20/07/2019

La montagne, ça vous gagne !

Ça m’a donné envie d’aller faire une putain de randonnée.

Éditeur : Pocket
Parution : 2011
Pages : 608

Résumé :
L'Ancolie est une fleur aussi belle que toxique. Belle, à l'image de certains souvenirs. Toxique, à l'image de certains regrets. L'Ancolie, c'est aussi le nom d'un chalet perdu en pleine montagne. C'est là que vit Vincent, un homme seul et meurtri. Rejetant son passé et redoutant son avenir, il préfère vivre dans le présent. Une existence éprise de liberté qu'il consacre entièrement à sa passion pour la montagne et à son métier de guide. Jusqu'au jour où la mort frappe tout près de lui, l'obligeant à sortir de sa tanière. Aux yeux de tous, un tragique accident, une chute mortelle. Seul Vincent est persuadé qu'il s'agit d'un meurtre, que ce n'est pas la montagne qui a tué, et que les vrais coupables doivent payer. Alors, aidé par Servane, une jeune recrue de la gendarmerie avec laquelle il a noué une étrange relation, il se lance dans une quête de vérité. Une quête qui va le conduire sur d'effroyables sentiers, le confronter à ses propres démons. Une quête qui va déterrer un à un des secrets profondément enfouis au coeur de cette paisible vallée, et qui auraient dû le rester à jamais. Car si le mensonge blesse, la vérité peut être fatale...


Pas mon préféré de l’auteure, mais je l’ai quand même préféré à « Terminus Elicius ». Il est très bon, l’écriture est toujours aussi dynamique, pas de temps mort dans la prose, petites phrases brèves, percutantes, poignantes, directes souvent dans l’action et l’événement. Malheureusement, un petit truc a cloché pour moi.

Vincent est le genre de personnage avec lequel j’ai du mal, de base. Dépressif, trahis par celle qu’il aimait il n’a rien trouvé d’autre pour se venger que de devenir un salopard qui utilise les femmes comme des mouchoirs. Sa douleur je la comprends, mais personnellement je trouve ça d’une débilité profonde, je n’ai jamais compris ce genre d’attitude, et qu’il soit un personnage fictif d’un roman n’y change rien pour moi. En bref, un choix de l’auteure que j’ai pas vraiment compris, d’autant que ça aurait pu être différent dans l’histoire, elle aurait pu construire sa relation avec Servane, le principal personnage féminin, sur autre chose sans que ça change quoi que ce soit. Alexandre, le protagoniste de « Juste une ombre » par exemple, est totalement son opposé et je l'avais adoré.

Servane, quant à elle, m’a plu bien davantage. Elle est bien plus complexe et secrète. Elle aussi sort d’une relation amoureuse douloureuse, elle aussi a mal et pourtant elle a su rester digne. En ça, Vincent va beaucoup apprendre d’elle pour se reconstruire, il va évoluer énormément et se révéler quelqu’un de profondément seul, malheureusement il me restera très indifférent et ça m’a clairement fait chier.

De son côté, il va également apprendre beaucoup à Servane, plus jeune que lui. Elle est gendarme et vient d’être mutée dans le village au cœur de la montagne. Lui il est guide, et il va lui montrer comment observer, comment découvrir, comme s’émerveiller de cette nature indomptée qu’il faut protéger.

Le roman s’est construit comme une sorte de voyage initiatique intéressant plein de beaux messages et de belles intentions. L’auteure met la nature en avant, au bout d’un moment la montagne devient l’un des personnages principaux, elle est belle et dangereuse et par ses mots Giebel m’a foutu dans la tête plein de magnifiques paysages qui m’ont donné envie d’enfiler des chaussures de rando (c’est con pour moi je vis en Seine-et-Marne, y’a que des champs tout plats ici) La relation Vincent/Servane prend le dessus sur tout le reste, y compris l’intrigue policière.

Une jeune femme se suicide et le meilleur ami de Vincent trouve la mort dans un tragique et étrange accident de randonnée. Pour le coup, nous voilà dans quelque chose d’assez classique, avec une enquête sans trop de prise de tête, des suspects, des indices mystérieux et des tentatives d’intimidation digne d’un feuilleton télé. C’est efficace, mais venant de l’auteure c’est surprenant.

