la difficulté que j'ai eu pour m'attacher à elle.

Je vais parler un peu du personnage de John Thornton maintenant. Parce que lui, je l'ai vraiment adoré ! Il rejoint sans hésitation le petit groupe de gars qui sont parmi mes chouchous dans la littérature (j'en présente quelques-uns dans ce TAG que j'ai publié à la Saint-Valentin) Contrairement à son homologue féminin dans cette histoire, c'est quelqu'un qui se remet en question, qui évolue beaucoup au fil des événements, qui garde un sang-froid absolu face à ce qui lui tombe dessus, et ne baisse jamais les bras. J'ai adoré son caractère malgré l'impulsivité un peu violente dont il fait preuve parfois.

Ce qui me fait finalement dire que ce n'est pas un coup de cœur, c'est la fin. Une grosse facilité vient clôturer cette histoire, un choix est fait pour terminer tout ça et je suis déçue car je trouve ça trop facile, ça contraste trop avec les drames et la dureté utilisés tout le long du texte. Ouais, en fait j'aurais aimé que ça se termine autrement, très clairement. 
Mais ça reste malgré tout une très bonne lecture car elle m'a fait découvrir autre chose. Gaskell dénonce, prend ses responsabilités, et même si elle a préféré rester prudente à la fin, j'ai apprécié ça.
 
D'autres avis sur
https://www.livraddict.com/biblio/livre/nord-et-sud.html
 
Allez, maintenant je m'en vais regarder l'adaptation de la BBC.

Au fait, nouveau tirage BookJar ! Mais comme j'ai la flemme de prendre une photo, je vais me contenter de vous annoncer que prochainement, je vais lire "Le peuple des Rennes" de Megan Lindholm, alias Robin Hobb.
 
Si t'as pas mieux à faire :
Un nouveau drama coup de cœur !
Je viens de commencer le tome 2.
Et celui-là.

22/06/2018

Et cette première tentative est un franc succès, nom d'une pine !

Ouais, c'est le quatorzième que je regarde. Et ouais c'est pas longtemps après Chicago Typewriter… et OUAIS j'ai pas chroniqué de livre entre temps, mais ça veut pas dire que j'ai pas lu ! (j'ai vraiment l'air de quelqu'un qu'assume pas et qui tente de se justifier, hein ?) D'ailleurs je vais pas tarder à baver sur un Elizabeth Gaskell, mais en attendant je vais bien vous tartiner avec ce nouveau coup de cœur :



Si je dis pas de conneries, c'est le premier du genre science-fiction que je regarde, et je ne sais pas pourquoi j'ai été tentée alors que je suis plutôt dans un trip fantastique en ce moment… ni même pourquoi je me suis pas tournée vers du polar pur et dur (il y a un peu de thriller dans celui-là quand même). Ah mais si, je sais ! En fait juste avant j'ai regardé Defendant, et c'était très dur. J'en parle dans le fourre-tout si le cœur vous en dit.

Bon et Circle alors, ça cause de quoi ? Pour le bien de mon article et pour vous faire bisquer, je vais volontairement écrire un résumé de mon cru qui en dira peu, libre à vous ensuite de chercher ailleurs quelque chose de plus complet, mais un brin plus spoilant. Puisqu'on en parle : ce que je reproche parfois aux synopsis des dramas, c'est d'en dévoiler un peu trop, ça plante efficacement le décors et le contexte et tout ce que vous voulez, mais en même temps ça gâche quelques petites surprises qui auraient pu être bien frappantes. OK, j'arrête et je vous balance ça :

