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09/08/2018

Je sens venir la bonne déprime.

Je commence à peine cet article et je suis déjà certaine que je vais m'engueuler avec moi-même, quelque chose de violent !

En plus, à tous les coups ça va partir dans tous les sens, comme de coutume. J'ai prévu de faire un truc construit, mais à mon avis l'échafaudage va se casser sévèrement la gueule. Enfin, c'est pas comme si vous aviez pas l'habitude, hein ?

Éditeur : Archipoche
Parution : 2016
Pages : 568

Résumé :
Recueilli par une grand-tante qui le dédaigne et lui promet un destin funeste, Jude Fawley, orphelin, ne trouve de sympathie qu'auprès de son maître d'école. Mais celui-ci l'abandonne à son tour pour suivre ses études à Christminster…
Rêvant de l'imiter, le jeune homme apprend le latin et le grec en autodidacte, gagnant sa vie comme tailleur de pierre. Mais l'appel de la chair a raison de ses aspirations : il se résigne à épouser Arabella, une paysanne qui n'entend rien à sa soit d'instruction.
Condamné par son origine modeste, Jude l'est encore par les liens d'un mariage forcé, puis par l'interdit pesant sur son amour illicite avec Sue, sa propre cousine. Décrivant "la guerre terrible qui se livre entre la chair et l'esprit", Thomas Hardy s'en prend avec vigueur aux lois sur le mariage, qui retardent l'accomplissement du destin de Jude.

Sachez qu'au moment où j'écris, là, j'ai pas totalement fini le livre, il me reste un peu plus de 100 pages à lire, mais je pouvais pas attendre, fallait que je me lance maintenant. Je sais pas trop pourquoi, et on s'en fout.

Le contexte c'est celui de l'Angleterre rurale de la fin du XIXè, typiquement le genre que j'aime vous le savez sans doute maintenant. Mais les auteurs de cette époque que j'ai lu jusqu'à présent (à savoir Austen, les sœurs Brontë et Trollope) ne m'avaient absolument pas habituée à ça, mais genre absolument pas du tout non.

Ce livre est d'un pessimisme à chialer ! C'est horrible ! Avec AusBroTroll (hein ?! Alors là, si vous avez pigé, vous êtes balèze) il y a toujours une lueur d'espoir, quelque chose de bien arrive toujours aux personnages à un moment donné, et ça fait plaisir parce qu'on a l'impression de sortir la tête du trou. Pas là. Pas avec Hardy.

Du coup, ça m'a révoltée, ça m'a indignée à un point dingue ! J'en suis arrivée à me taper le front avec le livre en retenant un cri de colère (ça va pas m'arranger, je suis d'accord), et les principaux responsables des sévices que je me suis infligée, se sont les personnages. Parce qu'ils laissent glisser ces cons ! Ils encaissent, et quand ça devient trop dur à supporter, ils partent. Et ça me révolte parce que je suis plutôt du genre à rentrer dans le gras de ceux qui m'emmerdent.

OK, là je viens de jeter un coup d'œil à mon plan et je me rends compte que j'aurais dû commencer en vous parlant de l'auteur pour vous aider à mieux comprendre. Génial, c'est déjà le bordel.

L'auteur, donc : clairement féministe, défenseur de Darwin et passionné d'archéologie, ayant perdu la foi sans réussir totalement à en faire le deuil, il a pourtant connu, avec ses premiers livres, un joli succès à l'époque. Mais "Jude l'obscur" est tellement moderne et scandaleux pour les gentils hypocrites Victoriens qu'il est publiquement brûlé (le livre hein, pas l'auteur…) et vendu sous le manteau par les éditeurs/libraires qui ont assez de couilles pour le faire, enroulé dans du papier pour le cacher. Si si. Hardy provoque une telle polémique alors, et il en prend tellement dans la tronche, qu'il arrêtera totalement d'écrire des romans après ça, et se consacrera à la poésie, et au théâtre.

Quand j'ai su ça grâce à cette vidéo, je me suis dit qu'en fait c'est pas plus mal que j'ai pas vécu à cette époque. Là, je remercie pas AusBroTroll, à cause de qui je m'étais totalement voilé la face.

Bref, j'en reviens à ce que je disais avant cette parenthèse. À cause du titre, je m'attendais à un personnage sombre, torturé par l'ambition et son désir d'instruction que j'étais sûre d'apprécier parce que j'aime les gens mauvais. Sauf que c'est pas du tout ça. Jude est un personnage de l'ombre qui a un énorme désir d'apprendre, de s'élever et de s'extraire de sa condition, mais que le moindre coup met à terre et qui se résigne beaucoup trop facilement. De l'ambition, c'est clair qu'il en a, mais il ne se donne pas les moyens d'accomplir son rêve. D'accord, à l'époque tout est contre lui car l'instruction est littéralement refusée aux non-privilégiés qui doivent se contenter de rester à leur place, mais plutôt que de le rendre hargneux, cette réalité dégueulasse le laisse démoralisé, passif. Un gros, gros merde à ce personnage qui, s'il me plaisait au début, m'a tellement déçu au bout d'un moment que je suis limite contente de ce qui lui arrive. En sachant aussi que ça m'a énormément touchée. En fait, j'ai le cul entre deux chaises, là. Ce qui lui arrive est en parti à cause de l'ostracisme social de l'époque, et ça me révolte !

Sue, que j'ai d'abord pris pour un personnage résolument moderne, féministe et fort, n'a tellement pas conscience de l'être qu'elle finit par devenir juste terriblement égoïste après être passée par une phase de coquetterie terrible ! Avec ses "je t'aime moi non plus" à répétition, elle m'a très vite énervée. Mais là encore, je sais que cette évolution (régression, j'ai presque envie de dire) est due à l'époque dans laquelle elle évolue. J'ai le sentiment que Hardy a attaché moins d'importance à la façon dont serait perçue cette femme qu'aux raisons qui la rendent aussi insaisissables, c'est-à-dire les lois du mariage. Le personnage lui-même pose, dans le dernier tiers du livre, une question très pertinente : "pourquoi les femmes ne pourraient-elles pas choisir le père de leurs enfants ?" Putain, si ça c'est pas un gros pavé jeté dans la marre, je sais pas ce que c'est ! L'auteur critique très ouvertement le caractère sacré du mariage qui obligeaient les femmes, considérées à cette époque comme des êtres de seconde classe ne disposant même pas de leur corps et appartenant totalement à leur père, puis à leur mari, à obéir sans rien dire et à considérer cet état de fait comme totalement normal. Genre t'écartes les cuisses, tu ponds et tu te tais.

Dans les livres de AusBroTroll, c'est aussi très présent, je m'en suis rapidement aperçue, mais comme l'histoire d'amour finit souvent bien avec ces auteurs, je n'avais pas véritablement compris la gravité de la chose, je m'en rend compte maintenant. Et c'est ça qui m'indigne plus que les personnages, en réalité. C'est la réalité la plus cruelle que Hardy dépeint, il n'a clairement pas peur de le faire, il dit merde à l'obscurantisme. Je pensais qu'on avait atteint des sommets de crachats avec "La dame du manoir de Wildfell hall", bah je m'étais bien foirée ! Brontë est au plus haut de l'échelle pour ce qui est du "fuck !", mais Hardy est des kilomètres au-dessus d'elle.