Avec elle, j’ai l’habitude des sombres manipulations, des psychologies torturées, des horreurs bien noires et assez sanglantes, comme avec « Le Purgatoire des innocents », qui m’a bien fait super peur. Ma déception vient également de là, j’ai tellement l’habitude de trembler avec elle que je m’attendais à une histoire bien plus terrible. C’est pourtant un très bon livre et j’ai adoré la fin. Elle a malgré tout su me surprendre, comme à chaque fois (nan mais sérieux, j’adore les risques qu’elle prend pour clôturer ses livres, c’est l’une des meilleures à ça sans déconner !)

Bref, une lecture en demi-teinte. Je sais que je devrais aimer ce livre, parce qu’il le mérite, il n’y a techniquement aucune fausse note, le problème c’est que je voulais quelque chose de bien méchant et douloureux comme j’en ai pris l’habitude avec elle. Un bon Giebel, mais pas l’un des meilleurs si vous voulez trembler !

D'autres avis sur




Je viens d’aller voir « Le Roi Lion » au ciné, et franchement ce film est d’une beauté à couper le souffle ! Il m’a aussi permis de porter sur cette histoire un tout autre regard et… sans déconner, je verrai plus jamais le dessin animé de la même façon maintenant !

GRRRRrrrrrrrr :

06/07/2019

Maintenant que j'y pense, heureusement qu'elle parle cette foutue souris jaune dans le film parce que j'aurais pas supporté d'entendre "Pika Pika" toutes les 30s !


OK j’avoue tout, je suis coupable.

Ah bhé oui, étant PokéFan depuis plus de 20 ans, quand ce film est sorti je me devais d’aller le voir (si si, c’est un devoir !) Même que j’y suis allée deux fois. Et vous savez quoi ? Bah j’ai vachement bien aimé.


Je pense que cette agréable surprise vient du fait que j’attendais pas grand-chose de ce rendez-vous. Tous ce qui a été adapté de jeux vidéo m’a toujours déçue parce que j’avais de grandes attentes, alors la leçon je l’ai retenue et je suis allée au ciné l’esprit un peu vide. S’attaquer à Pokémon, c’est du lourd. J’ai une passion pour ce jeu depuis le tout premier, arrivé en France en 1999, pourtant je n’avais pas spécialement peur. Comme je vous le disais, j’avais le mode zombie activé.

Bon, je dirai pas qu’il n’y a que des points positifs, mais honnêtement je leur tire mon chapeau.

Première chose que j’aimerais évoquer, c’est l’aspect de ces monstres de poche. En faire de véritables créatures qui s’imbriquent dans le monde réel, et dans une ville qui plus est, était un défi de taille, risqué, et ils s’en sont sortis haut la main. Absolument aucun visuel ne m’a déçue, les proportions de chaque Pokémon étaient très bien respectées et je les en remercie pour ça.

Il faut savoir qu’il est très tentant de donner à certaines de ces bestioles des dimensions phénoménales simplement à cause de leur physique qui nous fait penser qu’ils sont très impressionnants. Mais quelques-uns ont beau être badass, ils n’en sont pas forcément immenses, et pour une fan comme moi ça a son importance.


Bulbizarre par exemple, était foutrement bien réussi, et surtout Dracaufeu, qui est l’un de mes préférés (évidemment je pourrais vous en montrer d’autres, comme Spododo que j’ai trouvé très beau, mais je préfère citer ceux qui sont le plus susceptibles d’être reconnus) Mais bon, tout n’est pas forcément tout rose dans le monde des Pokémon, car c’est là que j’en viens à parler d’un petit truc qui m’a un peu gonflée : les gros plans à répétition sur Pikachu.

Alors oui, d’accord, c’est LE représentant de cet univers de l’avis de beaucoup, c’est l’un des personnages principaux, l’histoire tourne presque principalement autour de sa petite amnésie des familles et c’est vrai qu’il est mignon. Mais bon, on a vite compris qu’il est mignon justement, ça va bien 5 minutes ! Il a une belle bouille, des joues rouges, de grands yeux et un petit nez, on a rapidement vu ça, alors voir sa frimousse en gros tous les 4 plans, c’était barbant……. Bon, le truc qu’il faut que vous sachiez aussi c’est que je fais partie de la catégorie des gens qui n’aiment pas Pikachu, il ne m’a jamais intéressé, je trouve qu’il manque cruellement de charisme et le voir constamment en tête d’affiche dès que ça concerne cet univers, ça m’agace.


