26/05/2020
Vous saviez que l'allergie aux feuilles de fraises ça existait vous ?
22/03/2020
The magic begins again !
Pour la simple et bonne raison que j’ai décidé de faire un challenge personnel : relire Harry Potter !
J’en avais vraiment très envie, en tout cas ça me trotte dans la tête depuis au moins l’année dernière, et en plus de ça j'ai un anniversaire à fêter ! Cela fait exactement 20 ans que j’ai lu le premier tome, que quelqu’un m’a offert pour mes 12 ans en 2000. Alors ça, si c’est pas une bonne raison, je ne sais pas ce qu’il vous faut.
Parce que je suis absolument fan des films, que je regarde très souvent (d’ailleurs le DVD du premier vient de me lâcher, je suis super vénère vous imaginez même pas comment !), je n’ai strictement rien oublié de la trame principale de l’histoire ni des événements les plus importants, mais c’est bien la première fois depuis ma première lecture que je relis les livres. Du coup, je suis toute excitée, parce que je suis certaine qu’il y a beaucoup de petites choses dont je ne me souviens absolument pas et les redécouvrir me fait grave plaisir. Les films ont beau être aussi fidèles que possible (en tout cas, ils le sont d’après mes souvenirs) c’est délicat pour un scénario de tenir à 100% des livres.
Si j’ai peur ?
Un peu. Toutes les relectures que j’ai faite depuis l’ouverture de ce blog ont viré au drame (cf : Eragon et Le Clan des Otori) mais j’ai bien plus confiance en J.K Rowling qu’en toute autre personne sur cette Terre !
Et ma relecture du premier tome me confirme que j’ai eu raison de ne rien craindre !
Relu en janvier 2020, j’ai absolument adoré ! Alors oui je l’ai trouvé enfantin, c’est écrit, certes très bien, mais également très simplement, et je pense que c’est pour ça que j’ai particulièrement aimé. Effectivement l’auteure va à l’essentiel, elle ne se perd pas en descriptions trop longues ni n’en rajoute des caisses sur les monologues des personnages et ça confère à ce texte un dynamisme génial qui nous plonge directement dans l’action et les événements. Limite si j’avais pas parfois l’impression de me trouver juste à côté de Harry, Ron et Hermione dans la salle commune des Gryffondor ou en salle de classe pendant qu’ils parlaient !
Elle présente son univers par petites touches pour le rendre compréhensible même aux plus jeunes et on en découvre tout au long de l’histoire, ce qui fait qu’on ne cesse jamais de s’émerveiller…
… ni même de rire ! L’humour est pratiquement omniprésent, surtout grâce au personnage de Malefoy qui est ici absolument méchamment délicieux, j’avais oublié à quel point j’aimais ce garçon imbu et détestable (faut dire aussi que je l’apprécie pas des masses dans les films, je trouve qu’il a une tête à claque, surtout dans les premiers), sans oublier la simplicité bourru de Hagrid et les bizarreries facétieuses de Dumbledore.
Et que dire de Poudlard ? Ce château représente à lui seul un personnage, c’est un être vivant et capricieux qui possède ses secrets, son histoire et sa personnalité. Il y a qu’à voir comment il s’amuse à promener notre trio de héros d’un étage à l’autre parce que « les escaliers n’en font qu’à leur tête » !
J’ai lu le tome 2 en février-mars 2020 et… l’émerveillement est toujours au rendez-vous !
Fort heureusement, ce tome-là est un peu moins enfantin que le premier mais écrit avec toujours cette même plume dynamique qui nous conduit exactement là où elle le souhaite sans qu’on devine pour autant la destination. Ce qui m’a particulièrement stupéfixée dans ce texte c’est que, déjà, l’auteure commençait à distiller des indices subtils sur l’avenir de l’histoire, des choses à première vue insignifiantes mais qui m’ont fait comprendre que cette dame a, d’un bout à l’autre, depuis le début et ce jusqu’au dernier point final ultime, maîtrisé son récit. La véritable sorcière, en fait, c’est elle les gars !
