02/12/2018

Nan. Moui. Naaaaaan. Et pourquoi pas ? Finalement, ce sera un oui.

J'ai regardé d'une traite les deux saisons de cette série il y a quelques mois. Une fois fini le dernier épisode, j'étais persuadée d'en écrire une chronique tant ce truc m'a foutu un coup. Quelques jours sont finalement passés sans que je fasse rien, ce qui m'a fait comprendre que j'étais sans doute trop tourneboulée pour produire quelque chose de cohérent, du coup j'ai hésité avant de me dire que j'en serais jamais capable.

Puis aujourd'hui, sans le voir venir, voilà que je me lance dans cet article. A mon avis, ça va être un gros bordel !

Je crois que le problème vient du fait que j'ai tenté de construire cette chronique exactement comme celles que j'écris pour les dramas que je regarde. Avec un résumé de l'histoire, une brève présentation des personnages et des acteurs, ensuite mon ressenti à coup de ce qui m'a plu et m'a déçu. Du coup j'y arrivais pas. Parce que je ne peux pas parler de "La servante écarlate" comme du reste, c'est impossible. C'est trop indéfinissable, unique, puissant, on ne peut pas le transformer en quelque chose de normal. Parce que ce truc n'est pas normal.

Je vais tenter d'y aller par étape, cette fois.


J'ai lu le bouquin, avant. Et si cette lecture m'avait déjà bien choquée, j'avais été quelque peu déçue par la fin et le personnage soumis, effacé, de Defred. Pour moi, l'auteur n'avait fait qu'effleurer, proposer, un univers hyper intéressant, effrayant, sans aller plus loin. La série a donc osé à sa place et développé tout ce que Margaret Atwood avait laissé en suspens.




La saison 1 relate tout le livre, avec une fin tout à fait identique mais est déjà nettement plus détaillée car Defred n'est pas la seule à prendre la parole, ce qui élargit considérablement l'univers, avec des flashbacks explicatifs qui nous aide à mieux comprendre et des points de vue qui nous plonge directement dans l'envers du décor. Les connards du livre en arriveraient presque à devenir sympathiques. Presque.

La saison 2, quant à elle, prend directement la suite, là où le livre s'est arrêté. Et c'est devenu bien plus intéressant pour moi car j'avais senti un désir de révolte de la part de Defred et je voulais voir ce qu'elle allait faire pour se battre, et surtout de quelle façon.

Si j'ai été totalement attrapée par cette adaptation, c'est parce qu'elle est extraordinairement fidèle au livre. Ce qui m'a le plus plu dans le récit publié en 1985, c'est l'univers étouffant et angoissant sans cesse maintenu par l'auteure. Il est difficile d'y voir une lueur d'espoir. Tout ça est fidèlement retranscrit à l'écran, tous les costumes, les décors, jusqu'à l'esthétique même et la façon dont c'est filmé. On plonge directement dans l'angoisse de Defred qui hésite entre lutter malgré la souffrance ou abandonner. Les couleurs sont froides, dures, ternes le plus souvent, contrebalancées par la tenue rouge des Servantes. Une autre façon sans doute de nous montrer, subtilement, les violences qu'elles subissent.

Mais parfois, c'est loin d'être subtil. Il m'est arrivé d'être incapable de regarder un épisode sans couper. Les viols sont cliniques. La majorité des femmes se sont résignées, et ça m'a foutu un malaise énorme ! Ce qui rend tout ça encore plus réel, ce sont les points de vues des autres personnages, de ceux qui ont créé la République de Gilead. Leurs voix nous apportent des réponses que le livre avait écartées, par des retours en arrière très bien dosés on apprend comment tout ça est arrivé. Et ça fout la trouille. Parce que cette dystopie, décrite souvent comme de la science-fiction, n'est pas si éloignée de la réalité. C'est glaçant parce qu'on ne peut pas s'empêcher de penser que tout ça est réalisable, et qu'on en est même carrément pas loin !!

