16/08/2019

"Dans la jungleuh paisibleuh jungleuh, le lion s'en...." une minute. Ça vit dans la savane un lion, pas dans la jungle, si ? La chanson m'aurait-elle menti toutes ces années ?!!!


J’adore les dessins animés Disney, c’est une faiblesse. Surtout ceux de ma génération (j’ai 31 piges, faut savoir) faits à la main, plein de jolies chansons. Mes préférés sont quand même ceux dans la veine des Aristochats, La Petite Sirène, La Belle au Bois Dormant, Hercule, Bernard et Bianca. Enfin, vous avez compris quoi, je vais pas tous les lister.

Ah merde, j’en oublie un. Le Roi Lion.


Un peu comme avec le film Pokémon, c’était pour moi un devoir d’aller voir celui-là. J’y suis allée le 19 juin, il est sorti le 17, c’est dire si j’étais impatiente. Et vous savez quoi ? Je suis allée le voir une deuxième fois un mois plus tard.

Première chose : ils se sont pas trop emmerdés avec le scénar, c’est énormément copié/collé sur le dessin animé, parfois mots pour mots, et c’est exactement ce à quoi je m’attendais. Pas de déception donc à ce niveau-là mais au contraire une bonne surprise car ils se sont quand même octroyé quelques écarts pour mettre en scène des événements occultés dans le film de 1994. C’est surtout sur le développement graphique qu’ils se sont concentrés. Les quelques scènes qu’ils ont rajoutées nous montraient certes simplement des animaux se baladant, mais c’était axé sur la beauté visuelle, pas de publicité mensongère donc puisque c’était totalement ce qui était présenté avec les trailers et divers images sorties il y a quelques semaines pour nous mettre l’eau à la bouche.

Et là, bravo. C’était tout simplement sublime, incroyablement proche de la réalité, d’une beauté qui m’a plusieurs fois coupé le souffle. Réalisme bluffant, scènes magnifiques d’une nature sauvage, terrible et fragile. Les animaux eux-mêmes étaient stupéfiants. Je sais qu’avec les techniques d’aujourd’hui tout peut être possible (y’a qu’à voir « Avatar », bordel !) mais je suis quand même restée totalement bouche bée en voyant par exemple le combat entre Simba et Scar, qui est sidérant, la puissance des animaux étant parfaitement rendue, ça a donné un impact et un poids incroyable à toute la scène. Quand je suis retournée le voir un mois plus tard, ça m’a paru encore plus incroyable ! J’étais encore une fois littéralement scotchée.

Les réalisateurs ont clairement voulu coller au plus près de la réalité et ont tenté de transmettre les émotions par les regards et les attitudes. Dans le monde animal beaucoup d’expressions passent par les gestes, les mouvements et, justement, les attitudes. Ils ont réussi à rendre les regards tellement expressifs qu’au-delà des paroles j’en ai eu plusieurs fois les larmes aux yeux.

Oui, ce truc m’a émue par sa beauté, mais aussi et surtout par le beau message qu’il véhicule. Avec le dessin animé, je me contentais de chanter dans ma tête « c’est l’histoire de la vie, la ronde infinie blablabla », mais ici, quand Mufasa explique à Simba sa vision des choses et le grand cycle de la vie, j’ai été touchée moi aussi (ouais c’est niais et après ?). L’équilibre est extrêmement fragile, la nature l’est elle-même, il suffit finalement de peu de choses pour tout chambouler, une toute petite erreur peut coûter très, très chère ! Et ils se sont permis de le démontrer, brièvement certes, mais pourtant ils l’ont fait, dans un face à face entre Sarabi et Scar qui m’a particulièrement marqué, où la lionne ose dire à son nouveau roi qu’il chasse trop excessivement et ne sème que la mort sur son passage au risque de tout changer de façon radicale… Ça vous rappelle pas certaines erreurs bien humaines ?

Évidemment tout ça apparaît également dans le dessin animé, mais l’impact est beaucoup plus fort dans le film car tout étant beaucoup plus proche de la réalité visuellement ça nous semble bien plus vrai.

Et les personnages alors ?

Simba, déjà dans le dessin animé, n’était pas mon préféré. Je l’aime bien, j’aime beaucoup la façon dont il finit par affronter les épreuves, relever les défis et reprendre le contrôle de sa vie, mais j’ai jamais été super fan de ceux qui fuient. Ils ne l’ont pas énormément changé dans le film, c’est le héros ils n’ont donc pas pris de risques et j’aurais fait pareil (sinon attention au retour de bâtons !) Niveau doublage je suis totalement tombée amoureuse de la voix française qu’ils lui ont foutue. Le gars a fait un super travail, c’est plein d’émotions, de contrôle et de gravité, beau boulot !