2017. Woo Jin est un jeune homme relativement discret et solitaire, avec un bon esprit scientifique. Lorsqu'il apprend les circonstances du suicide d'un étudiant de son campus, le troisième en peu de temps, il commence à croire que son frère jumeaux, Bum Gyun, psychologiquement instable depuis le départ de leur père et tout juste sorti de prison, n'est pas étranger à cette tragédie. Mais lorsque ce dernier disparaît à son tour, il comprend que c'est bien plus grave et va se lancer à la recherche de son frère, qui tenait des propos étranges et très incohérents avant de se volatiliser.
2037. L'humanité est en danger à cause du taux de plus en plus élevé de particules fines dans l'atmosphère. Terre Intelligente est une ville à part, protégée, où règne une paix totale. Toute personne y pénétrant se voit implanter une puce Soin Stable qui stabilise les émotions intenses, créée par l'organisme Humain B. Cette immense ville se targue donc de ne connaître ni crime ni violence. Jusqu'à ce que le flic Kim Jun Hyeok, genre tête brûlée, reçoive un appel d'une jeune femme en détresse déclarant avoir été kidnappée sur Terre Intelligente. Son supérieur, Jin Hong, reconnait le nom de la victime et charge Jun Hyeok de résoudre ce mystère, ainsi qu'un autre, non élucidé : la disparition de jumeaux lors de suicides étranges dans un campus, vingt ans plus tôt…

Gardez bien à l'esprit que les résumés que je trouvais sur certains sites ne ressemblaient pas du tout à ça et en dévoilaient un peu trop de mon point de vue. En fait, si j'ai commencé à regarder ce drama c'est pour cet acteur, découvert dans "Goodbye Mr Black" dont je parle également dans le fourre-tout :

Kim Kang Woo joue Kim Jun Hyeok, ce détective un peu dingue qui a facilement recourt à la violence (généralement il tape avant de réfléchir, d'ailleurs) Mais sous ces airs cool de fou de la gâchette, il cache une fragilité et un secret stupéfiant. C'est sans aucun doute le personnage qui m'a le plus retournée, quand tout ce découvre petit à petit j'étais chaque fois estomaquée. Il paraît borné parfois, insensible, mais possède un courage et une volonté sans failles. Bref, le genre d'anti-héros qu'on voit souvent, pas très original en soi dans sa construction.
Heureusement l'acteur a su lui donner une authenticité stupéfiante avec un jeu très sensible et varié, allant de la loufoquerie la plus pure aux larmes les plus intenses. Sans compter qu'il n'est pas dégueulasse dans les chorégraphies de combat (je regrette carrément qu'il n'y en ait pas plus) alors pour moi c'était tout bon ! Réjouis-toi mon gars, je t'annonce fièrement que tu fais maintenant partie de mes préférés… bordel, va falloir que je revoie toute ma liste !


Cette jeune dame est Han Jeong Yeon, interprétée par Gong Seung Yeon. Clairement, c'est pour moi la meilleure actrice que j'ai vu jusqu'ici, détrônant Park Min Young (découverte dans Healer) Pourquoi ? Pas de minauderies, pas de bouderies, seulement quelques larmes de circonstances. Elle donne à son personnage, assez creux au début, une force que j'ai adoré, elle en fait une téméraire, une combattante, en lui laissant une sensibilité touchante, et tout ça sans en rajouter avec les expressions que toutes les actrices se collent à la tronche en Corée chaque fois qu'elles veulent obtenir quelque chose (la championne pour ça c'est Park Bo Young que je vous présente ) Cette jeune femme rencontre Kim Woo Jin en cours où ils se retrouvent à travailler en binôme et découvrent qu'ils enquêtent tous les deux sur les suicides mystérieux du campus. Au départ, je pensais que ce personnage n'était là que pour la romance, ou encore pour dynamiser les recherches pour retrouver Bum Gyun. Mais pas du tout ! Un gros mystère l'entoure et elle prend énormément d'importance au fil des épisodes, des révélations me laissaient là aussi totalement sur le cul.

J'en arrive forcément à Yeo Jin Gu qui campe Kim Woo Jin, le personnage principal de l'intrigue se déroulant en 2017. Je dois avouer qu'il m'a moins plu. Il n'évolue pas à mes yeux, ou peu, et celui qu'il est ne m'a pas séduite. Pourtant, il n'est ni irritant, ni ennuyeux… en fait, il n'a pas énormément de défauts mis à part un léger entêtement commun à tous les héros. C'est là que j'en viens à oser dire : c'est l'archétype du héros dévoué, courageux, sensible et ce genre de figure je m'en lasse généralement très vite (alors que le bagarreur-blagueur, non)
Le soucis c'est que l'acteur lui-même ne m'a pas convaincue. Il varie très peu ses expressions et celle de la surprise mêlée de tristesse qu'il arbore toujours a fini par me faire soupirer. C'est pas qu'il est mauvais, au contraire je pense, mais il a fait ce qu'on attendait de ce genre de personnage sans rien lui donner d'unique, contrairement aux deux précédents, et c'est bien dommage. Il reste tout de même sympathique !