On pourrait croire que rien ne m'a plu dans ce livre, mais en fait je l'ai adoré. Parce que des bouquins qui provoquent une telle réaction chez moi, c'est rare. Je vous jure que j'en hurlais parfois tellement j'en revenais pas ! Qu'un homme et une femme soient traités ainsi par la société simplement parce qu'ils refusent de voir les choses comme on leur dicte et de rentrer dans les rangs, sans rien faire cependant pour se relever hormis s'entêter à baisser la tête et partir, ça m'a foutue dans une telle rage ! C'est par cette cruauté et cette noirceur que l'histoire est belle, belle, belle.

Enfin, je dis ça mais j'ai pas encore lu la fin donc… Bah je vais lire les 100 pages qui me restent, et je reviens.

20 heures plus tard … (nan, j'ai pas mis des plombes à lire 100 pages, j'ai simplement dormi entre temps)

Une fin à la hauteur de tout ce que fut le livre : déprimante ! C'est dur, ça fait mal, ça m'a filé le bourdon, et pour être franche je suis contente d'avoir terminé. Je peux quand même pas m'empêcher de penser que je l'ai aimé. Je crois que j'aurais préféré ne pas l'aimer, tout le problème est là. Parce que comment on peut apprécier une histoire d'une telle noirceur ?!!

La façon d'agir de tous les personnages, sans exception, m'a fait gerber, je n'ai supporté aucun d'entre eux, et je crois que c'est ce que voulait l'auteur… enfin, j'espère. Parce que s'il avait dans l'idée de nous les rendre attachants, il a foiré. Ou alors il voulait juste qu'on ait pitié d'eux, et à ce moment-là, c'est réussi. Sauf pour Sue, que je hais du fond de mon âme maintenant que j'ai lu la fin. Sale peste, putain !!

J'en sais rien en fait. Je suis hors de moi.

D'autres avis sur
https://www.livraddict.com/biblio/livre/jude-l-obscur.html
 
Cette lecture clôt admirablement le challenge "Un mois, un auteur classique Britannique" que j'ai commencé il y a un an. Merci à Evy de l'avoir créé, j'ai découvert pas mal d'auteur, beaucoup de livres, et je suis passée par énormément d'émotions !

Si t'as rien d'autre à faire :
Exploratology est de retour !
Et un Hobbit, un !
Je vais commencer le tome 3.

23/06/2018

Conflits sociaux et lutte ouvrière. C'est ce qui s'appelle foutre un gros coup de pied dans la fourmilière.

Nouvelle lecture dans le cadre du challenge "Un mois, un auteur classique britannique" créé par Evy ! Et il a frôlé de près le coup de cœur.

Éditeur : Points
Parution : 2010
Pages : 673

Résumé :
Après une enfance passée dans un village riant du Hampshire, Margaret Hale, fille de pasteur, s'installe dans une ville du Nord. Témoin de luttes entre ouvriers et patrons, sa conscience sociale s'éveille. John Thornton, propriétaire d'une filature, incarne tout ce qu'elle déteste : l'industrie, l'argent et l'ambition. Malgré une hostilité affichée, John tombera sous son charme.





De base, ce genre d'histoire me plaît pas mal, le soucis c'est que j'ai eu du mal avec Margaret. Au début, je l'ai trouvé vachement horripilante, hautaine, butée et passive en même temps. Elle laisse pratiquement tout le monde décidé pour elle et s'arme juste de courage et de patience pour tout supporter en râlant dans son coin. On est un peu loin de la femme téméraire qui n'hésite pas à dire les choses, à l'instar de la Lizzy de Jane Austen.

Heureusement, elle change lorsqu'elle rencontre Thornton. Cet homme éveille en elle une combativité qu'elle s'efforçait jusqu'ici de garder sous contrôle et elle va commencer à l'ouvrir, à se sentir impliquée et à se battre davantage pour défendre ses idées et son point de vue. Là, elle m'a plu un peu plus. Mais juste un peu. Parce qu'elle continuera finalement de se laisser balloter… Bon, je suis un peu méchante, c'est un très bon personnage vu le contexte du roman, malheureusement pour elle des héroïnes de cette trempe il en existe des bien meilleures créées par des auteurs de la même époque. Je pense notamment à Mary, dans "Le docteur Thorne" de Trollope, avec qui j'ai eu un peu de mal aussi, mais qui me paraît maintenant vachement plus chouette.

La romance est ici construite à peu près comme dans "Orgueil et Préjugés" : Margaret se fait rapidement des préjugés hostiles pour les plus fortunés de la ville de Milton, prend Thornton en grippe, n'hésite pas à lui faire comprendre qu'elle n'est absolument pas d'accord avec sa façon de traiter ses ouvriers ou de voir les choses, et l'envoie péter sans arrêt. Et comme de juste, il se met à craquer pour elle, et petit à petit…

Mais j'en dis pas plus.

L'ennui c'est que le potentielle de cette histoire d'amour est cachée derrière la dure réalité sociale que l'auteure a voulu dénoncer, à savoir les conditions de travail des ouvriers dans les grosses villes industrielles. Elle s'est concentrée là-dessus au point d'en effacer le reste et malgré que ce soit vachement intéressant j'ai trouvé ça un peu dommage (c'est mal dosé pour moi en gros). Elle a l'air de savoir de quoi elle cause et j'ai pas pu m'empêcher de penser qu'elle avait manifestement pris le parti de considérer les patrons comme les méchants et les ouvriers comme les victimes. Elle avait fait son choix, quoi. Ce qu'il y a de bien, c'est qu'elle dénonce tout de même les qualités et les travers de chacun, ce qui permet au lecteur de faire ses propres choix. Je ne doute pas que ce livre, à sa sortie au XIXème siècle, a dû remuer pas mal la bonne société.

Sans compter qu'il y a dans ce texte une intensité dramatique que je n'avais pas vu jusqu'ici dans les classiques anglais que j'ai pu lire (d'un autre côté, j'en ai lu moins qu'il n'y paraît). Il y a de la tragédie, des morts, et ce qui fini par arriver à Margaret m'a tout de même touchée malgré la difficulté que j'ai eu pour m'attacher à elle.

Je vais parler un peu du personnage de John Thornton maintenant. Parce que lui, je l'ai vraiment adoré ! Il rejoint sans hésitation le petit groupe de gars qui sont parmi mes chouchous dans la littérature (j'en présente quelques-uns dans ce TAG que j'ai publié à la Saint-Valentin) Contrairement à son homologue féminin dans cette histoire, c'est quelqu'un qui se remet en question, qui évolue beaucoup au fil des événements, qui garde un sang-froid absolu face à ce qui lui tombe dessus, et ne baisse jamais les bras. J'ai adoré son caractère malgré l'impulsivité un peu violente dont il fait preuve parfois.

Ce qui me fait finalement dire que ce n'est pas un coup de cœur, c'est la fin. Une grosse facilité vient clôturer cette histoire, un choix est fait pour terminer tout ça et je suis déçue car je trouve ça trop facile, ça contraste trop avec les drames et la dureté utilisés tout le long du texte. Ouais, en fait j'aurais aimé que ça se termine autrement, très clairement. 
Mais ça reste malgré tout une très bonne lecture car elle m'a fait découvrir autre chose. Gaskell dénonce, prend ses responsabilités, et même si elle a préféré rester prudente à la fin, j'ai apprécié ça.
 
