15/06/2019

Je m'excuse d'avance. J'ai essayé d'être drôle, mais je crois pas que ça ait marché.

TAG un peu délire dans lequel je me suis un peu lâchée (ouais, j'adore les métaphores sexuelles lourdingues) trouvé sur le blog de Cyan.


Les Rencards Littéraires



      1.      Le premier rencard bof : un livre dans lequel il y a eu un couac. Ce n’était pas un mauvais livre mais ça n’a pas allumé d’étincelle en toi.
C’est comme quand tu te retrouves face à un gars/une nana sympa avec qui tu passes un moment chouette autour d’un verre, mais que tu sais au fond de toi que t’as pas envie de te le/la taper (oui, je parle de sexe) Bah avec « Toutes blessent la dernière tue » de Karine Giebel ça m’a fait le même effet. Les quelques heures amicales passées en sa compagnie étaient agréables, mais ça m’a pas excitée.




2.      Le premier rencard « bas de gamme » : un livre qui s’est révélé moins bien que ce que tu imaginais.
J’appelle ça le principe de la Surprise Tinder (c’est comme le principe de la Relativité Gravitationnelle, mais en plus con) Le profil te plaît, tu t’attends à quelque chose de grand, et puis tu t’aperçois finalement qu’il manque pas mal de centimètres… d’intelligence. Ou d’autre chose. Vous avez compris. Avec « Le Prince Captif », c’est clairement ce que j’ai ressenti, la colère de la trahison en plus !


3.      Le premier rencard bien préparé : un livre mieux que prévu.
Voilà l’effet inverse, et celui-là on va l’appeler le principe de la Blague Carambar. Ouais, tu sais, ce bonbon dégueu que ça fait 10 ans que j’en ai pas bouffé parce que bordel ce que c’est chiant quand ça colle aux dents, avec une phrase pas drôle imprimée au verso de l’emballage (mal imprimée, généralement il en manque la moitié en plus, du coup t’as pas la chute) Il arrive, une fois sur mille, que tu tombes sur quelque chose de vraiment marrant, et ça fait quand même plaisir alors que tu t’attendais pas à grand-chose. C’est ce qu’il m’est arrivé avec « Leur histoire », c’était vraiment bien meilleur que ce à quoi je m’attendais !


       4.      Sexy mais « bête » : un joli livre mais pas si sexy à l’intérieur.
Surprise Tinder effet quadruplé ! Moment où tu te sens encore plus bête : quand tu vois la photo/couverture, t’es hyper en confiance, et puis quand tu l’ouvres et tu tournes les pages, tu comprends que t’es tombée dans un piège gros et profond comme le Grand Canyon, et qu’en plus t’as été suffisamment bécasse pour tomber dedans. C’est clairement ce qu’il m’est arrivé avec « La part des Ombres » de Gabriel Katz. Je trouve le livre en lui-même superbe, mais bon sang, c’est fou ce que c’est vide sous cette apparence.



5.      Le rencard à l’aveugle : un livre que tu as choisi sans rien en savoir.
C’te grosse prise de risque ! J’ai autant de courage qu’un radis, et que ce soit avec une personne vraie (tu sais, quelqu’un comme toi qui respire et tout, mais qui a d’autres attentes dans la vie) ou avec un livre, j’aime pas trop approcher sans connaître un minimum. Je lis toujours la 4ème de couv ou, au mieux, je cherche quelques avis sans me spoiler. Du coup : joker.


6.      Speed dating : un livre que tu as lu super vite.
Dans le jargon, on appelle ça l’éjaculation précoce (comment ça c’est pas drôle ?) Et là, sans rire, je lis tous les livres de Robin Hobb comme ça, genre super vite tellement je suis excitée, genre en 2 jours, 3 maxi.


7.      Le « rebond » : un livre que tu as lu trop vite après une boulimie livresque qui a gâché ta lecture.
Ouais, même qu’après j’ai vomi.


8.      Le rencard bien trop enthousiaste : un livre qui a l’air d’en faire trop.
J’étais hyper à fond, toute excitée de le lire et tout, puis finalement j’ai pas joui avec « L’épée de vérité », qui en fait clairement beaucoup trop.


9.      Le premier rencard parfait : un livre qui a été parfait pour toi sur tous les plans.
« Orgueil et Préjugés », qui d’autre ? Encore aujourd’hui, des années après l’avoir découvert et l’avoir relu au moins 10 fois, je suis incapable d’expliquer en quoi ce livre est parfait. Il l’est, c’est tout.
…..
Bon, c’est vrai que Darcy y est peut-être un peu pour quelque chose après tout.


