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13/11/2019

Zimzalabim !!

Bordel, je viens de me rendre compte que les chroniques de S-F étaient si rares ici qu'elles se comptaient sur les doigts d'une main !
En plus je triche, celle de The Expanse je la met à jour dès que je lis un bouquin… une chronique pour 6 livres lus, nan mais tu parles d'une feinéasse.

Assez parlé, place à l'action !

Éditeur : Pocket
Parution : 2016
Pages : 704

Résumé :
2202. Né des cendres d’une conflagration planétaire, l’Empire Chrétien Moderne règne sur une Terre ravagée et irradiée. Urbain IX, pape tout puissant, contraint les populations à vivre selon un mode de vie médiéval, restaurant ainsi le Dominium Mundi. Sous son impulsion, un vaisseau colonisateur est envoyé vers Alpha du Centaure, dans l’espoir d’y trouver de nouveaux territoires pour l’humanité. Lorsque les passagers abordent une planète et son peuple, les Atamides, le choc est grand. Mais ce n’est rien en comparaison d’une découverte encore plus bouleversante : le véritable tombeau du Christ ! Guidés par leur foi inébranlable, les missionnaires tentent de s’en emparer, en vain. Les indigènes les massacrent. Sur Terre, la nouvelle se répand comme une traînée de poudre. Deux ans plus tard Urbain IX achève d’armer un gigantesque vaisseau, le St-Michel, capable d’abriter un million d’hommes. Pour Tancrède de Tarente, le Méta-guerrier héros des champs de bataille, et Albéric Villejust, le génie de l’Infocosme enrôlé de force, débutera une Croisade sanglante vers une nouvelle Jérusalem… Les événements feront-ils bégayer l’Histoire ?

Même si ce roman est très clairement un space opera dans le genre de la S-F l’auteur s’amuse à flirter avec le genre chevaleresque du Moyen-Âge, et c’est bon ! Par de nombreux aspects il m’a rappelé la saga des Rois Maudits de Druon, il y a comme un désir de revanche dans ce texte face à l’idéologie parfois extrémiste de la région (au sens large j’entends, pas seulement la chrétienté même si c’est d’elle dont il est question ici)

Rien que le mot de « Dominium Mundi » par exemple, est un concept qui remonte au Moyen-Âge, en gros c’est l’extension du monde chrétien sur le modèle de l’empire romain, sauf que là l’extension elle se fait carrément dans l’espace et même hors du système solaire. L’auteur a admirablement bien mêlé les deux genres (trois même parfois je dirai, mais je vais y revenir) : l’historique et la S-F.

Le pouvoir du Vatican est tout puissant en ce début de XXIIIè siècle, même si les détails sont minimes dans le texte et livrés par petites touches on devine qu’il contrôle la presque totalité du globe. Les quelques poches de résistances disséminées par-ci par-là sur la planète se font littéralement pourchasser, harceler et broyer par les soldats surentraînés de l’Église, comparables aux Croisés de l’époque Moyen-Âgeuse.

Ce sont justement ces soldats qui vont être envoyés sur Akya, l’une des premières planètes à avoir fait les frais du Dominium Mundi. D’accord, le pape Tout-Puissant entend bien propager la bonne parole de Dieu dans toute la galaxie (un peu ouf le gars, non ?) mais il n’avait pas pensé une seule seconde rencontrer de la résistance (c’est le propre des gens trop sûrs d’eux). Les habitants d’Akya, appelés les Atamides, ne se sont pas laissés faire et les rapports disent tous que toute la colonie envoyée sur la planète a été littéralement décimée. Si le Pape insiste pour prendre le contrôle de ce gros caillou lointain à première vue inhabitable (je vous jure, y’a plus accueillant comme endroit !) c’est tout simplement parce que les colons, avant de se faire écrabouiller, ont eu le temps d’envoyer des images pour le moins troublantes : le tombeau du Christ. Sur une planète à des années-lumières de la Terre. Rien que ça.

L’idée en elle-même est juste géniale, et il se trouve que les croisades sont l’une des parties de notre Histoire que je préfère, alors coupler ça à de la S-F, qui est un style que j’adore, j’ai sauté dessus.

J’avais qu’une envie : que les Croisés débarquent sur Akya, trouvent le tombeau, et que tout explose. Ah bah oui, comment voulez-vous que les croyances persistent après ce genre de découverte ? Bon en vrai l’auteur a trouvé la combine, et ça relève limite du génie, mais j’avais justement envie de voir comme il allait se débrouiller avec tout ça.

Et ça c’est pas du tout passé comme je m’y attendais. Parce que ce livre en fait ce n’est que le premier tome et toute l’intrigue se passe à bord du Saint-Michel, merveille de technologie, vaisseau immense dont la mission est d’emmener un millier de soldats pour répandre la bonne parole de Christ (entendez par là : le sang et la mort bien sûr, comme quoi les choses ne changent jamais vraiment même à 1000 ans d’intervalle)

Au début je voyais pas trop où l’auteur voulait en venir alors que le cœur de l’histoire semble être, de par le résumé surtout, la rencontre entre les soldats de la chrétienté et les Atamides. Et c’est là que j’en viens au troisième genre de ce roman : la politique fiction. À travers les yeux de personnages à la psychologie complexe et bouleversée par la situation l’auteur va mettre à mal ce qui nous semblait à nous lecteur être une puissance stable et sûre : l’Église elle-même.

Au cours de ce voyage à travers les étoiles les personnages centraux : Tancrède de Tarente, l’un des soldats les plus fameux de cette croisade, Méta-Guerrier aux réflexes surhumains, et Albéric Villejust (pour qui j’ai eu un petit faible), enrôlé de force et pas très fervent croyant, vont se retrouver à mener des enquêtes pour tenter de déterrer un complot. Tancrède étant un soldat, il va devoir lutter contre sa propre rigidité d’esprit (il a suivi un entraînement inhumain et a donc été très violemment conditionné) et en ça il m’a beaucoup touchée même si je l’ai trouvé un peu caricatural malgré moi. Surtout vers la fin, j’avoue, suite à sa rencontre avec un personnage féminin… OK, de la romance n’était pas de trop dans ce récit complexe parce que ça m’a fait respirer un peu c’était une bonne idée, mais l’auteur a utilisé beaucoup trop de clichée pour ça. À croire qu’il a rajouté ça à la dernière minute. Bon, je suis pas très bon public en ce qui concerne la romance à la base, c’est vrai. En plus la nana je l’ai pas aimée.

Bref ! Pourquoi, malgré cette légère déception, alors que je voulais tant voir la rencontre entre humains et Atamides, j’ai tant aimé ce roman ? Parce que l’intrigue secondaire, c’est du polar, de l’enquête, et un putain de bon suspens dont les révélations, les rebondissements et les questionnements sont distillés au fur et à mesure avec beaucoup de brio. Que se passe-t-il exactement ?

Ça tue sur le Saint-Michel, et de façon plutôt violente. Meurtre horrible, disparitions discrètes qui personne ne remarque, manipulation de l’information, tout ça contribue à éveiller les soupçons chez Tancrède, et ça nous amène à comprendre que malgré sa droiture et sa foi évidente, il n’en est pas pour autant aveuglé, c’est un être humain qui réfléchit. Il est plein de questionnement, de doutes et a une grande soif de comprendre. J’aime beaucoup son état d’esprit, son caractère et sa droiture également. Un conflit moral va évidemment très vite le torturer et ça l’a rendu encore plus intéressant.

