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20/05/2020

Un jour, moi aussi quand j'aurais passé une nuit de merde je buterai quelqu'un.


C’est dans des moments comme ça que j’ai envie de dire : merci confinement ! Je vais pas pousser le vice jusqu’à dire « merci COVIDou » quand même mais bon, par extension…
Ouais, y’a mieux comme entrée en matière.
Allez, je me fous 2 claques et je me lance :

Éditeur : L’Homme sans nom
Pages : 350
Parution : 2018

Résumé :
Après avoir avoué à sa femme qu'il avait toujours détesté le thé, Ambroise Perrin se défenestre sous les yeux médusés des personnes présentes. Dans un palace vénitien, Louise Duval se réveille d'une soirée de gala et découvre que sept de ses collègues sont morts au même moment dans leur lit de cause inexpliquées. Rien ne lie ces deux affaires, si ce n'est leur mystère. C'est assez pour intéresser Evariste Fauconnier, enquêteur émérite spécialisé dans les affaires que personne ne peut résoudre. Entre crimes en série et esprits diaboliques, le fin limier va devoir dénouer les fils d'une gigantesque toile qui risque bien d'avaler son âme autant que sa raison. Car l’araignée a souvent le dessus sur le papillon.

J’ai reçu ce bouquin gratis lors d’une opération spéciale confinement, ce qui explique l’intro qui pue du cul, où un site, en partenariat avec plusieurs éditeurs, distribuait un livre par jour. Celui-ci fut l’un d’eux. Et quelle découverte !
Pour être tout à fait honnête il ne vaut pas un bon thriller de Karine Giebel, qui maîtrise la tension à la perfection et a l’art de nous faire aimer des personnages à la noirceur insondable, ni même un Robert Galbraith, qui a ce talent inimitable pour nous mener à la baguette avec ses scénarios bien huilés où chaque élément et chaque indice trouve sa place. En fait, ce qui a sorti ce livre du lot, c’est le style de l’auteure.
En un mot : unique.
Les deux personnages, Évariste et Isabeau, que j’ai trouvé dans un premier temps assez cliché malgré moi (beaucoup de ressemblance avec Sherlock Holmes et Watson à mon sens), se sont finalement avérés être très originaux… grâce à l’humour.
L’auteure a un don indéniable pour nous faire rire dans n’importe quel moment grâce aux joutes verbales qu’elle s’amuse à créer entre ces deux gars différents tant sur un point de vue moral, caractériel, que physique. Les conversations entre ces deux hurluberlus sont un délice d’intelligence et de sarcasme mêlés et j’ai ri aux éclats à plusieurs reprises.
Rien que pour ça, ça vaut très franchement le détour !
Quant au reste, l’intrigue policière est nette, précise et propre. Mais peut-être trop propre justement. Elle est classique, l’auteure ne dépassant pas les lignes du genre. Alors oui c’est efficace, chaque indice trouve sa place mais ils tombent tous au moment propice.
Je m’explique : c’est comme si l’auteure avait suivi la recette du « parfait petit livre policier ». Rien à reprocher à la préparation, ni à la cuisson, ni même au goût si ce n’est son manque de prise de risque.
En fait, ça marche très bien, ça se lit très bien, mais j’attendais un petit quelque chose en plus. C’est exactement le genre de livre qu’on lit pour passer du bon temps sans avoir à trop se poser de question et simplement apprécier un moment avec des personnages qui, disons-le franchement, portent tout sur leurs épaules.
Ce n’est pas négatif, loin de là. M’attacher aux personnages est ce que je préfère quand je découvre un livre, qui plus est une série.
Je lierai donc les précédentes aventures d’Évariste et Isabeau avec grand plaisir !

Précédemment :

20/07/2019

La montagne, ça vous gagne !

Ça m’a donné envie d’aller faire une putain de randonnée.

Éditeur : Pocket
Parution : 2011
Pages : 608

Résumé :
L'Ancolie est une fleur aussi belle que toxique. Belle, à l'image de certains souvenirs. Toxique, à l'image de certains regrets. L'Ancolie, c'est aussi le nom d'un chalet perdu en pleine montagne. C'est là que vit Vincent, un homme seul et meurtri. Rejetant son passé et redoutant son avenir, il préfère vivre dans le présent. Une existence éprise de liberté qu'il consacre entièrement à sa passion pour la montagne et à son métier de guide. Jusqu'au jour où la mort frappe tout près de lui, l'obligeant à sortir de sa tanière. Aux yeux de tous, un tragique accident, une chute mortelle. Seul Vincent est persuadé qu'il s'agit d'un meurtre, que ce n'est pas la montagne qui a tué, et que les vrais coupables doivent payer. Alors, aidé par Servane, une jeune recrue de la gendarmerie avec laquelle il a noué une étrange relation, il se lance dans une quête de vérité. Une quête qui va le conduire sur d'effroyables sentiers, le confronter à ses propres démons. Une quête qui va déterrer un à un des secrets profondément enfouis au coeur de cette paisible vallée, et qui auraient dû le rester à jamais. Car si le mensonge blesse, la vérité peut être fatale...


Pas mon préféré de l’auteure, mais je l’ai quand même préféré à « Terminus Elicius ». Il est très bon, l’écriture est toujours aussi dynamique, pas de temps mort dans la prose, petites phrases brèves, percutantes, poignantes, directes souvent dans l’action et l’événement. Malheureusement, un petit truc a cloché pour moi.

Vincent est le genre de personnage avec lequel j’ai du mal, de base. Dépressif, trahis par celle qu’il aimait il n’a rien trouvé d’autre pour se venger que de devenir un salopard qui utilise les femmes comme des mouchoirs. Sa douleur je la comprends, mais personnellement je trouve ça d’une débilité profonde, je n’ai jamais compris ce genre d’attitude, et qu’il soit un personnage fictif d’un roman n’y change rien pour moi. En bref, un choix de l’auteure que j’ai pas vraiment compris, d’autant que ça aurait pu être différent dans l’histoire, elle aurait pu construire sa relation avec Servane, le principal personnage féminin, sur autre chose sans que ça change quoi que ce soit. Alexandre, le protagoniste de « Juste une ombre » par exemple, est totalement son opposé et je l'avais adoré.

Servane, quant à elle, m’a plu bien davantage. Elle est bien plus complexe et secrète. Elle aussi sort d’une relation amoureuse douloureuse, elle aussi a mal et pourtant elle a su rester digne. En ça, Vincent va beaucoup apprendre d’elle pour se reconstruire, il va évoluer énormément et se révéler quelqu’un de profondément seul, malheureusement il me restera très indifférent et ça m’a clairement fait chier.

