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16/08/2019

"Dans la jungleuh paisibleuh jungleuh, le lion s'en...." une minute. Ça vit dans la savane un lion, pas dans la jungle, si ? La chanson m'aurait-elle menti toutes ces années ?!!!


J’adore les dessins animés Disney, c’est une faiblesse. Surtout ceux de ma génération (j’ai 31 piges, faut savoir) faits à la main, plein de jolies chansons. Mes préférés sont quand même ceux dans la veine des Aristochats, La Petite Sirène, La Belle au Bois Dormant, Hercule, Bernard et Bianca. Enfin, vous avez compris quoi, je vais pas tous les lister.

Ah merde, j’en oublie un. Le Roi Lion.


Un peu comme avec le film Pokémon, c’était pour moi un devoir d’aller voir celui-là. J’y suis allée le 19 juin, il est sorti le 17, c’est dire si j’étais impatiente. Et vous savez quoi ? Je suis allée le voir une deuxième fois un mois plus tard.

Première chose : ils se sont pas trop emmerdés avec le scénar, c’est énormément copié/collé sur le dessin animé, parfois mots pour mots, et c’est exactement ce à quoi je m’attendais. Pas de déception donc à ce niveau-là mais au contraire une bonne surprise car ils se sont quand même octroyé quelques écarts pour mettre en scène des événements occultés dans le film de 1994. C’est surtout sur le développement graphique qu’ils se sont concentrés. Les quelques scènes qu’ils ont rajoutées nous montraient certes simplement des animaux se baladant, mais c’était axé sur la beauté visuelle, pas de publicité mensongère donc puisque c’était totalement ce qui était présenté avec les trailers et divers images sorties il y a quelques semaines pour nous mettre l’eau à la bouche.

Et là, bravo. C’était tout simplement sublime, incroyablement proche de la réalité, d’une beauté qui m’a plusieurs fois coupé le souffle. Réalisme bluffant, scènes magnifiques d’une nature sauvage, terrible et fragile. Les animaux eux-mêmes étaient stupéfiants. Je sais qu’avec les techniques d’aujourd’hui tout peut être possible (y’a qu’à voir « Avatar », bordel !) mais je suis quand même restée totalement bouche bée en voyant par exemple le combat entre Simba et Scar, qui est sidérant, la puissance des animaux étant parfaitement rendue, ça a donné un impact et un poids incroyable à toute la scène. Quand je suis retournée le voir un mois plus tard, ça m’a paru encore plus incroyable ! J’étais encore une fois littéralement scotchée.

Les réalisateurs ont clairement voulu coller au plus près de la réalité et ont tenté de transmettre les émotions par les regards et les attitudes. Dans le monde animal beaucoup d’expressions passent par les gestes, les mouvements et, justement, les attitudes. Ils ont réussi à rendre les regards tellement expressifs qu’au-delà des paroles j’en ai eu plusieurs fois les larmes aux yeux.

Oui, ce truc m’a émue par sa beauté, mais aussi et surtout par le beau message qu’il véhicule. Avec le dessin animé, je me contentais de chanter dans ma tête « c’est l’histoire de la vie, la ronde infinie blablabla », mais ici, quand Mufasa explique à Simba sa vision des choses et le grand cycle de la vie, j’ai été touchée moi aussi (ouais c’est niais et après ?). L’équilibre est extrêmement fragile, la nature l’est elle-même, il suffit finalement de peu de choses pour tout chambouler, une toute petite erreur peut coûter très, très chère ! Et ils se sont permis de le démontrer, brièvement certes, mais pourtant ils l’ont fait, dans un face à face entre Sarabi et Scar qui m’a particulièrement marqué, où la lionne ose dire à son nouveau roi qu’il chasse trop excessivement et ne sème que la mort sur son passage au risque de tout changer de façon radicale… Ça vous rappelle pas certaines erreurs bien humaines ?

Évidemment tout ça apparaît également dans le dessin animé, mais l’impact est beaucoup plus fort dans le film car tout étant beaucoup plus proche de la réalité visuellement ça nous semble bien plus vrai.

Et les personnages alors ?

Simba, déjà dans le dessin animé, n’était pas mon préféré. Je l’aime bien, j’aime beaucoup la façon dont il finit par affronter les épreuves, relever les défis et reprendre le contrôle de sa vie, mais j’ai jamais été super fan de ceux qui fuient. Ils ne l’ont pas énormément changé dans le film, c’est le héros ils n’ont donc pas pris de risques et j’aurais fait pareil (sinon attention au retour de bâtons !) Niveau doublage je suis totalement tombée amoureuse de la voix française qu’ils lui ont foutue. Le gars a fait un super travail, c’est plein d’émotions, de contrôle et de gravité, beau boulot !

Pareil pour Timon et Pumba. Bien sûr je les aime beaucoup, ils sont la figure comique et le film ne serait clairement pas ce qu’il est sans eux. Pourtant, pas de changements là non plus, et si avec Simba ça m’a pas dérangé là j’aurais aimé qu’ils leur donnent un petit truc en plus. Ils sont chouettes mais de mon point de vue il leur a manqué quelque chose pour qu’ils soient à la hauteur de leurs doubles en 2D, sans que je sache dire quoi. Encore une fois, les doubleurs étaient au poil, surtout celui de Pumba.

Pas de risques de pris non plus avec Mufasa et pour moi là c’était pas utile d’en prendre. C’est un personnage génial, je le préfère à Simba, ils l’ont doté d’une sagesse et d’une force à la fois tranquille et terrible qui m’a foutu des frissons. Doubleur impeccable là aussi, et pour cause, il s’agit de l’immortel Jean Reno.