Mais j’ai quand même préféré Albéric, parce qu’il évolue d’une façon qui me plait d’avantage. Tancrède change, évolue énormément lui aussi, mais il passe d’un personnage relativement sûr de lui, fort, à quelqu’un de bien trop déboussolé, perdu sur la fin, qui va préférer la solution de facilité pour apaiser son esprit. Albéric, à l’inverse (et ces deux personnages diamétralement opposés ont une super dynamique ensemble !) passe de quelqu’un de timide et effacé à quelqu’un de combatif qui n’hésite plus à prendre des décisions.

Autour d’eux gravitent des personnages secondaires géniaux, comme les frères Tournai dont j’ai aimé les joutes verbales, sans compter qu’ils sont comme le jour et la nuit eux aussi, et Vivianne, l’un des seuls personnages féminins qui en vaut la peine. Les antagonistes aussi valent le détour, notamment Robert de Montgomery que j’ai bien aimé pour son côté pitoyable autant que dangereux.

La chose dont j’avais un peu peur honnêtement, vu le sujet, le genre et la longueur du bouquin, c’est que l’auteur en ait fait des caisses avec les descriptions (c’est une erreur que j’ai pas pu m’empêcher de remarquer chez les auteurs de fantasy et S-F d’aujourd’hui) fort heureusement le bonhomme, scénariste pour les films, les BD et les jeux vidéo, connait bien son boulot. Il nous donne finalement peu de détails, en tout cas c’est juste ce qu’il faut pour nous donner de bonnes premières directives et nous permettre d’imaginer le reste tout seul comme des grands. Il ne nous prend clairement pas pour des bébés à qui il doit tenir la main.

Vous me connaissez, j’accorde beaucoup d’importance à la fin. Et là, je n’ai qu’une chose à dire :

Putain, l’enfoiré !

Il m’a laissé là, à la dernière page, comme une abrutie ! Après des mois de voyage interstellaire passé dans le Saint-Michel à regarder Tancrède être déchiré entre sa foi chrétienne et ses certitudes, et Albéric cherchant la vérité et se révoltant contre la condition de tous ceux qui, comme lui, furent contraint par la force de participer à cette croisade, je me retrouve comme une imbécile qui comprend parfaitement qu’elle a été super bien bernée.

Parce que l’histoire s’arrête pile au moment où les croisés débarquent enfin sur Akya.

Du coup, vous savez quoi ?

Je vais devoir m’acheter le tome 2, et fissa !

_______________________________

8 mois plus tard...
Et je jure sur notre galaxie, j'avais rien oublié !

Éditeur : Pocket
Parution : 2016
Pages : 960

Résumé :
2205. C’est le débarquement. Les troupes de l’Empire Chrétien Moderne se déploient dans les plaines arides d’Akya du Centaure.

À l’arrière, Albéric Villejust organise la rébellion qui gronde parmi les inermes.

De leur côté, Tancrède de Tarente et Clorinde ont retrouvé l’amour, une foi inébranlable, et comptent mener à bien leur mission, au nom du tout-puissant Pape Urbain IX. En tant que méta-guerriers, la prise de l’ultime tombeau du Christ repose en grande partie sur leurs épaules.

Mais sous l’implacable soleil centaurien, rien n’est gravé dans le marbre. Alors que les rebelles se cachent et s’organisent dans le désert, que les Atamides se révèlent plus dangereux que prévu, les luttes de pouvoir s'intensifient et des forces nouvelles s’agitent dans l’ombre. De ces zones obscures dépendront l’avenir d’Akya, des nouveaux Croisés et, à plus grande échelle, de peuples entiers…


Ah ! Que voilà une aventure que j’étais ravie de reprendre !

Dans le tome 1, même si j’avais adoré l’histoire et ce huis-clos géant se déroulant dans cet énorme vaisseau spatial, j’étais restée quelque peu sur ma faim en tournant la dernière page tant j’avais hâte de voir les croisés débarquer sur Akya. Faut dire aussi que l’auteur, dès le début du livre, nous rabâchait sans cesse que c’était l’unique but de toute cette histoire : les croisades, menées sur une autre planète.

Avec le tome 2, nous y voilà enfin ! Et l’auteur enfonce les clous en défonçant royalement tous les beaux principes de la chrétienté (si si, ils les défoncent !) en faisant passer tous les croyants de cette aventure pour des fanatiques religieux ultra-violent et idiots.

Alors. Ça peut paraître négatif dit comme ça mais ça ne l’est pas. Du moins, pas totalement. Durant ma lecture, j’étais, je le reconnais, un peu déçue de cette méthode, je me disais que s’il voulait à ce point mettre à mal les dogmes et l’aveuglement extrême de certaines religions, il aurait pu le faire de façon plus subtile. Finalement, quelques jours après avoir terminé ma lecture, j’ai réalisé que ce choix était judicieux au regard du style narratif et du genre. Oui, d’accord, il dénonce à la façon d’un homme qui veut vraiment faire passer tous les croyants pour des ignares aveugles, mais au moins comme ça le message passe, sans compter qu’il ne faut pas oublier qu’on est avant tout dans un livre de science-fiction et d’aventure. Pour répondre au mieux aux codes du genre, il faut donc de l’action, de la baston, des extra-terrestres et tout et tout (attention, je ne dis pas que TOUS les livres de SF devraient être comme ça, je dis juste qu’il s’agit des codes les plus connus du genre)

Et croyez-moi que des combats, il va y en avoir !

D’ailleurs, au début ce n’est que ça : humains VS Atamides. Une vraie boucherie. Je me demandais où l’auteur voulait en venir et s’il n’y allait pas un peu fort. Puis j’ai finalement compris vers quoi il nous menait.

Dans le tome 1, Tancrède de Tarente était l’un de mes personnages préférés. J’avais beaucoup aimé sa sensibilité malgré son image d’homme de guerre même s’il m’agaçait un peu parfois à ne pas prendre clairement de décision. Dans la suite j’ai malheureusement été un peu déçue. Non pas du personnage lui-même, il est toujours très bien au regard de ce qui lui arrive, mais à cause de la façon dont l’auteur à déroulé les choses pour lui. En toute honnêteté, j’ai trouvé que ça manquait d’originalité, et quand c’est développé dans un tel manichéisme ça a tendance à m’agacer.

Désolée, M’sieur Baranger, mais les choses ne sont en réalité pas comme vous les décrivez : non, il n’y a pas le blanc d’un côté et le noir de l’autre ; le bien VS le mal. Parfois, souvent même d’ailleurs, il y a du gris et un entre deux indécis.

Un peu plus positif maintenant : Albéric Villejust, le second personnage le plus important de cette histoire, et celui que j’avais préféré dans le tome 1, reste ici celui que j’aime le plus. Je l’apprécie même davantage.

Les quelques défauts que je lui reprochais auparavant ont disparu, il change énormément et devient un homme qui n’a plus autant peur qu’avant de prendre les décisions. Il s’affirme et j’aime beaucoup cette nouvelle image de lui, plus téméraire. Son intelligence et sa sensibilité en font quelqu’un de vraiment à part parmi tous les autres protagonistes.

Pour ce qui est des Atamides, là j’applaudis franchement l’auteur. Ce peuple extra-terrestre ne ressemble en rien à ce que j’ai déjà rencontré dans les nombreux livres de SF que j’ai lu jusqu’à présent, il a fait preuve d’une très grande originalité. J’ai beaucoup aimé découvrir leur culture, leurs coutumes et même leur particularité biologique (ou biochimique…) dont je ne peux pas trop parler ici sous peine de spoiler.