A l’inverse, celui que j’ai super bien aimé, c’est Psykokwak. Pourtant, il ne m’a jamais véritablement intéressé lui non plus mais dans ce film ils ont vachement bien respecté sa personnalité, il est drôle, un peu stressant, il donne une chouette dynamique et son aspect physique était aussi surprenant qu’agréable. Je m’explique. Dans les jeux de la franchise autant que dans le dessin animé, il n’est jamais clairement montré l’aspect de la peau de ces petites créatures. On se doute que les oiseaux ont des plumes et que ceux s’approchant vaguement des lézards sont sans doute écailleux, mais ce n’est finalement qu’une interprétation de notre part. Pour ma part, j’imaginais Psykokwak, dont l’aspect est très proche d’un canard, recouvert de plumes. Ou à la limite avec une peau lisse. Bah dans le film, ils l’ont recouvert de fourrure et c’était une bonne idée, ça le rend plus proche de la créature « magique » que d’un véritable animal, et c’est pas plus mal.

Et les humains, alors ? Justice Smith interprète Tim Goodman et il s’en sort super bien ! Il s’est donné à fond dans son rôle, il a clairement pris du plaisir à jouer dans ce film, ça s’est vu. Concernant le personnage en lui-même j’ai beaucoup apprécié que le réalisateur mette en scène un jeune adulte et non pas un enfant (dans l’univers Pokémon vous incarnez toujours un personnage âgé de 11 années partant à l’aventure) Alors il est certes un peu immature pour certaines choses mais il est débrouillard, réfléchi tout comme un peu casse-cou. C’est un personnage que j’ai beaucoup aimé, qui change et s’investi plus ; il ne manque pas de courage et le fait qu’il réfléchisse avant d’agir fait de lui l’équipier parfait pour ce Pikachu qui a plutôt tendance à faire l’inverse. En gros, ils se complètent très bien l’un et l’autre.

Kathryn Newton est quant à elle Lucy Stevens dont Psykokwak est le Pokémon. J’ai pas grand-chose à en dire si ce n’est qu’elle est plutôt sympathique mais malheureusement trop caricaturale dans son rôle de jeune journaliste tête brûlée. En fait, je l’ai trouvé utile uniquement dans le sens où elle apporte à Tim un petit plus de jeune amoureux maladroit qui le rend assez marrant. L’actrice s’est bien débrouillée, elle était plutôt convaincante, mais elle n’avait rien de véritablement spéciale.

Pour ce qui est de Ryan Reynolds qui double Pikachu, il joue un Harry Goodman fort peu présent. Je m’attendais à ce qu’on le voit plus mais manifestement il s’est surtout investi en tant que réalisateur, ce que je trouve pas plus mal. Parce que c’est un gros fan qui a adressé ce film aux fans avant tout, avant de le faire pour les enfants ! Alors oui, c’est certes à destination des jeunes car le scénario en lui-même n’est pas bien compliqué à comprendre, il n’y a rien de trop violent, rien de choquant, tout est simple et efficace, mais il a pris garde à adapter beaucoup de traits de l’univers Pokémon que seuls les plus connaisseurs ont pu voir, des petits détails qui m’ont beaucoup fait plaisir que les enfants n’ont peut-être pas vus, comme des Pokémons fort peu connus ou encore certaines musiques de fond issues des jeux dont j’ai reconnu les notes.

Encore un point dont j’aimerais parler : les combats !

Je n’ai jamais vraiment regardé le dessin animé Pokémon (je ne suis même pas allé au bout de la saison 1, je crois bien) et j’ai regardé les 2 premiers films seulement (à ce que j’en sais, il y a en plus de 10 à présent) Cependant, j’ai toujours été à fond dans les jeux sur Game Boy puis Nintendo DS, et bientôt sur Switch. Il y a énormément de possibilités dedans, beaucoup de second play après le scénar principal (qui consiste à obtenir tous les badges d’Arènes avant de relever le défi du Conseil 4 et du Maître de la Ligue), comme de compléter le Pokédex par exemple ou participer à des tournois en ligne. Moi, je suis une éleveuse. J’attrape les Pokémons que j’adore, pas toujours à l’état sauvage d’ailleurs, il m’arrive de les obtenir par reproduction pour qu’ils aient des capacités bien spécifiques (mais c’est un peu compliqué et je n’entrerai pas dans les détails) et ensuite j’en prends patiemment soin, parfois pendant des années, jusqu’à ce qu’ils atteignent le niveau maximal. Donc, pour se faire, il faut faire des combats, que ce soit contre d’autres dresseurs ou contre des Pokémons sauvages. Je ne vous cache pas que j’adore les combats, car même quand vous vous battez toujours contre un même personnage vous pouvez aborder ce duel de façon chaque fois différente en fonction de l’équipe et des objets de soutien que vous utilisez. Les stratégies sont infinies.