Pareil pour Timon et Pumba. Bien sûr je les aime beaucoup, ils sont la figure comique et le film ne serait clairement pas ce qu’il est sans eux. Pourtant, pas de changements là non plus, et si avec Simba ça m’a pas dérangé là j’aurais aimé qu’ils leur donnent un petit truc en plus. Ils sont chouettes mais de mon point de vue il leur a manqué quelque chose pour qu’ils soient à la hauteur de leurs doubles en 2D, sans que je sache dire quoi. Encore une fois, les doubleurs étaient au poil, surtout celui de Pumba.

Pas de risques de pris non plus avec Mufasa et pour moi là c’était pas utile d’en prendre. C’est un personnage génial, je le préfère à Simba, ils l’ont doté d’une sagesse et d’une force à la fois tranquille et terrible qui m’a foutu des frissons. Doubleur impeccable là aussi, et pour cause, il s’agit de l’immortel Jean Reno.

Rien de nouveau également du côté de Nala, qui est, dans le dessin animé, mon personnage préféré. J’aime ce genre de caractère, elle est courageuse, téméraire et reste pourtant très raisonnable sans foncer tête baissée. J’adore la loyauté dont elle fait preuve envers Simba et, plus largement, son clan et la Terre des Lions. Un peu déçue toutefois par la doubleuse qui l’a dotée d’une voix pas assez émotive à mon sens, ça manquait d’un peu de conviction.

J’ai pas pu m’empêcher de remarquer quelques changements chez Sarabi. Elle est davantage présente que dans le dessin animé et c’était une très bonne idée ! Ils l’ont faite pleine de noblesse et d’autant de sagesse que Mufasa. À un moment du film elle est clairement éprouvée par les épreuves mais garde tout de même la tête haute et l’allure fière. Elle est le dernier rempart qui protège les lionnes du despotisme de Scar (apparenté clairement à une dictature fachiste ici, encore une façon de dénoncé pas mal d’erreurs, et on le remarque très bien avec les hyènes patrouillant par deux et gardant la troupe prisonnière) et elle assume ce rôle avec le réel courage et la véritable droiture d’une reine. Je l’ai énormément aimée et la doubleuse était très bien.

Mais les changements les plus visibles et les plus risqués, ils les ont pris avec Scar. Originellement, c’est l’exemple typique du méchant chez Disney : il est diabolique et c’est tout ce qu’on attend de lui. Uniquement motivée par la jalousie et/ou la méchanceté (à l’instar de Cruella d’Enfer, Ursula, ou Maléfique par exemple) on ne lui demande rien d’autre que d’être le vilain défait par le héros à la fin de l’histoire. Ce qu’ils ont fait de superbe avec lui dans cette adaptation, c’est qu’ils ont réussi à lui donner une humanité derrière ce masque terrible. Oui, il est méchant ; oui, il en devient cruel ; oui, il en veut à Mufasa. Mais pour une bonne raison. C’est ça qu’ils ont développé avec lui : un passé, il y a eu un événement dans sa vie qui l’a blessé et fait de lui celui qui tuera finalement son frère. Une idée somme toute très simple qui a pourtant tout changé pour moi. Scar, c’est clairement mon personnage préféré ici. J’ai eu mal pour lui, j’ai eu pitié de lui. Il m’a touchée et la façon dont il meurt à la fin m’a fait énormément de peine, alors que dans le dessin animé on se contente de dire : ouais, le méchant est mort, bien fait !! Là, non. Concernant le doublage, j’étais pas très satisfaite de sa voix au début et finalement plus le personnage devient mauvais et plus j’ai trouvé que ça collait parfaitement. Beau travail là aussi.

Toute la jalousie bête et méchante, toute la violence gratuite, on la retrouve chez les hyènes, qui en prennent pas mal pour leur grade. J’avoue ne pas avoir vraiment aimé ce qu’ils ont fait d’elles, surtout de Shenzi, qui est quand même intéressante dans le dessin animé, mais ça reste logique au regard du développement de l’histoire, alors OK.