Alors évidemment on se dit forcément que, autant le livre que la série, sont un cri de révolte, féministes, et tout ce que vous voulez. Mais pas totalement, selon moi, parce que les hommes, la masculinité, bref le sexe masculin, en prend aussi pour son grade. Certains hommes sont tout aussi esclavagés que les femmes, car si certains ne sont pas d'assez haut rang, il leur sera interdit toute leur vie d'avoir une femme et des enfants. En fait, rien n'est inventé. L'auteure, et ensuite les réalisateurs et scénaristes, se sont nourris de tout ce qu'il s'est passé dans l'Histoire (droit à l'avortement, droit de vote, toussa) C'est sans doute pour ça que ça nous paraît si réel.

J'en dirais pas plus, sauf pour évoquer quand même un peu les acteurs. Ils sont tous parfaits. Ils ont tous su s'approprier leurs personnages et les faire évoluer dans cet univers pas si facile. Elisabeth Moss, qui incarne Defred, est évidemment celle qui m'a le plus bluffée tant elle retranscrit magnifiquement chaque émotion, en arrivant à chaque fois à nous foutre le frisson.

Je ne peux pas terminer sans parler de l'espoir. Il y en a nettement plus que dans le livre. Il est là, omniprésent, il n'abandonne jamais les personnages. La révolte gronde, enfle chez les Servantes, et le moment où elles se battront bel et bien pour reprendre leur liberté va à mon avis faire très mal. C'est un véritable exploit d'avoir réussi à le laisser grandir dans une série avec une telle esthétique sombre et pâle à la fois. C'est un coup de cœur, et un chef d'œuvre. J'ai hâte de voir arriver la saison 3.

Et vous, vous l'avez vu ? Dites-moi l'effet qu'elle vous a fait !



17/11/2018

Se réchauffer en lecture, épisode 3 !

Voilà un rendez-vous que le blog ne rate pas, pour la troisième année consécutive, et ce malgré les doigts de pieds congelés et les stalactites aux narines.

Moi, frileuse ?

… non.

Je crois qu'il est inutile de vous clamer à nouveau mon amour pour ce Challenge, vous l'avez sans doute compris depuis le temps. C'est pas tant le fait de construire une PAL en rapport avec l'hiver selon des thèmes précis et super bien choisis (merci Margaud !) que la communauté qui se rassemble tous les ans autour de ce rendez-vous. Sans déconner, je crois que le groupe FB du CWC est l'un des meilleurs !

Les menus sont les mêmes que l'an dernier, mais les organisatrices nous ont fait la surprise de rajouter une nouveauté pour cette année ! Des bonus que chacun peut faire entrer dans le menu qu'il souhaite, et même plusieurs, afin de varier les choix. Certains points ne sont même pas en rapport avec les livres et la lecture, histoire qu'on sorte un peu le nez de nos bouquins, quand même.

Comme je suis du genre grosse flemmarde (surtout quand je me les caille !) je vous renvoie directement à cet article pour en savoir plus.

Voilà ma sélection :


Menu Flocons magiques


Menu Marcher dans la neige



Menu Stalactites ensanglantées



Bonus Secrets de famille



Bonus Couverture avec de la neige

Je tenterai aussi certainement de valider les Bonus Boire un thé de Noël et Promenade… et peut-être aussi Couper les réseaux sociaux toute une soirée.

Comparé à ma première et seconde participation, j'ai fait une plus petite sélection et choisis de ne pas prendre tous les menus. Non pas que 8 livres étaient difficiles, mais simplement cette année j'ai envie de prendre davantage mon temps. Je m'étais foutu comme objectif de lire un livre par semaine pendant ces deux mois, et j'ai senti l'an dernier que c'était légèrement contraignant. Alors cette année je fais plus petit.

Cette fois, je ferai certainement un update global à la fin du Challenge. Bien sûr, si l'une de ces lectures est un coup de cœur ou me donne simplement envie de rédiger une chronique, je le ferai !

À bientôt pour le top départ !


Nathalie Jomard : son Blog ; sa Page

01/11/2018

5 mois plus tard...

Je suis guérie !

Qui a dit que des meurtres en séries, des explosions, des pendaisons et des coups de couteau n'étaient pas une bonne thérapie ?


