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27/01/2018

Qui a dit que sexe, drogue et Rock'N Roll ne pouvaient pas aller de pair avec TDAH et... chiffres ?

Bon. Bah voilà. J'ai tout lu.

L'auteure a intérêt à sortir autre chose, et vite, sinon je risque une névrose.



Editeur : Mix
Pages : 200
Parution : 2015 (réédition en novembre 2017)

Résumé :
Buster est un sale con. C’est un fait avéré et l’accident de parachute qui l’a cloué en fauteuil roulant n’a pas contribué à adoucir son caractère d’ours mal léché. Sans même s’en rendre compte, il tient tout le monde à distance. Jusqu’au jour où un géant blond débarque avec son équipe de rugby dans le pub de Buster. Nuts, lui, se fiche complètement des défenses érigées par l’irascible cuisinier. Toute la question est de savoir si ce dernier acceptera de se laisser attraper aussi facilement.




J'ai un petit soucis avec les livres dans lequel il n'y a pas de suspens à couper au couteau, ou de mort violente et prématurée.

Pourtant, comme avec Jane Austen ou Laurent Gaudé par exemple, parfois il y a certains auteurs qui me font dire le contraire. Ceux-là me font donc passer pour une abrutie mais, curieusement, j'aime ça !

ChaCha m'avait déjà retourné la tête avec "Œil pour œil", et lorsque j'ai su que le tome 2 de sa série "Fish and chips" allait enfin sortir, me suis dit que ce serait pas mal que je relise le premier - histoire de m'y remettre convenablement - que j'avais déjà lu à sa sortie il y a 2 ans. Vous avez fini par me connaître : je ne relis que les livres qui me plaisent vraiment, vraiment beaucoup (cf. mon petit BookShelf Tour ridicule), donc imaginez un peu le talent de la dame !

En réalité, dans cette histoire, il n'y a que deux zigotos qui galèrent avec leurs sentiments, sans compter que l'un d'eux est plutôt du genre à communiquer à coup de grognements et de monosyllabes, du genre "mfff" ou "gru" (bon, j'en rajoute un peu, mais à peine !) Croyez-le ou non, j'ai adoré Buster, brisé et pas seulement physiquement, qui m'en a appris beaucoup sur la culpabilité et le repli sur soi. Heureusement que Nuts entre dans sa vie, parce que sinon je ne sais pas ce que serait devenu cet abruti !

Encore une fois, le gros point positif de ce roman c'est l'écriture ! Tout est là où ça doit être, avec ce qu'il faut d'humour, de sentiments et de confusion pour en faire une belle romance ! Je ne vous cache pas que j'ai quand même préféré "Œil pour œil" qui est bien violent dans le genre ; "Totally Nuts" est plutôt ce que j'appelle une lecture-doudou, qui fait du bien, fait sourire et lever les yeux au ciel. Les personnages se prennent peut-être la tête, mais pas le lecteur, et je dois dire que c'est délectable de voir Buster et Nuts tenter de tricoter leur vie ensemble avec beaucoup de maladresse.

Un petit point négatif, parce qu'il en faut bien un : entre les fish and chips, les burgers et la bière, je trouve qu'il y a trop de "malbouffe" dans ce livre (comment ça j'exagère ?!) Pour quelqu'un comme moi qui accorde beaucoup d'importance à la nourriture "saine" (je suis végétarienne en plus) j'ai un peu grimacé, pour être honnête, mais c'est très personnel pour le coup.

Je suis d'autant plus pressée de lire le tome 2 : "Count me in" parce que cela concerne un autre couple dont nous avons un petit aperçu dans le tome 1, et je trouve qu'il a énormément de potentiel, je suis curieuse de voir comment l'auteure va donner vie à la relation de ces deux autres hommes !

Je ferai un update sur cet article pour en parler dès que je l'aurai lu (j'attends sa publication, qui devrait arriver d'ici quelques jours, avec impatience !)

D'autres avis sur
http://www.livraddict.com/biblio/livre/totally-nuts-tome-1.html


En fait je crois qu'en lecture M/M je suis aussi constante qu'avec les yaoi dans l'univers des mangas : j'en lis peu mais si un auteur me plait, je ne me gêne pas pour ne lire que ses œuvres. J'en lis d'autres, bien sûr, du moins j'essaye, mais je suis rarement conquise en dehors de ma zone de confort (j'ai essayé "Sortie des sables" par exemple, que j'ai moyennement aimé, et "Stigmata", que je n'ai pas aimé du tout)

Bon, passons à autre chose ! Comme chaque fin/début de mois, c'est l'heure du tirage BookJar !
Le mois dernier, j'avais tiré "La maison dans laquelle", un gros pavé de près de 1000 pages très gothique que je n'ai pas encore terminé mais qui est tout bonnement génialissime !
Et ce mois-ci, je vais lire :



Ma foi, de la bonne SF légèrement beurrée d'un peu de fantastique/fantasy d'après ce que je comprends, voilà qui n'est pas pour me déplaire !