L’humour est toujours là, toujours grâce à Malefoy qui est vraiment absolument génial, mais aussi Ron qui devient plus attachant et Hermione moins agaçante (par contre j’ai toujours autant de mal avec Harry, même si je l’aime bien…) De facétieux Dumbledore devient mystérieux, Hagrid se dévoile et Poudlard… ma foi, le château reste fidèle à lui-même et livre, lui aussi, une part de son passé par le biais de la Chambre des Secrets. Un passé sombre, tragique, grâce auquel tout le texte en lui-même gagne en maturité. Mais pas trop, quand même, c’est toujours à destination des 11-12 ans, allons !
Ici, J.K Rowling nous prouve également que son univers n’est pas fait que de sorciers et sorcières légendaires, de baguettes magiques, de sorts et de sortilèges, mais également d’animaux, de créatures magiques qui peuvent être soient merveilleuses, soient terribles. Ici, elle nous présente Fumseck le Phoenix et le Basilic, et tous les deux, bien que totalement différents, sont absolument extraordinaires (au point que je suis incapable de dire vers lequel va ma préférence…). J’adorerais avoir une imagination comme celle-là !
Je vais continuer sur ma lancée en avril 2020 avec le tome 3. Attention, là mes attentes sont plus grandes car le film de ce tome est mon préféré, et j’ai hâte de commencer cette relecture !
Avril 2020... J’ai enfin lu le tome 3 (en vrai je l’ai terminé le mois dernier) et on est en mai. Bordel, je suis déjà en retard !
Les personnages n’en sont pas moins géniaux, surtout Malefoy et son humour, Harry et son caractère, sans oublier les disputes entre Ron et Hermione. Ce qui fait la force de ces récits, c’est chaque fois le monde qu’elle développe, tout l’univers de la magie qu’elle nous fait découvrir à chaque fois, encore et encore, tant par les sortilèges appris que par les créatures qu’on découvre. Sans oublier Poudlard, évidemment.
J’ai l’impression de me répéter chaque fois que je parle d’un livre sur cette chronique, et pourtant. Je suis chaque fois fascinée par tout ce qu’elle invente et décrit si bien.
La fin est vraiment géniale par toute la tension qu’elle laisse exploser. On plonge à pieds joins dans quelque chose de beaucoup plus sombre et cette fois l’auteure semble abandonner ses réticences et fait enfin le choix de basculer dans la dureté et la gravité. Et elle le fait très bien !
Ce que j’ai particulièrement apprécié dans le développement de l’univers, c’est qu’elle nous présente les écoles d’autres pays ! C’est peut-être idiot, mais je me souviens qu’à ma première lecture il y a vingt ans j’avais été très surprise car pas un seul instant je n’avais imaginé qu’il puisse y avoir d’autres écoles de magie hormis Poudlard. C’est pourtant logique, l’histoire se passant en Angleterre, il faut bien que d’autres pays aient aussi leurs écoles ! Avec ce qu’elle amène, elle nous prouve que son monde est encore bien plus vaste que ce qu’on s’imaginait tous. Mais aussi plus dangereux !
J'ai déjà commencé à lire le tome 5, alors à tout bientôt pour un update !
11/09/2019
Moi je dis une hache c'est un bon compromis entre le marteau et l'épée ! ... Putain, fallait vraiment y penser à celle-la.
De quoi ça parle ? D'un guerrier bourru, d'une hache, d'une guerre. Et c'est signé Gemmell.
Éditeur : MiladyParution : 2010
Pages : 512
Résumé :
04/08/2019
En direct des vacances, Syl s'agace !
25/05/2019
10 ans plus tard.
Je suis sûre que vous voyez de quoi je parle !
Editeur : FolioParution : 2008
Pages : 748
Résumé :
Seize ans ont passé… Takeo et Kaede font régner sur les Trois Pays la paix et la prospérité. Leur fille aîné, la belle Shigeko, promet d’être une héritière digne d’eux. Mais cette harmonie est en danger. Certains membres de la Tribu n’ont pas renoncé à leur vengeance, des guerriers forts de l’appui de l’empereur convoitent le pouvoir, les étrangers arrivent avec leur religion et leurs armes à feu et le fils caché de Takeo, que la prophétie désigne comme artisan de sa mort, a grandi. Les ressorts de la tragédie sont en place…
Ce genre de déception est bien plus difficile à digérer que quand vous êtes simplement déçue par un livre que vous découvrez. Relire quelque chose que vous avez aimez et ne pas/plus comprendre pourquoi vous l'avez tant aimé, c'est déroutant et énervant. Là, je ne sais pas contre qui je dois m'énerver. Moi, ou l'auteure ? Qu'est-ce qui a bien pu m'arriver dans ma vie pour que je déteste à ce point "Le clan des Otori" ?