De son côté, il va également apprendre beaucoup à Servane, plus jeune que lui. Elle est gendarme et vient d’être mutée dans le village au cœur de la montagne. Lui il est guide, et il va lui montrer comment observer, comment découvrir, comme s’émerveiller de cette nature indomptée qu’il faut protéger.

Le roman s’est construit comme une sorte de voyage initiatique intéressant plein de beaux messages et de belles intentions. L’auteure met la nature en avant, au bout d’un moment la montagne devient l’un des personnages principaux, elle est belle et dangereuse et par ses mots Giebel m’a foutu dans la tête plein de magnifiques paysages qui m’ont donné envie d’enfiler des chaussures de rando (c’est con pour moi je vis en Seine-et-Marne, y’a que des champs tout plats ici) La relation Vincent/Servane prend le dessus sur tout le reste, y compris l’intrigue policière.

Une jeune femme se suicide et le meilleur ami de Vincent trouve la mort dans un tragique et étrange accident de randonnée. Pour le coup, nous voilà dans quelque chose d’assez classique, avec une enquête sans trop de prise de tête, des suspects, des indices mystérieux et des tentatives d’intimidation digne d’un feuilleton télé. C’est efficace, mais venant de l’auteure c’est surprenant.

Avec elle, j’ai l’habitude des sombres manipulations, des psychologies torturées, des horreurs bien noires et assez sanglantes, comme avec « Le Purgatoire des innocents », qui m’a bien fait super peur. Ma déception vient également de là, j’ai tellement l’habitude de trembler avec elle que je m’attendais à une histoire bien plus terrible. C’est pourtant un très bon livre et j’ai adoré la fin. Elle a malgré tout su me surprendre, comme à chaque fois (nan mais sérieux, j’adore les risques qu’elle prend pour clôturer ses livres, c’est l’une des meilleures à ça sans déconner !)

Bref, une lecture en demi-teinte. Je sais que je devrais aimer ce livre, parce qu’il le mérite, il n’y a techniquement aucune fausse note, le problème c’est que je voulais quelque chose de bien méchant et douloureux comme j’en ai pris l’habitude avec elle. Un bon Giebel, mais pas l’un des meilleurs si vous voulez trembler !

D'autres avis sur




Je viens d’aller voir « Le Roi Lion » au ciné, et franchement ce film est d’une beauté à couper le souffle ! Il m’a aussi permis de porter sur cette histoire un tout autre regard et… sans déconner, je verrai plus jamais le dessin animé de la même façon maintenant !

GRRRRrrrrrrrr :

23/03/2019

Transformation d'une chrysalide moche en papillon démoniaque !

Le manga et moi, c'est assez spécial. Ado, je ne lisais que des yaoi, et si aujourd'hui je prends encore plaisir à relire certaines séries coup de cœur de cette époque que j'ai gardé, ceux que je découvre aujourd'hui m'ennuient profondément la plupart du temps (hormis la chouette découverte : "In these words" ) d'ailleurs j'en lis quasiment plus de récents.

Question seinen, si j'en avais tenté certains, aucun ne m'avait autant plu que cette petite merveille de violence et d'humour !

Editeur : Kurokawa
Pages : 200
Parution : janvier 2019

Résumé :
Que seriez-vous prêt à faire pour sauver la vie de votre enfant ?! Je ne suis qu'un pauvre type qui aimerait pouvoir se dégonfler au point de disparaître... Tetsuo est un modeste père de famille qui se passionne pour les romans policiers. Il découvre un jour des traces de coups sur le visage de sa fille qui vient à peine de quitter le foyer familial pour vivre seule. Tetsuo retrouve rapidement le coupable et le suit. Sans savoir que cela le mènera à commettre un crime qui changera pour toujours la destinée de sa famille. Mais pour le bien de sa fille, ce papa fait le choix de la lutte …

Franchement ce genre de scénar m'accroche assez, de base, et les très bons retours que j'entendais par-ci par-là m'ont finalement décidé à essayer. J'ai mis 2 mois quand même à me convaincre.

Ne vous attendez pas à une histoire follement originale car la mafia y tient une grande place (les méchants sont assez basiques, quoi) mais concernant les personnages, là y'a du plus lourd !

Tetsuo. A première vue, il n'a rien pour lui, le pauvre. Effacé, physique normal, citoyen respectueux et calme, père de famille gentil, bref le salaryman lambda quoi. Il est à ce point mou que, lorsque quelqu'un laisse un commentaire du genre : bien mais sans plus, sur les romans policiers qu'il écrit et publie en ligne, ça lui suffit ! Je comprends que certaines personnes s'en contentent, mais la majorité tenteront plutôt de s'améliorer et tout faire pour avoir de bien meilleurs retours ! Pas notre Tetsuo. Trop modeste pour ça. Par contre, dès le début on sent tout l'amour qu'il a pour sa fille, tout le respect qu'il a pour sa femme, et ça me plaisait déjà nettement plus. Il est totalement dévoué au bien-être des deux femmes de sa vie et rien qu'avec ça il me touchait beaucoup. Au début, j'avais juste pitié de lui, honnêtement. Mais très vite il s'est transformé et clairement c'est l'un des meilleurs personnage que je connaisse, manga, livre et BD confondu !

Quand finalement il prend les choses en main pour protéger son enfant, là j'ai eu une grosse claque, un gros coup de cœur pour ce gars, et j'ai su que ce manga serait différent. Je ne parlerais pas plus du déroulement de l'histoire au risque de spoiler, sans compter que c'est relativement simple pour l'instant et se met en place très vite, dès ce premier tome. Mais ce qui mérite d'être mentionné, c'est l'atmosphère !

Deuxième point hautement positif. L'auteur ne surenchérit pas avec le gore, même si c'est hyper violent. Les actes sont là mais c'est au lecteur de les deviner, de les imaginer, peu de choses apparaissent dans les dessins, le dessinateur s'arrête toujours un poil avant que ça devienne vraiment sanglant. En quoi c'est positif ? J'admets que j'aurais aimé plus de prise de risque, mais c'est plutôt intelligent de faire ça car ça laisse le manga accessible à un plus large public. Le meilleur c'est qu'ils ont réussi à mêler ça à un humour très présent qui m'a très souvent fait éclater de rire ; des scènes le plus souvent amenées par la femme de Tetsuo qui est aussi un excellent personnage, très affectueuse avec son mari. Elle le comprend, l'épaule, ce qui les lie est très fort, on le ressent clairement et c'est très touchant.