Quant au rythme du récit, il était vraiment en dent de scie. Commencer par tant d’action pour finalement sombrer dans de lentes et longues descriptions dont certaines étaient ennuyeuses sinon inutiles était assez mal géré. À la place de tout ça j’aurais apprécié qu’il nous en dise un peu plus sur la faune et la flore d’Akya par exemple. Même si nous avons eu un très bel aperçu de ce que pouvait être un « tigre-roche », le seul petit moment qui lui est consacré n’a pas étanché ma soif de savoir et mon indécrottable curiosité.

Pour ce qui est de la fin, je dois reconnaître qu’à elle toute seule elle rattrape les quelques petits points négatifs que j’ai relevé. L’auteur a eu une riche idée (quoi qu’un peu tiré par les cheveux, mais pourquoi pas !) et a su admirablement bien la développer. Sans compter que je ne m’attendais pas du tout à ce que le Saint-Michel, le vaisseau qui les a menés de la Terre à Akya, ait à nouveau son utilité. 

Et pour ce qui est de l’histoire d’amour entre Tancrède et Clorinde, alors ? Bah elle m’a tellement peu intéressée que j’ai pas grand-chose à en dire, si ce n’est que j’aime plutôt bien comment ça fini entre eux, voilà !

Bref, du bien, du moins bien et du très bien pour ce livre, ce qui nous donne un diptyque ma foi fort génial ! Si vous êtes féru de science-fiction qui sort de l’ordinaire tout en restant sur les rails des codes du genre, ne passez pas à côté !

Mes autres chroniques de S-F :

20/07/2019

La montagne, ça vous gagne !

Ça m’a donné envie d’aller faire une putain de randonnée.

Éditeur : Pocket
Parution : 2011
Pages : 608

Résumé :
L'Ancolie est une fleur aussi belle que toxique. Belle, à l'image de certains souvenirs. Toxique, à l'image de certains regrets. L'Ancolie, c'est aussi le nom d'un chalet perdu en pleine montagne. C'est là que vit Vincent, un homme seul et meurtri. Rejetant son passé et redoutant son avenir, il préfère vivre dans le présent. Une existence éprise de liberté qu'il consacre entièrement à sa passion pour la montagne et à son métier de guide. Jusqu'au jour où la mort frappe tout près de lui, l'obligeant à sortir de sa tanière. Aux yeux de tous, un tragique accident, une chute mortelle. Seul Vincent est persuadé qu'il s'agit d'un meurtre, que ce n'est pas la montagne qui a tué, et que les vrais coupables doivent payer. Alors, aidé par Servane, une jeune recrue de la gendarmerie avec laquelle il a noué une étrange relation, il se lance dans une quête de vérité. Une quête qui va le conduire sur d'effroyables sentiers, le confronter à ses propres démons. Une quête qui va déterrer un à un des secrets profondément enfouis au coeur de cette paisible vallée, et qui auraient dû le rester à jamais. Car si le mensonge blesse, la vérité peut être fatale...


Pas mon préféré de l’auteure, mais je l’ai quand même préféré à « Terminus Elicius ». Il est très bon, l’écriture est toujours aussi dynamique, pas de temps mort dans la prose, petites phrases brèves, percutantes, poignantes, directes souvent dans l’action et l’événement. Malheureusement, un petit truc a cloché pour moi.

Vincent est le genre de personnage avec lequel j’ai du mal, de base. Dépressif, trahis par celle qu’il aimait il n’a rien trouvé d’autre pour se venger que de devenir un salopard qui utilise les femmes comme des mouchoirs. Sa douleur je la comprends, mais personnellement je trouve ça d’une débilité profonde, je n’ai jamais compris ce genre d’attitude, et qu’il soit un personnage fictif d’un roman n’y change rien pour moi. En bref, un choix de l’auteure que j’ai pas vraiment compris, d’autant que ça aurait pu être différent dans l’histoire, elle aurait pu construire sa relation avec Servane, le principal personnage féminin, sur autre chose sans que ça change quoi que ce soit. Alexandre, le protagoniste de « Juste une ombre » par exemple, est totalement son opposé et je l'avais adoré.

Servane, quant à elle, m’a plu bien davantage. Elle est bien plus complexe et secrète. Elle aussi sort d’une relation amoureuse douloureuse, elle aussi a mal et pourtant elle a su rester digne. En ça, Vincent va beaucoup apprendre d’elle pour se reconstruire, il va évoluer énormément et se révéler quelqu’un de profondément seul, malheureusement il me restera très indifférent et ça m’a clairement fait chier.

De son côté, il va également apprendre beaucoup à Servane, plus jeune que lui. Elle est gendarme et vient d’être mutée dans le village au cœur de la montagne. Lui il est guide, et il va lui montrer comment observer, comment découvrir, comme s’émerveiller de cette nature indomptée qu’il faut protéger.

Le roman s’est construit comme une sorte de voyage initiatique intéressant plein de beaux messages et de belles intentions. L’auteure met la nature en avant, au bout d’un moment la montagne devient l’un des personnages principaux, elle est belle et dangereuse et par ses mots Giebel m’a foutu dans la tête plein de magnifiques paysages qui m’ont donné envie d’enfiler des chaussures de rando (c’est con pour moi je vis en Seine-et-Marne, y’a que des champs tout plats ici) La relation Vincent/Servane prend le dessus sur tout le reste, y compris l’intrigue policière.

Une jeune femme se suicide et le meilleur ami de Vincent trouve la mort dans un tragique et étrange accident de randonnée. Pour le coup, nous voilà dans quelque chose d’assez classique, avec une enquête sans trop de prise de tête, des suspects, des indices mystérieux et des tentatives d’intimidation digne d’un feuilleton télé. C’est efficace, mais venant de l’auteure c’est surprenant.

Avec elle, j’ai l’habitude des sombres manipulations, des psychologies torturées, des horreurs bien noires et assez sanglantes, comme avec « Le Purgatoire des innocents », qui m’a bien fait super peur. Ma déception vient également de là, j’ai tellement l’habitude de trembler avec elle que je m’attendais à une histoire bien plus terrible. C’est pourtant un très bon livre et j’ai adoré la fin. Elle a malgré tout su me surprendre, comme à chaque fois (nan mais sérieux, j’adore les risques qu’elle prend pour clôturer ses livres, c’est l’une des meilleures à ça sans déconner !)

Bref, une lecture en demi-teinte. Je sais que je devrais aimer ce livre, parce qu’il le mérite, il n’y a techniquement aucune fausse note, le problème c’est que je voulais quelque chose de bien méchant et douloureux comme j’en ai pris l’habitude avec elle. Un bon Giebel, mais pas l’un des meilleurs si vous voulez trembler !

D'autres avis sur




Je viens d’aller voir « Le Roi Lion » au ciné, et franchement ce film est d’une beauté à couper le souffle ! Il m’a aussi permis de porter sur cette histoire un tout autre regard et… sans déconner, je verrai plus jamais le dessin animé de la même façon maintenant !

GRRRRrrrrrrrr :

26/12/2018

Joyeux Noël, Banannée, pommes sautées, toussa

J'aime bien cet instant entre deux fêtes. Pile celle où on est. Noël vient de passer, on sait que le Nouvel An approche, on est dans une attente fébrile de pouvoir se bourrer la gueule sans complexe (moi, surtout, parce que je viens de découvrir le goût paradisiaque du Sauternes !) et la semaine passe sans qu'on la voit.