D'autres avis sur
https://www.livraddict.com/biblio/livre/nord-et-sud.html
 
Allez, maintenant je m'en vais regarder l'adaptation de la BBC.

Au fait, nouveau tirage BookJar ! Mais comme j'ai la flemme de prendre une photo, je vais me contenter de vous annoncer que prochainement, je vais lire "Le peuple des Rennes" de Megan Lindholm, alias Robin Hobb.
 
Si t'as pas mieux à faire :
Un nouveau drama coup de cœur !
Je viens de commencer le tome 2.
Et celui-là.

17/04/2018

Alors euh... C'est l'histoire d'un mec !

Ça faisait un moment que je voulais retenter l'expérience Brontë. J'ai lu Hurlevent voilà un bail et l'ai adoré (j'ai grave envie de le relire d'ailleurs !), j'avais donc l'intention de rester avec Charlotte, histoire de ne pas m'éloigner d'une certaine zone de confort. Mais finalement, c'est avec Anne que j'ai passé ces 15 derniers jours grâce au challenge Un mois, un auteur classique britannique auquel je participe depuis septembre et jusqu'à août.

Franchement, non seulement je l'ai lu les doigts dans le museau, mais en plus j'ai passé un moment de fou !

Éditeur : Archipoche
Parution : 2013
Pages : 564

Résumé :
L'arrivée de Mrs Helen Graham, la nouvelle locataire du manoir de Wildfell Hall, bouleverse la vie de Gilbert Markham, jeune cultivateur. Qui est cette mystérieuse artiste, qui se dit veuve et vit seule avec son jeune fils ? Quel lourd secret cache-t-elle ? Sa venue alimente les rumeurs des villageois et ne laisse pas Gilbert insensible. Cependant, la famille de ce dernier désapprouve leur union et lui-même commence à douter de Mrs Graham... Quel drame s'obstine-t-elle à lui cacher ? Et pourquoi son voisin, Frederick Lawrence, veille-t-il si jalousement sur elle ? 



Je ne sais pas trop à quoi je m'attendais en le commençant (je crois que je n'avais même pas pris la peine de faire des pronostics) mais certainement pas à ça ! Ce bouquin est décrit comme étant l'un des premiers romans féministes, alors quelle ne fut pas ma surprise quand j'ai réalisé que tout se passait du point de vue d'un homme.

Si si, je vous jure. Ce qui n'empêche pas d'en faire un roman féministe, maintenant je l'ai bien compris (j'ai l'air bête là, hein ?)
 
C'est le Gilbert là, qui nous raconte sa vie pour commencer. Il est fermier, pas franchement content de l'être et, disons-le, il s'emmerde dans la vie. Et il n'y pas que lui. En fait, tout ce beau monde s'ennuie tellement dans cette campagne profonde du XIXème siècle que l'arrivée d'une mystérieuse jeune mère célibataire et de son fils devient le sujet de discussion le plus important dans leur petit cercle d'hypocrites. Et tout ça avec un mec en narrateur ?
 
J'étais assez perplexe. Mais le portrait qu'Anne Brontë nous brosse de cette joyeuse bande est tellement horrible et succulent en même temps que j'en ai eu très vite plus rien à faire et je lisais, lisais, lisais.
 
C'est en cela que ça m'a fait beaucoup penser à "Orgueil et Préjugés", car cette brave Helen va vite se retrouver la cible de tous les racontars les plus dégueulasses dispersés par le voisinage, tout ça parce que Gilbert va délaisser pour elle une jeune femme à qui il faisait potentiellement du rentre dedans ! Voilà, orgueil froissé, préjugés faciles, méchanceté gratuite. De maison en maison le bruit va se répandre que cette jeune femme est la maîtresse du propriétaire du manoir, qu'elle n'a donc aucune vertu car elle n'est pas mariée...

Heureusement que Gilbert est loin d'être con ! D'accord, il sera déstabilisé par tout ce qu'il entend, mais il mettra un point d'honneur à se faire sa propre opinion et voudra à tout prix connaître la vérité, au risque de paraître borné.

Et c'est là qu'Helen prend enfin la parole, à travers un journal qu'elle a tenu durant cinq années et qu'elle confie à Gilbert, étant incapable de lui raconter de vive voix tout ce par quoi elle est passée. Sa vie nous est donc livrée par l'intermédiaire de ce jeune homme qui en fait la lecture... Ce récit dans le récit, si j'ose dire, m'a fait pensé ici à Hurlevent. Si je me rappelle bien, la construction était un peu similaire.

Bref. Cette chronique part dans tous les sens, elle n'a ni queue ni tête.

D'abord, Helen m'agaçait. À travers les yeux de Gilbert elle nous apparaît comme une femme distante, froide, très pieuse et têtue. J'en suis encore à me demander comment il a pu s'attacher à elle comme ça ! Mais grâce à ce journal qu'il lit pour nous, on découvre une femme qui a des rêves et une détermination unique pour l'époque. Elle est indépendante, forte, et n'hésitera pas à braver les conventions.

Ce journal dans le roman était fantastique ! Il serait un peu autobiographique que ça m'étonnerait pas. En tout cas, ça me paraissait vachement authentique. Découvrir de façon aussi intime la vie d'une femme à cette époque, c'est vraiment quelque chose.

Tentative d'émancipation de la femme de la part de Brontë ? Y'a pas des kilomètres. Ce roman a dû faire pas mal de bruit quand il est sorti, en 1848 ou 49, je sais plus (oui, c'est toujours précis avec moi) non seulement parce qu'il dresse un portrait nouveau du genre féminin, mais aussi parce qu'il n'hésite pas à en dresser un, bien négatif, de l'homme... et de certaines femmes. Personne n'est épargné dans ce livre. Tous les personnages ont leurs vices, leurs problèmes, mais aussi leurs espoirs et leurs rêves. C'est tout de même toujours contrebalancé et on reste dans la romance, mine de rien. Disons que, là où il y a des langues de vipères, il y aura toujours une figure bienveillante pour venir redresser la situation. Comme si l'auteure ne voulait pas être totalement pessimiste. Je pense qu'elle y aurait gagné en profondeur, pourtant, en gravité, en sincérité et en vérité.

C'est un peu le reproche que je lui fais : il y a le blanc et le noir. Pas d'entre-deux. Pas de gris, pas de mal dans le bien et vice-versa. C'est un peu trop manichéen (pas sûre que ce soit le bon mot) même s'il est clair pour moi que l'auteure a poussé un coup de gueule, a dit ce qu'elle avait à dire et PAN ! dans les dents de la bonne société bourgeoise de l'époque. Enfin, c'est surtout la gente masculine qui en a pris pour son grade ici.

Quoique.
 
D'autres avis sur
https://www.livraddict.com/biblio/livre/la-recluse-de-wildfell-hall-la-chatelaine-de-wildfell-hall-la-dame-du-manoir-de-wildfell-hall.html

Il m'est arrivé un truc très étrange, récemment. Quasiment coup sur coup j'ai accidentellement mis dans ma bouche de la peinture et du shampooing (pas en même temps rassurez-vous) Mais genre pas en mousse sous la douche hein, non non, du bon shampooing pas dilué sur la brosse à dent en lieu et place du dentifrice. J'étais pas très réveillée.

Du coup, j'ai un conseil pour vous : évitez le Garnier saveur argile douce et cédrat. Il attaque vachement le palais.