C'est vrai qu'en 10 ans j'en ai vécu des situations difficiles, mais il suffit de peu de choses pour vous transformer. Oui parce que relire des livres, ça a une signification hautement plus importante que simplement le "pour se faire plaisir". C'est aussi une façon de découvrir votre propre évolution psychologique et vous amener à vous interroger sur vous-même. Pendant ma lecture, je n'arrêtais pas de repasser dans ma tête ces quelques années qui se sont écoulées depuis ma découverte de cette série. Je suis revenue sur pas mal de choses et j'ai réalisé que oui, effectivement, j'avais énormément changé, et que parfois (presque toujours, d'ailleurs) vos goûts et vos préférences ne suivent pas ce changement. Fort heureusement, d'autres les remplacent, et les passions les plus fortes vous suivent plus longtemps. Je suis persuadée, tout au fond de mon petit cœur noir tout sec, que certaines m'accompagneront toute ma vie.
Mais pas "Le clan des Otori". Tout comme "Eragon" a fini par me quitter, lui aussi.
Attention, je vais parler de ce livre avec beaucoup d'acidité. L'histoire traîne en longueur, il ne se passe rien d'autre que des introspections ennuyeuses qui n'aboutissent à rien, même pas à une fin digne de ce nom. Un peu d'action aurait pu sauver tout ça, mais l'auteure n'a pas su doser et le peu de choses susceptibles de réveiller un tant soit peu mon intérêt ne durait que le temps d'un pet. Nan mais sans déconner, préparer une bataille importante pendant 10 plombes et la boucler en deux paragraphes, c'est pas du foutage de gueule ça ? Tout comme la trilogie de base, la fin est très, très mauvaise ! Je ne parle pas de l'événement ou de la situation, car j'ai aimé ce qu'il se passe, ce qui m'a énervée au-delà du possible, c'est la façon dont ça se passe. Autrement dit : l'auteure ne sait absolument pas raconter les choses. Comme historienne, je suis sûre qu'elle doit être très bonne, mais comme conteuse d'histoire, c'est autre chose.
Les personnages de Kaede et Takeo étaient là aussi ultra agaçant. Kaede plus que jamais. Au début, je trouvais que leurs enfants relevaient un peu le niveau, notamment les jumelles qui ont des personnalités très intéressantes, mais soit leur évolution ne m'a absolument pas plu, soit elles n'évoluent carrément pas. Et les autres personnages qui gravitent autour de cette famille ne sont tellement pas mis en avant que j'ai oublié à la fois leur nom et leur utilité dans l'histoire.
Je ne dis pas que tout est bon à jeter dans ce livre. Pour ceux qui le découvrent, c'est de la bonne aventure saupoudrée d'historique et de fantastique. Mais pour moi, qui redécouvre un quasi coup de cœur d'adolescente ? Bah c'est de la merde.
Et vous savez quoi ? Le pire c'est que le relis quand même le tome 5. Je suis dingue ou quoi ?
02/05/2019
8 ans que ça dure.
| Je vous prie de croire que descendre tous ces bouquins de ma bibliothèque jusque dans les escaliers, c’était bien casse-couilles ! |
23/07/2018
Le Hobbit, ou : comment chier des briques.
Mais bon. Depuis j'ai lu le livre, et je me pose une question : pourquoi ?!!!!

Éditeur : Hachette
Collection : Aventure
Parution : novembre 2013
Pages : 503
Résumé :
Bilbo, comme tous les hobbits, est un petit être paisible qui n'aime pas être dérangé quand il est à table. Mais un jour, sa tranquillité est troublée par la venue d'un magicien nommé Gandalf, et de treize nains barbus qui n'ont qu'une idée en tête : récupérer le trésor de leurs ancêtres, volé par Smaug le dragon sur la Montagne Solitaire. Suite à un malentendu, Bilbo se retrouve malgré lui entraîné dans cette périlleuse expédition.