Finalement, le personnage qui m'a le plus laissé indifférente, c'est leur fille. Elle a l'air naïve, très lambda aussi (la digne fille de son père, en gros) et j'espère qu'elle sera davantage développée. Pareil pour l'un des méchants, homme de main des yakuza, qui pourrait avoir un énorme potentiel s'il est bien exploité.

Au Japon, 6 tomes sont sortis. Je trouve ça un peu long au regard du scénar qui, comme je le disais, est assez simple. Ca me fait un peu peur. En espérant qu'ils aient réussi à bien gérer une histoire aussi classique sur la longueur. Avec des personnages aussi terribles, ils ont pas intérêt à se foirer sur le reste !

Bref, hâte de lire la suite.


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À partir de là évitez de lire si vous ne voulez pas trop en savoir ! Sauf pour ceux qui s'en foutent ou qui ont déjà lu la série.

J'ai pas mis trop de temps à lire le tome 2, je voulais vraiment voir comment Tetsuo allait se démerder !



Et je n'ai pas été déçue. Je vous parlais du potentiel d'un personnage qui pourrait être génial en étant bien exploité, l'homme de main d'un yakuza. L'auteure a magistralement fait son job et Kyôichi a vite pris du poids. Il s'intègre superbement dans l'évolution de l'histoire en devenant le partenaire inattendu, et ma foi dangereux, de Tetsuo. Ces deux-là font un duo totalement improbable, à la fois drôle et timide. Ils peuvent très bien s'entendre, ils le savent, nous le savons en tant que lecteurs, mais ne le peuvent pas pour le moment du fait de leurs situations respectives et préfèrent donc garder leur distance.

L'action est également au rendez-vous ici, me faisant prendre conscience que ça manquait un peu dans le premier tome. Les balles fusent mais notre cher père de famille n'en perd pas son courage pour autant. Il est toujours aussi attachant, touchant, et j'ai senti une légère évolution de sa part, comme s'il commençait enfin à être plus solide. Sa femme, qui le soutient de manière inconditionnelle, m'a plu davantage. J'aime son sang-froid, son intelligence et sa ténacité. J'ai l'impression qu'elle peut être tout aussi dangereuse que son mari, si ce n'est plus. Leur fille est moins présente ce qui n'est pas plus mal, je me suis pas trop attachée à elle, et on en apprend un peu plus sur Nobuto, chose à laquelle je m'attendais pas du tout et c'est plutôt malin de la part de l'auteur de continuer de distiller quelques révélations sur ce genre de personnage.

L'atmosphère est légèrement différente dans ce tome, qui s'avère être plus sombre. On est passé du quotidien d'une banale famille qui questionne énormément la figure paternelle nippone aux bas-fonds de la ville, dans les bars à hôtesse, les entrepôts glauques, les ruelles, et des lieux encore plus reculés. Si le premier tome avait un je-ne-sais-quoi de clinique (je pense notamment à la façon glaçante dont est expliqué la découpe du cadavre…), le deuxième gagne en intensité et en émotion. Parce que, plus d'une fois, j'ai personnellement eu très peur pour Tetsuo et Kyôichi !

L'intrigue évolue rapidement, les conflits éclatent déjà et le face à face entre Tetsuo et le père de Nobuto semble très proche. La dynamique de ce manga est dingue, et si ça continue sur cette lancée, ça promet !

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Voilà enfin le tome 3 !


L'auteur opère à nouveau un virage dans le rythme et l'atmosphère de son manga. Ici, au revoir l'action brusquement apparue dans le tome précédent, c'est un retour aux sources de la manipulation et du glauque qui lui avait servi de prologue dans le premier tome, et pour cause, ça démarre à peu près pareil avec un cadavre, du sang, et une bonne dose de grosse violence dès les premières pages.

Nous restons ensuite avec Tetsuo, et je dois dire que c'était un plaisir de le retrouver. Être à nouveau seul avec lui à le voir tendre des pièges tout en tentant d'en déjouer m'a fait du bien même si j'adore son tandem improbable avec Kyôichi (tandem qui revient par la suite, rassurez-vous) Il reste celui qu'il était au début, ce père de famille peu sûr de lui qui fait des erreurs mais ne baisse pas les bras, et malgré son intelligence et toute sa bonne volonté il commence à comprendre qu'il s'est attaqué à tout aussi intelligent que lui et je commence à me dire qu'il va finir par réellement se mettre en danger. Il a également une sorte de prise de conscience après une surprenante rencontre qui m'a touchée. Il commet des atrocités pour préserver sa famille, il n'hésite pas à se mettre du sang sur les mains, se faire humilier, souffrir, et même peut-être se sacrifier ce qui le rend totalement imprévisible, et peut-être cela fait-il de lui le personnage le plus dangereux de cette histoire. Il peut accomplir des choses horribles que la grande majorité des gens seraient incapable de faire, mais il n'en reste pas moins quelqu'un de très sensible, profondément humain, avec ses faiblesses.

Sa femme prend davantage de place, jusqu'à vraiment s'investir physiquement dans cette lutte. Elle prend des risques mais la force et le courage dont elle fait preuve m'impressionne beaucoup. J'aurais aimé être une femme avec autant de couilles ! Elle prend même des initiatives dans ce tome et j'en suis plutôt ravie. Certes, le soutien sans faille qu'elle a envers son mari est sans doute ce que je préfère chez elle mais la voir se mettre elle aussi à élaborer des plans est un délice. Elle se dévoile aussi fourbe et ingénieuse que Tetsuo. 

Kyôichi est moins présent et c'est peut-être la seule chose que j'ai à reprocher à ce tome de transition. Cependant, la fin promet un rebondissement inattendu dans le tome 4 mettant en scène Reika, la fille de Tetsuo, d'une façon que j'aurais jamais imaginé (très bonne surprise de la part de l'auteur)


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Et de 4 ! Ouais je sais, j'ai pris le temps.


Très honnêtement je me suis un peu ennuyée dans ce tome. C'est toujours aussi bien, l'auteure fait preuve d'énormément d'intelligence et mine de rien je me suis retrouvée à rapidement tourner les pages pour savoir comment les personnages allaient se débrouiller pour se manipuler les uns les autres et si l'un d'eux allaient se faire choper. Malheureusement, là où l'action venait parfois entrecouper ces moments fortement psychologiques, aussi délicieux soient-ils, dans les tomes précédents, là ça n'est pas le cas. En gros, j'aurais aimé que les personnages se bougent plus le cul que ça !

Le tandem improbable, parfait et dangereux Tetsuo-Kyôichi est de retour et j'ai senti monter la tension entre les deux. Je me suis même parfois dit que l'histoire ne pouvait pas se conclure sans que l'un des deux ne meure… des fois, j'en étais vraiment persuadée. L'auteure nous manipule avec beaucoup de talent.