En voyant ce film, en ressentant cette douleur à la mort de Scar, j’ai réalisé que plus jamais je ne verrai le dessin animé de la même façon ! J’ai réalisé que, derrière l’histoire du héros qui se relève après un petit voyage initiatique, il y a autre chose de plus terrible. C’est habilement caché parce que c’est du dessin, c’est pas du vrai, c’est plein d’humour et de jolies chansons alors on s’en rend pas compte. Mais si les chansons sont toujours là dans cette adaptation (certaines pas forcément utiles à mon sens), c’est d’un tel réalisme que, cette fois, je l’ai vu : la cruauté toute animale. Naturelle, certes, mais terrible. Je ne vous dirai pas comment ils l’ont montrées dans le film pour pas vous spoiler, mais une scène m’a particulièrement choquée, alors que c’est pourtant ce qu’il se passe dans la nature, il n’y avait donc pas de raison (d’autant que je regarde beaucoup de documentaires animaliers) mais je m’y attendais tellement pas. Reprenons l’exemple de la mort de Scar : il se fait bouffer vivant par les hyènes. IL. SE. FAIT. BOUFFER. VIVANT !! Et c’est dans le dessin animé, bordel ! Comment j’ai fait pour pas réaliser toute la portée de cette scène avant !

Un petit trailer pour conclure :

Très satisfaite de cette adaptation. Ils ont fait un super travail, c’était magnifique, plein d’émotion, de frissons, d’humour, et visuellement ils ont tout déchiré.

04/08/2019

En direct des vacances, Syl s'agace !


Bordel bordel bordel bordel bordel bordel… Je vois pas quoi dire d’autre.


Éditeur : Folio
Parution : 2011
Pages : 683


Résumé :
Complots, trahisons, vengeances, mais aussi amitiés loyales et amours passionnées.... Shigeru grandit dans l’ atmosphère oppressante du chateau de Hagi, fief du Clan des Otori dont il est l’héritier. Il a l’étoffe d’un chef, un caractère noble et droit, une éducation accomplie qui le portent à régner. Mais il doit faire face aux appétits de conquêtes de son voisin, l’ambitieux Iida, et aux machinations et traîtrises de ses propres oncles. À la sanglante bataille de Yaegahara, son destin semble scellé. Pourtant, préparant dans le secret sa revanche , Shigeru attend son heure - lorsqu’il apprend qu’un jeune garçon vivant dans les montagnes lui ressemble étrangement...



Ah ça partait pourtant bien. Très bien même. Shigeru, le héros de cette aventure, était mon personnage préféré dans le premier tome de la trilogie principale de cette série, il était même carrément le seul qui, à mes yeux, en valait vraiment la peine (ce qui explique sans doute mes énormes déceptions à la lecture des deuxième, troisième et quatrième volumes)

Dans « Le fil du destin » on le découvre totalement, depuis son enfance alors qu’il est âgé d’environ quinze ans, jusqu’à sa rencontre avec Takeo qui marque le début du « Chant du rossignol ». Ce genre de personnage pétri d’honneur, courageux, plein de noblesse quoi qu’entêté et impatient, qui en plus de ça évolue pour devenir encore bien meilleur au fil des pages, j’adore. Shigeru a ses défauts et ses qualités et pourtant assez de recul sur lui-même pour mettre tout en œuvre afin d’effacer les traits de caractère qui pourraient lui porter préjudice autant à lui qu’à sa famille ou, plus largement dans cette histoire, à tout le clan des Otori.

Au bout d’un moment, il en devient sans doute un peu trop parfait, un peu trop passif à force d’attendre son heure, mais j’en ai jamais cessé de l’aimer.

Ouais.

Alors, c’est quoi qui a merdé exactement ?

Le rythme de ce récit est proprement dégueulasse, merde ! Pardon, mais j’en ai ras-le-bol. Les intentions de l’auteure me paraissaient claires au début, j’étais très contente en imaginant ce qu’elle voulait développer (tout un pan de l’histoire de Shigeru resté obscur, c’est-à-dire ce qui a provoqué sa rébellion) et en fait, je me suis plantée. Bien avant la moitié du bouquin, Lian Hearn s’encrasse dans un enchaînement de palabres, de réflexion et de face à face d’un ennui mortel avec des personnages clairement ennemis qui n’en finissent pas de se regarder dans le blanc des yeux. Très vite j’ai compris ce qu’elle faisait : en fait, avec ce livre elle prépare simplement le terrain, met tout le contexte en place, tend la situation à l’extrême et puis… les personnages n’ont plus qu’à attendre que Takeo arrive. Les bonds dans le temps n’en finissent pas et ça perd totalement à la fois de son charme et de sa logique puisque j’en suis arrivée à me demander comment les choses n’ont pas dégénérées bien avant. Ouais OK Takeo est le héros number one de toute cette série, je sais bien, mais dans ce cas pourquoi écrire sur Shigeru si c’est pour le laisser assis quelque part en attendant que l’autre arrive ?!!