Comme dans tous les autres dramas qui sont mes préférés, il y a dans Circle des personnages secondaires succulents que j'ai grave aimé ! Pour Kim Bum Gyun, le jumeau de Woo Jin, je dirai même que je l'ai largement préféré à son frère.
Il est interprété par Ann Woo Yeon que j'ai vu dans "Strong Woman Do Bong Soon" dont je parle dans le fourre-tout, sauf que je m'en souvenais absolument pas ! Il a fallu que ma curiosité pour ce jeune homme me pousse à chercher sa filmographie pour que je me rende compte que je le connaissais. Si j'en garde pratiquement aucun souvenir, c'est parce que son personnage de jeune médecin dans Strong Woman m'avait ennuyé (trop gentil, trop doux, trop dévoué, vous me connaissez, blabla) mais là, ce garçon perturbé, perdu, obsédé par un mystère, qui a fait de la prison… j'ai craqué pour lui. Sans compter qu'il a une bouille adorable qui colle pas du tout avec son petit côté dangereux. L'acteur s'est vachement investi émotionnellement, il était troublant, il m'a beaucoup touchée. Je vais le suivre d'un peu plus près, lui aussi.

Le second, c'est Lee Gi Kwang qui incarne So Hee. Au début, je le trouvais inintéressant, mais son histoire personnelle et son implication dans l'enquête aux côtés de Jun Hyeok ont pris de l'ampleur jusqu'à titiller mon indécrottable curiosité. L'acteur en lui-même était malheureusement assez fade pour moi et les quelques moments forts qu'il a eu me laissait un peu froide. Le dernier c'est l'inspecteur Jin Hong, joué par Seo Hyeon Cheol. Là, c'est totalement le genre de personnage décalé, un peu loufoque, qui me plaît (il me faisait pas mal penser à Gong Ju dans Angry Mom) et sa présence rassurante dans certains moments était indispensable.

Clairement, malgré ces supers acteurs et ces personnages extras, ce qui m'a le plus plu, c'est le scénario. Il est fluide, précis, et monté à la perfection ! La construction est assez unique, au point que j'étais un peu perdue au début, je trouvais ça même brouillon, puis une fois que j'ai compris comment c'était foutu, et la raison pour laquelle c'est construit de cette façon, j'ai pris une grosse claque. Tout est fait pour nous promener, mais c'est surtout l'alternance de ces deux époques principales qui nous mènent en bateau, car la première moitié se déroule en 2017 et la seconde en 2037. Nous avons donc à chaque fois 2 fins à suspens qui nous laissent songeurs, à chaque épisode de nouveaux indices viennent nous tromper et nous forcent presque à échafauder de nouvelles théories (qui seront littéralement démontées dans l'épisode suivant…)

Ce trailer pas trop spoilant (faites gaffe quand même) vous montre comment c'est monté :


 J'y ai même pas trouvé une seule petite faille, putain ! Le seul truc que je lui reproche c'est peut-être d'aller un peu vite à la fin sur un sujet que j'aurais adoré voir développé davantage.

C'est sans doute la seconde force de ce truc : il nous aiguillonne dans certaines directions en nous forçant à réfléchir, notamment sur certains sujets éthiques, sociaux et moraux. Comme l'avancée scientifique par exemple. Doit-elle justifiée le sacrifice de vies humaines ? Ou encore l'importance des souvenirs : ne vaut-il pas mieux tout simplement oublier les mauvais, au point d'en effacer les responsabilités qui en découlent ? De fait, nos souvenirs nous définissent-ils ?

Vous avez 4 heures.

Je sais que tous ces sujets ont déjà été exploités en SF, que ce soit dans des films ou des séries, mais la façon dont Circle amène les choses et se démerdent pour nous bluffer est tout simplement magistral. Parce que si les personnages nous apportent des éléments de réponse à travers leurs regards sur les choses, finalement rien de clair ne nous est imposé. Il n'y a pas de bonne réponses à ses questions, et nous devons nous forger notre propre opinion… ou alors rester tout simplement songeurs. De fait, ça laisse certaines choses en suspension, quelques détails minimes nous restent mystérieux, inexpliqués, même à la fin. Et moi j'adore.