BOUM !!
Giebel de retour !
Le fourre-tout du drama
Ça c'était y'a un an, à une ou deux vaches près

27/01/2018

Qui a dit que sexe, drogue et Rock'N Roll ne pouvaient pas aller de pair avec TDAH et... chiffres ?

Bon. Bah voilà. J'ai tout lu.

L'auteure a intérêt à sortir autre chose, et vite, sinon je risque une névrose.



Editeur : Mix
Pages : 200
Parution : 2015 (réédition en novembre 2017)

Résumé :
Buster est un sale con. C’est un fait avéré et l’accident de parachute qui l’a cloué en fauteuil roulant n’a pas contribué à adoucir son caractère d’ours mal léché. Sans même s’en rendre compte, il tient tout le monde à distance. Jusqu’au jour où un géant blond débarque avec son équipe de rugby dans le pub de Buster. Nuts, lui, se fiche complètement des défenses érigées par l’irascible cuisinier. Toute la question est de savoir si ce dernier acceptera de se laisser attraper aussi facilement.




J'ai un petit soucis avec les livres dans lequel il n'y a pas de suspens à couper au couteau, ou de mort violente et prématurée.

Pourtant, comme avec Jane Austen ou Laurent Gaudé par exemple, parfois il y a certains auteurs qui me font dire le contraire. Ceux-là me font donc passer pour une abrutie mais, curieusement, j'aime ça !

ChaCha m'avait déjà retourné la tête avec "Œil pour œil", et lorsque j'ai su que le tome 2 de sa série "Fish and chips" allait enfin sortir, me suis dit que ce serait pas mal que je relise le premier - histoire de m'y remettre convenablement - que j'avais déjà lu à sa sortie il y a 2 ans. Vous avez fini par me connaître : je ne relis que les livres qui me plaisent vraiment, vraiment beaucoup (cf. mon petit BookShelf Tour ridicule), donc imaginez un peu le talent de la dame !

En réalité, dans cette histoire, il n'y a que deux zigotos qui galèrent avec leurs sentiments, sans compter que l'un d'eux est plutôt du genre à communiquer à coup de grognements et de monosyllabes, du genre "mfff" ou "gru" (bon, j'en rajoute un peu, mais à peine !) Croyez-le ou non, j'ai adoré Buster, brisé et pas seulement physiquement, qui m'en a appris beaucoup sur la culpabilité et le repli sur soi. Heureusement que Nuts entre dans sa vie, parce que sinon je ne sais pas ce que serait devenu cet abruti !

Encore une fois, le gros point positif de ce roman c'est l'écriture ! Tout est là où ça doit être, avec ce qu'il faut d'humour, de sentiments et de confusion pour en faire une belle romance ! Je ne vous cache pas que j'ai quand même préféré "Œil pour œil" qui est bien violent dans le genre ; "Totally Nuts" est plutôt ce que j'appelle une lecture-doudou, qui fait du bien, fait sourire et lever les yeux au ciel. Les personnages se prennent peut-être la tête, mais pas le lecteur, et je dois dire que c'est délectable de voir Buster et Nuts tenter de tricoter leur vie ensemble avec beaucoup de maladresse.

Un petit point négatif, parce qu'il en faut bien un : entre les fish and chips, les burgers et la bière, je trouve qu'il y a trop de "malbouffe" dans ce livre (comment ça j'exagère ?!) Pour quelqu'un comme moi qui accorde beaucoup d'importance à la nourriture "saine" (je suis végétarienne en plus) j'ai un peu grimacé, pour être honnête, mais c'est très personnel pour le coup.

Je suis d'autant plus pressée de lire le tome 2 : "Count me in" parce que cela concerne un autre couple dont nous avons un petit aperçu dans le tome 1, et je trouve qu'il a énormément de potentiel, je suis curieuse de voir comment l'auteure va donner vie à la relation de ces deux autres hommes !

Je ferai un update sur cet article pour en parler dès que je l'aurai lu (j'attends sa publication, qui devrait arriver d'ici quelques jours, avec impatience !)

D'autres avis sur
http://www.livraddict.com/biblio/livre/totally-nuts-tome-1.html


En fait je crois qu'en lecture M/M je suis aussi constante qu'avec les yaoi dans l'univers des mangas : j'en lis peu mais si un auteur me plait, je ne me gêne pas pour ne lire que ses œuvres. J'en lis d'autres, bien sûr, du moins j'essaye, mais je suis rarement conquise en dehors de ma zone de confort (j'ai essayé "Sortie des sables" par exemple, que j'ai moyennement aimé, et "Stigmata", que je n'ai pas aimé du tout)

Bon, passons à autre chose ! Comme chaque fin/début de mois, c'est l'heure du tirage BookJar !
Le mois dernier, j'avais tiré "La maison dans laquelle", un gros pavé de près de 1000 pages très gothique que je n'ai pas encore terminé mais qui est tout bonnement génialissime !
Et ce mois-ci, je vais lire :



Ma foi, de la bonne SF légèrement beurrée d'un peu de fantastique/fantasy d'après ce que je comprends, voilà qui n'est pas pour me déplaire !


Update du 27 janvier 2018 à 23h13


Il a fallu que j'attende de laisser passer le CWC et ma grosse PAL (euh... non, y'a rien de sexuel, rassurez-vous) pour pouvoir enfin ouvrir ce livre !


Éditeur : Mix
Pages : 246
Parution : novembre 2017

Résumé :
Nick, c'est le gars un peu fêlé. Celui qui vit au jour le jour, porte ses tatouages comme d'autres leur veste de costard, et ne peut empêcher son fichu cerveau de sauter du coq à l'âne. Ce qui aurait tendance à lui jouer des tours.
Nat, Nathaniel en fait, c'est le mec calme et posé. Trop calme. Trop posé. Un comptable comme on en trouve un peu partout.
Dès leur première rencontre, Nathaniel Charrington décrète qu'il va résoudre le mystère Nicholas Holloway. Sauf que tout n'est pas affaire de mathématiques, et certaines équations ne sont pas faites pour rentrer dans une case bien lisse. Surtout quand l'énigme ne se trouve pas forcément là où on l'attendait.



Je me souviens que lorsque l'auteure a dévoilé la couverture, j'ai ri. Non pas parce qu'elle n'est pas belle, au contraire je la trouve chouette, ni même parce que je suis folle (qui a osé rire ?!) mais simplement parce que c'est rose, et ça m'a surprise. Désolée, je ne pouvais pas ne pas évoquer ça. Comprendra qui pourra.

Passons.

Première chose : je n'ai pas vu les mots défiler. J'étais certes très heureuse de pouvoir enfin le lire après l'avoir tant attendu et tant repoussé, mais vraiment je l'ai littéralement dévoré.

Je pressentais qu'il me plairait mais c'est allé bien au-delà de ça, j'ai vraiment, vraiment adoré. Les personnages ici principaux apparaissent brièvement dans le tome précédent, et je savais donc d'avance que Nick, ce gars totalement perché, et moi, ça le ferait. Bah bordel, sûr que ça l'a fait.

Il m'a plu à un point que j'imaginais même pas. Il m'a attendrie, amusée et émue, parfois tout ça en même temps. Et que dire de Nat, celui qui lui donne la réplique ? Il a l'air au début un peu fade, mais c'est sans compter sur cette maligne de Cha qui a, pour combler un peu le manque de mordant de ce personnage, pris la peine de lui bricoler un passé pas simple et une personnalité troublée plus complexe qu'il n'y paraît.