Après Circle, drama coup de cœur absolu du mois de juin, j'ai regardé Empress Ki et Goblin jusqu'au bout mais très difficilement, puis j'ai tenté brièvement Wanted, vite abandonné. Tous trois sont présents dans le fourre-tout.

Et finalement, en ce mois de novembre 2018, j'annonce fièrement que j'ai enfin réussi à reprendre goût aux dramas en retournant à mes premiers amours : le polar, le thriller, le fantastique. Trois valeurs sûres combinées en un seul !

Tu la sens ma grosse satisfaction ?

La première chose à savoir c'est que cette histoire est inspirée de la véritable affaire des meurtres en série de Hwaseong de 1986 à 1991, affaire qui a vu la mort de 10 femmes âgées de 13 à 71 ans et qui jusqu'à ce jour reste non résolue en Corée du Sud.
Park Hae Young est un policier et profiler qui découvre un talkie-walkie lui permettant de communiquer avec un policier du passé nommé Lee Jae Han et de résoudre ainsi des affaires restées jusque-là non résolues.
Dans cet effort, il est aidé par Cha Soo Hyun, une policière nommée chef de l'équipe chargée des affaires non classées dont fait partie Hae Young et deux autres officiers. Celle-ci a également connu Lee Jae Han, qui fut son mentor et supérieur.

Dès le premier épisode, j'étais séduite, embarquée, hypnotisée, tout ce que vous voulez ! J'ai toujours quelques craintes quand on nous balade entre différentes époques, parce que ça peut vite devenir brouillon, mais j'ai tout de suite été rassurée avec Signal. Certes, les choses ne sont pas évidentes dès le début, surtout que le synopsis en dit finalement peu, mais les raccords et les rapprochements entre les époques se fait avec beaucoup d'efficacité et d'intelligence.
J'ai vraiment adoré le scénario qui se renouvèle tout en gardant un fil rouge directeur qui, s'il est parfois légèrement laissé de côté, revient toujours au devant de la scène de façon assez inattendu. Parce que l'équipe ne va pas se concentrer sur une seule affaire à résoudre, mais plusieurs, qui finissent par toutes s'entrecroiser, avec une plongée de plus en plus profonde dans la noirceur et la violence. Je reconnais qu'avec ce genre, je suis facile à contenter. Il suffit qu'il n'y ait pas trop d'incohérences avec le fantastique, et là il n'y en a pas malgré la difficulté que ça représente, et que la tension du polar ne redescende pas trop. Ajoutez à ça des criminels à la psychologie instable, des cadavres, des explosions, et je suis séduite.

Mais si c'était aussi facile, je serais encore une grosse lectrice de thriller, ce qui n'est plus le cas. Car j'en ai lu tellement que maintenant il faut vraiment que ce soit original pour me plaire. Dans le cas d'une série, ou d'un drama dans le cas présent, c'est pareil, sauf qu'à la place de l'originalité, il me faut des acteurs qui tiennent la route. Et heureusement, dans Signal, il y en a un dont je suis maintenant une grande fan !!

Mon gros coup de cœur, c'est lui : Cho Jin Woong, qui joue l'inspecteur Lee Jae Han. Je reconnais que ça m'a pris un peu de temps avant de me rendre compte que je l'adorais totalement, et tout ça à cause d'une bête question superficielle… il n'est pas aussi sexy que l'autre acteur principal masculin, quoi. Allez-y, jetez-moi la pierre ! Finalement, son air bourru, ses mimiques gênées et l'intensité incroyable de son regard m'ont totalement séduite, au-delà du caractère têtu et déterminé de son personnage. Le jeu de ce gars est tout en naturel et il arrive à faire passer énormément de choses par ses yeux. Je sais que ça peut paraître idiot de dire ça, mais je vous assure que j'ai rarement vu ça dans un drama.