Avant d'écrire cet avis j'ai relu ce que je disais du premier tome, et ça m'a permis de prendre conscience que Tetsuo avait fortement évolué en peu de temps. C'est subtil, incroyablement maîtrisé, et pourtant c'est bien là. Il est plus froid dans ses actes, un peu moins sensible sans pour autant en perdre son humanité, mais le plus fou c'est de voir à quel point son intelligence s'aiguise. C'est un manipulateur méthodique, foutrement intelligent, qui progresse à chacune de ses erreurs (s'il merde sur quelque chose vous pouvez être sûr qu'il ne fera pas la même connerie deux fois !) et ça le rend, vraiment, vraiment!, de plus en plus dangereux.

Et en plus il entraîne sa femme dans son sillage, le bougre. J'avoue que je m'attendais à ce que cette dame devienne plus forte que ça mais, certes elle prend des initiatives et n'a pas froid aux yeux non plus, mais j'ai eu la sensation qu'elle restait dans l'ombre de son mari alors que, précédemment, j'avais l'impression qu'elle pouvait prendre l'ascendant. En fait, Tetsuo devient un personnage tellement fort et sûr de lui en un laps de temps si court que les choses n'ont pas évoluées comme je le pensais. Pourtant, ce n'est pas décevant. C'est agréablement surprenant.

Clairement, l'auteure m'a agrippée.

La situation familiale de Kyôichi se dévoile. Au début, c'était un personnage qui paraissait très fort mais une fragilité se découvre et sa carapace paraît moins solide qu'elle ne semblait l'être. Il me touche vraiment beaucoup et, sincèrement, j'ai peur de ce qu'il pourrait lui arriver.

Concernant la fille de Tetsuo, j'ai peu de choses à dire sur elle. Je pense qu'elle est le personnage secondaire par excellence, même si toute l'intrigue démarre grâce à elle.

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Moi qui pensais que l’auteure avait déjà montré tout son potentiel dans l’art de retourner la situation, je m’étais trompée ! Elle prouve ici, encore une fois, qu’elle est pleine de ressource et que son histoire est loin de s’épuiser !

À la fin du précédent tome je m’attendais, dans celui-ci, à une conclusion aux petits oignons entre Kyoîchi et Tetsuo. La question était simplement : lequel des deux allait l’emporter ?

À la lecture de ce tome-là, je peux désormais dire qu’ils ont tous deux à la fois gagné et perdu. Kyoîchi a plus la parole ici que Tetsuo, c’est surtout sa mésaventure qu’on suit et j’ai vraiment eu peur pour lui. C’est un personnage que j’apprécie vraiment maintenant. Au début, j’étais persuadée qu’il serait le méchant de l’histoire, je ne m’attendais pas à ce que l’auteure en face un protagoniste qu’on puisse à ce point apprécier et je suis à la fois heureuse et triste de ce qui lui arrive finalement.

Quant à Tetsuo, s’il évoluait beaucoup dans les 2-3 premiers tomes c’est moins le cas maintenant, bien évidemment, mais je l’adore toujours autant. Ce qui lui arrive dans les dernières pages m’a convaincu que ce pauvre homme est vraiment le plus malchanceux que je connaisse.

Cependant, la véritable héroïne est ici, pour moi, la femme de Tetsuo. Elle fait preuve de beaucoup de courage et prend un risque énorme pour aider son mari, c’est vraiment elle qui est au cœur de l’action ici.

La seule pour laquelle je n’ai malheureusement toujours pas de sympathie, c’est leur fille. Je l’ai même trouvé particulièrement idiote. J’espère changer un jour d’avis sur elle… si c’est pas le cas c’est pas spécialement grave, tous les personnages d’une histoire ne peuvent pas forcément plaire.

La fin nous laisse sur un cliffangher de fifou dont l’auteure a le secret et j’ai vraiment hâte de lire la suite de cette histoire qui est très loin de s’essouffler !


Ding Dong :
Du nouveau dans les dramas !
Jamais déçue avec lui.
C'était il y a un an.

05/03/2019

J'ai pas d'idée de titre. Ca me gonfle.


Bah quand même ! Et rien de tel qu’un bon gros classique anglais comme première chronique littéraire de l’année.

Editeur : Libretto
Parution : Juin 2012
Pages : 611

Résumé :
Ami et rival de Dickens, Wilkie Collins invente avec Pierre de lune le premier récit policier moderne, et donne au roman une nouvelle mission : dire et montrer ce qu'il est de bon ton de taire et de cacher. Borges, T. S. Eliot, Charles Palliser aujourd'hui, considèrent ce livre comme l'un des sommets absolus du genre. Il n'est évidemment pas question de résumer ici ce roman gouverné de bout en bout par la peur, oeuvre " hitchcockienne " avant la lettre, qui réussit cet inquiétant tour de force : une fois le livre refermé (après quelques nuits blanches), chaque lecteur possède, ou croit posséder, son interprétation du mystère. Du très grand art.


Autant les romans policier d’aujourd’hui ont vite fait de m’ennuyer, autant ceux d’hier me captivent. Non pas par leur enquête, le suspens, l’action ou tous les rebondissements et retournement de situation abracadabrantesques qui font la marque de fabrique des auteurs contemporain quand il s’agit de polar (un grand nombre, du moins) mais par tout le travail de finesse psychologique autour des personnages.

Dans chaque auteur anglais du XIXème se cache un grand sociologue. Tous les auteurs que j’ai lu de cette époque, que ce soit les sœurs Brontë, Austen, Hardy, Gaskell ou Trollope m’ont épatée par cette maîtrise qu’ils avaient concernant le développement de leurs personnages. Et ce grand Wilkie Collins, aussi.

Ce roman, qui m’a beaucoup fait penser à « Passion et repentir » que j’ai lu l’an dernier, regroupe plusieurs journaux, ou récit, de divers protagonistes ayant assisté malgré eux au vol, un soir d’anniversaire, d’un bijou : la Pierre de Lune.

Entre le serviteur dévoué, la dévote acharnée, le gentilhomme, l’avocat, le médecin de campagne ou encore le policier, je suis incapable de dire lequel m’a le plus plu. Ils représentent chacun, à leur manière, une caste de la société anglaise de cette époque, se confrontant les uns aux autres avec leurs qualités et leurs travers. C’est maître contre serviteur, riche contre pauvre, bien né contre malchanceux. Le choix narratif de l’auteur m’a permis de me sentir très proche de ces braves gens qui, à la demande de l’un d’entre eux, racontent comment ils ont vécu la disparition du bijou et ce qui leur arriva par la suite qui nous permettra, à nous lecteur, de découvrir l’identité du criminel. Leur point de vue créé une chronologie des événements très précise qui prouve à elle seule toute la maîtrise qu’avait Collins de son texte.