Update du 27 janvier 2018 à 23h13


Il a fallu que j'attende de laisser passer le CWC et ma grosse PAL (euh... non, y'a rien de sexuel, rassurez-vous) pour pouvoir enfin ouvrir ce livre !


Éditeur : Mix
Pages : 246
Parution : novembre 2017

Résumé :
Nick, c'est le gars un peu fêlé. Celui qui vit au jour le jour, porte ses tatouages comme d'autres leur veste de costard, et ne peut empêcher son fichu cerveau de sauter du coq à l'âne. Ce qui aurait tendance à lui jouer des tours.
Nat, Nathaniel en fait, c'est le mec calme et posé. Trop calme. Trop posé. Un comptable comme on en trouve un peu partout.
Dès leur première rencontre, Nathaniel Charrington décrète qu'il va résoudre le mystère Nicholas Holloway. Sauf que tout n'est pas affaire de mathématiques, et certaines équations ne sont pas faites pour rentrer dans une case bien lisse. Surtout quand l'énigme ne se trouve pas forcément là où on l'attendait.



Je me souviens que lorsque l'auteure a dévoilé la couverture, j'ai ri. Non pas parce qu'elle n'est pas belle, au contraire je la trouve chouette, ni même parce que je suis folle (qui a osé rire ?!) mais simplement parce que c'est rose, et ça m'a surprise. Désolée, je ne pouvais pas ne pas évoquer ça. Comprendra qui pourra.

Passons.

Première chose : je n'ai pas vu les mots défiler. J'étais certes très heureuse de pouvoir enfin le lire après l'avoir tant attendu et tant repoussé, mais vraiment je l'ai littéralement dévoré.

Je pressentais qu'il me plairait mais c'est allé bien au-delà de ça, j'ai vraiment, vraiment adoré. Les personnages ici principaux apparaissent brièvement dans le tome précédent, et je savais donc d'avance que Nick, ce gars totalement perché, et moi, ça le ferait. Bah bordel, sûr que ça l'a fait.

Il m'a plu à un point que j'imaginais même pas. Il m'a attendrie, amusée et émue, parfois tout ça en même temps. Et que dire de Nat, celui qui lui donne la réplique ? Il a l'air au début un peu fade, mais c'est sans compter sur cette maligne de Cha qui a, pour combler un peu le manque de mordant de ce personnage, pris la peine de lui bricoler un passé pas simple et une personnalité troublée plus complexe qu'il n'y paraît.

Et moi je me retrouve de ce fait à m'attacher à ces deux gars comme une pauvre abrutie. Mais ça ne m'a pas déstabilisée plus que ça parce que c'était exactement ce qu'il m'était arrivé avec Buster et Nuts dans le tome 1. Je ne peux pas choisir lequel des deux me plaît le plus. Ils ont une telle dynamique ensemble, de part leurs différences, que c'est un régal !

J'applaudis aussi un point, c'est que l'auteure a doté ce cher Nick d'un Trouble de Déficit de l'Attention avec ou sans Hyperactivité (plus communément appelé : TDAH) sans pour autant que tout tourne autour de ça. Les deux gus se cherchent, se trouvent pour mieux se perdre, mais pas un seul instant ce TDAH n'en est le responsable ou alors ce n'est qu'à peine évoqué. J'ai apprécié cette normalité, cette façon de dire : oui, avec ça on peut vivre "normalement" et galérer avec quelqu'un sans que ce soit forcément à cause de ÇA (non, je ne parle pas du méchant clown qui mange les enfants)

Comme pour "Totally Nuts" l'écriture est superbe, et je dois même dire que l'ai préférée ici. Je l'ai trouvée moins... clinique. Il y avait beaucoup plus d'humour, j'ai éclaté de rire un nombre incalculable de fois, comme si l'auteure, à l'instar de Nick, avait décidé de retirer ce filtre entre sa tête et ses doigts sur le clavier.

Non je n'en rajoute pas, fichez-moi la paix ! Et puis je fais ce que je veux, c'est mon blog.

Là par contre je me sens con parce que j'ai rien de négatif à dire. Ou alors si, juste pour faire ma chiante : un peu trop de drogues à mon goût, même si ce n'est qu'évoqué (ouais, j'ai pas osé ressortir le coup de la malbouffe) et pas assez de motards, mais c'est qu'un détail. Je préfère les grosses cylindrées aux poppers. À bon entendeur !

D'autres avis sur
https://www.livraddict.com/biblio/livre/totally-nuts-tome-2-count-me-in.html


Voilà. Maintenant je vais ressortir ma sucette, parce que j'ai une auteure à harceler moi ! Bah oui, j'ai lu tous ces livres. Va falloir qu'elle en sorte un autre. Effectivement, il n'y a aucun rapport avec la sucette, mais c'est pas grave.

Sinon t'as ça aussi :
Jane Austen qui me déçoit, ça devait bien arriver un jour !
Allez, un autre classique ! Juste parce que parfois, ils le valent bien.
C'était il y a déjà plus d'un an.