Lee Je Hun est le suivant, et il interprète le lieutenant Park Hae Young. C'est d'abord lui que j'ai remarqué parce que je le trouve beau, tout bêtement (en tout cas c'est mon genre !), et je reconnais qu'il est très bon, il exprime énormément d'émotions avec beaucoup de talent. Malheureusement je lui trouvais parfois un je-ne-sais-quoi de figé, dans le genre plastique (mais si c'est clair ce que je dis !) et heureusement pour lui qu'il ne faisait jamais directement face à l'autre acteur, sinon je crois qu'il n'aurait jamais tenu la distance ! Quant à son personnage, je reconnais que je m'en suis assez vite lassée, car c'est exactement le type de héros parfait, courageux et émotif, auquel je m'attache peu.

La nana de ce trio c'est l'actrice Kim Hye Su dans le rôle de Cha Soo Hyun. Elle ne m'a absolument pas convaincue. Son jeu était toujours le même, ses expressions varient très peu, et si son personnage de l'année 2015 est assez sympa grâce à son caractère pas toujours facile, celle qu'elle était plus jeune m'a juste agacée tant elle est niaise et, ma foi, assez inutile. Heureusement que son histoire est intéressante, et là faut encore une fois applaudir les scénaristes.




Deux personnages secondaires étaient là pour m'aider à ne pas trop grincer des dents sur elle.
Voici les acteurs Kim Won Hae et Lee Yu Jun, ils forment le duo comique du drama, et ils font ça à la perfection. Si le second n'évolue pas spécialement tant il est peu présent, le premier change beaucoup et l'acteur est extrêmement convainquant. Son personnage est d'abord un j'en-foutre professionnel, le genre de policier qui préfère ne pas faire de vagues, ne pas s'acharner afin de contenter ses supérieurs, avoir une carrière tranquille et vite partir à la retraite. Mais son travail au sein de l'équipe des affaires non résolues va totalement le transformer et il a fini par beaucoup me toucher.

Parce que ce drama c'est aussi ça. J'ai l'impression que, par cette atmosphère sombre de trahison et de corruption, ils ont voulu montrer la face la plus terrible de la justice coréenne à travers la police. Là-bas, comme dans la majorité des pays asiatiques d'ailleurs, l'honneur est très important. Parfois, une bonne somme d'argent suffit à acheter le silence de quelqu'un, et même de la police, car "ne pas se faire remarquer" est presque une leçon de vie. C'est quelque chose qui revient souvent au fil des épisodes et qui finit par rendre l'inspecteur Lee Jae Han fou de rage : les gens riches sont toujours au-dessus de tout soupçon. C'est vraiment terrible à voir et qui m'a fait douter tant l'intensité dramatique est forte. J'en suis arrivée à espérer que les choses ne se passent pas tout à fait comme ça dans ce pays…

Une réflexion revient également souvent : si vous aviez la possibilité de revenir en arrière, que feriez-vous ? Une problématique qui pourrait s'approcher de l'effet papillon, à savoir : si vous retournez dans le passé et changez quelque chose, même une toute petite chose, les répercutions pourraient être terribles. Lee Jae Han et Park Hae Young vont en faire l'amère expérience à cause de ses transmissions par radio, et ce assez vite.

Terrible, ça peut vraiment l'être dans ce drama ! Ils n'ont pas hésité à jouer avec mon pauvre petit cœur sensible (on ne rigole dans le fond !!), tellement que j'en ai parfois eu les larmes aux yeux. Ils ont simplement montré la cruauté du destin qui s'acharne parfois malgré tout ce qu'on peut y faire, et avoir le pouvoir de changer le passé pour modifier l'avenir n'y change parfois strictement rien. Et ça j'adore !

Je ne vous parle même pas de la fin, qui est juste magnifique à mes yeux, typiquement le genre de questionnement que j'adore ! Le mystère de ces transmissions radio (comment ça a commencé, et pourquoi ?) reste inexpliqué très longtemps. Au point que j'en suis arrivé à me demander, avec crainte, si les réalisateurs n'avaient pas tout bonnement pris le pari de laisser ça de côté… et peut-être l'ont-ils fait finalement ? Ou pas. Vous le découvrirez si vous regardez les 16 épisodes d'une heure de cette tuerie !
Pour parler brièvement des OST, ils sont pas mal, mais je n'ai pas vraiment eu de coup de cœur comme avec Alive de Circle, même si celui-ci est plutôt bon :


Tout ça pour dire simplement : je suis contente !! Et comment que je suis tombée sur ce drama ? Il y a quelques mois, mon groupe de K-pop préféré, les BTS, ont fait justement un OST pour un drama japonais nommé Signal, sorti ensuite courant 2018, qui est un remake de celui-ci, diffusé en Corée en 2016 (je crois, j'ai pas vérifié) Préférant la langue coréenne, j'ai regardé cette version. Grand bien m'en a pris !