A côté de ça, faut quand même pas oublier que ce monsieur est considéré comme le précurseur du roman policier anglais, il y a donc une enquête, des questionnements et des réponses détournées, et que tous ces extraordinaires personnages ne font que se renvoyer la balle et se soupçonner mutuellement. Jusqu’à la toute fin je n’ai rien vu venir alors que, pour un polar comme il en sort à la pelle de nos jours, généralement je devine le dénouement à des kilomètres.

Toute l’histoire est en elle-même très simple : un diamant disparaît et des gens tentent tout pour le retrouver. La fin n’a elle non plus rien de bien compliqué et reste quelque peu ouverte (de mon point de vue en tout cas) mais Collins a su rendre ses personnages plus intéressants que tout ce mystère en leur donnant une profondeur telle que j’avais davantage envie de savoir comme ils allaient se relever de tout ça, que s’ils allaient finir par foutre la main sur cette foutue Pierre de Lune !

D’autres avis sur

Découvrir ce livre m’a permis de me rappeler que j’avais lu, il y a des années, « La Dame en blanc ». Il me semble que celui-ci est pour beaucoup le meilleur de l’auteur mais je n’en ai qu’un souvenir très vague. Je crois que je l’ai toujours. Et j’ai très envie d’une relecture !

D’autres anglais :

08/04/2018

Le phrase de Syl, un matin du 7 avril 2018 : "C'est le problème avec la franchise, elle manque parfois d'un peu de tact !"

Des fois il m'arrive d'en avoir de bonnes !

Bon, quoi de mieux qu'un Giebel pour reprendre l'air de rien les chroniques littéraires sur ce blog qui part en couilles ? Je n'ai pas totalement fini La Révolte des Séries, je viens de commencer "Druss la légende" de Gemmell qui validera ce Challenge perso après 2 mois et demi d'investissement (et je suis fière, putain !)

Le soucis c'est que cette lecture m'a un brin déçue, alors ce sera une critique quelque peu négative. Mais pas totalement.

On s'en fout. Moteur, ça tourne :

Éditeur : France Loisirs
Parution : 2017
Pages : 288

Résumé :
Istres-Marseille.
Pour Jeanne, la vie est ponctuée par cet aller-retour ferroviaire quotidien entre son travail de gratte-papier au commissariat et la maison de sa mère. Elle attend néanmoins qu'un événement vienne secouer le fil de son existence: un regard, enfin, du capitaine Esposito ? La résolution, peut-être, de cette affaire de serial killer qui défraie la chronique phocéenne ?
"Vous êtes si belle, Jeanne
Si touchante et si belle."
Ce soir-là, une lettre, glissée entre deux banquettes, semble combler toutes ses espérances. Un peu trop, même. Car derrière le mystérieux soupirant se cache le meurtrier tant recherché par la police. Commence alors une correspondance amoureuse qui, pour Jeanne, n'aura de terminus qu'au bout de l'enfer...

Si je dis pas de conneries ce texte est le premier qu'elle a publié ; le premier de sa carrière ; le premier d'une longue série de livres stupéfiants. Ouais, z'avez vu ? J'ai fait des recherches, me suis renseignée étout.

Malheureusement, celui-là a été beaucoup moins frappant pour moi comparé aux baffes qu'elle m'a mis avec "Juste une ombre" et "Purgatoire des innocents" (pour ne citer qu'eux) Pourquoi ?

Trop gentil. Pas assez horrible. Elle m'a habituée à beaucoup plus noir, beaucoup plus percutant. Dans ce livre, j'ai eu l'impression qu'elle avait peur de trop en faire, d'être trop brutale, de trop choquer. Elle est restée dans les clous, comme un peintre qui se force à ne pas dépasser le cadre d'un tableau qu'on lui impose et ne laisse pas s'étendre tout ce qu'il est capable de faire.

Je ne cache pas que dans le genre polar il est efficace. La fin répond aux codes du genre, les personnages aussi... même si j'ai trouvé Jeanne un peu trop larmoyante. C'est une femme plus complexe qu'il n'y paraît, qui a des problèmes, mais encore une fois ils n'ont pas été assez développés de mon point de vue, Giebel est restée dans le politiquement correct. Quant à Esposito, il était sympa dans le genre lieutenant de police déterminé et charismatique mais bon, franchement, il n'arrive pas à la cheville d'Alexandre dans "Juste une ombre" !!

Et que dire du méchant ? Il n'en est pas totalement un. De fait, les gentils ne le sont pas totalement non plus. C'est comme ça avec elle. Pas de noir, pas de blanc, juste du gris, tout le temps, avec tout le monde. Mais son histoire ne m'a pas énormément touchée car rien n'est développé. C'est laissé en suspens, sa souffrance n'est pas clairement expliquée. Encore une fois, je crois qu'elle n'a pas osé.

Dernier point, et non des moindres : l'épilogue est incompréhensible pour moi. La fin est bien menée, quoiqu'un peu trop théâtrale, et franchement elle aurait pu s'arrêter à ça, mais elle a rajouté derrière une scène que j'ai absolument pas bité !

Néanmoins, une belle réussite bien dramatique se cache dans ce bouquin. "Aurore" est une nouvelle, rajoutée à la suite de ce texte, et franchement, elle fait mal ! Là j'ai retrouvé l'auteure et son audace, sa liberté d'expression, ses mots durs qui font mal en disant une réalité terrible.

Je suis quand même contente de l'avoir lu, parce que ce livre c'est le début de l'aventure pour l'auteure ! C'est un peu en demi-teinte pour moi mais de toute façon il m'est déjà arrivé de ne pas en aimer d'elle et elle reste quand même mon auteure de polar français préférée.


D'autres avis sur
https://www.livraddict.com/biblio/livre/terminus-elicius.html


Je crois qu'il est temps que je mette les choses à plat parce que c'est le 7ème que je lis et je commence à en zapper quand je les compte.