05/09/2017

Juste parce que voilà, en ce moment j'en relis pas mal.

Il y a des moments où je me sens en phase avec le yaoi, et des moments où je m'en tamponne. Là, pas de chance pour vous, je suis à fond dans la relecture d'anciennes étonnantes découvertes dans lesquelles je retrouve des petits abrutis qui se prennent la tête dans une histoire homosexuelle qui, de toute façon, finit bien !

Oui parce que, faut pas se mentir, généralement ça casse pas trois pattes à un lombric, mais je pense que c'est ce que j'aime. Ca repose mon cerveau.



Editeur : Taifu
Parution : 2012
Pages : 176

Résumé :
Toba, médecin passé d'un hôpital de ville à une clinique de campagne, se retrouve à vivre en parasite chez Kazuhiro, qu'il trouve, à première vue, très désagréable ...
Il se fait draguer par ce dernier, qui s'énerve pour un rien. Mais sait-il pourquoi Kazuhiro a perdu confiance en les autres ?
Le club médical pour les grands maladroits !




Yep, quand on lit ça on se dit que ça s'adresse aux ados prépubèrent à qui il manque une case, voire deux, et c'est ce que j'ai pensé d'ailleurs. Résumé plus pourri que ça tu meures ! Pourquoi je l'ai lu alors ?

Un mot, un seul mot m'a convaincu à ouvrir ce livre : campagne.

Quand il est sorti en 2012, ça faisait déjà 3 ans que je vivais et travaillais à Paris, moi qui avait passé toute mon enfance et mon adolescence dans les endroits les plus paumés qui existent, genre le trou du cul du monde avec 3 moutons qui peluchent dans un champ, et franchement la ville commençait déjà à me peser et les grands espaces à me manquer énormément (truc intéressant à savoir, ça m'a quand même pris 4 années supplémentaires pour comprendre que Paris, fallait pas que j'y reste ... je suis un peu lente à la détente) Finalement, grand bien m'en a pris, car ce petit manga, qui ne paye pas de mine comme ça, que ce soit par ce résumé pas très accrocheur où les graphismes d'une simplicité presque enfantine (nan mais des étoiles jaunes et vertes sur la couverture putain !), est aujourd'hui l'un de mes préférés. Il n'a pas quitté ma bibliothèque depuis 2012, et je le relis très souvent.

Ok, la minute étalage de vie est passée, passons aux explications :

C'est une histoire douce, calme et sérieuse, qui m'a tout de suite emmenée loin, au milieu des champs et des forêts, et j'ai pris une grosse bouffée d'air frais dès la première page ! Ensuite, on arrive avec ce jeune médecin dans un très petit village, assez atypique, où tout le monde connaît et aide tout le monde, ce qui va un tant soit peu déstabiliser le nouveau venu puisqu'il n'était pas habitué à autant d'altruisme. Et c'est en ça aussi que ce manga m'a fait du bien : il n'y a pas vraiment de méchants.

Pourtant, j'entends souvent dire : un bon méchant est nécessaire à toute bonne histoire ! Bon, évidemment dans un yaoi faut pas s'attendre à Dark Vador ou Voldemord hein, le 'méchant' dans ce genre de manga est le plus souvent (je pourrai dire toujours, mais j'ai pas envie de mettre tout le monde dans le même panier !) un troisième larron, jaloux, beau gosse et très sûr de lui, qui va mettre des bâtons dans les roues du couple qui se forme ou s'est formé. Même dans Pure Heart il y en a, et cette trilogie c'est le yaoi de mon cœur pour la vie (il y a même 2 prétendants supplémentaires pour être franche). Mais là, il n'y en a pas, et ça rend ce petit manga assez unique en son genre !

La relation entre Toba et Kazuhiro est elle aussi un peu différente de ce qu'on trouve habituellement. Pas totalement cependant. Dommage. La première fois que je l'ai lu, j'ai senti une véritable volonté de la part de l'auteur de faire autre chose, de contourner un peu les règles, mais au bout d'un moment les choses deviennent un peu plus classiques, comme si l'éditeur avait voulu mettre un frein, genre : nan, fait gaffe, faut pas trop déstabiliser les minettes, trop de nouveau ça va les perdre. Gna gna gna !

Je m'explique : Kazuhiro est le seme, donc le 'dominant', et il n'y a pas plus bateau comme seme. Il est brutal, égoïste, et croit que "non" veut dire : "oh oui fais-moi mal" ! C'est la raison principale pour laquelle je n'en ai pas fait un coup de cœur. L'auteur se rattrape quand même en lui donnant un passé assez terrible, et l'explication psychologique qui découle de ce traumatisme m'a beaucoup plu, donc ça rattrape plutôt bien ce caractère à chier.
Toba est le uke, et dieu merci c'est aussi un seme ! Mais comment donc ?! Il ne se laisse pas chier sur les pieds, il ne pleure pas une seule fois dans tout le manga et il est très responsable (heureusement, puisqu'il est médecin !). Je crois que c'était la première fois que je rencontrais ce cas de figure concernant le 'dominé'.