28/10/2018

Au bout d'un moment, je vais être franche... d'autant que la franchise, ça me connaît !

Quand j'ai ouvert ce blog, il était vraiment concentré sur la lecture. Avec le temps, et notamment l'ouverture de la rubrique Cépasdélivres, j'ai voulu me diversifier un peu, étant donné que je dévore films et séries en tout genre (d'ailleurs si vous avez eu la curiosité de cliquer, vous avez pu voir quelques articles déjà présents sur le 7ème art) et je dois avouer que c'est quelque chose qui me tient vraiment à cœur parce que je ne me définie pas seulement à travers les livres en tant que personne.

Mais, toujours pour les plus curieux d'entre vous, vous avez sans doute remarqué une petite rubrique encore vide nommée Bangtan Sonyeondan aka BTS. Oui, j'aime la K-pop, j'ai plus honte de le dire, et ça m'a pris un moment avant de l'assumer. Pourquoi ?

Je comprends bien qu'on ne peut pas tous aimer les mêmes styles de musique, ni même tous les mêmes genres de livres, mais pourquoi ne pas laisser les fans de K-pop aimer ce style tranquilles, bordel ! C'est fou les critiques que je reçois pour ça alors que j'ai rien demandé à personne, je veux juste aimer ça dans mon coin peinarde, mais apparemment ça ne plaît pas à tout le monde.

Désolée, c'était l'instant victimisation, passons.

Bon, à la base j'avais pas prévu de parler de ça, mais j'ai réalisé que c'est l'une des raisons pour lesquelles, je crois, je n'avais encore jamais parlé à personne des BTS sur ce blog. J'avais même envisage d'ouvrir un autre blog spécialement pour ça, en mode ninja de l'ombre, incognito, mais merde. La K-pop me définie autant que la lecture, les films et les séries. 

Et quoi de mieux qu'un livre pour commencer à en parler, après tout ?

Editeur : Milady
Pages : 264
Parution : 17 octobre 2018

Résumé :
Ventes record, multiples récompenses et tournées mondiales à guichets fermés… BTS est le groupe à ne pas manquer ! Plongez-vous dans leurs parcours et leur univers si unique à travers un ouvrage agrémenté de photos exceptionnelles et d'anecdotes croustillantes. Découvrez tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur Jin, Suga, J-Hope, RM, Jimin, V et Jungkook, leurs aventures, leurs déboires et leurs exploits. Explorez les meilleures Bangtan Bombs, décryptez leurs chorégraphies et leurs musiques, et apprenez tout sur les coulisses de leurs vies pour devenir incollable sur vos idoles.


Je précise que c'est un livre anglais à la base, traduit par la chouette équipe de Milady (qui font à mes yeux un boulot de traduction pas trop dégueu), l'auteur n'a donc pas tous ces préjugés typiquement français sur la K-pop et ce qui vient d'Asie en général. Parce qu'avouons-le, la France est quand même l'un des pires pays en ce qui concerne l'accueil réservé à ce qui vient de l'Est, même les Américains peuvent pas faire pire. Nan mais dites-vous bien que le manga continue d'avoir chez nous une image assez négative alors que le pays est le deuxième consommateur mondial du genre après le Japon !!

À se taper la tête contre les murs, sincèrement.