Pourquoi je me suis farcie l’autre moitié de ce bouquin alors ?

Shigeru se décide enfin à agir et jure de faire payer ses oncles suite à une tragédie qui va faire de lui l’homme d’action qui n’a peur de rien qu’on découvre dans le tout premier tome. Je voulais la (re)voir, cette tragédie, car j’avais complètement oublié comment ça se déroulait (ma première lecture de ce truc datant de 10 ans), et quand je l’ai lu, à la toute fin, je me suis dit que c’était normal en fait que je l’ai oubliée. Et puis après j’ai ragé, parce que ça tombe complètement à l’eau ; cet événement, ultra important dans la vie de Shigeru est absolument nullissime, mis en scène de façon ennuyeuse. C’est pourtant lui qui a tout provoqué, bordel, lui qui transforme totalement Shigeru, alors pourquoi faire comme ça ?!! Pourquoi, putain ?!!

Quand j’ai lu ça je me suis dit qu’en fait cette lecture avait été une abominable perte de temps. Encore une fois la fin est naze, sans aucune saveur.

La seule chose à la limite dont je garde un bon souvenir c’est la belle relation entre Shigeru et Naomi. Si, dans le trilogie principale, Kaede m’énervait au plus haut point (et encore, je suis gentille, parce qu’en vrai j’avais juste envie de lui éclater la gueule par terre chaque fois qu’elle apparaissait), j’avoue avoir beaucoup aimé la figure féminine de ce tome-ci. Naomi est à la fois pondérée, noble, décidée et courageuse, mais aussi réfléchie et passionnée à la fois. Elle est complexe et c’est le genre de personnage qui pourrait beaucoup inspirer les femmes, peu importe les époques. L’histoire d’amour qu’elle vit avec Shigeru est aussi là bien meilleure que celle de Takeo et Kaede. La façon dont ils tombent amoureux est belle, c’est lent et ça évolue au fil des années. J’avais beaucoup de respect pour ce couple.

En gros, je pourrais conclure comme ça : les personnages étaient géniaux, l’histoire aurait pu être superbe mais encore une fois l’auteure n’a pas su faire son boulot et s’est contentée de lister des faits et des événements qui auraient mérité d’être racontés et décrits. Très bonne historienne, sans doute, cette Lian Hearn, mais très mauvaise conteuse.

Adieu !

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Non, vous ne rêvez pas, je me suis vraiment farci 5 livres 10 après les avoir lus pour la première fois, simplement parce que je suis une foutue têtue.

Du coup, je les ai virés de ma bibliothèque maintenant. C’est bien, ça fait de la place !


Ça donne ça :

20/07/2019

La montagne, ça vous gagne !

Ça m’a donné envie d’aller faire une putain de randonnée.

Éditeur : Pocket
Parution : 2011
Pages : 608

Résumé :
L'Ancolie est une fleur aussi belle que toxique. Belle, à l'image de certains souvenirs. Toxique, à l'image de certains regrets. L'Ancolie, c'est aussi le nom d'un chalet perdu en pleine montagne. C'est là que vit Vincent, un homme seul et meurtri. Rejetant son passé et redoutant son avenir, il préfère vivre dans le présent. Une existence éprise de liberté qu'il consacre entièrement à sa passion pour la montagne et à son métier de guide. Jusqu'au jour où la mort frappe tout près de lui, l'obligeant à sortir de sa tanière. Aux yeux de tous, un tragique accident, une chute mortelle. Seul Vincent est persuadé qu'il s'agit d'un meurtre, que ce n'est pas la montagne qui a tué, et que les vrais coupables doivent payer. Alors, aidé par Servane, une jeune recrue de la gendarmerie avec laquelle il a noué une étrange relation, il se lance dans une quête de vérité. Une quête qui va le conduire sur d'effroyables sentiers, le confronter à ses propres démons. Une quête qui va déterrer un à un des secrets profondément enfouis au coeur de cette paisible vallée, et qui auraient dû le rester à jamais. Car si le mensonge blesse, la vérité peut être fatale...


Pas mon préféré de l’auteure, mais je l’ai quand même préféré à « Terminus Elicius ». Il est très bon, l’écriture est toujours aussi dynamique, pas de temps mort dans la prose, petites phrases brèves, percutantes, poignantes, directes souvent dans l’action et l’événement. Malheureusement, un petit truc a cloché pour moi.