Et moi je me retrouve de ce fait à m'attacher à ces deux gars comme une pauvre abrutie. Mais ça ne m'a pas déstabilisée plus que ça parce que c'était exactement ce qu'il m'était arrivé avec Buster et Nuts dans le tome 1. Je ne peux pas choisir lequel des deux me plaît le plus. Ils ont une telle dynamique ensemble, de part leurs différences, que c'est un régal !

J'applaudis aussi un point, c'est que l'auteure a doté ce cher Nick d'un Trouble de Déficit de l'Attention avec ou sans Hyperactivité (plus communément appelé : TDAH) sans pour autant que tout tourne autour de ça. Les deux gus se cherchent, se trouvent pour mieux se perdre, mais pas un seul instant ce TDAH n'en est le responsable ou alors ce n'est qu'à peine évoqué. J'ai apprécié cette normalité, cette façon de dire : oui, avec ça on peut vivre "normalement" et galérer avec quelqu'un sans que ce soit forcément à cause de ÇA (non, je ne parle pas du méchant clown qui mange les enfants)

Comme pour "Totally Nuts" l'écriture est superbe, et je dois même dire que l'ai préférée ici. Je l'ai trouvée moins... clinique. Il y avait beaucoup plus d'humour, j'ai éclaté de rire un nombre incalculable de fois, comme si l'auteure, à l'instar de Nick, avait décidé de retirer ce filtre entre sa tête et ses doigts sur le clavier.

Non je n'en rajoute pas, fichez-moi la paix ! Et puis je fais ce que je veux, c'est mon blog.

Là par contre je me sens con parce que j'ai rien de négatif à dire. Ou alors si, juste pour faire ma chiante : un peu trop de drogues à mon goût, même si ce n'est qu'évoqué (ouais, j'ai pas osé ressortir le coup de la malbouffe) et pas assez de motards, mais c'est qu'un détail. Je préfère les grosses cylindrées aux poppers. À bon entendeur !

D'autres avis sur
https://www.livraddict.com/biblio/livre/totally-nuts-tome-2-count-me-in.html


Voilà. Maintenant je vais ressortir ma sucette, parce que j'ai une auteure à harceler moi ! Bah oui, j'ai lu tous ces livres. Va falloir qu'elle en sorte un autre. Effectivement, il n'y a aucun rapport avec la sucette, mais c'est pas grave.

Sinon t'as ça aussi :
Jane Austen qui me déçoit, ça devait bien arriver un jour !
Allez, un autre classique ! Juste parce que parfois, ils le valent bien.
C'était il y a déjà plus d'un an.

16/10/2017

Tout arrive.

J'avoue ne pas avoir une seule seconde envisagé cette possibilité ! Le fait qu'un jour un Jane Austen me gave la tronche ne m'est jamais venu à l'esprit.
Pourtant, comme dit dans le titre, tout arrive !

Et qui est le responsable de mon désarroi ?


Editeur : Folio Classique
Parution : mai 2014
Pages : 660

Résumé :
Fanny Price est issue d'une famille pauvre qu'elle quitte à l'âge de dix ans pour vivre avec son oncle et sa tante, Sir Thomas et Lady Bertram, à Mansfield Park. Sir Thomas désire en effet aider Mrs. Price, la mère de Fanny et la sœur de Lady Bertram, en prenant en charge l'éducation de Fanny.

Celle-ci est donc élevée avec ses cousins, légèrement plus âgés qu'elle, Tom, Edmund, Maria et Julia, mais il lui est presque constamment rappelé qu'elle leur est inférieure. Seul Edmund fait preuve de gentillesse à son égard ; Maria et Julia la méprisent, Tom ne lui prête pas attention. Fanny maintient une correspondance régulière avec son frère William, officier de la Royal Navy. Elle acquiert en grandissant, notamment au contact d'Edmund, un sens moral qui lui sert de guide pour toute chose. La gratitude et l'affection qu'elle éprouve à l'égard de son cousin se transforment au fil des ans en un amour qu'elle garde secret.

Les jours passent calmement à Mansfield Park, jusqu'au jour où Lord Bertram part aux Caraïbes et que de nouveaux jeunes gens font leur arrivée dans les environs : Mr. et Miss Crawford, frère et sœur de la femme du nouveau pasteur. Leur arrivée bouleverse la vie austère de Mansfield Park, sous les yeux de Fanny...




Putain d'enfoiré ...

Si quelqu'un m'avait dit un jour que je serai déçue d'un Jane Austen je lui aurai cramé la gueule au napalm. Et pourtant c'est arrivé.

La déception hein, pas le napalm.

C'est même carrément au-delà de ça je crois : je me suis effroyablement ennuyée !

Ce qui est sûr, c'est que le résumé ne ment pas : les jours sont calmes. Très calmes. Et tout se passe effectivement sous les yeux de Fanny. Mais les yeux uniquement hein, parce que la cervelle de cette brave jeune fille semble être partie en vacance. Ou alors elle a tout laissé tomber, comme moi j'ai bien failli le faire.

Je crois que ça va être le billet le plus court et le plus amer de ce blog.

Il ne se passe rien de plus que du superflu dans ce livre ! Ce que j'appréciais jusqu'ici avec l'auteur, c'était qu'elle me faisait voyager, ses personnages ne restaient jamais au même endroit. Elle me faisait découvrir Londres, Bath, la campagne anglaise de l'époque, les mœurs des différents villes et villages. Toutefois, dans celui-ci, comme le titre l'indique, on ne quitte pas Mansfield. Et c'est chiant.

Bon, un moment Fanny part bien quelque part mais je n'ai tellement pas aimé cette gourde que j'en avais rien à carrer.

Cette fille est totalement transparente et d'un égoïsme et d'une passivité sans égal ! Elle ne pense qu'à elle et les quelques efforts de la part de l'auteure pour lui donner un brin d'humanité désintéressé tombent complètement à plat. Ce personnage manque cruellement de mordant, de caractère et de présence comparé aux femmes fortes auxquelles j'étais habituée. Le pire de tout, c'est que ça se passe entièrement de son point de vue, ou peu s'en faut, ce n'est donc qu'un enchaînement d'auto-apitoiement... je ne trouve même pas de qualificatif assez fort pour exprimer ce que je ressens.

[Attention, léger spoil !]
Certes, l'adolescence de Fanny n'a pas été simple, puisque l'une de ses tantes a pris un malin plaisir à lui rappeler sans cesse le rang qui était le sien, mais si seulement Fanny n'était pas elle-même devenue comme ladite tante envers sa propre famille ! (oui oui, c'est vraiment ce que je ressens oui !) Bah j'aurais sans doute ressentie plus de compassion pour elle.
[Fin du spoil]

Quant à cet hypocrite d'Edmund, il peut aller se faire cuir un œuf.

Voilà. Je ne vois pas quoi ajouter de plus. J'étais persuadée, avant de lire ce livre, que toutes les œuvres de Jane Austen seraient dans ma bibliothèque.
Bah non.
Autant vous dire que, comme vous vous en doutez certainement, celui-là je m'en suis débarrassée illico presto !

Ou alors je suis carrément passée à côté.