Quand je l'ai reçu j'ai été agréablement surprise. Certes, il y a 'biographie' écrit dessus, mais je m'attendais à un énième album avec des images qui laissent à désirer, prennent toute la place et des paragraphes riquiquis copiés/collés depuis les sites les plus connus, comme Nautiljon par exemple, pour ne citer que lui (site que j'adore hein, pas d'amalgame) Alors que non, c'est vraiment une vraie biographie. Certes, il y a des photos, très belles ici, mais elles n'occupent même pas 20 pages au centre du livre, et sont très bien choisies puisque chacune d'entre elles représente un moment important de la carrière du groupe. Elles n'ont clairement pas été sélectionnées au hasard, et ça n'a pas dû être facile étant donné le nombre de clichés qui existe.

Rien que ça, ça démontre déjà l'incroyable travail de fourmis qu'a fait l'auteur. C'est précis et détaillé à un point que ça m'a bluffée. Il retrace le parcours du groupe depuis avant leur début officiel en juin 2013, et on peut remonter jusqu'en 2010 comme ça. L'auteur reconnaît tout de même dans les remerciements que sans les fans, appelés ARMY, il n'y serait pas arrivé tout seul. Pour être honnête, je connaissais déjà l'histoire de la formation initiale du groupe, avec la popularité qu'ils ont aujourd'hui c'est quelque chose qui a fini par se savoir à grande échelle, mais l'auteur a poussé les détails jusqu'au bout, allant jusqu'à parler de toutes leurs apparitions dans les émissions de télé coréennes à cette époque. Tout est vraiment listé.

Mais ce que j'ai le plus aimé c'est qu'il prend également le temps de parler des difficultés qu'ils ont rencontrées, de leur acharnement, leur détermination, de leur passion et du travail intense qu'ils fournissent. Sans oublier les messages importants et les valeurs qu'ils tentent de transmettre à travers leur texte et leur musique, bouleversant un peu le monde de la K-pop. Ce que j'ai moins apprécié en revanche, c'est que l'auteur a l'air de croire que les BTS ont été les premiers a osé ça, sauf que non. D'autres groupes et artistes avant eux ont eu le culot de le faire (et dans l'univers hyper concurrentiel et traditionnaliste de la K-pop, c'est à double tranchant) Je pense à BigBang, notamment.

L'auteur n'en n'oublie pas cependant que les membres du groupe sont avant tout des jeunes hommes, encore adolescents pour certains au moment de leur début, et que comme tout gars de cet âge ils peuvent aussi être indisciplinés, et c'est avec un certain humour qu'il évoque ces quelques vidéos où on les voit déconcentrés, totalement fous, ainsi que ces moments où ils ne se prennent pas eux-mêmes au sérieux. Parce que, si vous ne le savez pas, BTS c'est aussi ça : de l'auto-dérision quasi systématique.

Bien sûr, il pense aussi à présenter chacun des membres par des petites fiches biographiques tous les 3 ou 4 chapitres. Pour ça, il utilise exactement la même construction que pour le livre en entier : il parle d'eux depuis avant leur début, détaillant comment, quand et pourquoi ils ont auditionnés. Il a assez bien cerné chacun des caractères et remet même au goût du jour de vieilles blagues qu'ils se font entre eux et qui ont donné naissance à des surnoms pas toujours facile à porter.

Puisque ça détail tout sur presque 8 années de parcours (les anecdotes s'arrêtant à la moitié de l'année 2018) c'est très condensé et il manque certaines choses, mais dans l'ensemble le plus important est là, et bien là ! A savoir que, contrairement à ce que beaucoup pense (surtout en France, mais je vais pas y revenir) non, la K-pop, et BTS plus précisément, c'est pas que de la musique populaire pour ado (j'ai 30 ans je vous rappelle et par expérience je peux vous affirmer que la majorité des fans ont mon âge) Ni même uniquement pour les filles, comme le démontre très fréquemment John Cena lui-même, ARMY convaincu, et plus récemment Dylan O'Brien, un acteur que j'adore.