Rien de nouveau également du côté de Nala, qui est, dans le dessin animé, mon personnage préféré. J’aime ce genre de caractère, elle est courageuse, téméraire et reste pourtant très raisonnable sans foncer tête baissée. J’adore la loyauté dont elle fait preuve envers Simba et, plus largement, son clan et la Terre des Lions. Un peu déçue toutefois par la doubleuse qui l’a dotée d’une voix pas assez émotive à mon sens, ça manquait d’un peu de conviction.

J’ai pas pu m’empêcher de remarquer quelques changements chez Sarabi. Elle est davantage présente que dans le dessin animé et c’était une très bonne idée ! Ils l’ont faite pleine de noblesse et d’autant de sagesse que Mufasa. À un moment du film elle est clairement éprouvée par les épreuves mais garde tout de même la tête haute et l’allure fière. Elle est le dernier rempart qui protège les lionnes du despotisme de Scar (apparenté clairement à une dictature fachiste ici, encore une façon de dénoncé pas mal d’erreurs, et on le remarque très bien avec les hyènes patrouillant par deux et gardant la troupe prisonnière) et elle assume ce rôle avec le réel courage et la véritable droiture d’une reine. Je l’ai énormément aimée et la doubleuse était très bien.

Mais les changements les plus visibles et les plus risqués, ils les ont pris avec Scar. Originellement, c’est l’exemple typique du méchant chez Disney : il est diabolique et c’est tout ce qu’on attend de lui. Uniquement motivée par la jalousie et/ou la méchanceté (à l’instar de Cruella d’Enfer, Ursula, ou Maléfique par exemple) on ne lui demande rien d’autre que d’être le vilain défait par le héros à la fin de l’histoire. Ce qu’ils ont fait de superbe avec lui dans cette adaptation, c’est qu’ils ont réussi à lui donner une humanité derrière ce masque terrible. Oui, il est méchant ; oui, il en devient cruel ; oui, il en veut à Mufasa. Mais pour une bonne raison. C’est ça qu’ils ont développé avec lui : un passé, il y a eu un événement dans sa vie qui l’a blessé et fait de lui celui qui tuera finalement son frère. Une idée somme toute très simple qui a pourtant tout changé pour moi. Scar, c’est clairement mon personnage préféré ici. J’ai eu mal pour lui, j’ai eu pitié de lui. Il m’a touchée et la façon dont il meurt à la fin m’a fait énormément de peine, alors que dans le dessin animé on se contente de dire : ouais, le méchant est mort, bien fait !! Là, non. Concernant le doublage, j’étais pas très satisfaite de sa voix au début et finalement plus le personnage devient mauvais et plus j’ai trouvé que ça collait parfaitement. Beau travail là aussi.

Toute la jalousie bête et méchante, toute la violence gratuite, on la retrouve chez les hyènes, qui en prennent pas mal pour leur grade. J’avoue ne pas avoir vraiment aimé ce qu’ils ont fait d’elles, surtout de Shenzi, qui est quand même intéressante dans le dessin animé, mais ça reste logique au regard du développement de l’histoire, alors OK.

En voyant ce film, en ressentant cette douleur à la mort de Scar, j’ai réalisé que plus jamais je ne verrai le dessin animé de la même façon ! J’ai réalisé que, derrière l’histoire du héros qui se relève après un petit voyage initiatique, il y a autre chose de plus terrible. C’est habilement caché parce que c’est du dessin, c’est pas du vrai, c’est plein d’humour et de jolies chansons alors on s’en rend pas compte. Mais si les chansons sont toujours là dans cette adaptation (certaines pas forcément utiles à mon sens), c’est d’un tel réalisme que, cette fois, je l’ai vu : la cruauté toute animale. Naturelle, certes, mais terrible. Je ne vous dirai pas comment ils l’ont montrées dans le film pour pas vous spoiler, mais une scène m’a particulièrement choquée, alors que c’est pourtant ce qu’il se passe dans la nature, il n’y avait donc pas de raison (d’autant que je regarde beaucoup de documentaires animaliers) mais je m’y attendais tellement pas. Reprenons l’exemple de la mort de Scar : il se fait bouffer vivant par les hyènes. IL. SE. FAIT. BOUFFER. VIVANT !! Et c’est dans le dessin animé, bordel ! Comment j’ai fait pour pas réaliser toute la portée de cette scène avant !

Un petit trailer pour conclure :

Très satisfaite de cette adaptation. Ils ont fait un super travail, c’était magnifique, plein d’émotion, de frissons, d’humour, et visuellement ils ont tout déchiré.

06/07/2019

Maintenant que j'y pense, heureusement qu'elle parle cette foutue souris jaune dans le film parce que j'aurais pas supporté d'entendre "Pika Pika" toutes les 30s !


OK j’avoue tout, je suis coupable.

Ah bhé oui, étant PokéFan depuis plus de 20 ans, quand ce film est sorti je me devais d’aller le voir (si si, c’est un devoir !) Même que j’y suis allée deux fois. Et vous savez quoi ? Bah j’ai vachement bien aimé.


Je pense que cette agréable surprise vient du fait que j’attendais pas grand-chose de ce rendez-vous. Tous ce qui a été adapté de jeux vidéo m’a toujours déçue parce que j’avais de grandes attentes, alors la leçon je l’ai retenue et je suis allée au ciné l’esprit un peu vide. S’attaquer à Pokémon, c’est du lourd. J’ai une passion pour ce jeu depuis le tout premier, arrivé en France en 1999, pourtant je n’avais pas spécialement peur. Comme je vous le disais, j’avais le mode zombie activé.

Bon, je dirai pas qu’il n’y a que des points positifs, mais honnêtement je leur tire mon chapeau.

Première chose que j’aimerais évoquer, c’est l’aspect de ces monstres de poche. En faire de véritables créatures qui s’imbriquent dans le monde réel, et dans une ville qui plus est, était un défi de taille, risqué, et ils s’en sont sortis haut la main. Absolument aucun visuel ne m’a déçue, les proportions de chaque Pokémon étaient très bien respectées et je les en remercie pour ça.