Je n'ai même pas le courage de vous parler de l'adaptation faite par la BBC en 2007 que j'ai vu. C'était pire que le livre je crois. Et le fait que je ne puisse pas voir Billie Piper en peinture n'a effectivement pas aidé, je vous l'accorde.
Pas la foi de regarder les autres adaptations du coup.


N'a pas aimé

Tiens :
Sais-tu ce qu'est le Fanazo ?
Ma dernière lecture Austen était pourtant un coup de cœur ...

18/08/2017

Voilà, je suis encore en galère pour trouver un titre ...

Un moment j'ai pensé vous chanter "A la volette", mais je me suis dit qu'il risquait d'y avoir très peu de grand fan de Kaamelott ici, ou alors pas aussi grand que moi, alors je vais me contenter de vous rediriger ici.
Vous verrez, par contre elle est chiante cette chanson parce qu'elle reste. Mais elle est quand même jolie.

Et sinon : il y a 2 jours, j'ai déballé un cadeau trop chouette ! C'était Nouël en août bordel.



Editeur : Tibert éditions
Pages : 355
Parution : 29 août 2017



Donc oui, je l'ai reçu avant sa parution !! Ca me donne l'impression d'être une VIP c'est jouissif.
Inutile de vous faire un résumé ici, vous connaissez l'histoire (sinon, j'ai déjà chroniqué ce bouquin si tu veux, avec un avis qui va bien et tout), je ne vais pas me casser la hanche à vous en reparler ni vous en refaire un éloge, vous avez compris que ce livre était mon livre-doudou.


Alors forcément, quand j'ai su qu'une version illustrée par mon illustratrice française préférée (ex aequo avec Nathalie Jomard du Grumeauland, sache-le. Et même si tu veux pas savoir.) serait bientôt publiée, j'ai sauté dessus comme une tarée.
Je profite de cet article pour remercier Le Livrarium qui m'a refilé le tuyau ! J'ai donc pu précommander et recevoir ainsi, en même temps, un tas de goodies !




Superbe hein ? Je ne sais pas si je peux vous les montrer en vrai, alors dans le doute je décline toute responsabilité ! C'est mon chien qu'a pris la photo.

Vilain toutou.

Si je vous montre ça c'est pour vous expliquer le choix fait par rapport aux illustrations : c'est humoristique. Margaux Motin est surtout connue pour ses dessins plein d'humour et de fraîcheur (c'est quand même elle qui a travaillé à une version illustrée de "La femme parfaite est une connasse" et si j'ai purement détesté ce livre, les dessins sont absolument parfaits !), alors connaissant son style depuis des années, je n'avais absolument pas peur du résultat, mais ça peut peut-être surprendre ceux qui ne la connaissent pas et qui estiment que "classique" ne rime pas avec "humour d'aujourd'hui". Ce qui serait dommage, puisque je trouve que les deux se marient très bien, surtout pour les œuvres de Jane Austen, qui était tout de même connue pour son sarcasme et la façon pétillante qu'elle avait de critiquer avec style et élégance.

Oui, j'ai adoré. Le livre est superbe, reliure en toile, la mise en page est aérée et chouette, et les quelques petits dessins qui se glissent à l'intérieur m'ont tous fait rire ! Deux humours, Austen et Motin, qui se rencontrent à 200 ans d'intervalle et qui sont fait pour s'entendre !

Petit bémol, puisqu'il faut bien qu'il y en ait un : je trouve qu'il n'y a pas assez d'illustrations. C'est mon côté gourmande. Du coup j'en fais pas un coup de cœur. Ca c'est mon côté chiante.

Personnellement, je trouve que c'est une putain de bonne idée ! Parce qu'ainsi, ceux que les classiques effraient un petit peu, et j'en connais, se laisseront peut-être plus facilement tenter. C'est psychologique.


D'autres avis sur
http://www.livraddict.com/biblio/livre/orgueil-amp-prejuges-illustre-motin.html



Mais psychologique, c'est tout ce qui est à la campagne non ? Ok ... comprendra qui pourra.

Qui prit sa ! A la voletteuh, qui prit sa !! ... Merde, je l'ai dans la tête maintenant. Finalement, c'est moi que ça fait chier.

Sinon, y'a ça aussi :
Quand tu sais que t'as aimé un livre, mais que ce livre t'énerve quand même, c'est frustrant !
Paniiiiiiiiiiiiiiiiiiique !!!
On le connaît peu lui, c'est dommage.

13/08/2017

Un grelet, 2 bessons et une garce, ça donne un classique que t'adore mais qui t'énerve !

J'ai lu, sorti de mon bocal à anchois, "La mare au diable" de George Sand il y a 4-5 mois je crois. J'avais bien aimé l'écriture, mais l'histoire pleine de bons sentiments du XIXème siècle (c'est une femme donc, forcément, elle sait y faire avec les enfants, elle se tait et fait la vaisselle, wahou youpi tralala !) m'avait mis les nerfs en pelotes.

Et la semaine dernière, en parcourant mes livres numériques, j'ai vu que j'avais celui-là. J'avais complètement oublié qu'il était là ! Comme je m'attendais plus ou moins à ce qu'il ressemble à l'autre, ayant été écrit à peu près à la même période et faisant partie de ce que certains appellent "la série champêtre" de mamie Sand, je me suis dit que j'allais le lire vite-fait et ainsi passer à autre chose (parce que je déteste acheter un livre et ne pas lui donner sa chance).

Bah croyez-le ou non, mais ce satané bouquin est une putain de bonne surprise !


Editeur : France Loisir
Parution : 2016
Pages : 288

Résumé :
Dans le pays, on l'appelait la petite Fadette, car elle avait la taille d'un farfadet et les pouvoirs d'une fée.
Comme sa grand-mère, elle guérissait les hommes et les animaux. Landry, l'un des jumeaux de la ferme voisine, tombe amoureux d'elle. Mais l'amour d'une sorcière est mal vu dans cette famille, et il rend malade de jalousie Sylvinet, l'autre " besson ".





Je ne connais pas de résumé plus simpliste ! Ca dit presque tout ce qu'il se passe dans le livre, et c'est sans doute pour ça que j'en attendais pas beaucoup. De toute façon, dès que c'est une romance, j'y vais à reculons (oui, même si "Orgueil et Préjugés" est mon livre de chevet, oui, lâchez-moi la grappe !) Fort heureusement, ce que ces quelques lignes ne disent pas, ou peu, c'est que cette Fadette, qui s'appelle en vrai Fanchon Fadet et que tout le monde surnomme "le grelet" tant elle est vilaine, est crainte et méprisée par tout le village. Les enfants de son âge lui jette des cailloux, c'est dire ! Donc bon, on peut comprendre qu'elle soit mauvaise la miss, à force de recevoir des pierres sur la tronche. Pour ne rien arranger, sa grand-mère, qui l'a recueilli ainsi que son petit frère surnommé "le sauteriot" parce qu'il est aussi vilain que sa sœur et boiteux par-dessus le marché, est décrite comme méchante, connue comme étant une sorcière et une femme violente. Et puis, parce qu'il n'y a jamais assez de malheur, le grelet et le sauteriot ont été abandonné par leur mère qui a décidé de suivre les soldats (nous sommes en plein dans l'époque des guerres Napoléonienne) et donc considérée comme une femme de petite vertue, sans honneur ... une pute quoi, pour faire plus simple.