Vincent est le genre de personnage avec lequel j’ai du mal, de base. Dépressif, trahis par celle qu’il aimait il n’a rien trouvé d’autre pour se venger que de devenir un salopard qui utilise les femmes comme des mouchoirs. Sa douleur je la comprends, mais personnellement je trouve ça d’une débilité profonde, je n’ai jamais compris ce genre d’attitude, et qu’il soit un personnage fictif d’un roman n’y change rien pour moi. En bref, un choix de l’auteure que j’ai pas vraiment compris, d’autant que ça aurait pu être différent dans l’histoire, elle aurait pu construire sa relation avec Servane, le principal personnage féminin, sur autre chose sans que ça change quoi que ce soit. Alexandre, le protagoniste de « Juste une ombre » par exemple, est totalement son opposé et je l'avais adoré.

Servane, quant à elle, m’a plu bien davantage. Elle est bien plus complexe et secrète. Elle aussi sort d’une relation amoureuse douloureuse, elle aussi a mal et pourtant elle a su rester digne. En ça, Vincent va beaucoup apprendre d’elle pour se reconstruire, il va évoluer énormément et se révéler quelqu’un de profondément seul, malheureusement il me restera très indifférent et ça m’a clairement fait chier.

De son côté, il va également apprendre beaucoup à Servane, plus jeune que lui. Elle est gendarme et vient d’être mutée dans le village au cœur de la montagne. Lui il est guide, et il va lui montrer comment observer, comment découvrir, comme s’émerveiller de cette nature indomptée qu’il faut protéger.

Le roman s’est construit comme une sorte de voyage initiatique intéressant plein de beaux messages et de belles intentions. L’auteure met la nature en avant, au bout d’un moment la montagne devient l’un des personnages principaux, elle est belle et dangereuse et par ses mots Giebel m’a foutu dans la tête plein de magnifiques paysages qui m’ont donné envie d’enfiler des chaussures de rando (c’est con pour moi je vis en Seine-et-Marne, y’a que des champs tout plats ici) La relation Vincent/Servane prend le dessus sur tout le reste, y compris l’intrigue policière.

Une jeune femme se suicide et le meilleur ami de Vincent trouve la mort dans un tragique et étrange accident de randonnée. Pour le coup, nous voilà dans quelque chose d’assez classique, avec une enquête sans trop de prise de tête, des suspects, des indices mystérieux et des tentatives d’intimidation digne d’un feuilleton télé. C’est efficace, mais venant de l’auteure c’est surprenant.

Avec elle, j’ai l’habitude des sombres manipulations, des psychologies torturées, des horreurs bien noires et assez sanglantes, comme avec « Le Purgatoire des innocents », qui m’a bien fait super peur. Ma déception vient également de là, j’ai tellement l’habitude de trembler avec elle que je m’attendais à une histoire bien plus terrible. C’est pourtant un très bon livre et j’ai adoré la fin. Elle a malgré tout su me surprendre, comme à chaque fois (nan mais sérieux, j’adore les risques qu’elle prend pour clôturer ses livres, c’est l’une des meilleures à ça sans déconner !)

Bref, une lecture en demi-teinte. Je sais que je devrais aimer ce livre, parce qu’il le mérite, il n’y a techniquement aucune fausse note, le problème c’est que je voulais quelque chose de bien méchant et douloureux comme j’en ai pris l’habitude avec elle. Un bon Giebel, mais pas l’un des meilleurs si vous voulez trembler !

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Je viens d’aller voir « Le Roi Lion » au ciné, et franchement ce film est d’une beauté à couper le souffle ! Il m’a aussi permis de porter sur cette histoire un tout autre regard et… sans déconner, je verrai plus jamais le dessin animé de la même façon maintenant !

GRRRRrrrrrrrr :

06/07/2019

Maintenant que j'y pense, heureusement qu'elle parle cette foutue souris jaune dans le film parce que j'aurais pas supporté d'entendre "Pika Pika" toutes les 30s !


OK j’avoue tout, je suis coupable.

Ah bhé oui, étant PokéFan depuis plus de 20 ans, quand ce film est sorti je me devais d’aller le voir (si si, c’est un devoir !) Même que j’y suis allée deux fois. Et vous savez quoi ? Bah j’ai vachement bien aimé.


Je pense que cette agréable surprise vient du fait que j’attendais pas grand-chose de ce rendez-vous. Tous ce qui a été adapté de jeux vidéo m’a toujours déçue parce que j’avais de grandes attentes, alors la leçon je l’ai retenue et je suis allée au ciné l’esprit un peu vide. S’attaquer à Pokémon, c’est du lourd. J’ai une passion pour ce jeu depuis le tout premier, arrivé en France en 1999, pourtant je n’avais pas spécialement peur. Comme je vous le disais, j’avais le mode zombie activé.