10.  Le premier rencard humiliant : un livre que tu es gêné.e d’avoir aimé ou de lire en public.
Honnêtement, je vois pas, je crois pas que ça me soit déjà arrivé. J’ai pas honte des livres que je lis, moi je leur tiens la main ou je leur roule des pelles même dans la rue face à tout le monde, quand je veux. Et toc !
Nan, honnêtement, si un livre vous plaît, s’il vous permet de vous évader, de rêver, faut pas avoir honte, peu importe l’avis des autres, si vous vous l’aimez, c’est le principal.

C’était le mot de la fin !

25/05/2019

10 ans plus tard.

En vrai ce bouquin je l'ai fini en janvier je crois bien, mais j'étais tellement vénère qu'en le refermant j'ai préféré l'oublier et oublier cette chronique. Oublier aussi que j'avais adoré cette série au-delà du possible il y a quelques années.

Je suis sûre que vous voyez de quoi je parle !

Editeur : Folio
Parution : 2008
Pages : 748

Résumé :
Seize ans ont passé… Takeo et Kaede font régner sur les Trois Pays la paix et la prospérité. Leur fille aîné, la belle Shigeko, promet d’être une héritière digne d’eux. Mais cette harmonie est en danger. Certains membres de la Tribu n’ont pas renoncé à leur vengeance, des guerriers forts de l’appui de l’empereur convoitent le pouvoir, les étrangers arrivent avec leur religion et leurs armes à feu et le fils caché de Takeo, que la prophétie désigne comme artisan de sa mort, a grandi. Les ressorts de la tragédie sont en place…



Ce genre de déception est bien plus difficile à digérer que quand vous êtes simplement déçue par un livre que vous découvrez. Relire quelque chose que vous avez aimez et ne pas/plus comprendre pourquoi vous l'avez tant aimé, c'est déroutant et énervant. Là, je ne sais pas contre qui je dois m'énerver. Moi, ou l'auteure ? Qu'est-ce qui a bien pu m'arriver dans ma vie pour que je déteste à ce point "Le clan des Otori" ?

C'est vrai qu'en 10 ans j'en ai vécu des situations difficiles, mais il suffit de peu de choses pour vous transformer. Oui parce que relire des livres, ça a une signification hautement plus importante que simplement le "pour se faire plaisir". C'est aussi une façon de découvrir votre propre évolution psychologique et vous amener à vous interroger sur vous-même. Pendant ma lecture, je n'arrêtais pas de repasser dans ma tête ces quelques années qui se sont écoulées depuis ma découverte de cette série. Je suis revenue sur pas mal de choses et j'ai réalisé que oui, effectivement, j'avais énormément changé, et que parfois (presque toujours, d'ailleurs) vos goûts et vos préférences ne suivent pas ce changement. Fort heureusement, d'autres les remplacent, et les passions les plus fortes vous suivent plus longtemps. Je suis persuadée, tout au fond de mon petit cœur noir tout sec, que certaines m'accompagneront toute ma vie.

Mais pas "Le clan des Otori". Tout comme "Eragon" a fini par me quitter, lui aussi.

Attention, je vais parler de ce livre avec beaucoup d'acidité. L'histoire traîne en longueur, il ne se passe rien d'autre que des introspections ennuyeuses qui n'aboutissent à rien, même pas à une fin digne de ce nom. Un peu d'action aurait pu sauver tout ça, mais l'auteure n'a pas su doser et le peu de choses susceptibles de réveiller un tant soit peu mon intérêt ne durait que le temps d'un pet. Nan mais sans déconner, préparer une bataille importante pendant 10 plombes et la boucler en deux paragraphes, c'est pas du foutage de gueule ça ? Tout comme la trilogie de base, la fin est très, très mauvaise ! Je ne parle pas de l'événement ou de la situation, car j'ai aimé ce qu'il se passe, ce qui m'a énervée au-delà du possible, c'est la façon dont ça se passe. Autrement dit : l'auteure ne sait absolument pas raconter les choses. Comme historienne, je suis sûre qu'elle doit être très bonne, mais comme conteuse d'histoire, c'est autre chose.

Les personnages de Kaede et Takeo étaient là aussi ultra agaçant. Kaede plus que jamais. Au début, je trouvais que leurs enfants relevaient un peu le niveau, notamment les jumelles qui ont des personnalités très intéressantes, mais soit leur évolution ne m'a absolument pas plu, soit elles n'évoluent carrément pas. Et les autres personnages qui gravitent autour de cette famille ne sont tellement pas mis en avant que j'ai oublié à la fois leur nom et leur utilité dans l'histoire.

Je ne dis pas que tout est bon à jeter dans ce livre. Pour ceux qui le découvrent, c'est de la bonne aventure saupoudrée d'historique et de fantastique. Mais pour moi, qui redécouvre un quasi coup de cœur d'adolescente ? Bah c'est de la merde.

Et vous savez quoi ? Le pire c'est que le relis quand même le tome 5. Je suis dingue ou quoi ?

02/05/2019

8 ans que ça dure.