Les deux ensemble ça donne quelques scènes assez drôles parce qu'en réalité se sont tous les deux des meneurs, des personnalités très fortes. Ah oui, un autre truc avec les yaoi : dans les relations mises en avant il y a toujours ou presque l'un des deux qui va dominer l'autre, que ce soit par la situation sociale, le caractère ou l'expérience. Là, non ! Ils sont aussi inexpérimentés l'un que l'autre en plus, alors c'est assez adorable.

Ce que j'ai apprécié aussi, c'est qu'ils vont mettre du temps à tomber amoureux. Toba est quelqu'un de très pragmatique qui va vite comprendre que Kazu se trimballe avec une blessure depuis des années, et qu'il faut l'aider. C'est en tentant de le guérir de ce traumatisme qu'il va commencer à éprouver des sentiments.

Et je n'oublie pas tous les autres habitants du village qui ont eux aussi leur rôle et qui amènent quelques répliques bien drôles et situations coquasses en plus qui me font rire à chaque fois.

Bref, c'est le genre de manga dont j'ai eu un peu honte d'abord, mais maintenant lui et moi on s'entend plutôt bien !


D'autres avis sur
http://www.livraddict.com/biblio/livre/twinkling-stars-dial.html


Et c'est l'heure du Tirage BookJar ! Ouais, je m'y prends plus tard que d'habitude, mais j'ai un peu eu un week-end de dingue figurez-vous : j'ai cherché le Dahu dans les montagnes ! (si tu sais pas ce qu'est un Dahu ne compte pas sur moi pour t'expliquer, je suis fatiguée là)
Cette fois, c'est Philippe le dragon-lampe qui vous présente le livre sorti du bocal à anchois ! Philippe il a une petite ampoule dans la gueule qui s'allume quand je lui titille l'anus, je me sers de lui principalement la nuit quand je veux aller aux toilettes. Pour la petite anecdote : je l'ai eu à Pâques dans un maxi Kinder surprise il y a 12 ans. Oui oui, 12 ans.

Et le livre est donc :




Oh ! Une acquisition de la PAL relativement récente (à peine plus d'un an je dirai), ça va me faire du bien de lire ça, parce que là j'enchaine un peu trop de fantasy je trouve. Allez, je remets Philippe sur la table de nuit, c'est l'heure de tirer la révérence. Le Dahu m'a encore échappé, mais je l'aurai un jour, je l'aurai !

A que salut !

Les dernières news :
Cette année, il y aura du classique anglais à gogo !
"Orgueil et préjugés" illustré par Margaux Motin, je dis oui !!!

16/07/2017

Sortez les trompettes et faites parler les tambours bande de feinéants ! Ce jour est à marquer d'une pierre blanche.

Bordel, j'sais pas comment vous le commencer cet article. Je m'y suis reprise à trois fois déjà.
Comment vous dire ça ?
Je vais bientôt avoir un pied dans le monde de l'édition en tant qu'auteure avec un livre d'un genre communément appelé : M/M. Comprenez par là : mâle/mâle. Donc oui, une histoire avec deux gars qui se roulent dessus, oui.
Pourtant, je lis peu de ce genre-là. Pour ça que je n'ai encore fait aucune chronique de livre M/M, à part deux mangas yaoi : celui-là et celui-là.
Voilà, c'est dit. Je vous ai avoué mon secret.
Pourquoi ? J'en sais rien. Inconsciemment, je sais que je vais tomber sur des textes mieux écrits que les miens, et donc j'aurais envie de détruire mon travail au napalm sans doute.

Mais vous connaissez cette connerie, que je vous ai sans doute déjà sortie : il y a toujours une exception qui confirme la règle, et je ne pouvais pas ne pas vous parler de ce livre-là.


Editeur : Mixed
Parution : 2016
Pages : 352

Résumé :
Jusqu'où iriez-vous pour vous venger ? Cyril est un homme brisé. Vide. Vide de toute raison, de toute espérance. Tout ce qui lui reste, c'est le but qu'il s'est fixé. Sa rage et sa haine sont les seules flammes qui brûlent encore en lui. Pour assouvir sa vengeance, il acceptera de plonger en enfer. Son enfer mais aussi celui des autres. Un jeu d'illusions et de miroirs qui le mènera aux frontières de la moralité, le contraindra à les repousser. Mais parfois, la rédemption se trouve au plus profond de la damnation.




Autant vous le dire tout de suite, et je pense que, de toute façon, vous l'aurez compris vous-même (ou alors vous êtes vraiment débile !), c'est pas joyeux-joyeux.

Moi-même je n'écris pas de guimauve, ça me gonfle. Mes personnages en voient des vertes et des pas mûres, et généralement je suis même plutôt contente de leur en faire subir de toutes les couleurs (ouais, j'suis méchante, et après ?). Mais là ... je crois que même moi, j'aurais jamais osé faire ça.