Bon, je dirai pas qu’il n’y a que des points positifs, mais honnêtement je leur tire mon chapeau.

Première chose que j’aimerais évoquer, c’est l’aspect de ces monstres de poche. En faire de véritables créatures qui s’imbriquent dans le monde réel, et dans une ville qui plus est, était un défi de taille, risqué, et ils s’en sont sortis haut la main. Absolument aucun visuel ne m’a déçue, les proportions de chaque Pokémon étaient très bien respectées et je les en remercie pour ça.

Il faut savoir qu’il est très tentant de donner à certaines de ces bestioles des dimensions phénoménales simplement à cause de leur physique qui nous fait penser qu’ils sont très impressionnants. Mais quelques-uns ont beau être badass, ils n’en sont pas forcément immenses, et pour une fan comme moi ça a son importance.


Bulbizarre par exemple, était foutrement bien réussi, et surtout Dracaufeu, qui est l’un de mes préférés (évidemment je pourrais vous en montrer d’autres, comme Spododo que j’ai trouvé très beau, mais je préfère citer ceux qui sont le plus susceptibles d’être reconnus) Mais bon, tout n’est pas forcément tout rose dans le monde des Pokémon, car c’est là que j’en viens à parler d’un petit truc qui m’a un peu gonflée : les gros plans à répétition sur Pikachu.

Alors oui, d’accord, c’est LE représentant de cet univers de l’avis de beaucoup, c’est l’un des personnages principaux, l’histoire tourne presque principalement autour de sa petite amnésie des familles et c’est vrai qu’il est mignon. Mais bon, on a vite compris qu’il est mignon justement, ça va bien 5 minutes ! Il a une belle bouille, des joues rouges, de grands yeux et un petit nez, on a rapidement vu ça, alors voir sa frimousse en gros tous les 4 plans, c’était barbant……. Bon, le truc qu’il faut que vous sachiez aussi c’est que je fais partie de la catégorie des gens qui n’aiment pas Pikachu, il ne m’a jamais intéressé, je trouve qu’il manque cruellement de charisme et le voir constamment en tête d’affiche dès que ça concerne cet univers, ça m’agace.


A l’inverse, celui que j’ai super bien aimé, c’est Psykokwak. Pourtant, il ne m’a jamais véritablement intéressé lui non plus mais dans ce film ils ont vachement bien respecté sa personnalité, il est drôle, un peu stressant, il donne une chouette dynamique et son aspect physique était aussi surprenant qu’agréable. Je m’explique. Dans les jeux de la franchise autant que dans le dessin animé, il n’est jamais clairement montré l’aspect de la peau de ces petites créatures. On se doute que les oiseaux ont des plumes et que ceux s’approchant vaguement des lézards sont sans doute écailleux, mais ce n’est finalement qu’une interprétation de notre part. Pour ma part, j’imaginais Psykokwak, dont l’aspect est très proche d’un canard, recouvert de plumes. Ou à la limite avec une peau lisse. Bah dans le film, ils l’ont recouvert de fourrure et c’était une bonne idée, ça le rend plus proche de la créature « magique » que d’un véritable animal, et c’est pas plus mal.

Et les humains, alors ? Justice Smith interprète Tim Goodman et il s’en sort super bien ! Il s’est donné à fond dans son rôle, il a clairement pris du plaisir à jouer dans ce film, ça s’est vu. Concernant le personnage en lui-même j’ai beaucoup apprécié que le réalisateur mette en scène un jeune adulte et non pas un enfant (dans l’univers Pokémon vous incarnez toujours un personnage âgé de 11 années partant à l’aventure) Alors il est certes un peu immature pour certaines choses mais il est débrouillard, réfléchi tout comme un peu casse-cou. C’est un personnage que j’ai beaucoup aimé, qui change et s’investi plus ; il ne manque pas de courage et le fait qu’il réfléchisse avant d’agir fait de lui l’équipier parfait pour ce Pikachu qui a plutôt tendance à faire l’inverse. En gros, ils se complètent très bien l’un et l’autre.

Kathryn Newton est quant à elle Lucy Stevens dont Psykokwak est le Pokémon. J’ai pas grand-chose à en dire si ce n’est qu’elle est plutôt sympathique mais malheureusement trop caricaturale dans son rôle de jeune journaliste tête brûlée. En fait, je l’ai trouvé utile uniquement dans le sens où elle apporte à Tim un petit plus de jeune amoureux maladroit qui le rend assez marrant. L’actrice s’est bien débrouillée, elle était plutôt convaincante, mais elle n’avait rien de véritablement spéciale.