Pourquoi je fais pas de ce livre un coup de cœur, alors ? Bah parce que dans l'ensemble, je trouve que l'auteur est totalement passé à côté de la toxicité que peut parfois avoir ce fandom. Certes, les ARMY sont des fans géniaux, je suis fière d'en faire partie, mais il en existe aussi un pourcentage non négligeable, de plus en plus élevé je trouve, vraiment malfaisant. On est parfois véritablement dans l'extrême. Je sais qu'il y a ce genre de fan dans tout fandom, or là j'en suis arrivée à avoir peur, vraiment peur. J'en parlerai peut-être de façon plus détaillé dans un article à part, mais je suis aujourd'hui tellement prudente avec ce que beaucoup appelle la "famille" ARMY que j'ai préféré quitter tous les groupes dont je faisais partie afin de pouvoir vivre ma passion dans mon coin, entourée seulement de quelques personnes de confiance. Oui, c'est à ce point.

D'autres avis sur

Bref, je suis tout de même très agréablement surprise par ce livre, au point d'en faire une chronique, et de me décider à vous clamer haut et fort : oui, j'aime les livres du XIXème siècle anglais, la pure science-fiction, la bonne fantasy, mais je suis aussi une fan de K-pop qui s'ouvre à d'autres horizons. Car BTS n'est pas le seul groupe que j'aime. Mais chaque chose en son temps !


Si tu m'aimes toujours, tu peux aussi aller là :

13/10/2018

Coucou, c'est moi, j'suis pas morte !

Quand j'ai pas de livres à chroniquer (me suis lancée dans de grosses pavasses aussi, grosse merdo en un mois je vais avoir bouffé 1500 pages) bah je fais un TAG. C'est bien, un TAG, ça remplit un peu et puis comme ça vous voyez que je suis toujours en vie.

Instant psycho : j'ai aussi remarqué qu'en fin d'année je suis moins active sur le blog qu'au début. Ce qui n'a pas forcément d'explication, c'est juste comme ça.


J'ai piqué celui-là chez Margaud Liseuse, qui elle-même l'a chipé chez quelqu'un d'autre, et ce quelqu'un l'avait trouvé sur une chaîne anglaise, et ainsi de suite, jusqu'aux origines du monde. Je trouve le concept sympa, comme ça je peux m'attaquer à des livres dont beaucoup ont entendu parler, et en grande majorité du caca pour moi, comme ça je vais pouvoir râler. J'ai hâte !

1. Un livre ou une saga populaire que vous n'aimez pas ?
Ceux qui me connaissent savent à quel point j'ai détesté "Twilight", craché sur la fameuse "Vérité", mais comme j'en ai déjà chié des caisses, je vais plutôt parler de "L'épée de Vérité". J'ai tenté de le lire il y a genre 2 ans si mes souvenirs sont bons, et je me suis juste profondément fait chier. Les événements s'enchaînent beaucoup trop vite, ça m'a simplement donné la sensation que l'auteur voulait à tout prix caser tout un tas d'action le plus rapidement possible, en se servant à droite et à gauche de ce qui a déjà été fait un millier de fois. Rien d'original dans les événements quoi, la magie elle-même n'a rien de surprenant, rien de neuf, et les deux personnages principaux ne sont qu'un concentré de clichés horripilants, qui tombent évidemment amoureux au premier regard.
Ouais, c'est pas peu dire que ce truc je crois que je l'ai littéralement vomi !

2. Un livre ou une saga que tout le monde semble détester, mais que vous aimez ?
Je vais reparler brièvement d'un livre que j'ai chroniqué : "Je suis un chat" de Natsume Soseki. Le peu de personne avec qui j'en ai parlé n'ont pas spécialement accroché, ou alors ont eu beaucoup de mal, tandis que moi j'ai passé un très bon moment. J'ai surtout adoré cette petite bestiole si lunatique et égoïste qui dévoile, avec une relative nonchalance, tous les secrets de son quartier en espionnant ses voisins humains d'un œil indifférent.

3. Un triangle amoureux dans lequel le personnage principal ne finit pas avec la personne que vous souhaitiez ?
Je ne crois pas que ça me soit déjà arrivé étant donné que j'ai un talent certain pour éviter le triangle amoureux, qui a tendance à royalement m'énerver. À la limite je pourrais citer la trilogie "Imriel" de Jacqueline Carey. J'aurais aimé que le héros reste avec Dorelei, puisque le personnage de Sidonie m'insupporte grandement.