Cette chronique sera un peu différente de ce que je fais habituellement. Je ne vais pas parler d’un seul livre en particulier, mais d’une série entière. Que dis-je, de tout une saga ! Non pas pour vous décortiquer chaque tome et vous balancer du spoil dans la gueule en veux-tu en voilà, rassurez-vous, mais uniquement pour vous présenter l’univers génialissime créé par nul autre que Robin Hobb. Je veux bien sûr parler du cycle de l’Assassin Royal.

Je vous prie de croire que descendre tous ces bouquins de ma bibliothèque jusque dans les escaliers, c’était bien casse-couilles !

Je l’ai découvert il y a 8 ans, lorsqu’une amie m’a prêté le tout premier tome : « L’apprenti assassin ». Je ne savais absolument pas dans quoi je foutais les pieds, ni même que cette passion allait m’accompagner un bon bout de temps, au gré de mes déménagements et de mes galères. Enormément de livres sont passés à la trappe depuis, des livres que je pensais garder et dont je me suis finalement séparée parce que je ressentais plus rien pour eux, certains que j’ai relu et bien moins aimés puis que j’ai donné, et d’autres que j’ai revendu parce que j’avais besoin d’oseille (oui parfois tout n’est qu’une question de pognon !) mais pas l’Assassin Royal. Cette série a subi pas moins de 7 changements de domicile, plusieurs invasions de mouche à caca, une tentative vite avortée de mon petit frère de s’essayer à la lecture, de la bave de chien, l’humidité, la poussière et le temps qui passe. La plupart des tomes sont cloqués de taches jaunes, surtout les 6 premiers et tous ceux des « Aventuriers de la mer », et sentent le vieux parchemin qui donne faim (si si, je vous jure)

Une saga qui s’apprivoise
Je me souviens parfaitement du moment et de l’endroit où je me trouvais quand j’ai lu le tout premier tome ; et surtout, je me souviens de ce que j’ai ressenti. Honnêtement, je me suis simplement dit que j’avais trouvé là une bonne distraction, une lecture efficace et agréable comme je les aime qui, manifestement, puisque je savais de combien de livres était constituée la série, serait avec moi quelques mois. Ça n’a pas été un coup de cœur immédiat. Je passais simplement un bon moment, au début, avec une narration que je n’avais jamais vu en fantasy et des personnages parfaits, avec juste ce qu’il faut de commun dans le genre pour qu’on soit pas trop dépaysé. C’est quand j’ai compris, petit à petit, que tout un vaste monde riche, bien loin d’avoir tout dévoilé, était en train de s’ouvrir sous mes yeux et que j’en percevais à peine les premières toiles, que j’ai été happée.
Avec Robin Hobb, on apprend la patience. La dernière série en date de ce cycle : « Le fou et l’Assassin », se termine tout juste et j’ai la sensation qu’on a à peine entrevu ce que l’auteure voulait nous raconter. Pourtant, 5 séries composent cette saga, avec chacune 6 à 9 tomes (oui, elle voit grand) mais ça se dévoile lentement, ça s’échappe et nous montre l’infini d’un monde vaste. Parfois, j’avais l’impression d’en saisir une partie, d’en connaître enfin un morceau, une part de son histoire, ou ne serait-ce qu’un bourg, une colline ou une vallée, et puis tout s’échappait et se remodelait de lui-même par un souvenir, l’arrivée d’un nouveau personnage ou bien un petit détail qui me sautait aux yeux et m’obligeait à tout remettre en question.
Si je n’avais qu’une seule chose à reprocher à toute cette fresque romanesque, ce serait son rythme. Hormis la lenteur de l’évolution de l’intrigue et des révélations qui jalonne le récit, je trouvais que ça manquait parfois cruellement d’action. Il y en a, évidemment, au fil des livres, car les personnages ont des missions à accomplir et des batailles à mener, mais assez souvent les développements sont tout en finesse, en dialogues et en réflexion. L’auteure n’essaye même pas de nous faire croire que c’est accidentel ; elle nous livre un récit d’une complexité étonnante en nous mettant l’eau à la bouche par ses rares bribes d’information et elle le fait clairement exprès. C’est comme si, tout en nous offrant tout ça, elle nous retenait en arrière, par la main, en nous disant : « Nan nan, pas tout de suite »