Pour ce qui est de Ryan Reynolds qui double Pikachu, il joue un Harry Goodman fort peu présent. Je m’attendais à ce qu’on le voit plus mais manifestement il s’est surtout investi en tant que réalisateur, ce que je trouve pas plus mal. Parce que c’est un gros fan qui a adressé ce film aux fans avant tout, avant de le faire pour les enfants ! Alors oui, c’est certes à destination des jeunes car le scénario en lui-même n’est pas bien compliqué à comprendre, il n’y a rien de trop violent, rien de choquant, tout est simple et efficace, mais il a pris garde à adapter beaucoup de traits de l’univers Pokémon que seuls les plus connaisseurs ont pu voir, des petits détails qui m’ont beaucoup fait plaisir que les enfants n’ont peut-être pas vus, comme des Pokémons fort peu connus ou encore certaines musiques de fond issues des jeux dont j’ai reconnu les notes.

Encore un point dont j’aimerais parler : les combats !

Je n’ai jamais vraiment regardé le dessin animé Pokémon (je ne suis même pas allé au bout de la saison 1, je crois bien) et j’ai regardé les 2 premiers films seulement (à ce que j’en sais, il y a en plus de 10 à présent) Cependant, j’ai toujours été à fond dans les jeux sur Game Boy puis Nintendo DS, et bientôt sur Switch. Il y a énormément de possibilités dedans, beaucoup de second play après le scénar principal (qui consiste à obtenir tous les badges d’Arènes avant de relever le défi du Conseil 4 et du Maître de la Ligue), comme de compléter le Pokédex par exemple ou participer à des tournois en ligne. Moi, je suis une éleveuse. J’attrape les Pokémons que j’adore, pas toujours à l’état sauvage d’ailleurs, il m’arrive de les obtenir par reproduction pour qu’ils aient des capacités bien spécifiques (mais c’est un peu compliqué et je n’entrerai pas dans les détails) et ensuite j’en prends patiemment soin, parfois pendant des années, jusqu’à ce qu’ils atteignent le niveau maximal. Donc, pour se faire, il faut faire des combats, que ce soit contre d’autres dresseurs ou contre des Pokémons sauvages. Je ne vous cache pas que j’adore les combats, car même quand vous vous battez toujours contre un même personnage vous pouvez aborder ce duel de façon chaque fois différente en fonction de l’équipe et des objets de soutien que vous utilisez. Les stratégies sont infinies.


J’ai donc d’abord été assez déçue qu’il n’y ait pas beaucoup de combats dans le film. En fait, il n’y en véritablement que 2, même si le premier n’en est pas vraiment un. Mais lorsque je l’ai vu pour la seconde fois avec mes neveux, j’ai finalement trouvé ça pas mal et intelligent que le film se concentre sur autre chose que ce qui a fait le succès de cette licence (combats et stratégie justement) Le but de cette histoire n’est pas les combats, c’est une enquête menée, c’est un univers complexe fort bien développé et une morale somme toute très simple mais efficace que même les plus jeunes peuvent saisir, mais c'est aussi une façon unique de montrer que dans ce monde, les humains et les Pokémons peuvent vivre ensemble et s'entraider sans pour autant se foutre sur la gueule à la moindre occasion ! En gros, il est tout à fait possible de vivre en harmonie et pacifiquement avec ces petites bestioles. Le message est donc très fort.

Tout ça pour dire que, pour quelqu’un qui n’en attendait pas grand-chose, me voilà à beaucoup aimer ce film, jusqu’à en être redevable à Ryan Reynolds, véritable fan qui a magnifiquement respecté tous les principes de cet univers tout en lui donnant une touche personnelle pas dégueu (avec l’humour, notamment, qui m’a beaucoup rappelé Deadpool…)

Alors oui j’ai pris plaisir à le voir au ciné, le revoir une seconde fois, et je le reverrai encore et encore avec tout autant de plaisir. Et si le gars veut continuer sur sa lancée et en adapter encore histoire de développer un peu plus ce qu’il a commencé avec Détective Pikachu, je suis partante !!

15/06/2019

Je m'excuse d'avance. J'ai essayé d'être drôle, mais je crois pas que ça ait marché.

TAG un peu délire dans lequel je me suis un peu lâchée (ouais, j'adore les métaphores sexuelles lourdingues) trouvé sur le blog de Cyan.