Je ne dis pas que l'auteure est sadique. Non. Ce que Cyril et son entourage subissent n'a rien d'injustifié - pas de banalisation du viol comme on en voit beaucoup dans les "romances" d'aujourd'hui, autant M/M que M/F d'ailleurs, pas de violence gratuite ou peu importe comment vous l'appelez - ce qu'il se passe entre totalement dans le cadre de l'histoire, dans l'atmosphère et l'intrigue. Ce que j'essaye de dire, c'est que l'auteure ne s'est pas "amusée" à décrire des horreurs simplement parce que c'est 'vendeur', mais uniquement parce que c'est le fond du roman : on plonge dans les bas-fonds et dans tout ce que l'homme peut commettre d'horrible.

Pour se venger, Cyril va devoir approcher un groupe de néo-nazi bien tordu, et au fur et à mesure de l'histoire il va s'anesthésier lui-même l'esprit et le cœur jusqu'à ne plus rien ressentir, jusqu'à se poser des questions sur le bien-fondé de ses décisions. Pour faire justice, il va devenir aussi cruel et insensible que ceux qui furent un jour ses bourreaux.

Suivre ses pensées étaient très intéressant. Tout se passe dans sa tête - c'est d'ailleurs écrit à la première personne du singulier - et j'avais l'impression, au bout d'un moment, que Cyril voulait que je me torture l'esprit autant que lui. Ce que l'homme est capable de faire et subir par conviction et/ou par nécessité est proprement terrifiant, et ce livre nous le fait parfaitement comprendre.

Mais (car oui, il y a un mais, vous me connaissez faut toujours que je râle) au bout d'un moment, Cyril commence à un peu trop s'apitoyer sur lui-même, à douter de lui et de sa quête vengeresse. Ce qui est normal, me direz-vous, mais il le fait sur un bon nombre de pages et je dois vous avouer que ça m'a un peu ennuyé. Ca ne dure pas longtemps mais suffisamment pour que j'en prenne note.

Fort heureusement, l'intrigue repart à fond de train à l'arrivée d'un nouveau personnage qui m'a bien surprise nommé Léo. D'abord totalement effacé, très secondaire, il m'a donné l'impression, au début, de n'être là que pour "justifier" que Cyril s'accroche à son humanité, et puis finalement il se révèle et je l'ai beaucoup aimé ! Un très bon revirement de situation maitrisé par l'auteure, qui m'a franchement déstabilisée, même si je lui reproche de n'être pas forcément crédible (toujours ce foutu 'mais', je ne peux pas m'en empêcher c'est terrible !)

Je suis obligée de mentionner l'écriture de l'auteure. C'est proprement parfait. Quand je lisais, j'avais tout bonnement l'impression que chaque mot était à sa place, que c'était ainsi que ça devait être. Il y a une harmonie et une beauté incroyable dans tout le récit qui rendent la lecture fluide. Ca m'a même permis de me rendre compte que j'avais encore beaucoup de progrès à faire !!

Parlons de la fin maintenant.
Ah bah oui, la fin ! Ca fait tout le poids d'un bon livre finalement. L'histoire peut être géniale et prenante, mais si la fin est ratée, tout le livre le sera pour nous. Ce qui est complètement con, faut l'admettre.

La fin de "Œil pour œil" n'est pas ratée. Je dirais même que c'est une vachement bonne décision de terminer un livre aussi sombre de cette façon. Mais (putain de chiasse, je vais arrêter avec ça ?!!!) je n'ai pas pu m'empêcher d'être un brin déçue. Parce que je voulais que ça finisse autrement, plus ... violemment. Je ne dis pas que c'est gentillet, je dis simplement que j'attendais quelque chose d'encore plus méchant, plus terrible que ça. Peut-être imaginais-je une fin à la Karine Giebel ? (ceux qui connaissent l'auteure comprendront de quoi je parle ...)

Ces quelques petits points m'empêchent de faire de ce livre un coup de cœur, et pourtant il y est presque. J'hésite encore d'ailleurs ... peut-être changerais-je d'avis d'ici quelques jours, avec le recul, mais pas pour le moment. Je l'ai terminé hier, et la fin est encore trop fraiche dans ma tête, je n'arrive pas à me défaire de cette petite note de déception.

Je terminerai simplement en vous disant : même si vous ne lisez pas de M/M, même si c'est un genre qui ne vous attire pas, il ne faut pas vous arrêter à ça. L'amour homosexuelle n'est pas le sujet principal de ce livre (c'est un thème important, certes, mais ce n'est pas le fil conducteur) ; il s'adresse à tous ceux qui n'ont pas peur de découvrir ce que l'homme, par vengeance égoïste, est capable de faire.