Un gros merci aux réalisateurs qui ont fait ça à la perfection, c'est cadré au millimètre et pourtant pas un seul instant on a la sensation que tout est strictement dosé. C'est pourtant le cas.

Sauf pour les émotions peut-être ! Il y en a beaucoup, bien plus que l'humour, c'est beau et terrible à la fois, ça remue les tripes, ça comprime le cœur, et à chaque épisode.

Un lien indéfectible entre ces deux frères malgré le temps qui passe
Bref, une petite pépite de SF qui s'ignore et qui en plus a osé quelque chose que je n'avais jamais vu dans un drama. Je sais que d'autres l'ont fait avant lui, mais c'est la première fois que je le vois. On est dans la tragédie et dans l'espoir, dans la réussite et l'échec, dans le dévouement et l'éloignement… putain, il y a tellement de choses.

Sans parler des OST parfaits ! Personnellement, j'ai une petite préférence pour ce qui semble être le générique de fin :


Vous voulez vous remettre en question ? Vous voulez trembler, vous inquiéter, sourire, rester béat ? Regardez Circle, et dites-moi si c'est pas une belle réussite

23/05/2018

Me creuse la tronche depuis un quart d'heure pour trouver un titre à ce foutu article, et finalement : merde.

Ouais, je commençais un peu à perdre patience (un peu, un peu...) mais ça c'est à cause de la grosse déception que j'ai eu avec "The innocent man" dont je parle brièvement dans le fourre-tout et je commençais à désespérer de ne pas trouver de drama qui me plaise vraiment beaucoup trop. Parce que bon, la dernière fois c'était avec "Angry Mom" et ça date quand même du mois de mars.

Et tout à coup, sans raison vraiment valable, juste parce que le synopsis était totalement différent du précédent que j'avais tenté, j'ai décidé de le regarder, lui, ce fameux NOUVEAU COUP DE COEUR !! (je suis tellement joie que je le fous en majuscule putain)

Allez, je vous présente :


J'avais donc décidé de partir sur du fantastique. C'est le genre qui me plaît le plus à la base avec le policier, donc j'ai opté pour celui-là. J'avais pris un risque avec "The innocent man" (je l'ai vraiment vomi celui-là, c'est dingue !) et franchement j'avais pas envie de continuer les expériences. Grand bien m'en a pris. Comme quoi des fois, faut savoir revenir vers sa zone de confort. Et je crois que si ça a si bien marché avec lui, c'est parce que c'est aussi très historique, et mélanger ces deux genres, quand c'est bien foutu, ça donne un truc dingue !

Je vais vous expliquer tout ça en commençant par vous parler de l'histoire cette fois :

"Han Se-Ju est un jeune écrivain au succès planétaire. Un jour, il se retrouve propriétaire d’une mystérieuse machine à écrire, envoyée pour lui depuis Chicago. D’étranges visions commencent alors à le hanter, ce qui ne facilite pas sa vie déjà éprouvée par la folie de certains de ses fans et la menace imminente d’un burn-out. L’une de ses admiratrices de longue date, Jeon Seol, va bientôt se retrouver mêlée aux tribulations de son idole, mais aussi à ces fameuses visions… Ou serait-ce des souvenirs d’une vie passée ? Catapultés au cœur de leur histoire et de l’Histoire avec un grand « H », nos héros devront osciller entre un présent ponctué de désillusions et un passé placé sous le signe de l’occupation japonaise des années 1930. À eux d’écrire l’histoire. Littéralement."
(j'ai chopé ça sur dramapassion)

C'est mon douzième drama et mon deuxième fantastique, le premier étant "W-Two worlds" qui n'était vraiment pas loin du coup de cœur. Concernant l'historique, j'avais déjà fait mes armes avec "Hwarang" et "Moon lovers", un bon et un très moins bon (tous deux également présents dans le fourre-tout) mais l'époque n'était pas du tout la même et je pense que ça n'est pas anodin à ma plongée tête la première dans cette histoire. Je ne dis pas que l'époque exploitée dans les 2 autres ne m'intéresse pas ou n'était pas bien gérée, je dis juste que j'ai trouvé la Corée des années 30 plus audacieuse.