Alors quoi de mieux qu'un bon livre pour marquer cette petite période de façon plus prononcée ?

Editeur : Pocket
Parution : 2013
Pages : 691

Résumé :
Un labyrinthe qui cache un secret, une conteuse victorienne dont l'oeuvre a disparu, trois générations de femmes unies par une même histoire… En 1913, sur le port de Brisbane, en Australie, une petite fille de quatre ans est retrouvée abandonnée sur un bateau arrivant d'Angleterre, avec pour tout bagage une valise contenant quelques vêtements et un superbe livre de contes de fées. Recueillie par un couple, elle n'apprend son adoption que le jour de son vingt et unième anniversaire. Des années plus tard, Nell décide de partir à la recherche de son passé, en Cornouailles, au domaine de Blackhurst. À sa mort, sa petite-fille Cassandra poursuit cette quête et se rend à son tour en Angleterre afin de percer les secrets du domaine… 

Ode au pouvoir de l'imaginaire. Voilà. Techniquement je pourrais arrêter la chronique ici.

Kate Morton a un don incroyable pour nous livrer des histoires prenantes, mystérieuses, empreintes de mysticisme, matinées d'un peu de fantastique, d'historique, et surtout d'un gros secret.

C'est le deuxième livre que je lis d'elle et je ne suis pas déçue. Je ne me souviens pas exactement pourquoi je n'ai pas mis de coup de cœur sur "Les heures lointaines", et j'ai un peu la flemme de relire la chronique (j'ai la gueule de bois en même temps) donc ce sera à vous de me dire, mais là si je ne le mets pas c'est parce que je n'ai pas pu m'empêcher de trouver quelques grosses similitudes entre les deux bouquins.

Nous suivons plusieurs femmes à travers les époques : Eliza en 1900, Nell en 1975 et Cassandra en 2005, toutes trois liées par quelque chose de très fort, presque une tragédie, et des désirs communs, entre l'écriture, la recherche de la vérité et des origines, et la peinture. Toutes les trois sont des créatrices, des artistes, brutalisées, presque traumatisées par la vie, mais qui se battent tout de même. En cela, les figures qu'elles incarnent sont fortes quoiqu'un peu stéréotypées. Je dois reconnaître que l'auteure passait parfois tellement vite de l'une de ces femmes à une autre que j'ai eu du mal, au début, à me lier à l'une d'elle, je trouvais qu'elles manquaient de profondeur. Puis après je me suis souvenue que j'avais plus ou moins ressenti la même chose avec "Les heures lointaines" et, comme je le pensais, ça s'est arrangé après quelques pages. Finalement, je les ai trouvées géniales, et Cassandra en particulier.

Mais le gros point qui m'a, je l'avoue, un peu fait grincer des dents, c'est le fameux domaine de Blackhurst, château sombre noyé par les états d'âme de ses occupants à la limite de la dépression. Ca m'a énormément rappelé Milderhust, grand manoir inquiétant, étouffant, qui donnait tout le ton fantastique dans "Les heures lointaines". Les deux sont très semblables, la façon dont l'auteure se sert d'eux comme des personnages parfois à part entière aussi. Franchement, ça a un peu gâché ma lecture, parce que je pouvais pas m'empêcher de me dire parfois qu'elle les avait construit sur le même modèle. Je ne sais pas trop pourquoi ça m'a gêné, mais ça m'a gêné !

Heureusement, la force du récit, du mystère, et le poids des mots ont tout rattrapé. J'ai été happée de la même façon et par les mêmes choses qu'à ma lecture des "Heures lointaines". Je ne saurai pas l'expliquer, mais la densité de l'histoire et la complexité historique me tenaient totalement. L'époque de la fin du XIXème siècle m'a toujours beaucoup plu, et le fait que ça se passe ici quasiment en huis-clos donnait un aspect nouveau pour moi. Les chamboulements et changements semblent loin dans Blackhurst dont les habitants vivent presque repliés, en autarcie. Mais, c'est bien connu, on est toujours rattrapé par son époque.

Plus simplement, je pense que le style de l'auteure me convient totalement. Elle prend son temps, on danse d'un protagoniste et d'un flashback à l'autre, et j'aime faire preuve de patience avec elle, ses personnages, et les secrets qu'elle veut nous livrer. J'ai hâte de lire un prochain livre d'elle !

D'autres avis sur

Livre lu dans le cadre du Cold Winter Challenge !

Il est là :
CWC, 3ème !!
La Servante Ecarlate, tu connais ?

16/06/2017

J'adore ce moment où je ressens une furieuse envie de rattraper les Disney-Pixar et les Dreamworks que j'ai pas regardé ces dernières années malgré tout ce que j'en ai entendu de bien.

Du coup ça fait quelques jours que j'enchaîne les dessins animés, j'ai l'impression de faire une cure, ça me fait un bien fou !

A côté de ça, les choses continuent, j'ai une routine assez calme. Ah, si, une nouveauté : comme depuis que je me suis mise à travailler chez moi, j'ai pris 5 kilos en 5 mois, j'ai installé une heure par jour dans mon planning pour une activité physique, et j'ai réduis drastiquement le grignotage. J'ai l'impression que ça marche. Ou alors c'est juste psychologique.

Ouais, à mon avis c'est surtout psychologique, mais ça me fait du bien. Non pas que j'ai perdu du poids (d'ailleurs ces 5 kilos ne me gênent pas du tout), je veux juste éviter d'en prendre plus que ça, et je me sens plus sereine.

C'est pas intéressant hein ? En même temps, j'ai une vie fort peu intéressante, donc faut faire avec !


Editeur : Pocket
Parution : mai 2016
Pages : 543

Résumé :
Rien n'est plus éphémère que la mémoire d'un enfant ...
Quand Malone, du haut de ses trois ans et demi, affirme que sa maman n'est pas sa vraie maman, même si cela semble impossible, Vasile, psychologue scolaire, le croit.
Il est le seul. Il doit agir vite. Découvrir la vérité cachée. Trouver de l'aide. Celle de la commandante Marianne Augresse par exemple. Car, déjà, les souvenirs de Malone s'effacent. Ils ne tiennent plus qu'à un fil. Le compte à rebours a commencé.

Qui est vraiment Malone ?


Première expérience Bussi, et je ne regrette absolument pas d'avoir suivi les conseils de ma Marjo, qui me l'a recommandé avec beaucoup de passion ! Merci à toi si tu passes par là.

Première chose non négligeable : l'écriture est très bien. Fluide et naturelle j'ai presque envie de dire. C'est agréable à suivre, il y a juste ce qu'il faut de complexité pour que ça en devienne addictif.
J'étais vraiment entraînée par tout ce mystère, et j'ai appris énormément de chose sur la psychologie et la mémoire des enfants, c'était très intéressant. L'auteur n'hésite pas à nous balader en multipliant les fausses pistes sans pour autant que ça devienne répétitif, tout simplement parce que c'est porté par une enquête policière et le tout est déguisé avec les erreurs commises par les agents de cette chère commandante.

On en arrive vite à comprendre (en tout cas, pour moi) que tout le monde est manipulé par quelqu'un qui a su très habilement prévoir chacun des événements, si habilement d'ailleurs que c'en est presque surréaliste. Peut-on vraiment prévoir les choses sur un si long terme ? J'en doute un peu, mais il y a tant de mystère et de questions qui se tissent au fil de l'histoire que ça ne m'a absolument pas dérangé, au contraire tout paraissait s'imbriquer parfaitement.