Il faut savoir qu’il est très tentant de donner à certaines de ces bestioles des dimensions phénoménales simplement à cause de leur physique qui nous fait penser qu’ils sont très impressionnants. Mais quelques-uns ont beau être badass, ils n’en sont pas forcément immenses, et pour une fan comme moi ça a son importance.


Bulbizarre par exemple, était foutrement bien réussi, et surtout Dracaufeu, qui est l’un de mes préférés (évidemment je pourrais vous en montrer d’autres, comme Spododo que j’ai trouvé très beau, mais je préfère citer ceux qui sont le plus susceptibles d’être reconnus) Mais bon, tout n’est pas forcément tout rose dans le monde des Pokémon, car c’est là que j’en viens à parler d’un petit truc qui m’a un peu gonflée : les gros plans à répétition sur Pikachu.

Alors oui, d’accord, c’est LE représentant de cet univers de l’avis de beaucoup, c’est l’un des personnages principaux, l’histoire tourne presque principalement autour de sa petite amnésie des familles et c’est vrai qu’il est mignon. Mais bon, on a vite compris qu’il est mignon justement, ça va bien 5 minutes ! Il a une belle bouille, des joues rouges, de grands yeux et un petit nez, on a rapidement vu ça, alors voir sa frimousse en gros tous les 4 plans, c’était barbant……. Bon, le truc qu’il faut que vous sachiez aussi c’est que je fais partie de la catégorie des gens qui n’aiment pas Pikachu, il ne m’a jamais intéressé, je trouve qu’il manque cruellement de charisme et le voir constamment en tête d’affiche dès que ça concerne cet univers, ça m’agace.


A l’inverse, celui que j’ai super bien aimé, c’est Psykokwak. Pourtant, il ne m’a jamais véritablement intéressé lui non plus mais dans ce film ils ont vachement bien respecté sa personnalité, il est drôle, un peu stressant, il donne une chouette dynamique et son aspect physique était aussi surprenant qu’agréable. Je m’explique. Dans les jeux de la franchise autant que dans le dessin animé, il n’est jamais clairement montré l’aspect de la peau de ces petites créatures. On se doute que les oiseaux ont des plumes et que ceux s’approchant vaguement des lézards sont sans doute écailleux, mais ce n’est finalement qu’une interprétation de notre part. Pour ma part, j’imaginais Psykokwak, dont l’aspect est très proche d’un canard, recouvert de plumes. Ou à la limite avec une peau lisse. Bah dans le film, ils l’ont recouvert de fourrure et c’était une bonne idée, ça le rend plus proche de la créature « magique » que d’un véritable animal, et c’est pas plus mal.

Et les humains, alors ? Justice Smith interprète Tim Goodman et il s’en sort super bien ! Il s’est donné à fond dans son rôle, il a clairement pris du plaisir à jouer dans ce film, ça s’est vu. Concernant le personnage en lui-même j’ai beaucoup apprécié que le réalisateur mette en scène un jeune adulte et non pas un enfant (dans l’univers Pokémon vous incarnez toujours un personnage âgé de 11 années partant à l’aventure) Alors il est certes un peu immature pour certaines choses mais il est débrouillard, réfléchi tout comme un peu casse-cou. C’est un personnage que j’ai beaucoup aimé, qui change et s’investi plus ; il ne manque pas de courage et le fait qu’il réfléchisse avant d’agir fait de lui l’équipier parfait pour ce Pikachu qui a plutôt tendance à faire l’inverse. En gros, ils se complètent très bien l’un et l’autre.

Kathryn Newton est quant à elle Lucy Stevens dont Psykokwak est le Pokémon. J’ai pas grand-chose à en dire si ce n’est qu’elle est plutôt sympathique mais malheureusement trop caricaturale dans son rôle de jeune journaliste tête brûlée. En fait, je l’ai trouvé utile uniquement dans le sens où elle apporte à Tim un petit plus de jeune amoureux maladroit qui le rend assez marrant. L’actrice s’est bien débrouillée, elle était plutôt convaincante, mais elle n’avait rien de véritablement spéciale.

Pour ce qui est de Ryan Reynolds qui double Pikachu, il joue un Harry Goodman fort peu présent. Je m’attendais à ce qu’on le voit plus mais manifestement il s’est surtout investi en tant que réalisateur, ce que je trouve pas plus mal. Parce que c’est un gros fan qui a adressé ce film aux fans avant tout, avant de le faire pour les enfants ! Alors oui, c’est certes à destination des jeunes car le scénario en lui-même n’est pas bien compliqué à comprendre, il n’y a rien de trop violent, rien de choquant, tout est simple et efficace, mais il a pris garde à adapter beaucoup de traits de l’univers Pokémon que seuls les plus connaisseurs ont pu voir, des petits détails qui m’ont beaucoup fait plaisir que les enfants n’ont peut-être pas vus, comme des Pokémons fort peu connus ou encore certaines musiques de fond issues des jeux dont j’ai reconnu les notes.

Encore un point dont j’aimerais parler : les combats !