Des protagonistes qui se livrent
Mais avant d’être des épopées, ces histoires sont des personnages. Pas moins d’une dizaine de mecs et de nanas par séries interagissent et évoluent dans certaines situations qui, aussi étonnant que ça paraisse, ne sont jamais les mêmes. Malgré certaines lignes scénaristiques qui se regroupent, car tout ça suit un fil principal, l’auteure ne nous raconte jamais la même chose. Bah il en va de même pour les personnages. Evidemment, certains traits de caractère se ressemblent (et je soupçonne, pour quelques-uns, que ce soit fait exprès) mais tous sont bien définis, reconnaissables. Parfois attachants, parfois haïssables, certains m’ont tout de suite touchée et d’autres ne m’ont plu qu’après un peu de temps grâce à une évolution sensible.
Entre Brodette, Kettricken, Œil-de-Nuit, Burrich, Altéa, Malta, Parangon, Kalo, Carson, Alise, Persévérance et bien d’autres, j’ignore lequel je suis le plus triste de quitter !
Le travail psychologique et émotionnel que Robin Hobb accomplit avec eux est d’autant plus incroyable que près de soixante années (si je dis pas de conneries) s’écoulent entre le tout premier tome et le tout dernier. Ces personnages changent donc et évoluent constamment en fonction de la série et l’époque dans laquelle on les retrouve (car oui, les crossovers sont nombreux et certains principaux d’un arc peuvent apparaître en tant que secondaires dans un autre à des années d’intervalle !!) En fait, en tant que spectateurs, on les observe traverser la vie et c’est incroyablement touchant la plupart du temps, ça fout une boule au ventre par moment quand on se rappelle par exemple comment étaient certains d’entre eux bien des années plus tôt. Parfois, j’avais juste l’impression de retrouver de vieilles connaissances, et je me sentais tout de suite à l’aise dans une nouvelle série quand d’anciens personnages apparaissaient, même succinctement, ce qui permet de prendre tout de suite pied.
L’auteure réussit l’exploit de toujours nous faire aimer de nouveaux protagonistes malgré la nostalgie et la tristesse qu’on a ressenti en quittant les précédents. Personnellement, je n’ai jamais eu aucun mal à commencer une toute nouvelle aventure parce que je savais qu’elle avait le talent suffisant pour me faire adorer de nouveaux personnages, car le travail qu’elle accomplit me convient parfaitement. Je suis très sensible à l’attachement quand je lis, certains personnages deviennent vraiment des amis, alors je suis totalement et toujours ouverte à ce que Hobb propose. En gros, je suis à 100% le genre de lecteur qui convient à son style quoi.

Un monde qui s’étend toujours plus
Dans la majorité des livres/séries fantasy que je connais et que j’apprécie, les frontières sont clairement définis dès le départ (je pense notamment à « Druides » de Olivier Peru ou encore « Les Royaumes de Tobin » de Lynn Flewelling qui sont de superbes bouquins) et je pensais que c’était la même chose quand j’ai commencé l’Assassin Royal. Mais Robin Hobb a plus d’un tour dans son sac et tout comme elle aime prendre son temps avec l’intrigue, elle aime aussi dévoiler ses créations par petites touches. Si j’ai très vite compris que ses livres cachaient beaucoup de choses et surtout un monde incroyablement riche et vaste, ça s’est cependant dévoilé lentement. Chacune des séries se passe dans un coin particulier d’une carte gigantesque et tout fini par avoir un lien malgré les distances géographiques parfois astronomiques. Seulement, encore une fois, il faut savoir faire preuve de patience.
Tout le cycle semble être arrivé à son terme et je n’ai compris qu’à la toute fin comment chacun des pays et des royaumes étaient liés (je soupçonne même un lien avec l’endroit où se passe « Le soldat chamane », l’une de ses seules séries qui ne serait pas, à première vue, liée à « L’Assassin Royal ») mais je saurais pas expliquer comment…
En réalité, des choses restent en suspens. En tout cas, c’est mon ressenti. Du coup, j’ose espérer, mais peut-être que c’est uniquement dû au fait que je ne veux pas que ce soit terminé !!, que l’auteure va continuer sur sa lancée.
Elle en a fait énormément, ça fait des années que ça dure, mais tout est si étendu et complexe que je suis certaine qu’elle pourrait continuer comme ça un moment. Entendons-nous bien, je suis la première à déclamer souvent rapidement et toujours haut et fort que certaines séries vont trop loin, en livre comme à la télé, et qu’auteurs et/ou réalisateurs devraient arrêter de tirer sur la corde et d’en faire trop (je pense au « Trône de Fer », notamment) Quand certaines s’arrêtent en pleine gloire, je suis plutôt contente, surtout si je pressentais un dérapage en cours de route si ça stoppait pas. Alors que j’en redemande pour ce cycle, ça veut sans doute dire quelque chose.