Un peu trop parfaitement sans doute ... (ouais, j'aime me contredire, foutez-moi la paix)

Il y a pas mal de personnage, et j'avoue en avoir mélangé deux ou trois au début mais c'est sans doute parce que j'étais pas totalement dans ma lecture, car une fois que j'ai fait un tantinet plus attention, je m'y suis retrouvée facilement. Ils sont tous attachants à leur façon. Voui, même les connards, voui voui.

J'ai eu un petit coup de cœur pour l'un d'eux : Malone, ce petit garçon de trois ans qui s'accroche à ses souvenirs. Les passages où il est le narrateur sont vraiment mignons comme tout, j'ai vu le monde par ses yeux et j'ai trouvé ça formidable. Ce gosse est hyper attachant !

Le seul petit truc qui m'a dérangé, c'est qu'il y a beaucoup d'auto-apitoiement de la part de certains (la commandante notamment), et au bout d'un moment ça en devient un peu gonflant, mais j'étais un peu comme ça à une époque donc bon ce serait mal venu de ma part de cracher.

Autre petite chose : l'auteur nous trimballe si bien durant presque tout le roman que j'ai trouvé un peu dommage la façon dont il faisait éclater les révélations. Ca file un peu trop doux. J'sais pas si j'suis claire.
Disons que les événements à la fin s'enchaînent tellement vite que j'ai tout compris une vingtaine de page avant, et les révélations sont bien moins spectaculaires que ce que j'attendais, un peu trop "belle" aussi peut-être, surtout avec cette tension qui ne faisait que monter et monter depuis le milieu à peu près, alors je suis très légèrement déçue. Mais vraiment très très légèrement, parce que même si j'ai compris moi-même, ça reste quand même sacrément couillu !

J'ai aussi l'impression que, si l'auteur s'est amusé à développer la psychologie féminine, surtout l'instinct maternel - ça reste d'un point de vue masculin, donc bon y'a des clichés quand même - il a un peu laissé les hommes en retrait, du coup on se retrouve avec des mecs qui n'ont rien de bien original mais qui sont sympa quand même.

Bref, tout ça pour dire que même si ce livre a quelques défauts, la trame policière est super bien foutue, beaucoup de personnages sont extra, ça se lit très facilement et on est vraiment embarqué pour tenter de savoir à tout prix la vérité. Je le recommande très chaudement à mon tour !


http://www.livraddict.com/biblio/livre/maman-a-tort.html


Ouais, je sais, tout une chronique pour vous pondre une telle chiasse, que voulez-vous j'peux pas toujours être au taquet.

Bon, sinon j'ai une petite devinette pour vous :
Un petit garçon a 4 ans.
Son petit frère a la moitié de son âge.
Lorsque l'aîné aura 100 ans, quel âge aura donc le petit frère ?

Hyper simple.

Et zou :
Boum, un nouvel Austen !
Perte de repère dans l'espace
Tout une réflexion sur les cons

25/04/2017

C'est ce qui s'appelle être mené par le bout de la quéquette !!!!!!

Quand on finit un texte on se sent vide après, c'est horrible ! Alors qu'on a plein d'autres projets à avancer !!!
Bordel.
Ecriture ou lecture, même connerie.

Un texte qui t'a accroché, tourneboulé, manipulé, quand tu le termines tu te sens abandonnée.

Qui pour me foutre une grosse baffe dans la gueule ?


Editeur : Pocket
Parution : 2014
Pages : 314

Résumé :
Un truand paranoïaque en cavale depuis quarante ans. Un serveur dépressif qui voit son ancien amour se trémousser dans un jeu de télé-réalité. Quel est le rapport entre ces deux hommes ?
A priori, il n’en existe aucun.
Aucun lien entre ces deux êtres que tout ou presque oppose et qui ne se connaissent pas.
Sauf peut-être une lueur dans le regard d’un vieil homme ou l’obsession d’une journaliste à réunir les pièces d’un vieux puzzle.
Sauf peut-être les ronds dans l’eau.
Car certains actes ont des répercussions inattendues, même longtemps après...





Ils auraient peut-être pu rajouter, après "puzzle" : un abruti qui se trompe de maison.

Tout est hasard. La vie, principalement. Nan nan, j'suis pas en train de vous faire un quart d'heure philosophico-merdique, je vous ai juste résumé le bouquin en peu de mots.

Ne vous y trompez pas, ce livre est une découverte stupéfiante, limite pour pas le lire trop vite j'ai dû me forcer à lire autre chose.
Tout s'emboîte parfaitement (un peu trop parfaitement peut-être ...) et j'ai senti dès les 30-40 premières pages que j'étais totalement manipulée par l'auteur.
Génial.
Pour construire une trame policière pareille, faut être vachement brillant quand même ! (ou alors le gars n'est pas tout à fait seul dans sa tête, mais j'suis mal placée pour juger)

En gros, un pauvre homme se retrouve au mauvais endroit au mauvais moment, lors d'un règlement de compte entre truands, à cause d'une histoire vieille de quarante ans. Les répercussions incroyables que le moindre petit acte peut avoir, c'est proprement dingue !!!
Et cet homme, c'est Yvan, serveur, trahi par une ex dont il était dingue, et qui va prendre une décision. Au début, il m'agaçait un peu à toujours broyer du noir et parler du joli cul de sa copine (qui est une vraie salope, au passage) et puis dès que le piège se referme sur lui, il s'affirme, il devient un autre homme, il prend sa vie en main et je me suis retrouvée à le suivre en étant totalement sous le charme !

Une partie particulière m'a beaucoup plu, c'est l'analyse froide et terrible que l'auteur fait du système judiciaire français. Après tout, du moment qu'on a trouvé un coupable, quelle importance s'il est vraiment coupable ! Piège juridique terrible ! La justice est menée par des gens qui sont tellement persuadés de mieux savoir que les autres qu'ils ne voient pas la vérité, même quand elle est sous leur nez. Et quand ça leur explose à la gueule : c'est pas moi, c'est le voisin !!!!

C'est de bon ton en ce moment, non ?

Ca y est j'ai trouvé ! (illumination !!!!!) Pendant toute ma lecture je me disais que cette intrigue, cette construction, cette manipulation en douceur, me faisait penser à quelque chose. Un film. Voilà, je sais lequel maintenant : "Ocean Eleven" ... Alors que ça n'a pas grand-chose à voir pourtant. Bizarre.

Quelque chose m'a dérangé malheureusement dans ce livre, et c'est pourquoi je ne peux pas en faire un coup de cœur. Vraiment, c'est peu de chose et ça m'agace un peu, parce qu'il était à deux doigts de rejoindre mes étagères ! En fait, il est trop court. 300 pages pour développer une intrigue pareille avec tant de personnages, le genre de vieux bandits que j'adore en plus !, et un final aussi claquant, c'est trop peu. Du coup, pour gérer tout ça, l'auteur fait quelques bonds dans le temps qui m'ont un peu dérangé (2 ou 3 ans qui passent en deux paragraphes par exemple) sans vraiment s'attarder. Alors que, personnellement, j'aurai aimé qu'il s'attarde un peu plus sur Yvan, histoire que je m'attache encore plus à lui !

Franchement, mis à part que ce livre est totalement manipulateur, je ne sais pas quoi vous dire d'autre. Sauf : lisez-le. Parce que, croyez-moi, la fin, vous ne la verrez pas venir du tout !