Ceux que j'ai adoré : "Purgatoire des innocents", c'était le premier que je lisais et j'étais tellement choquée par moment que je fermais à moitié les yeux, mais qu'est-ce que c'était bon ! "Juste une ombre", qui est le dernier que j'ai lu (bon, l'avant-dernier maintenant) et franchement, je doute qu'elle puisse faire aussi génial !
Ceux qui m'ont plu : "Chiens de sang", dans le genre choquant il se pose là mais là aussi ça manquait d'audace ! "Les morsures de l'ombre", un thème génial mais un texte qui aurait gagné à être beaucoup plus court, dans le genre nouvelle, car au bout d'un moment les scènes s'enchaînent et se ressemblent.
Ceux qui m'ont déçue : "De force" et "Satan était un ange". Je n'ai rien ressenti avec ceux-là, strictement rien.
Ceux qu'il me reste à lire : "Jusqu'à ce que la mort nous unisse", "Meurtres pour rédemption" et celui qui est paru cette année : "Toutes blessent la dernière tue"

Plus celui que je viens de terminer, j'en arrive bien à 7 ! C'est bon, j'ai tout.

Et plouf :
Une avalanche de Classiques !
Allez, un film ! Parce que ça me fait plaisir.

16/06/2017

J'adore ce moment où je ressens une furieuse envie de rattraper les Disney-Pixar et les Dreamworks que j'ai pas regardé ces dernières années malgré tout ce que j'en ai entendu de bien.

Du coup ça fait quelques jours que j'enchaîne les dessins animés, j'ai l'impression de faire une cure, ça me fait un bien fou !

A côté de ça, les choses continuent, j'ai une routine assez calme. Ah, si, une nouveauté : comme depuis que je me suis mise à travailler chez moi, j'ai pris 5 kilos en 5 mois, j'ai installé une heure par jour dans mon planning pour une activité physique, et j'ai réduis drastiquement le grignotage. J'ai l'impression que ça marche. Ou alors c'est juste psychologique.

Ouais, à mon avis c'est surtout psychologique, mais ça me fait du bien. Non pas que j'ai perdu du poids (d'ailleurs ces 5 kilos ne me gênent pas du tout), je veux juste éviter d'en prendre plus que ça, et je me sens plus sereine.

C'est pas intéressant hein ? En même temps, j'ai une vie fort peu intéressante, donc faut faire avec !


Editeur : Pocket
Parution : mai 2016
Pages : 543

Résumé :
Rien n'est plus éphémère que la mémoire d'un enfant ...
Quand Malone, du haut de ses trois ans et demi, affirme que sa maman n'est pas sa vraie maman, même si cela semble impossible, Vasile, psychologue scolaire, le croit.
Il est le seul. Il doit agir vite. Découvrir la vérité cachée. Trouver de l'aide. Celle de la commandante Marianne Augresse par exemple. Car, déjà, les souvenirs de Malone s'effacent. Ils ne tiennent plus qu'à un fil. Le compte à rebours a commencé.

Qui est vraiment Malone ?


Première expérience Bussi, et je ne regrette absolument pas d'avoir suivi les conseils de ma Marjo, qui me l'a recommandé avec beaucoup de passion ! Merci à toi si tu passes par là.

Première chose non négligeable : l'écriture est très bien. Fluide et naturelle j'ai presque envie de dire. C'est agréable à suivre, il y a juste ce qu'il faut de complexité pour que ça en devienne addictif.
J'étais vraiment entraînée par tout ce mystère, et j'ai appris énormément de chose sur la psychologie et la mémoire des enfants, c'était très intéressant. L'auteur n'hésite pas à nous balader en multipliant les fausses pistes sans pour autant que ça devienne répétitif, tout simplement parce que c'est porté par une enquête policière et le tout est déguisé avec les erreurs commises par les agents de cette chère commandante.

On en arrive vite à comprendre (en tout cas, pour moi) que tout le monde est manipulé par quelqu'un qui a su très habilement prévoir chacun des événements, si habilement d'ailleurs que c'en est presque surréaliste. Peut-on vraiment prévoir les choses sur un si long terme ? J'en doute un peu, mais il y a tant de mystère et de questions qui se tissent au fil de l'histoire que ça ne m'a absolument pas dérangé, au contraire tout paraissait s'imbriquer parfaitement.

Un peu trop parfaitement sans doute ... (ouais, j'aime me contredire, foutez-moi la paix)

Il y a pas mal de personnage, et j'avoue en avoir mélangé deux ou trois au début mais c'est sans doute parce que j'étais pas totalement dans ma lecture, car une fois que j'ai fait un tantinet plus attention, je m'y suis retrouvée facilement. Ils sont tous attachants à leur façon. Voui, même les connards, voui voui.

J'ai eu un petit coup de cœur pour l'un d'eux : Malone, ce petit garçon de trois ans qui s'accroche à ses souvenirs. Les passages où il est le narrateur sont vraiment mignons comme tout, j'ai vu le monde par ses yeux et j'ai trouvé ça formidable. Ce gosse est hyper attachant !

Le seul petit truc qui m'a dérangé, c'est qu'il y a beaucoup d'auto-apitoiement de la part de certains (la commandante notamment), et au bout d'un moment ça en devient un peu gonflant, mais j'étais un peu comme ça à une époque donc bon ce serait mal venu de ma part de cracher.

Autre petite chose : l'auteur nous trimballe si bien durant presque tout le roman que j'ai trouvé un peu dommage la façon dont il faisait éclater les révélations. Ca file un peu trop doux. J'sais pas si j'suis claire.
Disons que les événements à la fin s'enchaînent tellement vite que j'ai tout compris une vingtaine de page avant, et les révélations sont bien moins spectaculaires que ce que j'attendais, un peu trop "belle" aussi peut-être, surtout avec cette tension qui ne faisait que monter et monter depuis le milieu à peu près, alors je suis très légèrement déçue. Mais vraiment très très légèrement, parce que même si j'ai compris moi-même, ça reste quand même sacrément couillu !

J'ai aussi l'impression que, si l'auteur s'est amusé à développer la psychologie féminine, surtout l'instinct maternel - ça reste d'un point de vue masculin, donc bon y'a des clichés quand même - il a un peu laissé les hommes en retrait, du coup on se retrouve avec des mecs qui n'ont rien de bien original mais qui sont sympa quand même.

Bref, tout ça pour dire que même si ce livre a quelques défauts, la trame policière est super bien foutue, beaucoup de personnages sont extra, ça se lit très facilement et on est vraiment embarqué pour tenter de savoir à tout prix la vérité. Je le recommande très chaudement à mon tour !


http://www.livraddict.com/biblio/livre/maman-a-tort.html


Ouais, je sais, tout une chronique pour vous pondre une telle chiasse, que voulez-vous j'peux pas toujours être au taquet.

Bon, sinon j'ai une petite devinette pour vous :
Un petit garçon a 4 ans.
Son petit frère a la moitié de son âge.
Lorsque l'aîné aura 100 ans, quel âge aura donc le petit frère ?

Hyper simple.