D'autres avis sur
http://www.livraddict.com/biblio/livre/oeil-pour-oeil-3.html


Un nouveau Week-end à 1000 s'annonce : du vendredi 21 juillet 19h au dimanche 23 juillet 00h (le w-e prochain quoi !) et j'ai déjà construit ma PAL : pas moins de 7 livres ... et ne pense pas la modifier d'ici là.
Je ferais certainement un article pour vous la présenter, comme j'avais fait au mois d'avril pour ma première participation (ici)

Ah oui, petite précision : si tu veux faire connaissance avec l'auteure Cha Raev, qui est vraiment très gentille, de son écriture stupéfiante et de ses autres livres, c'est par ici :

L'un des sites pros les plus beaux que j'ai jamais vu !

T'inquiète pas, elle mord pas.

Ou alors, tu peux aussi te balader là (par contre fais gaffe, moi j'ai tendance à sortir les crocs) :
Il s'est passé quoi entre le tome 2 et le tome 3 bordel ?!
Lecture très très dur (et ça rime putain !)
Dernier coup de gueule.

11/04/2017

Ah non non, je ne regarde pas de porno moi, c'pas mon genre !

Arrêtez de mentir bande d'hypocrites !
On regarde tous du porno au moins une fois dans notre vie, c'est bon, c'est pas une honte !!!
Je ne dis pas que c'est une honte de ne pas en regarder, attention, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dis ! Mais quand on en regarde, pourquoi mentir en affirmant le contraire ?
Il est où le malaise ?
Moi j'en regarde.

Par contre, du porno dans le Yaoi juste parce que c'est vendeur, et juste pour mettre un cul nul toutes les 8 pages, non merci, ça c'est bon, j'ai donné, ras-le-bol.


Editeur : Taïfu
Collection : Yaoi
Parution : janvier 2017
Pages : 224

Résumé :
Akio Kobayashi est passionné par les plantes et préfère leur compagnie à celle des personnes. Umi Ôhashi, un étudiant gay, enchaîne les aventures sans lendemain. Tous deux dans la même université, ils habitent également dans le même foyer étudiant. Inévitablement, ils finissent par passer beaucoup de temps ensemble. Ces moments vont leur permettre d'apprendre à mieux se connaître et se comprendre. Ainsi, au fur et à mesure que le temps passe, leur relation évolue.



C'est contradictoire hein ? Bawais, c'est la beauté de la pensée humaine, on aime bien se compliquer la vie. Moi-même si je ne me contredisais pas sans cesse, je me ferai chier au fond.

Bon. Quand j'étais ado, je lisais énormément de Yaoi simplement pour le plaisir de voir les personnages se grimper dessus. Ca me faisait passer le temps, et c'était facile à lire. Finalement, cette lubie m'est vite passée, et aujourd'hui, ce que je recherche c'est quelque chose de plus travaillé psychologiquement et, pourquoi pas, quelque chose de plus doux.

Qualia Under the Snow est un manga Yaoi qui se joue un peu des codes auxquels on est habitué. Déjà, premièrement, ça a l'air idiot de préciser ça mais : ça se passe presque principalement en hiver... d'où le titre oui, arrêtez de me prendre pour un concombre, je connais quelques mots d'anglais quand même ! Et c'est d'ailleurs l'une des principales raisons pour laquelle ce titre précisément a retenu mon attention parmi d'autres nouveautés Yaoi. Je pense (il s'agit donc d'une théorie personnellement, merci) que les Japonais sont assez fiers de la façon dont est représenté leur pays à l'arrivée du printemps et en été. Et surtout les auteurs de manga. Vous savez : scènes d'émotion sous une envolée de pétales, toussa toussa... D'ailleurs, il y a une petite scène comme ça à la toute fin de Qualia. Donc oui, je me contredis encore, mais c'est 10 pages sur 220 donc ça va encore. Et puis j'ai dis : qui se joue un peu des codes. Un peu.

Notamment sur les caractères opposés de Akio et Umi. Umi, je pense que c'est le uke dans cette relation (donc, le passif) et Akio, le seme (donc, l'actif) mais là où, dans la plupart des Yaois, le seme est insouciant et aborde le sexe de façon détaché et sans aucune émotion, Akio fuit les rapports humains, que ce soit avec des femmes ou des hommes. Il ne se sent véritablement en confiance qu'avec les plantes. Donc oui, on peut en conclure qu'il est limite agoraphobe. D'ordinaire, le uke est vulnérable, hésitant, vierge la plupart du temps, et timide. C'est très résumé, mais je fais court. Et bien ce cher Umi est totalement extraverti, assume complètement son homosexualité, et préfère les aventures d'une nuit pour ne pas s'attacher. Personnellement, ça faisait longtemps que je n'avais pas rencontré des personnages comme ça dans un Yaoi.

Ensuite : pas de sexe. Et non ! Un petit bisou, à la limite le gras d'une cuisse qui se balade quelque part à un moment donné, mais c'est tout. D'ailleurs, j'ai pas compris pourquoi Taïfu n'a pas mis ce titre dans sa collection YaoiBlue... elle n'existe peut-être plus, à la réflexion.
L'auteur parle principalement des émotions, des sentiments, et de ce qu'un traumatisme, même petit (vous savez, ce genre de petites choses qui paraît anodine et pour laquelle un adulte dira : t'en verras d'autres dans la vie !!) vécu durant l'enfance ou l'adolescence peut provoquer une fois arrivé à l'âge adulte. Comme de l'agoraphobie par exemple.