D'autres avis sur
http://www.livraddict.com/biblio/livre/les-ronds-dans-l-eau.html



C'est chiant de finir un article, parce que je ne sais pas quoi vous dire à la fin (du moins pas spontanément) alors je réfléchis toujours trois plombes avant de trouver un truc drôle (ou pas), spirituel (ou pas ...) ou intelligent (hum ...).

Là, ça fait dix minutes que je me creuse le cigare, et y'a toujours rien qui vient, alors ce sera tant pis pour cette fois !

Mon cerveau est parti en couille.

Abloublou
Parler des cons ? Et pourquoi pas, bordel ?!
C'est l'été dans deux mois ! Le moment idéal pour revenir sur de vieux souvenirs.
Une tragédie vieille de plus de 170 ans !

03/03/2017

Du coup maintenant quand je vois une ombre, je panique

N'essayez pas de me faire croire que ça ne vous est jamais arrivé !
Une ombre, la nuit, qui n'a rien à faire là et fait battre votre cœur plus vite, avant que vous vous rendiez compte qu'il ne s'agit que d'une branche, ou de l'angle d'un volet mal refermé.
Non ?
Ah.
Moi, si.
Les bruits aussi. Un bruit insolite m'interpelle très vite.
Surtout depuis que j'ai lu ça :


Editeur : Pocket
Parution : 2013
Pages : 606

Résumé :
D'abord, c'est une silhouette, un soir, dans la rue ...
Un face-à-face avec la mort.
Ensuite, c'est une présence. Le jour : à tous les carrefours. La nuit : à ton chevet. Impossible à saisir, à expliquer, à prouver.

Bientôt, une obsession. Qui ruine ta carrière, te sépare de tes amis, de ton amant. Te rend folle. Et seule.
Juste une ombre. Qui s'étend sur ta vie et s'en empare à jamais.
Tu lui appartiens, il est déjà trop tard ...


Merci à ma tata chérie de m'avoir prêté ce livre !
Je n'avais plus lu quelque chose d'aussi bien approfondi de cette auteure depuis "Le purgatoire des innocents" ! J'ai lu également "Les morsures de l'ombre", "Chien de sang" et "De force", mais ces trois-là ne m'avaient pas autant foutu la pétoche. Incontestablement, "Juste une Ombre" est mon préféré pour l'instant !

Tout commence pourtant très vite, et j'avoue que ça m'a frustré, parce que j'avais peur des répétitions à venir durant les 600 pages, mais Giebel prend le temps de distiller la peur de son personnage principal, Cloé, pour nous en faire boire par petite gorgée, un petit peu à chaque chapitre. Et c'est diablement efficace !

Cloé justement, parlons-en.
J'ai vite compris dès le début que c'est typiquement le genre de femme, et de personnage, que j'ai du mal à apprécier. Elle prend tout le monde de haut, traite les autres comme des larbins, considère que tout lui est acquis, se croit plus forte et plus intelligente que tous ... et pourtant, j'ai adoré. Adoré la voir sombrer, devenir folle, ne récolter que ce qu'elle avait semé ! Elle a un lourd passif, comme beaucoup des protagonistes de Giebel, et cache quelque chose de terrible, ce qui me l'a rendu un tantinet plus sympathique. Mais vraiment un tantinet.
Sinon, le reste du temps, j'étais satisfaite de voir ce qu'elle subissait.

Petit à petit, Cloé devient totalement paranoïaque, et voit une Ombre s'immiscer chez elle et la suivre. Mais elle est la seule à la voir. Personne ne la croit. C'est une lente descente aux enfers qui commence pour elle, jusqu'à ce qu'un homme décide de l'aider : Alexandre, un commandant de police dépressif qui se désole de ne pas avoir le courage de se suicider. Ouaip. Bah lui, je l'ai plus apprécié que Cloé ! De la violence couve en lui, il cache quelque chose de terriblement dangereux, comme une bête tapie, et c'est avec son arrivée dans l'histoire que je me suis rendue compte que tous les hommes autour de Cloé étaient des Ombres potentielles. Mais, jusqu'à la toute fin, jamais je n'aurai imaginé ça !

Comme avec tous ces autres livres, l'auteure nous délecte du malheur de ses personnages. Tout y est terrible, tout y est sans espoir ou presque, et pourtant je suis toujours surprise d'aimer ça.
J'aime voir comment les personnages vont perdre face à la plus pure des cruautés et la plus abjecte des folies.

C'est pour ça que je ne peux pas faire des thriller/polars de Giebel des coups de cœur, parce qu'ils réveillent quelqu'un de méchant en moi, à chaque fois. Cloé je ne l'aimais tellement pas que j'étais contente de ce qui lui arrivait !
Vous vous rendez compte ?!
Alors que ce qu'elle traverse est tellement horrible que j'ai peur des ombres maintenant !
C'est terrible !
Le truc le plus intéressant dans tout ça, c'est que j'ai rencontré Karine Giebel un jour, quand j'étais encore libraire, et cette femme est d'une douceur, d'une gentillesse ! Toujours un mot gentil, toujours un sourire, c'est une femme très agréable que j'ai été très heureuse de rencontrer.
Et pourtant, elle écrit des monstruosités ! Ce qui appuis bien ce que je viens de dire d'ailleurs : ses livres réveillent un monstre en nous.


Ce que je préfère, et qui ne me dérange absolument pas bien au contraire, c'est que les fins sont toujours surprenantes. Jusqu'aux toutes dernières pages, impossible de deviner ce qu'il va se passer, impossible de comprendre. C'est chaque fois atroce, mais toujours inattendue.

Voilà, je ne vais pas en dire plus. Vous voulez avoir peur ? Vous voulez voir une femme sombrer et vous en délecter ? Lisez ce livre.
Il vous retournera trippes et cerveau !
Bravo à l'auteure !

http://www.livraddict.com/biblio/livre/juste-une-ombre.html


C'est la fin du mois ! Et comme chaque fin de mois depuis le début de cette année, c'est tirage de la BookJar !
Ce que je vais devoir lire en avril sera donc :



Ah ! Un "classique" de la science-fiction ! Pourquoi pas, ça peut être chouette. Depuis le temps que je l'ai dans ma PAL en plus.

Tiens, si t'as le temps. Sinon, c'est pas grave !
On m'a tagué ! Et j'adore ça.
C'est que le tome 3, mais vous ne m'en voudrez pas !
Souvenirs, souvenirs !

17/02/2017

Arff, j'ai vraiment un problème avec les priorités à droite quand je suis au volant ...

Ouais m'sieur, ouais, pardon ! Mais tu sais, tu peux te coller à deux centimètres du cul de ma voiture, balancer tes pleins phares dans mes rétros pour m'aveugler et me faire une queue de poisson qui m'envoie dans le fossé (vraiment, vraiment je vous assure !) en quoi ça change le fait que, oui, effectivement je t'ai grillé la priorité ? Et toi, tu réponds à une situation déjà dangereuse, que je regrette beaucoup, et qui était totalement involontaire (si, cette satané connerie de priorité à droite, à cet endroit-là, je n'ai jamais réussi à la retenir ! Je l'oublie tout le temps !) par une autre situation dangereuse qui est, elle, totalement volontaire et calculée.