Vous le savez peut-être pas, mais ce que ce pays a vécu est encore très présent dans l'esprit des coréens aujourd'hui : l'occupation japonaise. Alors quand c'est traité dans un drama, un film ou autre, à mon avis faut le prendre avec des pincettes et ne pas louper son coup. Voilà pourquoi audacieuse. Ensuite, ce n'est qu'une question d'affinité pour moi. Si ça m'a davantage transporté qu'une histoire se déroulant au 6ème siècle, ça me regarde (nan mais !)


Du coup je ne vous cache pas que j'ai préféré ce qu'il se déroulait dans le passé. C'était plus intense, plus sombre, un peu plus authentique aussi. Le reste était également très bien, quoiqu'un peu trop romantique parfois et certaines scènes m'agaçaient, mais le tout, cette coupure entre la gravité des événements passés et la légèreté de ceux du présent étaient formidables !

Les réalisateurs et scénaristes ont su doser ça à la perfection, c'était parfois juste assez long pour amener la curiosité à son maximum, et quand les deux se télescopent c'est succulent !

Il y a un autre point hyper positif dont je ne peux pas ne pas parler : l'humour ! Comme dans "Angry Mom" c'était parfois tellement inattendu que j'éclatais de rire et ça apportait une bouffée d'air frais à des scènes qui en avaient bien besoin sans jamais tomber dans l'excès ni le ridicule.

Bon, maintenant il y a aussi du négatif hein, ça ne peut pas être parfait (surtout pas avec moi, j'aime tellement râler !) J'ai trouvé qu'ils donnaient, parfois, une version bien trop édulcorée et clichée de la vie d'auteur. J'en levais les yeux au ciel, par moment. C'est vrai que j'ai pas énormément de points de comparaison, et je suis pas vraiment une experte, mais faut savoir garder un pied dans la réalité quand on aborde ce genre de métier.

C'était toutefois contrebalancé par quelque chose que j'ai adoré voir aborder : le burn-out. L'auteur n'est pas une machine qui peut produire à l'infini des histoires qu'il écrira toujours en un temps imparti, ni même garantir qu'elles soient bonnes, et il se peut, à cause de trop de pression ou simplement de l'esprit et de la créativité qui disent "stop", qu'un jour il craque et flanche. On appelle aussi ça le syndrome de la page blanche (j'espère que je vous apprends rien !) L'un des personnages en est ici victime et la façon dont c'est traité m'a beaucoup plu, à la fois avec beaucoup de second degré et beaucoup de sérieux. Oui, ça m'a touchée.


De fait, au-delà de tout le mystère du scénario, des événements qui s'enchaînent et donnent toute une dynamique extra (il se passe toujours quelque chose, même si ça nous paraît anodin ça révèle toujours son importance) et des relations qui se nouent et se dénouent, j'ai trouvé qu'il y avait une très belle réflexion sur le besoin de créer, l'envie de créer, tout ce que la créativité peut avoir de libérateur mais aussi les chaînes qu'elle peut nous mettre aux pieds. Que ce soit pour l'écriture en particulier, car il en est question dans ce drama, que pour tout autre chose créative. 

C'est là que j'en viens à la psychologie des personnages. Tout était vraiment bien travaillé et poussé. Pas un seul n'a été sous-exploité ni ne m'a agacée. Même le plus petit personnage secondaire a son développement. Franchement, bravo aux acteurs ! D'ailleurs, il serait temps que je vous les présente :

Yoo Ah-In joue Han Se-Ju. Les débuts ont été difficiles, je n'étais pas certaine d'apprécier sa façon d'incarner cet auteur blasé et imbu, je le trouvais un peu limité. Finalement, grâce à son jeu son personnage s'est révélé et il fait partie de ceux qui ont le plus (et le mieux !) évolués. J'ai réalisé qu'il avait une grande diversité d'expressions quand les scènes du passé sont arrivées et il m'a vraiment impressionnée. L'acteur s'est dévoilé petit à petit, limite avec un peu de timidité et j'ai adoré son installation brusque suivie d'une évolution lente, toute en finesse. Ses sourires, tout particulièrement, étaient extra !
Le personnage en lui-même est l'un des plus complexes. Son passé est assez dur et ne se dévoile pas immédiatement, il était réellement très intéressant.
L'un de mes préférés assurément.