Je n’ai jamais vraiment regardé le dessin animé Pokémon (je ne suis même pas allé au bout de la saison 1, je crois bien) et j’ai regardé les 2 premiers films seulement (à ce que j’en sais, il y a en plus de 10 à présent) Cependant, j’ai toujours été à fond dans les jeux sur Game Boy puis Nintendo DS, et bientôt sur Switch. Il y a énormément de possibilités dedans, beaucoup de second play après le scénar principal (qui consiste à obtenir tous les badges d’Arènes avant de relever le défi du Conseil 4 et du Maître de la Ligue), comme de compléter le Pokédex par exemple ou participer à des tournois en ligne. Moi, je suis une éleveuse. J’attrape les Pokémons que j’adore, pas toujours à l’état sauvage d’ailleurs, il m’arrive de les obtenir par reproduction pour qu’ils aient des capacités bien spécifiques (mais c’est un peu compliqué et je n’entrerai pas dans les détails) et ensuite j’en prends patiemment soin, parfois pendant des années, jusqu’à ce qu’ils atteignent le niveau maximal. Donc, pour se faire, il faut faire des combats, que ce soit contre d’autres dresseurs ou contre des Pokémons sauvages. Je ne vous cache pas que j’adore les combats, car même quand vous vous battez toujours contre un même personnage vous pouvez aborder ce duel de façon chaque fois différente en fonction de l’équipe et des objets de soutien que vous utilisez. Les stratégies sont infinies.


J’ai donc d’abord été assez déçue qu’il n’y ait pas beaucoup de combats dans le film. En fait, il n’y en véritablement que 2, même si le premier n’en est pas vraiment un. Mais lorsque je l’ai vu pour la seconde fois avec mes neveux, j’ai finalement trouvé ça pas mal et intelligent que le film se concentre sur autre chose que ce qui a fait le succès de cette licence (combats et stratégie justement) Le but de cette histoire n’est pas les combats, c’est une enquête menée, c’est un univers complexe fort bien développé et une morale somme toute très simple mais efficace que même les plus jeunes peuvent saisir, mais c'est aussi une façon unique de montrer que dans ce monde, les humains et les Pokémons peuvent vivre ensemble et s'entraider sans pour autant se foutre sur la gueule à la moindre occasion ! En gros, il est tout à fait possible de vivre en harmonie et pacifiquement avec ces petites bestioles. Le message est donc très fort.

Tout ça pour dire que, pour quelqu’un qui n’en attendait pas grand-chose, me voilà à beaucoup aimer ce film, jusqu’à en être redevable à Ryan Reynolds, véritable fan qui a magnifiquement respecté tous les principes de cet univers tout en lui donnant une touche personnelle pas dégueu (avec l’humour, notamment, qui m’a beaucoup rappelé Deadpool…)

Alors oui j’ai pris plaisir à le voir au ciné, le revoir une seconde fois, et je le reverrai encore et encore avec tout autant de plaisir. Et si le gars veut continuer sur sa lancée et en adapter encore histoire de développer un peu plus ce qu’il a commencé avec Détective Pikachu, je suis partante !!

03/03/2019

Ca partait pour être un dimanche de merde.

Je m’étais promis de revenir avec un livre, mais subitement j’ai ressenti le besoin de voir ce film (nan en fait je m’emmerdais sévère aujourd’hui) du coup, c’est râpé.

Coup de cœur sur :


J’ai découvert l’acteur dans le drama Signal, véritable bombe atomique dans le domaine du polar fantastique, et j’avais noté ce film dans ma liste à voir en parcourant sa filmographie. Le titre m’avait d’abord attiré, ensuite le résumé.

Voilà ce qu’il dit, succinctement :

« Hong Gil-Dong est un détective solitaire affichant un taux de réussite hors-norme grâce à une mémoire infaillible et une personnalité étonnante. Insensible, il ne ressent ni la peur ni l’empathie, ce qui fait de lui quelqu’un de véritablement dangereux qui n’hésite pas à abattre ceux qui le gêne. Pourtant, il n’a absolument aucun souvenir de sa vie passée, hormis son propre nom et celui de son ennemi. L’histoire commence alors qu’il est sur le point de le retrouver et d’assouvir une vengeance vieille de 20 ans. Mais il va mettre les pieds dans une conspiration bien plus grande que ce qu’il imaginait… accompagné de compagnes de voyages qu’il n’avait absolument pas prévues ! »

Ce petit trailer en parle mieux que moi mais faites gaffe, je trouve que ça en dit un peu trop.

Quand ça commence, donc, ce cher détective est sur le point de mettre la main sur un vieil homme pour le butter. On est au terme d’une quête et je voyais déjà se profiler les événements faits de repentir et d’une traque entre deux hommes ; je n’attendais, je l’avoue, pas grand-chose du scénario honnêtement. Ce qui m’a accroché dès les premières minutes, c’est l’atmosphère parfaite ! La façon dont c’est filmé et narré fait de ce film un bijou ! On est dans la tête de Dong-Gil, véritablement, car c’est lui qui raconte les événements au fur et à mesure qu’ils se déroulent, et sa personnalité est tellement atypique malgré les codes de l’anti-héros qui sont utilisés, que je l’ai aimé tout de suite.

Il est interprété par Lee Je Hoon que j’aime énormément. En tout cas c’est la deuxième fois que je regarde quelque chose où il joue et chaque fois ça me plaît, alors ça a l’air bien parti entre lui et moi. Il évolue énormément durant l’histoire en restant pourtant fidèle à lui-même. Zigouiller ceux qui croisent sa route semble l’amuser et lorsqu’il s’agit de couper des doigts ou flinguer des gens, il affiche tout de suite un sourire de canaille, carnassier, limite effrayant, et dieu qu’il est efficace pour tuer ! Le reste du temps, il est froid, méthodique, menteur, manipulateur… bref, il a tout pour plaire. Le jeu de l’acteur était phénoménal, stupéfiant, parfait ! Son attitude a donné à son personnage une marque, quelque chose d’unique que j’avais jamais vu et pourtant j’en ai vu des personnalités bien barges.