Donc euh ... j'adore la race humaine !! C'est fou ce qu'on peut s'amuser ! J'ai fini dans le fossé, j'ai frôlé le tonneau, parce que m'sieur était froissé de ne pas être passé en premier ! Ah, oui. Oui, j'avoue, sans ça, on s'ennuierait.

Et si ce m'sieur me retrouve, si on se recroise, j'espère qu'il n'essaiera pas de se venger encore. Genre en me kidnappant ...


Editeur : Pocket
Parution : 2013
Pages : 383

Résumé :
Ce dimanche-là, Annie, agent immobilier de 32 ans, avait prévu de vendre une maison grâce à une journée portes ouvertes. Mais son dernier client, un homme qui prétend s'appeler David, la fait monter de force dans sa camionnette. Annie vient d'être enlevée. Son ravisseur l'emmène au cœur de la forêt et l'emprisonne dans une cabane. Son calvaire va commencer...





Quand j'ai lu ce thriller en juin dernier, je ne pensais vraiment pas en faire une chronique.

J'aime les polars dans ce genre-là, où ça bouge, où ça explose dans tous les sens et dans lesquels, finalement, le suspens ne prend que peu de part. C'est sans doute dû au fait que, ayant énormément lu de polars durant mon adolescence, ils sont rares ceux qui, aujourd'hui, parviennent à résister à mon esprit d'analyse extraordinaire (hum ...). Oui, je résous l'énigme avant la fin les trois quarts du temps, oui, c'est bien ça que ça veut dire.

Dans ce thriller dont il est question aujourd'hui, il n'y a pas d'action. Il n'y a qu'une petite énigme qui n'en est en réalité pas une, et que j'ai résolu avant la fin, là aussi, et c'est sans doute pour ça que je ne voulais pas le chroniquer au début. L'ennui c'est que là près de 8 mois se sont écoulés depuis que je l'ai lu, et je n'arrête pas d'y repenser.

Psychologiquement, ce texte est hyper puissant ! Il fait mal, très mal. On est parfois à la limite du voyeurisme malsain, et pourtant on continue de lire. Parfois, j'avais l'impression d'être pire que cet homme qui kidnappe et séquestre Annie, j'avais l'impression de ne pas avoir le droit d'être là, de n'être pas autorisée à savoir ce que la jeune femme endure entre les mains de cet homme.

Une jeune femme qui, au début, m'est apparu comme une mademoiselle tout le monde, qui a une relation difficile avec sa mère, un boulot qu'elle continue de faire par obligation, une vie sentimentale pratiquement inexistante ... enfin, pas beaucoup de caractère la pauvre quoi. Et ensuite, ce qu'elle vit est tellement terrible, que je ne pouvais pas ne pas avoir le cœur serré pour elle. Et malgré ce que l'autre lui fait subir, elle ne cesse jamais d'espérer, elle se découvre une force de caractère insoupçonnée et je l'aimais bien plus à la fin du livre qu'au début.

Franchement, je ne sais pas quoi dire de plus.
Lisez-le.
C'est un livre qui remue profondément et pendant longtemps. C'est un livre qui fait mal, qui fait peur, qui fait frissonner d'horreur mais qui, pourtant, nous rend peut-être meilleur. En tout cas, c'est comme ça que je l'ai ressenti : j'avais envie de donner à Annie toute ma force et mon courage, j'avais envie de l'aider à se sortir de là. J'avais envie d'être moins égoïste et d'écouter sa souffrance pour la partager avec elle malgré la douleur que ça provoquait.

Le genre d'empathie qu'on ne ressent pratiquement plus aujourd'hui, tant on est rempli de fierté, d'agressivité orgueilleuse et d'esprit de vengeance puérile (voilà, maintenant vous pigez le lien avec mon intro débile)

D'autres avis sur



Je reconnais humblement ne pas m'être beaucoup occupée du blog ce mois-ci ! Mais j'ai une excuse. Vous vous en foutez certainement royalement, mais tant pis, vous le dis quand même : j'étais censée finir mon bouquin en janvier, nous sommes bientôt en mars. Donc si je ne veux pas que cette gentille deadline supplémentaire arrive à son terme sans avoir pu terminer, vais devoir accélérer grandement l'allure et me retirer les doigts du cul. Je suis presque arrivée au bout de la rédaction avant de pouvoir enfin fignoler la relecture, et laisser partir mon bébé en correction (m'appartiendra déjà presque plus à ce moment-là ...) donc euh ... voilà.

Sincèrement, je ne sais pas moi-même comment j'arrive encore à trouver le temps de lire. Putain, j'ai des supers pouvoirs !

Tirage Bookjar !!!
Comme chaque fin de mois, pour une lecture du mois prochain, je tire un papier dans mon bocal à anchois ! (dédicace à tous les Perceval du monde)
Et voici ce que je vais lire en mars :

 
*applaudissements*

Agloudou :
Un autre polar qui fout bien les chocottes, cottes-cottes
Dans la tête de Darcy (perso, je préfèrerai être dans son lit, mais on n'a pas toujours ce qu'on veut dans la vie)
Une lettre perdue, 10 de retrouvées !

31/12/2016

Et dire que c'était il y a 171 ans ... et de nouveaux vestiges de cette tragédie humaine sont encore découverts aujourd'hui.

Je vais faire comme si ça ne faisait pas 10 jours que je foutais rien ...

Hey hey hey !!
Joyeux Noël à tous ! J'espère que vous vous êtes bien gavés de foie gras, et que vous avez pris 30 kilos en plus d'être malades.
Héhéhéhéhéhéhé
Courage les people, 2016 est bientôt terminée, plus que quelques heures à tenir ... z'allez voir qu'on va encore perdre une dizaine de célébrités avant que retentisse le dernier coup de minuit !

J'ai bien envie de dire : vas te faire foutre 2016, mais j'ai peur qu'elle le prenne mal et qu'elle fasse de moi sa prochaine victime, alors je vais me taire.

Euh ... bref.

Editeur : Pocket
Parution : 2010
Pages : 1043

Résumé :
Le 19 mai 1845, le HMS Terror et le HMS Erebus quittent l'Angleterre sous les vivats de la foule. Avec ces navires, le vénérable sir John Franklin entend enfin percer le mythique passage du Nord Ouest. Mais à l'enthousiasme succèdent bientôt la désillusion, puis le drame ...
Mal préparée, équipée et dirigée, l'expédition se retrouve prisonnière des glaces et de la nuit polaire. La mort frappe. La maladie se répand. La faim, la mutinerie et la folie couvent. Et rôde une mystérieuse et terrifiante créature, incarnation des peurs ancestrales de l'homme face aux éléments.
Le 19 mai 1845, cent vingt-neuf hommes partaient pour un voyage au bout de l'enfer blanc. Combien en reviendront vivants ?


Je ne sais pas si vous connaissez Dan Simmons, ou avez déjà lu un ou plusieurs livres de lui, mais si ce n'est pas le cas, laissez-moi simplement vous dire, avec tout mon respect, qu'il s'agit là d'un auteur qui n'en a strictement rien à carrer si ses lecteurs font des syncopes, des dépressions ou deviennent tout bonnement dingues.
Ouaip.
Y s'en fout, cet enfoiré.

*interlude*

Voici ce que j'ai retenu de cette lecture : la vie humaine est solitaire, misérable, dangereuse, animale et brève.

Wahou youpi tralala !