Voilà, je vous ai brossé le tableau. Et maintenant vous vous demandez sans doute pourquoi j'ai aimé ? Je me le demandais aussi au fil de ma lecture, rassurez-vous.

Bah parce que tout ça n'est pas du point de vue de la petite Fadette, ni même de son frère ou de sa grand-mère, mais de celui de Landry et de son jumeaux Sylvain, surnommé "les bessons" (sans doute le mot de l'époque pour parler de gémellité), qui, eux, naissent et grandissent dans une famille aimante avec des parents doux, compréhensifs et à l'écoute. Il n'y a donc strictement rien de mélancolique, rien de sombre dans ce roman malgré les moments où nous découvrons, à travers les yeux de Landry, la vie de la petite Fadette. Tout est lumineux et tendre.

Le début pourrait paraître un peu long, mais j'ai aimé découvrir la vie à la campagne, dépeinte par l'auteure avec tellement de charmes que je me sentais comme chez moi (je suis une grosse paysanne hein, je déteste la ville et ne me sens bien que quand je suis entourée de champs qui sentent la bouse de vache). Les bessons grandissent l'un avec l'autre, ils sont très très proches, autant que des jumeaux peuvent l'être, et puis un jour leur père, suite à une mauvaise année de récolte, en envoie un chez un autre fermier afin d'y travailler. Les deux garçons sont donc séparés, et c'est là que commencent les problèmes car si l'un, Landry, supporte plutôt bien cette séparation car il est volontaire de caractère, fort et sain de corps et d'esprit (un peu trop parfait le Landry d'ailleurs j'ai trouvé ... premier point négatif) ben Sylvain, lui, plus fragile, le vit très mal.

Ils atteignent l'adolescence et les filles commencent à les intéresser. Enfin, surtout Landry, qui se met à flirter avec la plus belle jeunette du village : Madelon. C'est là que la Petite Fadette entre en scène et vient bouleverser les certitudes du beau Landry. Oui parce qu'en plus, plus il grandit plus il est bel homme.

C'est une très belle et très mignonne histoire d'amour, car malgré les racontars et l'apparence un peu repoussante de la Fadette, qui est une jeune fille très sauvage et passe son temps dans les bois à cueillir des herbes en étant pieds nus, Landry ne va pas manquer de lui trouver des qualités. Ah oui d'ailleurs, c'est pour ça que tous la traitent de sorcière : elle connaît les vertus des plantes et sait soigner diverses maladie, autant chez l'homme que chez l'animal. Aujourd'hui on la traiterait plutôt de vegan ou de phytothérapeute. Mais bon, il y a deux siècles, les hommes commençaient à peine à émerger de quatre ou cinq siècles d'obscurantisme religieux donc faut se mettre dans le contexte aussi ... n'empêche que ça me gave toujours ça, j'y peux rien.

Quand j'ai commencé à découvrir le personnage de Fadette, j'étais agréablement surprise et l'aimais beaucoup. Vu le siècle auquel ce livre a été écrit je sentais comme un brin de révolte de la part de l'auteure, et j'appréciais qu'elle dépeigne un personnage féminin aussi peu commun à la littérature de l'époque. J'ai fait quelques recherches biographiques sur George Sand, parce que je suis une indécrottable curieuse, et découvert qu'elle était très volontaire, un peu rentre-dedans, et du genre à s'habiller d'un pantalon (une hérésie à ce moment-là !) sans oublier de choquer au passage à cause de ses histoires de cul un peu holé-holé. Et puis, apparemment, elle a été l'une des premières à signer ses romans d'un prénom masculin, et aurait lancé la mode. Merci mamie ! Bref, elle a fait beaucoup pour les femmes, elle prônait la passion, décrédibilisait le mariage et n'hésitait pas à dénoncer les mœurs vieillottes de cette société encore très conservatrice. Mais ...

Bah je ne l'ai pas trop vu dans le roman ! [Attention, léger spoil ici, 'scusez mais j'suis énervée je ne peux pas faire autrement !] Au début oui, effectivement, car la Petite Fadette n'hésite pas à dire les choses et faire face aux méchancetés sans courber la tête, indépendante et débrouillarde malgré son sexe et son âge et puis, parce que le beau Landry le lui fait remarquer sous forme de conseils bien masculins et bien conservateurs (nous y voilà !), elle décide de changer pour (lui) plaire, devient douce et sage, pieuse et timide. [Fin du spoil]

Merde quoi !

Ca reste une très belle histoire d'amour. Mais à cause de tous ces préjugés sur les femmes et leur façon d'être, de se tenir et de se taire, je ne peux pas m'empêcher d'être énervée. A la limite, j'aurais presque préféré que Fadette ne change pas, quitte à ce que Landry se barre. Pour ça que je ne peux pas en faire un coup de cœur, je suis déçue par ce choix. L'auteure était pourtant, apparemment, une femme émancipée d'après ce que j'ai compris, et baronne en plus donc elle pouvait quand même faire entendre sa voix (en tout cas plus que les femmes du commun) alors pourquoi choisir un tel chemin pour la Fadette ? Pourquoi faire d'elle une bobonne ?! Par peur de choquer la populace et Napoléon ? Allons, Mamie !

Pourquoi j'ai adoré ce livre alors ? L'écriture. Ben ouais, j'en n'ai pas encore parlé de celle-là. C'est magnifique. Bourré de mots oubliés aujourd'hui et pourtant tout est fluide et délicat. Et puis bon, les personnages, malgré qu'ils n'aient pas grand-chose d'original à la fin, je dois bien reconnaître qu'ils m'ont plu.

Et ouais, je ne vais pas être hypocrite non plus, une jolie petite histoire qui fini aussi bien, avec un si bel amour et tant de bonnes choses à la fin, ça fait quand même du bien de temps en temps.

C'est contradictoire, effectivement. En même temps, j'ai ressenti tellement de choses avec ce livre, autant négatives que positives, et je viens à peine de le refermer, que je ne suis pas encore vraiment remise de mes émotions. Flûte, voilà.


D'autres avis sur
http://www.livraddict.com/biblio/livre/la-petite-fadette.html



Je pense à une nouvelle rubrique pour le blog, histoire de parler un peu plus de moi, mais c'est pas sûr. Genre : mes passions en dehors de la lecture. L'ennui c'est qu'à part Pokémon, m'intéresse pas à grand-chose d'autre ...

Après un an, il est peut-être temps de faire des choses un peu nouvelles. Faut voir. D'autant que la rubrique Ecriture bouge pas des masses. Arff, bordel !

Allez, je retourne y réfléchir, vous, allez donc faire un tour ici :
TAG demi-bilan !
Un livre avec plein de chinois qui s'entretuent.
Croyez-moi pas si vous voulez, mais j'ai aimé un livre avec des vampires ...

16/07/2017

Sortez les trompettes et faites parler les tambours bande de feinéants ! Ce jour est à marquer d'une pierre blanche.

Bordel, j'sais pas comment vous le commencer cet article. Je m'y suis reprise à trois fois déjà.
Comment vous dire ça ?
Je vais bientôt avoir un pied dans le monde de l'édition en tant qu'auteure avec un livre d'un genre communément appelé : M/M. Comprenez par là : mâle/mâle. Donc oui, une histoire avec deux gars qui se roulent dessus, oui.
Pourtant, je lis peu de ce genre-là. Pour ça que je n'ai encore fait aucune chronique de livre M/M, à part deux mangas yaoi : celui-là et celui-là.
Voilà, c'est dit. Je vous ai avoué mon secret.
Pourquoi ? J'en sais rien. Inconsciemment, je sais que je vais tomber sur des textes mieux écrits que les miens, et donc j'aurais envie de détruire mon travail au napalm sans doute.