Kim Dong Yi et Kim Mal Soon, interprétées par Roh Jeong Eui et Kim Ha Na, sont deux sœurs qui vont s’incruster avec Gil-Dong. Il a besoin d’elles pour accomplir sa vengeance et les entraîne avec lui dans sa recherche. Voir ce gars se trimbaler avec ces deux petites filles qui n’ont pas la langue dans leur poche, le voir en prise avec leur innocence, le voir sans voix face à leurs questions était succulent. Un délice qui donnait lieu à des scènes qui m’ont fait éclater de rire dans un film sombre et sanglant. Les actrices, malgré leur âge, ont grave assuré face à cet acteur et ça se combinait à la perfection !

Cette alliance entre violence et humour innocent a été brillamment interprétée, mais aussi admirablement bien mis en scène. Directeur et réalisateur ont fait un boulot magnifique avec ce film, les prises de vues, les paysages pratiquement toujours nus ont rapidement construit un huis-clos autour du trio, dans un village perdu aux couleurs brunes, grises, noires, quasiment fantomatique, qui a l’air de se trouver au bout du monde.

Mais si c’est l’aspect visuel et l’atmosphère qui m’a d’abord séduite, le scénario s’est rapidement étoffé et là aussi je dis bravo ! Une conspiration de grande envergure se dévoile assez rapidement, en lien avec le passé oublié du héros. Enfin, héros…

Il n’y a pas vraiment de héros, de mon point de vue. Il y a simplement un gars violent pour arrêter d’autres gars violents. C’est méchant contre méchants, avec deux petites filles au milieu, le tout se déroulant dans les années 60-70 (enfin, j’imagine, c’est dit clairement nulle part).

Ca fait des mois que je n’ai que des déceptions avec mes lectures et les dramas que je regarde, alors tomber sur une telle pépite de perfection, se retrouver en amour face à un film où la tension ne s’arrête pas pendant deux heures, ça fait du bien et ça me redonne espoir. Ces deux heures ont été les meilleures de ma vie, bordel à queue !

15/04/2018

Ça y est, j'en parle enfin !!

Je crois qu'on a tous un film, un livre ou un dessin animé qui a un jour été notre premier coup de cœur et le sera pour toujours. C'est la même chose pour un jouet ou une peluche !
Perso je suis incapable de me débarrasser de certaines choses (Buzz l'Éclair ou un doudou tout mité par exemple) dont ce film. Que je connais par cœur. Que j'ai dû voir 20000 fois. Et que j'adorerai jusqu'à la fin de ma vie !

Si tu connais pas Les Goonies, et même si tu les connais, installe-toi confortablement !

C'est la gueule de mon DVD !

Ça fait tellement longtemps que je le regarde et que je l'aime d'amour que je suis incapable de vous dire quand je l'ai vu pour la première fois exactement. J'étais forcément très jeune puisque ce truc est sorti avant ma naissance. Je me rappelle vaguement que c'est grâce à ma grande sœur... je crois.

L'histoire c'est celle somme toute très simple d'une bande de gamins débordant d'imagination qui vont se lancer à la poursuite d'un trésor ! Mickey, qui semble être la tête pensante de ce groupe hétéroclite, est fan de piraterie et d'aventure. Il en connaît donc un rayon sur Willy le Borgne, une "légende" locale dont son père ne cesse de lui conter les exploits, et qui a disparu avec tout son équipage et un formidable pactole non loin de la ville d'Astoria... ou peu s'en faut. Mais ils ne vont pas se lancer là-dedans simplement parce qu'ils sont turbulents, non, ils ont un but : sauver la maison des Goonies, que les parents de Mickey doivent vendre à un riche promoteur, faute d'argent. Sans cette maison la bande risque ni plus ni moins de disparaître et les garçons refusent de laisser ça arriver. Dans le grenier, où le papa de Mickey garde certains objets de valeur appartenant au musée de la ville, ils vont trouver (casser est plus exact...) une carte derrière laquelle se cachait un doublon, ainsi que de nombreux articles de journaux parlant d'aventuriers s'étant lancés à la recherche d'un trésor... Voyant là une chance d'aider ses parents, Mickey va entraîner les autres dans son sillage afin de découvrir les secrets de Willy le Borgne, connu pour son goût des pièges et des "boum j't'attrape".

Voilà, c'est ce qui me plaît dans ce film ! Tout ça. Tout. C'est une formidable histoire d'amitié, de courage et de partage. Ces quatre garçons ne sont plus tout à fait des enfants mais pas encore des adolescents et tout ce qu'ils entreprennent ils le font de façon totalement désintéressée. Non pas égoïstement pour eux-mêmes, bien qu'ils aient un goût prononcé pour l'aventure, mais pour leur groupe, pour les Goonies, pour la maison et les parents de Mickey. Ils le font parce qu'ils aiment être ensemble.

De gauche à droite : Choco (pour qui j'ai une petite préférence), Mickey, Bagou et Data

J'avoue que ce que j'adore, et je m'en cache pas, c'est l'humour. Ils sont très liés mais passent leur temps à se moquer les uns des autres, s'embêter mutuellement et se chercher des poux. Ça me rappelle toujours les amitiés simples et fortes de l'enfance avant que l'adolescence puis l'âge adulte viennent tout gâcher (pessimiste, moi ? Pfff.... disons que j'aurais aimé ne pas grandir)

Ils sont tous les quatre très différents donc forcément ça se fritte un petit peu et c'est là que j'en viens à applaudir très fort les scénaristes (Steven Spielberg et Chris Colombus, rien que ça !) et le réalisateur (Richard Donner), mais surtout les acteurs !