Et zou :
Boum, un nouvel Austen !
Perte de repère dans l'espace
Tout une réflexion sur les cons

01/05/2017

Se lever un matin et marcher dans le vomis de chien, check !!!

Malgré mon amour pour "Harry Potter" et le tome 1 de "Eragon" (les 3 autres tomes n'étant que des torchons vomitifs) aujourd'hui, j'ai énormément de mal à apprécier la lecture jeunesse et adolescente ...
Les plus anciens d'entre vous se souviennent certainement de ma déception face aux aventures d'Ewilan, et de mon rejet, plus violent celui-ci, de Touaille-Laïte.

Mais bon, vous connaissez certainement ce dicton :
C'est l'exception qui confirme la règle.
Ou une connerie de ce genre.



Editeur : France Loisir
Pages : 379
Parution : 2012

Résumé :
Un train bloqué sur un viaduc en pleine tempête de neige, dans une nuit profonde. Six jeunes passagers, sans lien apparent entre eux, sont la proie de phénomènes étranges : accès de violence, visions fantomatiques, voix de revenants, rituel satanique ... Un thriller haletant, un voyage dans le paranormal qui atteint les frontières de nos croyances et de nos certitudes.





Pour vous décrire ce livre en un mot, je dirai : audacieux.

Si je voulais en rajouter, je dirai : neige, drogue, vampire, sabre laser, Dark Vador, cheveux rose, serial killer, justicier, TOC, paranormal.

Je ne vous cache pas que ce qui m'a attiré, c'est la couverture plus que le résumé (qui ne rend absolument pas justice à l'histoire, je tiens à le préciser) ! Nan mais regardez ça, un vieux pont qui se perd dans la brume, il a l'air de faire froid, et même s'il ne fait pas nuit, ne me dit pas que tu ne le sens pas le frisson là, dans ton dos ?!

Ce que j'ai trouvé chouette de la part de l'auteur, c'est qu'en réalité nous sommes très peu dans la tête des six jeunes, dont les âges vont respectivement de 8 à 16 ou 17 ans à peu près. En fait, nous suivons surtout les raisonnements et les réflexions des adultes qui les côtoient ou les croisent. Nous avons donc beaucoup plus que 6 personnages, puisque viennent s'ajouter : la conductrice du train, le contrôleur, la serveuse de la voiture-bar, 2 ou 3 passagers qui en prennent pour leur grade, un flic, puis un professeur.

Je sais que ça peut faire peur, autant de personnage en si peu de page, mais ne paniquez pas ! Ils ont chacun leur place, et ils y restent. L'auteure va les utiliser juste le temps qu'il faut pour faire avancer son intrigue, et c'est diablement bon ! Enfin un auteur qui n'en fait pas des tonnes !

Du coup, cette prise de point de vue m'a pas mal fait penser au livre "La nuit des enfants rois" de Bernard Lenteric (adapté en film sous le titre de "The Prodigies") que j'avais lu à sa sortie en 2011 et profondément détesté ! J'ai jamais pris la peine de voir l'adaptation d'ailleurs. Un livre que j'avais complètement oublié. Tous les défauts de ce livre sont gommés, effacés, tués dans l'œuf dans "Peur express" !

En ce qui concerne la construction, le livre est divisé en 3 parties. Dans la première, c'est le début du voyage. Le train quitte Paris, nous sommes avec Jeanne la conductrice, Robert le contrôleur et Josy la serveuse qui, petit à petit, font la connaissance de jeunes gens pour le moins étranges. Entre une jeune fille qui prétend voir son père mort, un jeune homme qui croise un tueur en série devant les chiottes, et un autre qui ne peut s'empêcher de se laver les mains toutes les 10 minutes, ce cher Robert a comme l'impression que ce voyage ne sera pas comme les autres. Et il a bien raison.

Dans la seconde partie, une tempête de neige soudaine a provoqué des avaries et le train est immobilisé sur la voie, en pleine nuit, sur un pont. Une heure passe. Puis deux. Puis trois. Puis cinq.
Un véritable huis clos s'installe puisque non seulement le train n'avance pas, mais en plus ses moteurs s'éteignent les uns après les autres, ce qui provoque l'extinction des lumières, l'arrêt du chauffage et de l'eau courante. 1000 passagers bloqués comme ça, en plein 22 décembre. Forcément, la panique arrive et se répand, et chacun y va de sa petite psychose. C'est dans cette partie que les 6 jeunes deviennent, pour le lecteur, véritablement présents car nous sommes presque principalement avec eux. On les voit, doucement mais sûrement, perdre les pédales.

La troisième partie voit apparaître le professeur de psychologie comportementale Edward Michet, qui va se pencher sur les événements à priori paranormaux qui se sont déroulés dans ce train. Toutes cette partie sera entièrement de son point de vue, et là, pour moi, c'est devenu scientifiquement super intéressant ! Il va tout analyser, décortiquer, et tenter d'expliquer, pour lui principalement, mais aussi pour nous, lesdits événements.

Je suis une lectrice, j'aime la fantasy, j'ai fait des études littéraires et j'ai été libraire presque 10 ans, mais je suis passionnée par la science (l'astrophysique pour être exacte), par les analyses comportementales et par ce qu'on appelle vulgairement les "prémonitions" et les impressions de "déjà-vu" (voui voui). Et cette troisième partie m'a fasciné ! Alors rassurez-vous les 6 jeunes sont toujours présents, on ne tombe pas brutalement dans un documentaire qui fait l'apanage du paranormal, le roman continue (y'a même une petite romance).

J'ai littéralement dévoré cette partie-là, même si la deuxième partie m'avait énormément plu aussi. Malheureusement, au bout d'un moment, j'ai été légèrement frustrée. J'avais l'impression que l'auteure ne voulait pas aller véritablement au fond des choses de peur de perdre ses lecteurs et cette partie-là est bien plus courte que la toute première qui, elle, ne faisait que poser le décors et les personnages. Pourquoi ?!

Comme je le fais souvent lorsqu'un texte me laisse perplexe, j'ai refermé le livre pour le regarder sous toutes les coutures. C'est là que j'ai vu, en bas à gauche sous le résumé : "Dès 14 ans".
Je suis restée bloquer dessus un moment.

C'est ce qui s'appelle viser à côté ! (s'il y a des messieurs dans la salle, ils sauront de quoi je parle!)

Je vous le dis sincèrement : si j'avais vu ça avant de le commencer, je ne l'aurai jamais lu !

Je comprends maintenant pourquoi l'auteure n'a pas approfondi certaines choses trop "techniques" en dernière partie, après tout le lectorat visé n'était pas adulte, et il faut savoir rester dans les clous ! Malheureusement, ça m'a légèrement laissée sur ma faim.