Moi un jour (attention, séquence traumatisante vécue personnellement) j'ai vu le chien des voisins s'en prendre sexuellement à un chat mort. Bon, je ne sais pas encore ce que ça a, ou ça va, provoqué chez moi, mais c'est important de se souvenir de ce genre de choses je trouve. Au cas où je développe une névrose, un jour. 
 
Cette histoire est toute en douceur et en réflexion ; les deux garçons se rencontrent et développent petit à petit des sentiments l'un pour l'autre, mais ils ont tous deux vécus quelque chose durant leur enfance en rapport avec leur famille, quelque chose de différent, qui fait qu'ils n'abordent pas les rapports émotionnels de la même façon. C'est donc une lente réflexion sur les échanges humains et sentimentaux que j'ai adoré découvrir. L'acceptation de soi et de la différence est également abordée, mais avec beaucoup d'humour et de fraîcheur.

Bref, ce manga est un petit bonheur comme j'aime les appeler, que je relirai sans aucun doute plusieurs fois (il a donc l'immense honneur d'avoir rejoint ma bibliothèque ce qui, pour un Yaoi, est aujourd'hui très rare pour moi). En plus, les graphismes sont très beaux, à la fois délicats et drôles quand c'est nécessaire et les expressions des personnages très intéressantes.


D'autres avis sur
http://www.livraddict.com/biblio/livre/qualia-under-the-snow.html



Ah ! Ca fait du bien de parler d'un petit Yaoi de temps en temps !

Au fait, si j'en n'ai pas fait un coup de cœur, c'est parce que je trouve que ça s'arrête trop vite. Vu le nombre de pages, c'est sans doute l'un des OS du genre le plus long, malheureusement ça s'arrête pile à un moment où j'étais curieuse d'en savoir un peu plus sur l'évolution de leur relation. En gros, c'est une fin ouverte intéressante, mais qui m'a un brin frustrée quand même !

Tenez, j'avais chroniqué celui-là il y a quelques mois :
Comment réagiriez-vous si vous tombez un jour sur votre amour secret d'ado ?

01/09/2016

Je me suis un jour demandé ce que ça me ferait de revoir, aujourd'hui, un ami que j'avais au collège ou au lycée. Puis après je me suis souvenue que j'avais pas d'amis à cette époque, et je me suis sentie sereine.

Je n'ai pas découvert le yaoi par le yaoi.
Nope.
J'ai découvert le yaoi par le shonen, et j'ai l'impression que c'est le plus souvent comme ça que ça se passe.
Et si je vous expliquais tout ça d'abord ? (désolée, je pars du principe que vous êtes des blettes, c'est plus prudent comme ça).

Un shonen est un manga pour garçon (exemple : "Saint Seiya", "Dragon Ball", "Naruto", "One Piece", etc etc) c'est un peu réducteur comme définition, mais c'est simple et j'ai pas envie de me prendre le cigare.
Un yaoi est un manga dans lequel deux personnages masculins ont une relation amoureuse. C'est donc homosexuel. Donc, la plupart des "yaoïste" découvrent ce genre par le shonen, puisque dans un shonen la majorité des personnages sont masculins (ensuite, l'imagination fait le reste).
C'est aussi pour ça que certains/es appellent ça du shonen-ai. Pourtant, si ce terme a été largement utilisé au Japon dans les années 70 et 80 pour désigner une relation homosexuelle masculine, aujourd'hui il est plutôt utilisé rétroactivement pour désigner un yaoi de cette époque (sauf au Japon, où il a repris son sens premier et désigne globalement la pédérastie) Cependant, il n'est pas rare qu'en France ce terme soit utilisé pour désigner certaines œuvres dans lesquelles les personnages entretiennent une relation dite platonique, donc sans sexe (un yaoi très léger si vous préférez)
Moi je ne l'utilise jamais, je trouve qu'il n'a plus lieu d'être, ce qui est le cas pour beaucoup de termes liés au manga, mais ce n'est qu'un avis personnel.

Bref !
Tout ça pour dire que j'ai découvert le yaoi ... bah par moi-même en fait, puisque je me suis tout simplement mise à imaginer des relations amoureuses entre les personnages du manga "Saint Seiya", de Masami Kurumada. Voui voui.
La majorité des fanfictions que j'ai écrites, d'ailleurs, sont sur ce fandom.
Ensuite, au fil du temps, j'ai appris le terme yaoi par ce biais, et découvert des œuvres et des auteurs.
Voilà.
Je venais d'entrer dans le monde du yaoi. Et aujourd'hui, même si j'en lis beaucoup moins qu'il y a 8 ou 9 ans, j'ai quelques coups de cœur que je garderais toujours avec moi (je continue de tomber, de temps en temps, sur de belles petites pépites, mais c'est rare ...) et parmi ceux-ci, il y a cette trilogie :

Editeur : Taifu comics
Collection : yaoi
Parution : 2011
Pages : 671 en tout
 
Résumé :
Keisuke Tozaki retrouve par hasard son premier amour de lycée, Kurata, à qui il n'avait jamais osé avouer ses sentiments. Keisuke ne pensait pas que Kurata se souvienne de lui, mais pourtant ils passent une soirée à évoquer le passé. Cependant, Kurata, qui n'est pas du tout gay, n'a pas l'air de vouloir se contenter d'un chaste tête à tête et impose même des rendez-vous réguliers ...
 