Michael Walsh, surnommé Mickey, est interprété par nul autre que Sean Astin (ouais, Sam Gamgie lui-même) Il est volontaire, têtu, courageux et diablement malin, ce qui ne manque pas de leur attirer à tous quelques ennuis.
Clark Devereaux, surnommé Bagou, est joué par Corey Feldman. Alors lui, c'est le petit con, celui qui a la langue bien pendue et ne réfléchit jamais avant de parler. Du coup, ça aussi a tendance à leur attirer des emmerdes...
Lawrence Cohen, surnommé Choco, est joué par Jeff Cohen. C'est le gourmand, le froussard ; celui qui a le cœur sur la main mais est trop chiant pour que ça se remarque tout de suite. En plus il est terriblement maladroit alors ça les fout toujours dans des situations pas possible.
Richard Wang, surnommé Data, est joué par Jonathan Ke Qan. C'est l'original, celui qui a toujours des idées étranges mais, curieusement, parvient toujours à les mettre en pratique ! C'est un inventeur en herbe qui aime tout tester, tout le temps... ce qui là aussi leur attire...

Bref, vous avez compris, y'en a pas un pour rattraper l'autre et c'est ce que j'aime !


Mais il n'y a pas qu'eux, puisqu'ils vont réussir à entraîner le grand frère de Mickey, surnommé Brent, ainsi que deux filles qui se retrouvent mêlées à ça totalement par hasard : Andy, la brune, et Stéphanie, la blonde (parce que bon, fallait bien qu'il y ait des nanas quand même dans le film) Eux aussi sont uniques, différents, mais à la personnalité moins percutante car ils sont un peu moins mis en avant. Ce qui ne m'a pas empêchée d'adorer Steph, le garçon manqué qui sait garder la tête sur les épaules et n'arrêtent pas de râler sur les gosses !

Je ne peux pas ne pas parler du personnage qui apporte à lui tout seul tout un message de tolérance et d'acceptation des différences ! Le Cinoque n'est pas seulement là pour apporter son aide à ces aventuriers de l'extrême ; sa présence est percutante et amenée avec cette touche d'humour propre au film qui nous fait éclater de rire tout en nous attendrissant !

À ceux qui diront : méééééééé c'est un film pour gamins ! Je répondrai : crotte. Oui, et alors ? Il y a des facilités scénaristiques parce que ça s'adresse en premier lieux à un jeune public, certes. Et puis même, il ne l'est pas totalement. Pourquoi ? Parce que je ne vous ai pas tout dit.

Il y a des méchants très méchants qui les poursuivent ! Un bon film de pirate n'est véritablement bon que s'il y a des vilains. Et les frères Fratelli et leur mère sont les vilains les plus sans cœur et ridicules que je connaisse ! Je les adore parce qu'ils sont véritablement dangereux tout en étant vachement drôles et ça se voit que les acteurs se sont fait grave plaisir à jouer des personnages aussi débiles et violents, c'est un régal !

Z'ont réussi à choper le pauvre Choco !

Du coup oui, sachez qu'il y a de la violence dans les Goonies. D'ailleurs ça commence avec un pendu. Les Fratelli n'hésitent jamais à utiliser flingues et couteaux, menaces et mixeur. Il y a même des cadavres. Un autre aspect que j'adore (de toute façon j'adore tout) c'est que c'est un film quelque peu représentatif de son époque dans le monde du cinéma (nan mais je dis ça mais si ça se trouve c'est des conneries, c'est un ressenti perso après tout). Une époque où on pouvait oser peu importe les risques, comme de se retrouver avec des organismes de protections à la con au cul.

À chaque fois je peux pas m'empêcher de craindre que les Fratelli les rattrape, alors que je sais ce qu'il se passe depuis vingt ans. Je ne me lasserai clairement jamais de ce film, je le regarderai toute ma vie et ces quatre garçons me feront toujours rire !

Comme d'habitude je glisse une petite vidéo, histoire d'animer l'article. Et quoi de mieux que la bande annonce ? J'ai oublié de préciser aussi que j'aimais beaucoup la bande son : "Good Enough" de Cyndi Lauper.

Faites gaffe, ça spoil un brin :



Maintenant je vous mets une affiche. C'est bien, aussi, une affiche.

Je crois que celui qui a fait ça s'appelle Daniel Norris, et je trouve ce truc vachement classe !

15/02/2018

Il y a quelques jours je me suis dit que ça faisait un moment que j'avais pas chroniqué de livres. Du coup, je vous parle d'un film. Et toc !

J'adore le mythe du loup-garou, même si ça me rend chatouilleuse (les clichés du genre me hérissent le poil !), et j'ai tendance à foncer dès qu'il en est question. Heureusement, je suis très rarement déçue.

Mon dernier TAG vous présentait (présenter, présenter... j'ai chié 3 mots dessus, ouais, c'est vrai !) la trilogie de Glen Duncan dont le premier tome : "Le dernier loup-garou" m'avait énormément plu (dommage que les 2 suivants soient nazes...) Mais je me souviens aussi du film "Wolfman" de 2010 réalisé par Joe Johnston avec Benicio del Toro et Anthony Hopkins en tête d'affiche que j'avais énormément aimé grâce à ces deux acteurs qui sont parmi mes préférés (parce que bon, le scénar passait tout juste, autant l'avouer !) ce qui n'est pas hyper objectif, je vous l'accorde. Bien évidemment je pourrais en citer plein d'autre mais c'est pas le sujet.

Là j'y suis allée complètement à l'aveugle (ou presque. Oui, j'ai l'art et la manière de me contredire) car je ne connaissais pas, ou très peu, les acteurs, et n'ai même pas pris la peine de lire de quoi que ça parlait avant de me lancer. Ce qui est très rare chez moi, car je préfère savoir dans quoi je m'embarque.