En vrai c'est pas cette version que j'ai lu, moi c'était le Livre de Poche tout ce qu'il y a de plus bateau, mais je trouve la couv' de celle-là trop, trop classe !!
Bref. Le début est purement génial, c'est douillet et drôle, et Bilbo ne m'a jamais paru aussi sympathique qu'en cet instant, ce qui m'a convaincue que, comme je le pense depuis des années, le premier film : Un voyage inattendu, est mon préféré. C'est là que j'ai compris, en quelques pages seulement, que Tolkien avait réussi à me faire aimer ce chouette Hobbit alors que Jackson, non. Pas du tout, même.
Là où j'ai trouvé le personnage distant à l'écran (il m'ennuyait, clairement) celui du bouquin m'a touchée. Ce petit être qui rêve malgré lui de découvrir autre chose que sa vie calme de Hobbit, c'était comme un message, un appel à la découverte. La preuve, s'il en est besoin, que Tolkien s'adressait effectivement à des enfants quand il a commencé à écrire cette histoire (à la base c'était un conte pour ses gosses je crois) Sans compter qu'il semble beaucoup plus jeune que ce que j'ai cru dans les films… franchement, même si l'acteur était très bon, il avait l'air d'avoir déjà pas mal roulé sa bosse. Du coup, je me suis sentie plus proche de lui, il m'a rappelé Frodon, et ça m'a fait du bien de rencontrer un autre Hobbit courageux. Et le plus du plus avec Bilbo, c'est qu'il est bien dans ses baskets !
C'est un autre point marqué par Tolkien, et l'un des plus importants. Certes, le personnage change, il s'affirme et devient plus téméraire au fil des aventures, mais en fait on comprend dès le départ que c'est quelqu'un de solide sur qui les nains vont pouvoir compter même si, comme tout Hobbit, il rêve parfois d'un bon feu de cheminée devant lequel étendre ses pieds poilus en fumant la pipe. Du côté du film, encore une fois pour moi il semble que ce soit l'acteur qui ait posé problème. Sa façon d'interpréter le personnage, notamment par certaines de ses mimiques toujours hésitantes, m'a très vite agacée, alors qu'à l'origine, tel qu'inventé par l'auteur, il est plutôt sûr de lui comme gars.
Et les nains alors ? Sur l'écran, je les ai adoré ! Ils sont drôles, chiants, têtus, chacun différents, et ont tous quelque chose d'unique qui permet de les reconnaître (et c'est pas une mince affaire, ils sont quand même 13 !) Mais dans le livre, ils ne sont que des faire-valoir, des présences nécessaires au récit qui servent simplement à justifier certains événements. Ou pas. Je me demande pourquoi Tolkien a voulu qu'ils soient si nombreux, car il ne nous aide pas à les différencier, ne nous aide pas non plus à nous attacher à eux. Ils me sont rester flous, plus ou moins tous sortis du même moule… si c'était pour ça, pourquoi ne pas en mettre seulement 3 ou 4 et faire en sorte que leur présence soit plus marquante ?
D'accord, le livre s'appelle "Bilbo le Hobbit", pas "Les 13 nains en maraudes", mais bon. Crotte. Du coup là, je sais pas trop. Un point pour Jackson, je pense. Parce que vraiment, ces nains étaient géniaux !
Quant à l'histoire, clairement, Tolkien remporte direct le duel. Son livre est court, c'est un concentré d'aventures, de rebondissements, de situations burlesques ; c'est un voyage initiatique qui représente assurément le passage de l'enfance à l'âge adulte (enfin, c'est comme ça que moi je le vois hein) avec non pas un mais plusieurs messages, qui ne se veulent absolument pas moralisateurs. C'est comme s'il avait voulu faire comprendre à tous ceux qui le liraient que peu importe les embûches, les problèmes sur le chemin, il y a toujours une solution, il suffit pour ça de s'armer de courage (et d'un anneau magique aussi, mais bonne chance, ça se trouve pas dans n'importe quelle grotte)
Oui je sais, d'autres très bons livres jeunesse (et adultes, aussi) ont fait comme lui, et peut-être mieux d'ailleurs, mais ce que j'ai grandement apprécié c'est qu'il n'y va pas par 4 chemins. Les actions sont brèves, mais incisives. Il en a pas fait des caisses. Alors que Jackson, bah il s'est fait plaisir !