Une auteure qui n’a pas froid aux yeux
Pratiquement inexistantes au début, l’homosexualité et la bisexualité s’invitent ensuite dans la saga avec un naturel qui m’a d’abord désarmée. L’originalité de ses personnages et la multiplicité des différentes personnalités s’expliquent sans doute un peu grâce à ce sujet que Robin Hobb n’a pas hésité à aborder.
Certains protagonistes sont à l’aise avec leur sexualité depuis des années, d’autres la découvrent seulement, et c’est traité sans prise de position, sans interdit et sans peur.
Elle n’hésite pas non plus à pimenter quelque peu ses récits par des scènes légèrement érotiques, bourrées de charme et d’amour, et d’autres plus violentes qui m’ont parfois fait grincer des dents malgré la nécessité de leur présence. Elle évoque  et dénonce des sujets sensibles comme le viol, l’esclavage, la dépression, l’abandon, la maltraitance infantile, la fugue, et beaucoup d’autre qui donne à ses histoires une profondeur tragique.
J’aime particulièrement quand elle traite, avec beaucoup de sensibilité, du rapport de l’être humain avec l’Histoire en général, et le passé. Certains n’accordent absolument aucune importance aux monuments et civilisations historiques et dans un élan parfaitement égoïste sous couvert de tout raser pour mieux renaître, détruisent et saccagent sans pitié. L’auteure nous sensibilise, à travers ses textes, à l’importance de la sauvegarde de notre patrimoine et de la conservation des souvenirs et des actes historiques sous toute leur forme. Oui, la guerre est quelque chose de terribles, les génocides aussi (et il y en a, dans ses livres) mais aussi horribles qu’ils soient, on ne doit pas pour autant les oublier, au risque de commettre les mêmes erreurs.
Je pense qu’elle et moi portons un même regard sur ce sujet, et c’est sans doute pour ça que ce cycle m’a totalement envoûtée. Et c’est particulièrement présent et poignant dans « Le soldat chamane ».

C’est assez casse-gueule, à bien y regarder, d’écrire une telle chronique. C’est vraiment un tel coup de cœur énorme que j’ai l’impression de ne pas être objective. J’ai tenté de parler des plus et des moins, mais étant donné que je suis ultra fan du concept, du style et de tout ce qui va avec, bah j’ai l’impression de manquer de discernement.

13/04/2019

Une 4ème de couv mensongère, ça peut vous tuer une lecture.


OK, article coup de gueule, gros, très gros coup de gueule. C’est rare. Ça m’arrive. Mais c’est rare.


Edition : Milady
Date : 2015
Pages : 316

Résumé :
Damen est un héros pour son peuple et le légitime héritier du trône d'Akielos. Mais lorsque son demi-frère s empare du pouvoir, Damen est capturé, dépouillé de son identité et offert comme esclave au prince d'un royaume ennemi.
Beau, manipulateur et létal, son nouveau maître, le prince Laurent, incarne ce qui se fait de pire à la cour de Vere. Mais dans la toile mortelle de la politique Vérétienne, les apparences sont trompeuses, et lorsque Damen se retrouve pris dans un jeu de pouvoir pour le trône, il doit s'allier à Laurent afin de survivre et sauver son royaume.
Sans jamais oublier une règle vitale : cacher sa véritable identité à tout prix. Car l'homme dont il a besoin est celui qui a le plus de raisons de le haïr…

En voilà un que je classe direct dans la même catégorie que le si merveilleusement dégueulasse « 50 nuances de Pignouf ». Mais la faute n’en revient pas au livre lui-même, quoiqu’il soit bourré de défauts, ni même à l’auteure, après tout elle a fait l’effort de l’écrire et ça mérite un petit 1/10. Nan, la faute c’est celle de la 4ème de couv totalement trompeuse qui me promettait une perle de la fantasy, une nouveauté dans l’univers de l’imaginaire avec des personnages combattifs au passé lourd et terrible dans un pays où l’accent sera mis sur la sensualité et, petit plus non négligeable pour moi parce que bon, j’aime ça je le reconnais, une relation homosexuelle.

Je n’ai qu’une chose à dire maintenant que j’ai perdu mon temps à lire ce caca mou : GROS mensonge. On devrait foutre des amendes aux éditeurs qui osent pondre des conneries pareilles et prendre les lecteurs pour des moules pas fraîches.

Explications.

A aucun moment le synopsis ne reflète vraiment ce qu’on trouve en ouvrant ce bouquin. Damen serait soi-disant un héros pour son peuple, mais au-delà d’un seul véritable fait d’armes qui ne nous est jamais réellement décrit, on ne sait pas bien pourquoi. Son passé n’est évoqué que brièvement pour mettre en lumière sa relation avec son frère et son père, une relation qui nous paraît bien froide puisqu’on ne sait à aucun moment comment il s’entendait avec ces deux-là. On ne sait rien non plus de ses relations avec d’autres personnages, hormis une esclave sexuelle qu’il n’évoque qu’une ou deux fois pour… rien, puisqu’il n’a même pas l’air de pleurer sa mort. Et on en sait encore moins concernant sa relation avec son peuple. Bref, ça me paraît horriblement sans consistance, creux. Ce personnage n’est qu’un immense puit sans fond sans aucun charisme que l’auteur n’a même pas pris la peine de remplir de quelque chose d’intéressant, puisque de tout le livre il passe son temps affalé sur des coussins à se faire maquiller et pincer les tétons avec des chaînettes en or (mauvais érotisme bonjour. C’est censé être excitant ça ?), totalement passif. OK, j’ai compris qu’il attendait le bon moment pour agir, mais il ne semble même pas réfléchir, il ne fait qu’observer comme un veau attendant d’être mené à l’abattoir, qui voit le couteau de boucher mais continue de mâcher son foin. Au bout d’un moment, j’ai arrêté de chercher des qualités à ce personnage totalement fade et je l’ai laissé bouffer sa paille dans son coin.