L'auteur ne perd pas de temps et nous met tout de suite dans le vif du sujet de ce livre-hommage, car l'intrigue commence non pas au moment du départ de l'expédition, donc en mai 1845, mais en octobre 1847. Ca fait donc plus de 2 ans que les bateaux ont quitté l'Angleterre (gnéhé ! Je sais compter), et presque 1 an et demi qu'ils sont piégés dans les glaces.
Donc, dès la première page, nous sommes avec des hommes qui vivent dans la nuit arctique depuis des mois, dans le froid depuis bien plus longtemps, qui doivent déjà respecter des restrictions alimentaires terribles, et qui commencent à tomber malade les uns après les autres.
Folie, pneumonie, scorbut, bla bla bla ...
Mais surtout, ils sont effrayés. Effrayés par la nuit qui les entoure, l'immobilité qui les tient, la glace qui les piège, et un gros ours diablement intelligent qui les tue les uns après les autres.

Abaoui ! Simmons ne serait pas Simmons s'il n'y avait pas une grosse bébête poilue amatrice de chair humaine !! (ceux d'entre toi qui ont lu "Drood" comprendront ...)

Donc en fait ... oui, vous avez deviné, durant plus de 1000 pages nous sommes avec des hommes coincés dans un bateau, qui se laissent petit à petit submerger par la terreur ( hey, hey, t'as vu ? Un clin d'œil au titre ! Trop forte moi), le désespoir et la colère. Bon, en vrai pas tout à fait, parce qu'à un moment donné les réserves de charbon vont s'épuiser et ils vont quitter les navires pour tenter leur chance à pied vers le sud plutôt que de rester à crever de froid à bord. Mais je crois que c'est ce qui fait tout le putain de "charme" de ce foutu livre !! C'est terriblement angoissant, une sorte de huis clos froid et noire qui m'a fait trembler littéralement. Vraiment. J'ai réellement ressenti, à certains moments, un frisson glacé me remonter le long du dos, et je claquais des dents. Sans parler des descriptions hallucinantes de la banquise, du Grand Nord, de l'enfer blanc, faites de mots terribles mais poétiques.

Gra.

Là où c'était un peu dérangeant au début, c'est qu'il y a beaucoup de personnages (129 c'est pas mal !) il était donc difficile de se rappeler de tous, mais l'auteur tente quand même de nous aider en nous communiquant chaque fois des indices sur eux, comme leur rôle à bord, leur physique ou leur caractère, et il s'attarde même quelques fois à nous raconter quelques morceaux de leur passé avant qu'ils se retrouvent coincés là. J'ai donc fini par m'attacher à quelques-uns d'entre eux, 4 pour être précise (avec un coup de cœur pour le pilote des glaces Thomas Blanky) et laissez-moi vous dire que je n'aurai pas dû.

Oh non, j'aurai pas dû.

Bon, je ne vais pas vous dire pour quoi, sinon ce serait trop vous dévoiler l'intrigue, mais laissez-moi simplement vous dire que j'ai été tenté une fois, rien qu'une petite fois, de hurler de rage et de balancer ce bouquin à travers la pièce (bon, je ne l'ai pas fait parce que sinon mon chien se serait jeté dessus pour le bouffer tellement il est con, et ça m'aurait bien fait chier !) et maintenant regardez encore un peu le titre de cet article ...
J'ai bien utilisé le terme de tragédie humaine.

Allez, je bifurque sur le plus important, comme ça, sans transition, rien à foutre : oui, c'est une histoire vraie. Je le savais avant de commencer ma lecture parce que j'ai un minimum de culture G quand même (rien à voir avec le point G hein ...) mais je ne connaissais pas tous les détails, et j'ai réussi à me retenir de faire des recherches tant que ma lecture n'était pas finie. Et aux vues de ce que j'ai découvert après avoir lu "Terreur", je dois reconnaître que l'auteur s'est donné énormément de mal pour se documenter ! Le travail de recherches qu'il a fait a dû être sacrément long, audacieux et difficile, parce que rien ne manque, c'est tout bonnement prodigieux ! Et en sachant ça, j'ai réalisé que ce livre n'était pas seulement un livre historique, mais aussi un formidable hommage fait à ces hommes qui ont finalement tous été oubliés par l'Histoire, alors qu'ils étaient quand mêmes les premiers, à cette époque, à s'aventurer aussi loin dans l'Arctique, simplement pour donner à l'Angleterre la primauté sur ce fameux passage du Nord Ouest et faire d'elle la maîtresse incontestée des voies navigables et commerciales avec l'Amérique.

Aujourd'hui encore, des campagnes de recherches sont lancées dans le détroit de Lancaster depuis le Canada, car les avancées technologiques permettent enfin de sonder et briser la glace, et j'ai été stupéfaite d'apprendre que le premier des 2 navires (on ne nous dit pas lequel) a été retrouvé en 2014 ! 169 ans après ! Et que l'épave du second a été localisé cette année ! Sans oublier que les premières vraies analyses et études n'ont pas été réalisées avant les années 1980 ... mais je ne dis rien de plus là aussi, parce que ce qu'ils ont découvert est assez terrible. Et Dan Simmons l'exploite très bien !

Bon, pourquoi ne pas en faire un coup de cœur ?

Parce que, premièrement, c'est trop déprimant. Vraiment. J'ai été incapable de lire ce livre d'une traite, je fus plusieurs fois forcées de faire des pauses en lisant d'autres livres, sinon j'aurai pété un plomb.
Et deuxièmement, j'ai trouvé la fin ... un peu décevante. Et ça me surprend. Je m'attendais à quelque chose de spectaculaire, dans le sens où tout le texte l'avait été, mais j'ai l'impression que l'auteur a choisi un chemin plus "facile", du coup toute la tension, toute la peur et tous les frissons disparaissent d'un coup. Tout retombe comme un mauvais soufflé, et c'est un peu dommage.

Bref. Vous voulez un conseil si, malgré cette chronique, la lecture de ce livre vous tente ? Attendez l'été.
Attendez qu'il fasse chaud, qu'il y ait un beau soleil, histoire de pouvoir sortir vous en gorger en cas de besoin.
Et surtout, ne vous attachez à aucun des personnages.
Ne vous attachez à personne.
Ne vous attachez pas.
Ne vous attachez pas ...

Ok, voilà, maintenant je chiale !

D'autres avis sur
http://www.livraddict.com/biblio/livre/terreur.html


J'ai lu ce livre pour le Cold Winter Challenge, qui se poursuit jusqu'au 31 janvier, j'en arrive donc à un total de 3 livres lus sur 7 ... ça va, je m'en sors plutôt bien. Si j'arrive à lire un livre par semaine à partir de maintenant, je devrais réussir ce Challenge logiquement.

Je voudrais en profiter pour remercier ma MarjoBarjo, qui m'a proposé une lecture commune sur ce livre, puisqu'elle participe au CWC elle aussi, et ce fut ma foi une excellente idée ! Si j'avais été vraiment seule à lire ça ... je ne sais pas ce qu'il se serait passé. Heureusement qu'elle était là pour en parler avec moi. On ne se rassurait pas mutuellement, impossible de se rassurer sur ce texte, y'a pas assez de matière positive pour ça, mais c'était rassurant de ne pas être totalement seule avec "Terreur".
Donc euh ... encore un conseil : lisez ça à plusieurs !

Elle a fait un très bel article sur sa lecture, vas-y faire un tour dessus, il est top !

Voilà !

J'en profite pour vous souhaiter une bonne année !

Allez, haut les cœurs !!
Analyse à la loupe ou presque de "Raison et sentiments"
Première chronique du CWC !

RIP Claude Gensac ...