La seule raison pour laquelle j'ai aimé le deuxième film : La désolation de Smaug, c'est… pour Smaug. Ce dragon a une classe intersidérale, et vu au ciné ça claque sévère ! Merci, merci beaucoup à tout le travail qu'ils ont dû faire pour que ça rende aussi bien. Dans le livre par contre, visuellement c'est difficile d'en avoir une image, Tolkien ne le décrit pas (il ne décrit pas les nains non plus, mis à part au début où il parle de leurs vêtements), mais à tout de même réussi à le rendre vachement charismatique. Pour ce qui est du troisième film, je me suis affreusement ennuyée, c'était horrible. J'ai fait l'effort de le revoir plusieurs fois, hein, j'suis pas vache, pour chaque fois en retirer la même conclusion : putain que c'est long. Ce que Tolkien avait réussi de mieux, à savoir entretenir toute la tension sans faire traîner les choses en longueur, et aller à l'essentiel tout en permettant aux lecteurs de vivre à fond les événements, Jackson l'a détruit !
Pourquoi ? Bah pour chier des briques. Hey, fallait bien les justifier les millions que tout ça a dû coûter ! Alors pour ça, on fait un troisième film tout caca et les gens vont payer une place à 20 boules cinquante pour le voir.
Ouais, j'exagère un peu. Mais je suis pas hyper loin de la vérité que ça m'étonnerait pas. Dans le film, des choses qui ne servent strictement à rien ont été développées et étirées jusqu'à la rupture ! C'est affreux de faire ça ! Et d'accord, les clins d'œil au Seigneur des Anneaux sur le moment quand on les voit c'est sympa, mais maintenant que j'ai lu le bouquin je suis catégorique : putain, Jacky, tu t'es planté !
Ce livre, il est universel. Il s'adresse à tout le monde, il n'a de fantasy que les paysages, les nains, les elfes, les créatures. Pour le reste, c'est un conte transgénérationnel, une histoire de courage, de témérité et d'amitié, qui continue de parler aux gens 80 ans après sa sortie ! On ne le lit pas simplement pour l'univers, on le lit pour nous, parce qu'il donne des forces, il nous dit de rester nous-mêmes, humbles, mais fiers et forts dans la bataille !
Alors qu'est-ce que vous attendez putain, sortez les arcs, les épées, les lances, les haches et les potions magiques, qu'on s'en aille trucider du Gobelin dare-dare !!
Vous savez quoi ? À la base, j'avais pas l'intention de parler des films. Je me disais que non, il fallait vraiment que je parle du livre, uniquement du livre, parce qu'il le mérite à fond bordel.
Pis c'est parti en couilles. Encore.
Cadeau :
Un joyeux Anniblog, et des livres à gagner !
Un TAG des séries télés
Sans déconner, t'es toujours là, toi ?
11/05/2018
Il était une fois une Syl qui se prend une grosse baffe !
Mais j'y arrive pas toujours. L'an dernier j'en ai relu aucun, alors que l'année d'avant je m'étais rebouffé la série de "L'Héritage" de Paolini et, en gros, j'avais nettement moins aimé qu'à ma première lecture qui datait de 10 bonnes années.
Bah là, viens de m'arriver la même chose, et non seulement c'est con, mais en plus ça me gave un brin.
Éditeur : GallimardCollection : Folio
Parution : 2003
Pages : 370
Résumé :
Dans sa forteresse d’Inuyama, l’impitoyable seigneur Iida Sadamu, du clan des Tohan, assure sa protection grâce au “parquet du rossignol” qui conduit à sa chambre. Construit avec un art consommé, ce parquet chante au moindre effleurement d’un pied humain. Aucun assassin ne peut le franchir sans qu’Iida l’entende…
Au XVIème siècle, dans un Japon médiéval mythique, le jeune Takeo grandit dans un village tranquille, au sein d’une communauté qui condamne la violence. Mais cette communauté est victime de persécutions, et les habitants du village de Takeo sont massacrés par les hommes d’Iida. Sauvé et adopté par sire Shigeru, chef du Clan des Otori, le jeune garçon se trouve plongé dans un univers d’intrigues et de luttes violentes entre les clans de ce Japon féodal.