En parlant de faim, tiens ! La fin de ce livre est topissime ! Typiquement le genre de fin ouverte que j'adore, qui nous laisse toute latitude de réfléchir par nous-même et d'imaginer ce qu'il se passera ensuite. Rassurez-vous, ça clos tout de même très habilement l'histoire.

Bon, je pourrais vous parler encore longtemps de ce livre, mais je vais m'arrêter là ! Je précise simplement que je suis maintenant très curieuse de lire d'autres livres de cette auteure.

D'autres avis sur
http://www.livraddict.com/biblio/livre/peur-express.html



Ah, au fait !
J'ai lu "Peur express" pendant mon tout premier Week-end à 1000, que j'ai foiré.
L'article ici, si le cœur vous en dit.

Autre chose (j'ai failli oublier !), nous sommes au début du mois, c'est donc l'heure du tirage BookJar ! Et le livre de ce mois-ci vous est présenté par Buzzi :



Oh ! Je ne l'ai pas dans ma PAL depuis bien longtemps, mais j'ai super hâte de le lire !!

Allez, c'est pas le tout, mais après tout un week-end à lire, il est temps que je me remette à bosser, le tome 2 ne va pas s'écrire tout seul.

Je vous balance ça et je me casse :
Voilà ce qui arrive quand on est menée par le bout de la ... euh, du nez !

25/04/2017

C'est ce qui s'appelle être mené par le bout de la quéquette !!!!!!

Quand on finit un texte on se sent vide après, c'est horrible ! Alors qu'on a plein d'autres projets à avancer !!!
Bordel.
Ecriture ou lecture, même connerie.

Un texte qui t'a accroché, tourneboulé, manipulé, quand tu le termines tu te sens abandonnée.

Qui pour me foutre une grosse baffe dans la gueule ?


Editeur : Pocket
Parution : 2014
Pages : 314

Résumé :
Un truand paranoïaque en cavale depuis quarante ans. Un serveur dépressif qui voit son ancien amour se trémousser dans un jeu de télé-réalité. Quel est le rapport entre ces deux hommes ?
A priori, il n’en existe aucun.
Aucun lien entre ces deux êtres que tout ou presque oppose et qui ne se connaissent pas.
Sauf peut-être une lueur dans le regard d’un vieil homme ou l’obsession d’une journaliste à réunir les pièces d’un vieux puzzle.
Sauf peut-être les ronds dans l’eau.
Car certains actes ont des répercussions inattendues, même longtemps après...





Ils auraient peut-être pu rajouter, après "puzzle" : un abruti qui se trompe de maison.

Tout est hasard. La vie, principalement. Nan nan, j'suis pas en train de vous faire un quart d'heure philosophico-merdique, je vous ai juste résumé le bouquin en peu de mots.

Ne vous y trompez pas, ce livre est une découverte stupéfiante, limite pour pas le lire trop vite j'ai dû me forcer à lire autre chose.
Tout s'emboîte parfaitement (un peu trop parfaitement peut-être ...) et j'ai senti dès les 30-40 premières pages que j'étais totalement manipulée par l'auteur.
Génial.
Pour construire une trame policière pareille, faut être vachement brillant quand même ! (ou alors le gars n'est pas tout à fait seul dans sa tête, mais j'suis mal placée pour juger)

En gros, un pauvre homme se retrouve au mauvais endroit au mauvais moment, lors d'un règlement de compte entre truands, à cause d'une histoire vieille de quarante ans. Les répercussions incroyables que le moindre petit acte peut avoir, c'est proprement dingue !!!
Et cet homme, c'est Yvan, serveur, trahi par une ex dont il était dingue, et qui va prendre une décision. Au début, il m'agaçait un peu à toujours broyer du noir et parler du joli cul de sa copine (qui est une vraie salope, au passage) et puis dès que le piège se referme sur lui, il s'affirme, il devient un autre homme, il prend sa vie en main et je me suis retrouvée à le suivre en étant totalement sous le charme !

Une partie particulière m'a beaucoup plu, c'est l'analyse froide et terrible que l'auteur fait du système judiciaire français. Après tout, du moment qu'on a trouvé un coupable, quelle importance s'il est vraiment coupable ! Piège juridique terrible ! La justice est menée par des gens qui sont tellement persuadés de mieux savoir que les autres qu'ils ne voient pas la vérité, même quand elle est sous leur nez. Et quand ça leur explose à la gueule : c'est pas moi, c'est le voisin !!!!

C'est de bon ton en ce moment, non ?

Ca y est j'ai trouvé ! (illumination !!!!!) Pendant toute ma lecture je me disais que cette intrigue, cette construction, cette manipulation en douceur, me faisait penser à quelque chose. Un film. Voilà, je sais lequel maintenant : "Ocean Eleven" ... Alors que ça n'a pas grand-chose à voir pourtant. Bizarre.

Quelque chose m'a dérangé malheureusement dans ce livre, et c'est pourquoi je ne peux pas en faire un coup de cœur. Vraiment, c'est peu de chose et ça m'agace un peu, parce qu'il était à deux doigts de rejoindre mes étagères ! En fait, il est trop court. 300 pages pour développer une intrigue pareille avec tant de personnages, le genre de vieux bandits que j'adore en plus !, et un final aussi claquant, c'est trop peu. Du coup, pour gérer tout ça, l'auteur fait quelques bonds dans le temps qui m'ont un peu dérangé (2 ou 3 ans qui passent en deux paragraphes par exemple) sans vraiment s'attarder. Alors que, personnellement, j'aurai aimé qu'il s'attarde un peu plus sur Yvan, histoire que je m'attache encore plus à lui !

Franchement, mis à part que ce livre est totalement manipulateur, je ne sais pas quoi vous dire d'autre. Sauf : lisez-le. Parce que, croyez-moi, la fin, vous ne la verrez pas venir du tout !

D'autres avis sur
http://www.livraddict.com/biblio/livre/les-ronds-dans-l-eau.html



C'est chiant de finir un article, parce que je ne sais pas quoi vous dire à la fin (du moins pas spontanément) alors je réfléchis toujours trois plombes avant de trouver un truc drôle (ou pas), spirituel (ou pas ...) ou intelligent (hum ...).

Là, ça fait dix minutes que je me creuse le cigare, et y'a toujours rien qui vient, alors ce sera tant pis pour cette fois !

Mon cerveau est parti en couille.

Abloublou
Parler des cons ? Et pourquoi pas, bordel ?!
C'est l'été dans deux mois ! Le moment idéal pour revenir sur de vieux souvenirs.
Une tragédie vieille de plus de 170 ans !