Malheureusement, les autres gus ne sont pas bien meilleurs, et je dirai même qu’ils sont carrément pires. Les personnages secondaires ne se résument qu’à un nom collé sur une gueule qu’on n’arrive même pas à s’imaginer, et Laurent. Ah, Laurent ! Il a tellement rien pour lui que je sais pas quoi dire à son propos, mis à part ça : c’est du vent. Un gros courant d’air qui passe pour te foutre les cheveux dans la tronche, c’est tout, et qui disparaît aussi vite qu’il est venu. D’accord, Damen manquait cruellement de panache, de passé, de caractère, mais au moins, et même si c’est uniquement pour prendre des bains de force et se faire enfoncer un doigt de temps en temps, lui il est là. Laurent, pour sa part, paraît totalement absent tant il est absolument vide. Au début je m’attendais à un gamin capricieux bourré de rancune suite à la mort de son frère, mais non, y’a vraiment strictement rien de rien de rien du tout qui se dégage de lui. J’applaudis. Oui, vraiment, j’applaudis l’auteur d’avoir réussi ce prodige de créer du néant, ça relève du miracle.

Et le contexte politique alors ? Les tensions entre les deux pays, ces deux civilisations ennemies qui se font face, ça donne quoi ?

Ça : HAHAHAHAHAHAHAHAHAHAAAA !!

Un gros rire de dépit. L’auteure a tenté de combler, ça se voit, elle a fait des efforts, mais elle n’a pas poussé plus loin que : ils se détestent. Voilà. Ça se résume à ça, bravo. C’est parfois totalement contradictoire d’un chapitre à l’autre tant on sent sa volonté de trouver une intrigue, alors ça donne des dialogues horriblement répétitifs entrecoupés de scène d’orgies qui deviennent très vite malsaines quand la pédophilie revient constamment et le viol s’invite toutes les 2 pages.

Je vous arrête tout de suite : oui, effectivement, inceste, pédophilie, viol, gang bang et autre, on voit ça dans beaucoup d’autres livres, et je serais sans doute hypocrite de foutre une mauvaise note à ce livre pour ça. Mais c’est pas la présence de tout ça qui me fout en boule, c’est qu’à aucun moment ça n’est dénoncé.

C’est pas encore assez clair ?

L’esclavagisme, c’est mal. L’esclavagisme sexuel, c’est très mal. L’esclavagisme sexuel d’enfants, c’est une abomination ! Les quelques rares livres que j’ai lus évoquant ce sujet tentaient toujours (avec plus ou moins de réussite, c’est vrai) de dénoncer ces pratiques. Il y avait toujours l’intervention d’un ou plusieurs personnages pour faire cesser ça ou changer les choses dans le contexte de l’intrigue. Ici, avec Le Prince Captif, à aucun moment aucun de ces merveilleux protagonistes (c’est ironique, hein) ne semble penser que les viols d’enfants sont une mauvaise chose ! Ce ne sont tous que de gros bovins qui regarde ça sans agir. L’esclavagisme semble être une tradition pour les 2 pays, j’ai compris, j’ai lu le livre et je suis pas idiote, mais et l’auteure alors ? C’est une tradition pour elle aussi ? Je dirais simplement qu’elle a des fantasmes très particuliers (je la critiquerai pas là-dessus parce que j’en ai aussi) et qu’elle a foutu tout ça dans un univers imaginaire pour que ça paraisse plus acceptable. Sauf qu’acceptable ça l’est pas, et ça le sera jamais. Ça s’appelle décrédibiliser un genre.

Je ne dis pas que des scènes pareilles ne devraient pas apparaître dans les livres. Ces choses-là il faut les dénoncer, peu importe comment. Mais ici, l’auteure ne dénonce rien, elle se sert de quelque chose d’horrible pour tenter de donner à son livre une dimension… quoi ? Erotique ? Ah parce que ça, c’est censé être érotique ? Nan. C’est juste malsain, point.

En vrai, ce qui m’énerve le plus, c’est pas ça. Le pire pour moi, c’est que l’éditeur, un éditeur normalement sérieux du genre, a osé vendre ça comme un bijou de la littérature fantasy ! Putain, mais collez-lui l’étiquette de « dark romance » et j’aurais été moins violente. Pourquoi ? Bah parce que je l’aurais pas lu, tout simplement. Et zappez l’étiquette « romance érotique » hein, parce que, au risque de me répéter, pour moi c’est pas de l’érotisme.