Animé par son désir de vengeance et son devoir de loyauté, transporté par l’intensité de son amour pour la belle Kaede, Takeo devra trouver sa propre voie.
Sa quête le conduira derrière les murailles d’Inuyama, où il devra franchir le parquet du rossignol… cette nuit-là le rossignol se taira-t-il ?
Tout s'est plutôt bien passé durant, disons, le premier tiers du livre. Ensuite, ça a été la chute.
Genre une terrible chute libre jusqu'au crash le plus douloureux qui soit.
Je remets dans son contexte : l'univers est celui d'un Japon féodal mâtiné de fantasy, avec de l'aventure, des mystères, une vengeance, un peu de magie, des personnages qui apparaissent charismatiques quand on les rencontre et puis la construction en elle-même a déjà fait ses preuves. Mais si, vous voyez ce que je veux dire ! Celle d'un jeune garçon qui perd tout avant d'être pris en main par un mentor qui va lui redonner l'espoir, lui offrir un but, une quête initiatique, toussa. Genre c'est comme ça qu'est construit Star Wars par exemple, ou Harry Potter ou encore, histoire de pas perdre le fil de ma démo : "Eragon".
Donc bon, le début ça marchait bien pour moi ! D'autant que je gardais un très bon souvenir de ma première lecture, faite 9 ans plus tôt. J'ai ressorti le bouquin de ma bibliothèque, qu'il n'avait jamais quitté, c'est dire ! (Ceux qui me connaissent bien savent que je garde rarement les livres, sauf si je les ai vachement adorés) J'étais contente que mon ressenti soit globalement le même. Takeo me plaisait beaucoup, Shigeru m'a tout de suite séduite comme la première fois, et Kaede me laissait vaguement indifférente, comme la première fois aussi (moi et les personnages féminins, hein, c'est compliqué)
Pourquoi ça a cassé alors, et à quel moment ?
C'est trop lisse. En fait, j'ai fini par me rendre compte que ce livre ne se démarquait en rien d'autres qui étaient bien meilleurs. Je ne dis pas qu'il est nul. Il est bourré de qualités, très bien écrit (et traduit aussi, ça joue faut pas l'oublier) et distrait efficacement.
Oui mais voilà, pour moi ça ne suffit pas. Les gentils sont trop gentils, sans beaucoup de défauts (mis à part un léger entêtement de la part de Shigeru qu'il semble transmettre à Takeo) et les méchants très méchants, sans grisaille. Des personnages qui ont, pour moi, manqué de profondeur ! Et puis les trahisons qu'on voit venir grosses comme des 35 tonnes... nan le mieux c'est que j'en parle pas de ça !
Le problème est là : je l'ai lu il y a 9 ans, à une époque où je commençais seulement à découvrir le bonheur de me passionner pour la lecture (oui, c'est quelque chose qui m'est venu assez tard) Cette série fait donc partie des premières que j'ai découvert dans ce genre. Depuis, j'en ai lu bien d'autre ; des univers qui offraient bien plus d'horizons que ce "Silence du Rossignol", des histoires bien plus originales, qui savaient se démarquer par ce qu'elles apportaient de nouveaux. Avec les Otori, c'est trop convenu, vu et revu. Rien de neuf pour moi quoi.
J'ai aussi senti quelque chose d'étrange, comme si l'auteure n'avait pas assumé le côté quelque peu jeunesse de son livre par cette construction dont je vous parlais et les facilités. Du coup, elle a rajouté des choses assez crues, notamment dans la violence et le sexe qui, de mon point de vue, cassait complètement le style.
/!\Attention spoilers/!\
Le pire de tout je crois ça a été la rapidité de certaines choses qui, selon moi, demandent normalement du temps. Du coup, c'était fade alors que ça aurait pu apporter quelque chose de bien plus développé ! L'initiation de Takeo a été la première. Le gamin est un paysan ignorant pendant les 15 premières années de sa vie, et boum, tout à coup il se découvre des dons par dizaines, se révèle patient, un tueur unique de par son ascendance, avec un grand sens de l'honneur ? Non. Pourquoi ne pas s'attarder un peu sur son apprentissage ? Lui et Kaede se regardent dans les yeux une fois et tout à coup leurs âmes sont liées, ils sont amoureux jusqu'à la mort ? Non plus. Pourquoi ne pas les confronter un peu avant, créer un face à face autre que le "ouah elle est trop belle !" ? J'ai pas compris comment ni pourquoi ils tombaient amoureux, ça a été foutu dans le bouquin là, au milieu, comme un chien laisse sa crotte sur les pavés. Et ça me met en boule !