Si vous préférez un yaoi dans lequel le sexe à la part belle (à la limite du porno), du genre des œuvres de Piyoko Chitose par exemple qui ne s'ennuie pas de trame et se contente de nous mettre deux hommes - voire plus - faisant des galipettes, bah passez votre chemin.
 
Ce que j'apprécie grandement dans cette trilogie, ce sont les sentiments des personnages, qui sont analysés, traités et mis à l'épreuve de façon très touchante et très humaine. Pas romantique par contre. Nan, y'a pas grand-chose de romantique là, car Kurata est un grand bourru qui, certes, s'il fait quelques efforts, n'est pas du genre à offrir des roses ou inviter au restaurant.
 
Ici, Tozaki est clairement l'homo romantique, et Kurata l'hétéro qui se questionne. Ils n'ont pas grand-chose en commun et leurs caractères sont diamétralement opposés, mais pourtant ça marche, et ça donne même naissance à une très belle histoire d'amour à la fois tendre, drôle et brutale.
 
Clairement, ils m'ont fait rire ces deux idiots à se prendre les pieds dans leurs sentiments respectifs.
 
Ils essaient, font des compromis, tentent de trouver un rythme à leur histoire ; c'est pas facile, comme toutes les relations, et il y aura beaucoup d'obstacle.
 
Ce que j'ai également apprécié, c'est le dessin de la mangaka : elle n'a pas fait de ses personnages des gravures de mode, ce sont des hommes comme les autres, et ça fait plaisir (contrairement à Ayano Yamane et Kazusa Takashima qui, elles, nous pondent tout le temps des hommes à la plastique parfaite, et au bout d'un moment ça me gonfle)
 
Bref, une belle histoire qui me fait sourire, que je prends plaisir à lire et à relire.

Coup de cœur
 
 
L'auteure a publié une autre trilogie en France :


Editeur : Taifu comics
Collection : yaoi
Parution : 2011
Pages : 172

Résumé :
Yukari Yajima et Kou Otoumi se connaissent depuis le lycée. Ils rejoignent ensemble la capitale pour leurs études, et continuent à se fréquenter pendant plus de cinq ans. Une amitié simple et sincère lie les deux garçons, mais ils se rendent compte petit à petit de l'importance qu'ils occupent mutuellement dans leur vie ...


J'ai également beaucoup aimé, mais je l'ai tout de même trouvé moins touchante que "Pure heart", sans doute parce que je l'ai lu après et que les personnages m'ont paru un peu ternes face à Tozaki et Kurata.

Maintenant, j'ai une petite question pour vous :
A votre avis, pourquoi ce genre de manga plait autant aux jeunes filles et aux femmes ?
J'ai une petite théorie : la frustration sexuelle.
Explication : je pense que les jeunes adolescents, des individus mâles donc, parvenus à l'âge de 12-13 ans, parlent "facilement" de sexe entre eux (attention, je n'en fais pas une généralité, y'en a que ça dérange j'en ai conscience !). Je m'exprime peut-être mal, et certains comprendront peut-être de travers, mais j'en ai ras-la-miche de faire gaffe à ce que je dois dire, et puis je fais ce que je veux.
Bref.
Entre jeunes filles, par contre, certes on va parler de garçons, d'acteurs, de chanteurs, de groupes toussa toussa, mais le sexe en lui-même, l'acte sexuel, est quelque chose qu'on apprend vite à considérer comme tabou quand on est jeune adolescente, donc individu femelle, de 12-13-14 ans.
Je pense que le yaoi "décomplexifie" un peu la chose (ce verbe n'existe pas, je sais, vos gueules !).
Et si ça plait aux femmes, c'est parce que la plupart ont découvert ça dans leur adolescence et continue d'en lire ; pour celles qui ont découvert ça sur le tard, je pense que le goût de l'amour interdit y est pour beaucoup.
Voilà.
C'était ma réflexion philoso-socio-merdique de la journée (attention, je n'oublie pas que ce genre de manga peut aussi plaire aux hommes !)


Euh sinon ... je me réveille avec un gros bouton sur la fesse gauche. Très gênant quand je m'assois. Super, je la sens bien cette journée, assise derrière un bureau !


J'ai chié ici aussi :
J'suis devenue Exploratologue. C'était très émouvant.
Je me suis gelé les miches à écrire ça !