J’ai lu beaucoup d’avis, de chroniques et autres articles parlant de cette série, et la majorité s’accorde à dire que le premier tome est long, lent, et que tout s’accélère dès le 2ème, notamment la relation Damen/Laurent. Mais je m’en contrefous totalement. Voir comment ces deux-là en arriveront à s’aimer en se roulant joyeusement dans leurs propres excréments ne m’intéresse pas du tout.

Et souvenez-vous, le caca c’est caca, faut pas manger !

D’ordinaire, je ne chronique pas un livre que je n’ai pas aimé, je vois pas l’intérêt de faire un drama pour quelque chose qui te plaît pas. Parmi la centaine d’articles qu’il y a sur ce blog, seulement 2 ou 3 sont des coups de gueule, parce que je ressentais vraiment le besoin de m’exprimer sur quelque chose qui m’a révoltée. Un livre que j’aime pas je le referme et je le jette, point. Mais là, tellement de choses m’ont fait vomir que je ne pouvais pas me taire.

Mes autres grognes, si t’aimes bien me voir râler :

01/04/2019

IL EST DE RETOUR !!!!!

En voilà un que j'attendais ! La première fois je l'avais fait à partir de janvier, là je m'y prends plus tard parce que j'avais envie que ça corresponde au printemps et pas à l'hiver. Mais si, vous voyez de qui je parle. De lui :


La Révolte des Séries, saison 2
L'an dernier ne leur a pas suffit, elles en redemandent !!!

Cette fois je vais faire différemment. Pour la première saison, je me suis surtout focalisée sur l'idée de finir certaines séries en cours et en continuer d'autres, là je vais aussi tenter d'en commencer de nouvelles.

En ligne de mire, il y a "Le fou et l'assassin", dont il ne me reste qu'un tome pour la boucler, puis "Les aventuriers de la mer" (de la même auteure, oui), avec 2 tomes avant la fin. C'est un peu triste quand même. Du coup pour pas me sentir totalement abandonnée, parce que je vous rappelle que Robin Hobb est l'une de mes préférées en fantasy, j'ai l'intention de commencer "Ki et Vandien".



Maintenant, celle qui sera à mon avis le rendez-vous incontournable de ce challenge : la série "The Expanse" ! Ca fait un moment que j'ai le tome 6, et je sens d'avance que je vais me régaler.

J'ai quelques séries de manga en cours, notamment "My Home Hero", dont le premier tome a été une découverte totalement dingue. Je n'ai pas le tome 2, mais un petit tour en librairie règlera vite ce problème.

J'aimerais aussi glisser le tome 5 du "Clan des Otori" pour terminer ma relecture de la série, et le tome 9 du "Trône de Fer", que je me lasse pas de dévorer, sans oublier le cycle de Drenaï, pour tout ce qui est suite.

Question découverte, je voudrais tenter le premier tome de la BD "Contro Natura Omnibus", dont j'ai entendu beaucoup de bien (je vais la chercher chez mon libraire la semaine prochaine) ; "Prince captif" traîne ses guêtres dans ma PAL depuis trop longtemps, tout comme "Valisar" et "Le chant du Renard".

En fonction du temps qu'il me reste, j'en enlèverai ou rajouterai sans doute.

Cette saison est un défi à relever d'un autre challenge en cours (oui, je fais un challenge dans le challenge, je suis dingo) et durera du 1er avril au 30 juin.

A bientôt pour les updates !


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Update du 13 avril

Je viens de terminer le premier tome du "Prince Captif", et cette lecture a été un énorme coup de gueule !! Chose rare, parce que généralement je préfère pas perdre mon temps à parler d'un bouquin que j'ai pas aimé, je l'ai quand même chroniqué. Attention, âme sensible s'abstenir, je mâche pas mes mots. J'ai également lu entièrement la BD "Contro Natura Omnibus". J'ai bien aimé l'histoire et les graphismes, le côté fantastique est géniale et les personnages très bons, malheureusement l'héroïne passe 70% de son temps à poil sans que ce soit vraiment justifié, et ça m'a agacée très vite. J'aurais aimé voir autre chose au bout d'un moment, même si la nana était très belle, d'autant qu'avec le potentiel niveau dessin ils auraient pu nous servir de très belles planches ! J'ai pratiquement terminé le dernier tome du "Fou et de l'Assassin". Je pensais pas que je commencerai ce challenge comme ça, j'en ai déjà terminé 2 quand même, alors j'ai décidé de rajouter le premier tome de "Six of Crows" dans ma PAL.