/!\Fin du spoil/!\
Est-ce que je prends le temps de parler de la fin que j'ai trouvé précipitée et où j'ai pas pu m'empêcher de me dire : "tout ça pour ça ? Mais c'est du réchauffé !!!" Ouais ? Nan, on va éviter.
Le plus bizarre dans tout ça, c'est que ça marche. Je suis allée jusqu'au bout parce que les pages défilent malgré les choses qui vont trop vite coupées par des descriptions de paysage qui se répètent un peu. Ça se lit, quoi. En vrai j'en attendais peut-être trop.
Néanmoins, je ne perds pas espoir ! Il se trouve que je ne me souvenais absolument pas de ce premier tome, tout ce dont j'étais sûre c'était que la série entière (5 livres en tout donc) m'avait beaucoup plu, mais l'histoire de ce bouquin-là m'était totalement sortie de la tête, je n'en avais vraiment aucun souvenir. Je me dis que si j'ai tant aimé la série dans son ensemble, c'est certainement parce qu'elle gagne en maturité stylistique et scénaristique (ouais je sors les grands mots, ça rigole plus !) au fil du temps.
Vous avez bien compris : je ne vais pas baisser les bras et lire les autres. Alors prenez garde, vous allez en bouffer du Otori !
Le truc le plus cool en fait dans toute cette histoire, c'est que je l'ai lu en commun avec une pote ! J'aime beaucoup les lectures communes et on a échangé nos ressenti au fur et à mesure de notre avancée. Le mois prochain on se fait le tome 2 ! J'ai hâte d'y être, chère amie Cyan !
Mais je peux déjà vous dire que mon ressenti est le même que pour le tome 1 : je me suis ennuyée. Voire plus, peut-être. Tous les éléments en suspens n'ont pas bougé. Rien n'a bougé en fait. Et le peu qu'il s'est passé était ennuyeux. Les personnages intéressants se sont volatilisés, ceux qui restent sont chiants. Je comprends de moins en moins pourquoi et comment j'ai pu aimer cette série il y a 10 ans !
Nan mais à ce point-là, c'est que j'aime me faire du mal ! Ce bouquin a été une horreur à lire. Alors que les précédents étaient hyper lents et parfois trop contemplatifs, voilà que l'auteure a foutu dans celui-là toute l'action, comme si elle voulait s'efforcer de tout conclure simplement parce que le mot "trilogie" ça fait chouette sur la couverture. J'avais envie de me pendre, sérieux. Je vous parle même pas de Kaede, qu'a tout simplement giclé de l'histoire ! Alors d'accord, elle m'agaçait dans les 2 premiers tomes, mais au moins elle était là !! Voilà qu'ici elle se transforme en princesse en détresse con comme un pied de table. Au secours ! Mais c'est rien comparé à Taeko. Lui, il est champion en titre de la connerie. Mais heureusement qu'un personnage malin et super utile arrive toujours pour le sortir de la mouise, parce que sinon cet abruti ce serait noyé dans sa soupe miso depuis longtemps. Puis sans déconner, c'est quoi cette fin ? Trois tomes pour que ça finisse comme ça. L'auteure se fout de notre gueule ! La tentative était bien, les idées étaient bonnes, mais putain, elle a tout foiré ! C'était de la merde, voilà. Et vous savez quoi ? Je vais quand même le tome 4. Je sais, là y'a du niveau dans le genre automutilation, mais je me dis que je suis plus drôle quand je râle sur un truc que j'ai pas aimé, et y'a pas assez d'avis négatifs sur ce blog. Je m'inflige ça pour lui. Si c'est pas beau.
Pour découvrir mes avis sur le tome 4 et le tome 5 : ici et là.
Oui parce que j'ai préféré leur faire une chronique perso à chacun. Juste comme ça.
Badaboum :
Et hop, un Brontë !
Les Goonies, juste parce que je les aime.
Et puis ça.