Ça c'est Lim Soo-Jung, dans le rôle de Jeon Seol. Contrairement à Se-Ju je l'ai aimée tout de suite. Elle est pétillante, dynamique, un peu bizarre et déterminée… elle m'a beaucoup fait penser à Yeong Sin, de Healer. Le soucis c'est que je n'ai pas vraiment été séduite par son "évolution" (oui, entre guillemets, parce qu'on pour moi elle a plutôt régressé…), elle finit par devenir assez geignarde, quelque peu capricieuse et même plutôt passive. Heureusement l'actrice ose beaucoup avec ses expressions, elle m'embarquait quoi qu'il arrive grâce à son énergie.
Là aussi c'est un personnage avec un passif assez dur et c'est par son biais que le mystère arrive, la jeune femme étant victime de visions bien avant Se-Ju. Elle apporte avec elle le passé et son arrivée dans la vie de cet écrivain à deux doigts de la dépression va tout chambouler.



Ko Gyung-Pyo incarne Yoo Jin-Oh. Il arrive quelques épisodes après les deux premiers mais s'impose très vite comme l'une des figures les plus importantes de l'histoire. Il apporte à lui tout seul pratiquement tous les gags et tout l'humour et sa façon de sourire et de jouer les troubles-faits était géniale ! Bon, il n'évolue pas des masses mais ça n'a pas d'importance, car il n'en a finalement pas vraiment besoin. Il n'est pas là pour ça. C'est difficile de parler de lui sans risquer le spoil alors je ne vais pas plus loin, ou alors juste pour dire que son histoire personnelle m'a beaucoup touchée et émue. L'une des lignes les mieux développée sans doute (beaucoup de révélations le concernant me laissait sur le cul !) amenant avec elle tout le côté fantastique du drama.
L'interprétation de l'acteur est au poil, quoiqu'un peu figée parfois et il semble avoir un jeu moins diversifié mais ça collait à son personnage alors c'était sans doute nécessaire.

Le soucis quand tous les personnages secondaires sont chouettes, c'est que du coup t'as envie de parler de tous, mais l'article est déjà hyper long, ça fait des jours que je suis dessus, alors je vais me contenter de vous dire qu'ils valent tous le détour, foncez donc voir ce putain de drama de ouf ! … Bon, mention spéciale quand même à Baek Tae-Min, personnage troublé et effrayant parfois malgré quelques choses un peu "clichées" et Gal Ji-Seok, éditeur sans scrupule toujours excité comme une puce aux réactions toujours excessives et très drôle, sans oublier Ma Bang-Jin, la meilleure amie de Seol, que j'ai juste trouvée trop adorable et qui joue les deux rôles complexes de mauvaise et bonne conscience auprès de sa pote.

Quand la dimension fantastique de ce drama s'est révélée, liée à l'historique et la romance, j'étais stupéfaite. Rien ne laisse présager ça, sincèrement. Je me dirige généralement vers ce genre de thème avec prudence (thème que je ne vous dévoilerai pas, nananère !) car, même si j'apprécie beaucoup, la façon dont c'est traité me déçoit souvent, mais là je crois que c'est ce que j'ai vu de meilleur jusqu'ici !

Ah, j'ai failli oublier ! Et les OST alors ?

Ils sont tous superbes. Tous sans exception. Il y en a évidemment quelques-uns, comme Satellite et Writing our Stories que j'ai préféré, mais dans l'ensemble j'ai tout aimé. Ils vous embarqueront comme l'histoire, j'en suis sûre !!

Et maintenant, un petit trailer pour finir bien :


(ouais je sais, il est court. Si vous voulez vous en avez un plus long ici, mais faites gaffe ça en montre pas mal)

Puis une image trop cool et je vous laisse en vous disant : putain, j'ai tellement kiffé ce truc que je suis sûre que j'ai zappé plein de choses dont je voulais parler !!!