Autant vous le dire tout de suite, ce film que j'ai revu deux fois depuis, est un coup de cœur. Le voici :



Allons-y gaiement et parlons immédiatement de ce qui a un peu coincé, comme ça c'est fait : j'ai un petit soucis avec l'actrice Park Bo Young. Je l'ai découverte dans le drama "Strong Woman Do Bong Soon" comme Ji Soo, dont je vous ai parlé dans ma chronique du film "One Way Trip". Je ne saurais pas vraiment expliquer pourquoi ça ne le fait pas avec elle... en fait, elle a certains tics quand elle parle qui me font penser aux bouderies de mon neveux de 3 ans et ça, ça a le don de m'énerver très vite ! Ce qui est con, je le reconnais moi-même, parce que c'est une très bonne actrice et son personnage de Kim Suni était vraiment très bien !

C'est elle


Elle n'est pas nunuche, pas maniérée, elle semble maligne et intelligente, se révèle volontaire malgré une petite dépression et arrive malgré tout à rester très mignonne par moments. C'est un personnage plus complexe qu'on le pense que j'ai adoré découvrir !




Elle donne la réplique à Song Joong-Ki. Alors lui, une amie me l'a chaudement recommandé à plusieurs reprises et c'est la raison pour laquelle je me suis lancée dans ce film : découvrir cet acteur. Je ne suis absolument pas déçue de cette rencontre ! Il incarne ici un jeune homme que tous pensent orphelin, du genre de "L'enfant sauvage", abandonné dans les bois pendant la guerre. La mère de Suni le recueille (bon, elle n'a pas trop le choix en vrai), le nomme Cheol Su, et c'est toute la famille qui va s'attacher à lui.

En même temps, c'est difficile de ne pas s'attacher quand on voit ça !

L'acteur m'a totalement bluffé parce que son personnage aligne à peine plus de 3 mots durant les 2 heures que dure le film mais il parvient à tout faire passer grâce à ses expressions vachement variées, très riches, et interprétées à la perfection ! Parfois, rien qu'en le regardant dans les yeux j'arrivais à deviner à quoi il pensait, et quand on incarne un garçon muet à moitié loup, c'est un truc qui ne doit pas être facile à faire ! Alors franchement, bravo m'sieur, perd pas la main.

En fait ces deux-là vont s'apprivoiser. Ils sont aussi sauvages l'un que l'autre (parfois, Suni l'est même plus que Cheol Su) et l'apprentissage va se faire des deux côtés... ce qui n'est pas forcément gagné au début. C'est ça aussi que j'ai apprécié, le fait qu'il n'y ait pas de super coup de foudre dès le départ. D'ailleurs, ils s'ignorent plutôt pour commencer, même s'ils sont dans la même pièce, Cheol Su s'intéressant davantage à un crayon qu'à cette jeune femme (et là je me tais sinon je vous spoil tout)

Un moment donné je vais peut-être vous filer le synopsis hein, ça peut toujours servir :

"Suite à un étrange appel téléphonique, une vieille femme, nommée Kim Suni et vivant aux États Unis, se rend dans le chalet de son enfance en Corée du Sud.
Elle se remémore sa rencontre avec un jeune homme très étrange, 47 ans plus tôt. Sa famille a en effet accueilli celui-ci en pensant que c'était un orphelin. Ils le prénomment Cheol Su mais il ne sait ni parler, ni lire, ni écrire, ni même manger correctement.
Tout d'abord sceptique et ne voulant pas de lui chez eux, Kim Suni l'accepte finalement et essaye de lui apprendre à vivre normalement.
Mais comment va évoluer leur relation ? Cheol Su est-il vraiment un orphelin ?
"




Mais au-delà de l'acteur, pourquoi j'ai tant aimé le film ?

Parce que, si la romance occupe une place importante, elle doit se tailler un chemin dans une atmosphère parfois sombre, une ambiance tendue, et quelques instants violents auxquels je ne m'attendais pas. Dès le moment où Suni et sa famille arrivent dans cette grande maison perdue à l'orée d'une forêt dont on ressent souvent la présence menaçante, on ne s'en éloigne plus ou alors très peu. Je n'ai pas pu m'empêcher de penser qu'on était dans une sorte de huis-clos où la tension monte graduellement. Si j'ai senti arriver la brutalité de la fin je ne pouvais pas m'empêcher de me demander comment ça allait finir et plus les minutes s'écoulaient plus j'étais nerveuse.

Le plus beau dans tout ça c'est que ce film est aussi très drôle ! L'éducation de Cheol Su donne quelques scènes truculentes et j'ai souvent éclaté de rire, complètement prise par surprise.

Et encore, il a fait pire !

Je pense que c'est pour ça que, malgré que l'actrice m'agace un brin, c'est un coup de cœur. Tout y est. C'est grave, drôle, romantique et surtout inattendu malgré les quelques incohérences qui se glissent ici et là. Je ne dirai pas lesquelles parce que je risque de vous spoiler, sans compter que c'est vraiment trois fois rien.

Et que dire de l'OST ? Il est super beau ! Je le trouve grave, triste, léger et joyeux à la fois. En fait, il est totalement comme le film. La version piano est aussi très belle.



Concernant la fin, ce qu'il s'est passé est assez étrange. La première fois que je l'ai vu j'étais tellement déboussolée que ça a bloqué un peu, j'étais pas sûre d'apprécier et je trouvais ça trop triste. Puis, au deuxième visionnage (et au troisième, tant qu'à faire !) j'ai réussi à y voir un peu d'espoir. À mon avis c'est une conclusion qu'il faut savoir aimer, il faut prendre le temps de la décortiquer et de la comprendre, parce qu'en voyant ça après deux heures de yo-yo sentimental on se dit forcément qu'il manque quelque chose. Mais en prenant du recul je pense qu'on peut faire la part de ce qui a été exploité, dit, et de ce qui est tu et laisser à la libre interprétation du spectateur (toi, moi, le premier péquenot venu, quoi) Pour résumer : ouais, j'aime beaucoup la fin, et c'est un point supplémentaire qui explique le coup de cœur.