Update du 1er mai

Ce premier mois a été plutôt bon car j'ai lu pas moins de quatre livres puisque j'ai terminé hier le premier tome de "Six of Crows". On me l'avait recommandé avec beaucoup d'enthousiasme et je dois dire que ça a été une lecture plutôt agréable, malheureusement, même si je reconnais que c'est un très bon YA, il n'échappe pas à de gros clichés inhérents au genre et j'ai vu venir tous les rebondissements et les retournements de veste de certains personnages à des kilomètres. Il a su toutefois me surprendre par moments, notamment grâce aux personnalités géniales des personnages que j'ai trouvé foutrement bien développés même si, là aussi, ils sont parfois assez caricaturaux. Le rythme a également posé problème ; c'est très long à se mettre en place, l'action arrive très tard et le début, par toutes ses présentations de la ville, des protagonistes et de la magie créée par l'auteure, m'a embrouillée. Une fois passé la moitié du livre cependant l'action est au rendez-vous et j'ai pas du tout regretté d'avoir attendu. Un bouquin qui souffre donc de beaucoup de défauts malheureusement mais qui sont compensés par de belles qualités, et je pense que je lirai la suite par curiosité.


Update du 27 mai

Mois un peu moins prolifique puisque je n'ai lu que 2 livres : l'avant dernier tome des "Aventuriers de la mer" de Hobb - j'ai d'ailleurs dédié tout une chronique à l'univers de la dame - et une nouvelle se passant dans l'univers des Chasseurs d'Ombres de Cassandra Clare. Qui n'était pas du tout prévue au programme. Oups. Découverte tout à fait spontanée ! C'est beau. J'ai lu le 10ème tome des "Chroniques de Bane" qui faisait une centaine de pages et j'ai plutôt bien aimé, je suis maintenant curieuse de me lancer dans "The Mortal Instruments". A côté de ça j'ai quand même bientôt terminé le tome 6 de "The Expanse" et le tome 5 du "Clan des Otori". Je viens aussi de tout juste commencer la série "L'appel du Renard"... bref, tout ça sera validé le mois prochain, sans aucun doute !





Update du 16 juin

Comme prévu, j'en valide pas mal ce mois-ci. "L'appel du Renard" est terminé, et si j'ai plutôt bien aimé le folklore et l'imaginaire de l'auteure, j'ai été moins emballée par les personnages, l'histoire qui manque d'action, et l'écriture un peu clinique. J'ai également terminé le dernier tome du "Clan des Otori", et comme les précédents, c'est une déception. Ces livres sont de bons récits, mais qui manquent d'énormément de punch et d'une fin digne de ce nom. Je me suis laissée séduire par un autre tome des "Chroniques de Bane", le huitième, que j'ai trouvé tout aussi bien que celui lu le mois dernier. Meilleur même peut-être, je suis en train de me demander si je vais pas lire l'intégrale de ce truc. J'ai entièrement lu le 9ème et dernier tome des "Aventuriers de la mer", une série magnifique qui se termine, une conclusion formidable, certainement la meilleure de l'auteure pour moi. Très, très triste de quitter cette aventure et ses personnages. J'ai passé un bon moment avec "Le légende de Marche-Mort" de Gemmell, un livre qui rempli son contrat en offrant des batailles haletantes et en rendant un bel hommage autant à Druss, personnage extra, qu'à Ulric, un ennemi qu'on a diablement envie d'aimer et de respecter. Le dernier, et non des moindres : le tome 2 de "My Home Hero", un manga qui est bien parti pour être un gros coup de cœur ! Concernant "The Expanse", je prends mon temps pour lire les 50 dernières pages tant je n'ai pas envie de quitter ce monde extraordinaire. Et non, vous ne rêvez pas, tout ça en 20 jours ! Sans déconner, c'est classe ou pas ?

Update du 30 juin

Clap de fin ! Je clôture tout en douceur avec 2 livres terminés : le tome 6 de "The Expanse", dont il me restait peu de pages, et ça a été un coup de cœur, encore une fois avec cette série. Je crois qu'elle est et restera l'une des meilleures que j'ai pu lire dans ma vie. Et histoire de rester avec du très bon, j'ai lu le tome 9 du "Trône de fer", que j'adore toujours autant et que je savoure à chaque fois. Que me reste-t-il, alors ? J'ai presque lu la moitié du premier tome de "Valisar", et j'avoue que je m'ennuie un peu, je ne sais pas si j'irai au bout. Quant à la série "Ki et Vandien" que je prévoyais de commencer, je n'en ai pas eu le temps, mais je n'avais pas forcément envie de me plonger là-dedans tout de suite après avoir terminé "Les aventuriers de la mer", car c'est la dernière qu'il me reste de l'auteure et j'ai envie de prendre mon temps.




C'est tout pour cette fois ! Je m'en retourne tout doucement vers mon challenge à l'année encore en cours, et il est certain que La Révolte des Séries reviendra l'année prochaine, sans doute pour 3 mois là aussi, j'avoue beaucoup aimer ce petit challenge que je me suis crée.