Les Rencards Littéraires



      1.      Le premier rencard bof : un livre dans lequel il y a eu un couac. Ce n’était pas un mauvais livre mais ça n’a pas allumé d’étincelle en toi.
C’est comme quand tu te retrouves face à un gars/une nana sympa avec qui tu passes un moment chouette autour d’un verre, mais que tu sais au fond de toi que t’as pas envie de te le/la taper (oui, je parle de sexe) Bah avec « Toutes blessent la dernière tue » de Karine Giebel ça m’a fait le même effet. Les quelques heures amicales passées en sa compagnie étaient agréables, mais ça m’a pas excitée.




2.      Le premier rencard « bas de gamme » : un livre qui s’est révélé moins bien que ce que tu imaginais.
J’appelle ça le principe de la Surprise Tinder (c’est comme le principe de la Relativité Gravitationnelle, mais en plus con) Le profil te plaît, tu t’attends à quelque chose de grand, et puis tu t’aperçois finalement qu’il manque pas mal de centimètres… d’intelligence. Ou d’autre chose. Vous avez compris. Avec « Le Prince Captif », c’est clairement ce que j’ai ressenti, la colère de la trahison en plus !


3.      Le premier rencard bien préparé : un livre mieux que prévu.
Voilà l’effet inverse, et celui-là on va l’appeler le principe de la Blague Carambar. Ouais, tu sais, ce bonbon dégueu que ça fait 10 ans que j’en ai pas bouffé parce que bordel ce que c’est chiant quand ça colle aux dents, avec une phrase pas drôle imprimée au verso de l’emballage (mal imprimée, généralement il en manque la moitié en plus, du coup t’as pas la chute) Il arrive, une fois sur mille, que tu tombes sur quelque chose de vraiment marrant, et ça fait quand même plaisir alors que tu t’attendais pas à grand-chose. C’est ce qu’il m’est arrivé avec « Leur histoire », c’était vraiment bien meilleur que ce à quoi je m’attendais !


       4.      Sexy mais « bête » : un joli livre mais pas si sexy à l’intérieur.
Surprise Tinder effet quadruplé ! Moment où tu te sens encore plus bête : quand tu vois la photo/couverture, t’es hyper en confiance, et puis quand tu l’ouvres et tu tournes les pages, tu comprends que t’es tombée dans un piège gros et profond comme le Grand Canyon, et qu’en plus t’as été suffisamment bécasse pour tomber dedans. C’est clairement ce qu’il m’est arrivé avec « La part des Ombres » de Gabriel Katz. Je trouve le livre en lui-même superbe, mais bon sang, c’est fou ce que c’est vide sous cette apparence.



5.      Le rencard à l’aveugle : un livre que tu as choisi sans rien en savoir.
C’te grosse prise de risque ! J’ai autant de courage qu’un radis, et que ce soit avec une personne vraie (tu sais, quelqu’un comme toi qui respire et tout, mais qui a d’autres attentes dans la vie) ou avec un livre, j’aime pas trop approcher sans connaître un minimum. Je lis toujours la 4ème de couv ou, au mieux, je cherche quelques avis sans me spoiler. Du coup : joker.


6.      Speed dating : un livre que tu as lu super vite.
Dans le jargon, on appelle ça l’éjaculation précoce (comment ça c’est pas drôle ?) Et là, sans rire, je lis tous les livres de Robin Hobb comme ça, genre super vite tellement je suis excitée, genre en 2 jours, 3 maxi.


7.      Le « rebond » : un livre que tu as lu trop vite après une boulimie livresque qui a gâché ta lecture.
Ouais, même qu’après j’ai vomi.


8.      Le rencard bien trop enthousiaste : un livre qui a l’air d’en faire trop.
J’étais hyper à fond, toute excitée de le lire et tout, puis finalement j’ai pas joui avec « L’épée de vérité », qui en fait clairement beaucoup trop.


9.      Le premier rencard parfait : un livre qui a été parfait pour toi sur tous les plans.
« Orgueil et Préjugés », qui d’autre ? Encore aujourd’hui, des années après l’avoir découvert et l’avoir relu au moins 10 fois, je suis incapable d’expliquer en quoi ce livre est parfait. Il l’est, c’est tout.
…..
Bon, c’est vrai que Darcy y est peut-être un peu pour quelque chose après tout.


10.  Le premier rencard humiliant : un livre que tu es gêné.e d’avoir aimé ou de lire en public.
Honnêtement, je vois pas, je crois pas que ça me soit déjà arrivé. J’ai pas honte des livres que je lis, moi je leur tiens la main ou je leur roule des pelles même dans la rue face à tout le monde, quand je veux. Et toc !
Nan, honnêtement, si un livre vous plaît, s’il vous permet de vous évader, de rêver, faut pas avoir honte, peu importe l’avis des autres, si vous vous l’aimez, c’est le principal.

C’était le mot de la fin !