Mais vous connaissez cette connerie, que je vous ai sans doute déjà sortie : il y a toujours une exception qui confirme la règle, et je ne pouvais pas ne pas vous parler de ce livre-là.


Editeur : Mixed
Parution : 2016
Pages : 352

Résumé :
Jusqu'où iriez-vous pour vous venger ? Cyril est un homme brisé. Vide. Vide de toute raison, de toute espérance. Tout ce qui lui reste, c'est le but qu'il s'est fixé. Sa rage et sa haine sont les seules flammes qui brûlent encore en lui. Pour assouvir sa vengeance, il acceptera de plonger en enfer. Son enfer mais aussi celui des autres. Un jeu d'illusions et de miroirs qui le mènera aux frontières de la moralité, le contraindra à les repousser. Mais parfois, la rédemption se trouve au plus profond de la damnation.




Autant vous le dire tout de suite, et je pense que, de toute façon, vous l'aurez compris vous-même (ou alors vous êtes vraiment débile !), c'est pas joyeux-joyeux.

Moi-même je n'écris pas de guimauve, ça me gonfle. Mes personnages en voient des vertes et des pas mûres, et généralement je suis même plutôt contente de leur en faire subir de toutes les couleurs (ouais, j'suis méchante, et après ?). Mais là ... je crois que même moi, j'aurais jamais osé faire ça.

Je ne dis pas que l'auteure est sadique. Non. Ce que Cyril et son entourage subissent n'a rien d'injustifié - pas de banalisation du viol comme on en voit beaucoup dans les "romances" d'aujourd'hui, autant M/M que M/F d'ailleurs, pas de violence gratuite ou peu importe comment vous l'appelez - ce qu'il se passe entre totalement dans le cadre de l'histoire, dans l'atmosphère et l'intrigue. Ce que j'essaye de dire, c'est que l'auteure ne s'est pas "amusée" à décrire des horreurs simplement parce que c'est 'vendeur', mais uniquement parce que c'est le fond du roman : on plonge dans les bas-fonds et dans tout ce que l'homme peut commettre d'horrible.

Pour se venger, Cyril va devoir approcher un groupe de néo-nazi bien tordu, et au fur et à mesure de l'histoire il va s'anesthésier lui-même l'esprit et le cœur jusqu'à ne plus rien ressentir, jusqu'à se poser des questions sur le bien-fondé de ses décisions. Pour faire justice, il va devenir aussi cruel et insensible que ceux qui furent un jour ses bourreaux.

Suivre ses pensées étaient très intéressant. Tout se passe dans sa tête - c'est d'ailleurs écrit à la première personne du singulier - et j'avais l'impression, au bout d'un moment, que Cyril voulait que je me torture l'esprit autant que lui. Ce que l'homme est capable de faire et subir par conviction et/ou par nécessité est proprement terrifiant, et ce livre nous le fait parfaitement comprendre.

Mais (car oui, il y a un mais, vous me connaissez faut toujours que je râle) au bout d'un moment, Cyril commence à un peu trop s'apitoyer sur lui-même, à douter de lui et de sa quête vengeresse. Ce qui est normal, me direz-vous, mais il le fait sur un bon nombre de pages et je dois vous avouer que ça m'a un peu ennuyé. Ca ne dure pas longtemps mais suffisamment pour que j'en prenne note.

Fort heureusement, l'intrigue repart à fond de train à l'arrivée d'un nouveau personnage qui m'a bien surprise nommé Léo. D'abord totalement effacé, très secondaire, il m'a donné l'impression, au début, de n'être là que pour "justifier" que Cyril s'accroche à son humanité, et puis finalement il se révèle et je l'ai beaucoup aimé ! Un très bon revirement de situation maitrisé par l'auteure, qui m'a franchement déstabilisée, même si je lui reproche de n'être pas forcément crédible (toujours ce foutu 'mais', je ne peux pas m'en empêcher c'est terrible !)

Je suis obligée de mentionner l'écriture de l'auteure. C'est proprement parfait. Quand je lisais, j'avais tout bonnement l'impression que chaque mot était à sa place, que c'était ainsi que ça devait être. Il y a une harmonie et une beauté incroyable dans tout le récit qui rendent la lecture fluide. Ca m'a même permis de me rendre compte que j'avais encore beaucoup de progrès à faire !!

Parlons de la fin maintenant.
Ah bah oui, la fin ! Ca fait tout le poids d'un bon livre finalement. L'histoire peut être géniale et prenante, mais si la fin est ratée, tout le livre le sera pour nous. Ce qui est complètement con, faut l'admettre.

La fin de "Œil pour œil" n'est pas ratée. Je dirais même que c'est une vachement bonne décision de terminer un livre aussi sombre de cette façon. Mais (putain de chiasse, je vais arrêter avec ça ?!!!) je n'ai pas pu m'empêcher d'être un brin déçue. Parce que je voulais que ça finisse autrement, plus ... violemment. Je ne dis pas que c'est gentillet, je dis simplement que j'attendais quelque chose d'encore plus méchant, plus terrible que ça. Peut-être imaginais-je une fin à la Karine Giebel ? (ceux qui connaissent l'auteure comprendront de quoi je parle ...)

Ces quelques petits points m'empêchent de faire de ce livre un coup de cœur, et pourtant il y est presque. J'hésite encore d'ailleurs ... peut-être changerais-je d'avis d'ici quelques jours, avec le recul, mais pas pour le moment. Je l'ai terminé hier, et la fin est encore trop fraiche dans ma tête, je n'arrive pas à me défaire de cette petite note de déception.

Je terminerai simplement en vous disant : même si vous ne lisez pas de M/M, même si c'est un genre qui ne vous attire pas, il ne faut pas vous arrêter à ça. L'amour homosexuelle n'est pas le sujet principal de ce livre (c'est un thème important, certes, mais ce n'est pas le fil conducteur) ; il s'adresse à tous ceux qui n'ont pas peur de découvrir ce que l'homme, par vengeance égoïste, est capable de faire.

D'autres avis sur
http://www.livraddict.com/biblio/livre/oeil-pour-oeil-3.html


Un nouveau Week-end à 1000 s'annonce : du vendredi 21 juillet 19h au dimanche 23 juillet 00h (le w-e prochain quoi !) et j'ai déjà construit ma PAL : pas moins de 7 livres ... et ne pense pas la modifier d'ici là.
Je ferais certainement un article pour vous la présenter, comme j'avais fait au mois d'avril pour ma première participation (ici)

Ah oui, petite précision : si tu veux faire connaissance avec l'auteure Cha Raev, qui est vraiment très gentille, de son écriture stupéfiante et de ses autres livres, c'est par ici :

L'un des sites pros les plus beaux que j'ai jamais vu !

T'inquiète pas, elle mord pas.

Ou alors, tu peux aussi te balader là (par contre fais gaffe, moi j'ai tendance à sortir les crocs) :
Il s'est passé quoi entre le tome 2 et le tome 3 bordel ?!
Lecture très très dur (et ça rime putain !)
Dernier coup de gueule.