 4. Un genre de livre populaire avec lequel vous avez du mal ?
J'ai pas seulement du mal avec ça, soyons honnête je le fuis carrément. Je parle de tous les livres dont les adolescents sont les cibles (une grande majorité d'adultes les lis également, je le sais bien) qui flirte avec le fantastique mais en remanie tous les codes : les dystopies. Vous savez, "Hunger Games", "Divergente", "Le labyrinthe" qui sont à mes yeux des bouses universelles.


5. Un personnage que tout le monde aime, mais pas vous ?
Bah Edward Cullen, forcément, même si je pourrais citer tous les personnages de ce truc, mais je vais plutôt évoquer Fitz Chevalerie, héros de l'univers de Robin Hobb. Je le trouve sympa malheureusement il finit toujours par m'agacer un brin, c'est clairement pas mon personnage préféré de "L'Assassin Royal". Asseyez-vous si c'est pas déjà fait : Harry Potter, aussi. Oui. J'aime beaucoup la saga de Rowling, mais j'ai très vite décroché de ce personnage, d'autres sont pour moi bien meilleurs. En bref, j'ai du mal avec ce genre de héros, du coup dans le même genre il y a Aragorn, même si je trouve que "Le Seigneur des Anneaux" est un chef d'œuvre.


6. Un auteur populaire que vous ne supportez plus de voir ?
Ça ne m'est jamais arrivé ça, même quand j'étais libraire. Les têtes d'affiches qui reviennent tous les ans je m'en foutais toujours, quand ça m'intéresse pas ou que j'aime pas j'ignore tout simplement. Ouais bon si, il y en a un ! Joël Dicker. J'ai tellement détesté profondément ses livres. C'est même pas le battage médiatique autour de lui qui m'agace, c'est qu'on crie au génie. Nan m'sieurs dames, ce gars n'a pas le talent que vous lui prêtez, c'est juste ce que j'appelle de l'écriture populaire. Je fais l'équivalent de ce qu'il est capable de faire avec un stylo tous les matins dans les chiottes. Oups. Pardon à ceux qui l'aiment. J'ai même pas envie de mettre la couverture de l'une de ses bouses pour illustrer l'article, bordel.

7. Un "code" de livre populaire que vous êtes fatigué de voir ? (Triangle amoureux, système corrompu,...)
Laissez-moi y réfléchir… Putain, c'était une blague. Il n'y a pas besoin de réfléchir des masses pour répondre !
Je vais pas insister et dire simplement : "After" ? "Cinquante nuances de chiasses" ? Voyez, ou pas ?
Attention, c'est pas le genre soi-disant romantique ou érotique (même si c'en est pas selon moi… ) que je n'aime pas ici, mais la figure du mâle dominant clairement infréquentable après qui pourtant toutes les femmes courent. Faut arrêter avec le code du personnage masculin hyper connard qui cache un bon fond sous une couche dégueulasse de machisme.

8. Une saga populaire qui ne vous attire pas ?
Fichtre, y'en a plein ! "Outlander", "Les étoiles de Noss Head", "The Walking Dead", et tout un tas d'autre.

9. On entend souvent: "le livre est toujours meilleur que le film", mais quel film ou série préférez-vous au livre ?
Le dernier en date : "La servante écarlate". Même si j'ai trouvé le livre bien, dérangeant par son univers et tout ce qu'il dénonce, la série télé est pour moi clairement meilleure. Des choses absentes du livre y sont développées et c'est hyper bon. Faut savoir aussi que dans le bouquin tout est du point de vue de Defred, ça réduit nettement le champ des possibles, alors qu'à l'écran beaucoup de personnages prennent la parole, ce qui étend nettement la vision de ce qui passe.



Voilà qui est fait ! Ça fait du bien.

En réalité je suis toujours active, j'ai mis à jour cet article concernant mon nouveau challenge. Je ressens simplement moins le besoin de chroniquer les livres que je lis dernièrement, sans doute parce que je ne les ai pas aimé assez. Ou alors parce que je veux les garder pour moi, c'est bien ça aussi !