Je termine en intégrant le trailer ni vu ni connu (vous me connaissez, j'aime quand ça bouge !) mais je vous mets en garde : comme tous les trailers, il en dévoile un peu... mais il est grave beau !


Reconnaissez que les affiches aussi ont de la gueule !


03/02/2018

"One Way Trip" m'a noué les tripes !!! XD (ouais, je rigole à mes propres jeux de mots, et après ?)

Premier film que je chronique, et il faut qu'il soit coréen. Je crois que j'aime vraiment ce que propose ce pays en terme d'activités hyper chronophages, que ce soit musiques, films ou séries, ou beaucoup d'autres choses.

Pourquoi ? J'en sais trop rien et j'ai pas envie d'y réfléchir, même si ça mériterait que je m'y penche sérieusement. Autant être franche, la Corée c'est pas le pays le plus tolérant et ouvert du monde et ça se ressent dans tout ce qu'ils font. Pourtant, il y a autre chose, comme un espoir que ça change, et je m'y accroche.

Ou alors, je suis devenue accro aux beaux gosses qu'on y voit presque toujours. Ouais, c'est nettement plus superficiel, tout à coup !

Voilà de quoi qu'il est question aujourd'hui :



Bon, je vais essayer de faire les choses de façon un peu plus pro pour une fois (mais pas trop hein, je ne voudrais pas que vous soyez trop surpris non plus).

Date de sortie : mars 2016
Réalisateur : Choi Jeo...

Nan, en fait ça m'emmerde. Je vais faire comme d'habitude, à la bonne franquette !

(pause pipi d'abord)

(re après avoir tergiversé 3 heures sur le choix de l'album des BTS que j'allais écouter)

Je me suis intéressée à ce film simplement pour y voir un acteur avec lequel j'avais bien accroché dans le drama "Strong Woman Do Bong Soon" (à mes souhaits, merci) Mais ne le cherchez pas sur le blog, je ne l'ai pas chroniqué car je n'ai pas vraiment eu le coup de cœur pour, bien que j'ai passé un très bon moment. Malgré tout, je ne pouvais pas oublier cet acteur, c'est dire s'il m'a tapé dans l'œil. Maintenant je vous donne son nom, peut-être : Kim Ji Soo, qui joue ici le personnage de Yong Bi, le troisième sur la mamage en partant de la gauche. Il se trouve que ce film a confirmé que ce jeune homme, je l'adore.

L'histoire, c'est celle de ces quatre garçons, très potes, qui font une petite virée à Pohang pour se retrouver tous ensemble une dernière fois avant que l'un d'eux : Sang Wu, joué par Su Ho, ne parte faire son service militaire. Ils se retrouvent sur une plage, tard le soir, un peu bourré, et viennent en aide à une femme battue par son mari sous leurs yeux. Cet élan d'altruisme et de générosité, provoqué par le passé assez sombre de l'un d'eux, va avoir des conséquences terribles qui vont tout bouleverser.

Je ne m'attendais clairement pas à ça quand j'ai découvert le résumé. Les 5-10 premières minutes correspondaient assez à ce que je m'étais imaginé, quand tout à coup BOUM, ça prend une tournure absolument inattendue pour moi.


Une belle amitié...

Ce film, c'est une atmosphère, un piège affreux qui se referme sur ces 4 garçons et même si je le voyais venir, je ne pouvais pas m'empêcher de regarder le lent déroulement tout en priant pour que ça ne finisse pas comme je me l'imaginais. De fait, j'ai eu une petite surprise à la fin, mais ce fut une surprise terrible. Limite je regretterais presque que ça ne se termine pas comme je le redoutais...(cette phrase n'est pas belle, tant pis, en plus ce que je dis est incompréhensible, c'est pas grave)

Clairement, j'ai préféré Yong Bi et Sang Wu, même si les deux autres, Ji Gong (joué par Ryu Jun Yeol) et Du Man (joué par Kim Hee Chan) sont aussi très attachants. De toute façon, il m'a semblé que ça se concentrait surtout sur la belle amitié des deux premiers, alors c'est peut-être normal. Ou alors, les acteurs étaient meilleurs (ce qui ne veut pas dire que les deux autres n'étaient pas bons)

Je le reconnais, Ji Soo m'a bluffé ! Son personnage dans le drama où je l'ai découvert était totalement différent de celui de ce film pourtant il m'a touché tout pareil, si ce n'est plus. J'ai l'impression que ce gars peut tout jouer. J'ai adoré l'intensité des moments très forts qu'il parvenait à me transmettre, toutes les émotions aussi, que ce soit la joie par ses sourires spontanés ou la tristesse.

Sang Wu à gauche et Yong Bi à droite

(/!\ Attention !! Un peu de spoil ici /!\)
Ne vous attendez pas à de jolis papillons colorés dans ce film. C'est simplement le récit dramatique de la vie quand les événements échappent à tout contrôle. La réalité. C'est juste la réalité de ce qui peut arriver, rien n'est enjolivé, rien n'est fait pour qu'on se dise un seul instant que tout peut aller mieux, pourtant je ne pouvais pas m'empêcher de regarder parce que la façon dont c'est filmé et porté par les acteurs m'a totalement embarquée.
(Fin du spoil)

Et la fin, alors ? Ah, la fin. Un grand merci à l'équipe de ce film pour avoir osé une fin pareille. Elle m'a choqué, mais j'ai adoré. C'est totalement le genre que j'aime et qui peut serrer mon petit cœur.


Courrez les gars, restez pas là !!
Il en manque un, non ?

Si j'ai un coup de cœur pour ce film ?

Je ne sais pas. Je ne crois pas. Je suis trop perturbée pour ça, en fait.

Voilà les 2 dramas que j'ai chroniqué sur cette rubrique :
Un personnage de BD qui prend vie, qui n'en a jamais rêvé ?
Healer, tu me manques !!