J’ai donc d’abord été assez déçue qu’il n’y ait pas beaucoup de combats dans le film. En fait, il n’y en véritablement que 2, même si le premier n’en est pas vraiment un. Mais lorsque je l’ai vu pour la seconde fois avec mes neveux, j’ai finalement trouvé ça pas mal et intelligent que le film se concentre sur autre chose que ce qui a fait le succès de cette licence (combats et stratégie justement) Le but de cette histoire n’est pas les combats, c’est une enquête menée, c’est un univers complexe fort bien développé et une morale somme toute très simple mais efficace que même les plus jeunes peuvent saisir, mais c'est aussi une façon unique de montrer que dans ce monde, les humains et les Pokémons peuvent vivre ensemble et s'entraider sans pour autant se foutre sur la gueule à la moindre occasion ! En gros, il est tout à fait possible de vivre en harmonie et pacifiquement avec ces petites bestioles. Le message est donc très fort.

Tout ça pour dire que, pour quelqu’un qui n’en attendait pas grand-chose, me voilà à beaucoup aimer ce film, jusqu’à en être redevable à Ryan Reynolds, véritable fan qui a magnifiquement respecté tous les principes de cet univers tout en lui donnant une touche personnelle pas dégueu (avec l’humour, notamment, qui m’a beaucoup rappelé Deadpool…)

Alors oui j’ai pris plaisir à le voir au ciné, le revoir une seconde fois, et je le reverrai encore et encore avec tout autant de plaisir. Et si le gars veut continuer sur sa lancée et en adapter encore histoire de développer un peu plus ce qu’il a commencé avec Détective Pikachu, je suis partante !!

15/06/2019

Je m'excuse d'avance. J'ai essayé d'être drôle, mais je crois pas que ça ait marché.

TAG un peu délire dans lequel je me suis un peu lâchée (ouais, j'adore les métaphores sexuelles lourdingues) trouvé sur le blog de Cyan.


Les Rencards Littéraires



      1.      Le premier rencard bof : un livre dans lequel il y a eu un couac. Ce n’était pas un mauvais livre mais ça n’a pas allumé d’étincelle en toi.
C’est comme quand tu te retrouves face à un gars/une nana sympa avec qui tu passes un moment chouette autour d’un verre, mais que tu sais au fond de toi que t’as pas envie de te le/la taper (oui, je parle de sexe) Bah avec « Toutes blessent la dernière tue » de Karine Giebel ça m’a fait le même effet. Les quelques heures amicales passées en sa compagnie étaient agréables, mais ça m’a pas excitée.




2.      Le premier rencard « bas de gamme » : un livre qui s’est révélé moins bien que ce que tu imaginais.
J’appelle ça le principe de la Surprise Tinder (c’est comme le principe de la Relativité Gravitationnelle, mais en plus con) Le profil te plaît, tu t’attends à quelque chose de grand, et puis tu t’aperçois finalement qu’il manque pas mal de centimètres… d’intelligence. Ou d’autre chose. Vous avez compris. Avec « Le Prince Captif », c’est clairement ce que j’ai ressenti, la colère de la trahison en plus !


3.      Le premier rencard bien préparé : un livre mieux que prévu.
Voilà l’effet inverse, et celui-là on va l’appeler le principe de la Blague Carambar. Ouais, tu sais, ce bonbon dégueu que ça fait 10 ans que j’en ai pas bouffé parce que bordel ce que c’est chiant quand ça colle aux dents, avec une phrase pas drôle imprimée au verso de l’emballage (mal imprimée, généralement il en manque la moitié en plus, du coup t’as pas la chute) Il arrive, une fois sur mille, que tu tombes sur quelque chose de vraiment marrant, et ça fait quand même plaisir alors que tu t’attendais pas à grand-chose. C’est ce qu’il m’est arrivé avec « Leur histoire », c’était vraiment bien meilleur que ce à quoi je m’attendais !


       4.      Sexy mais « bête » : un joli livre mais pas si sexy à l’intérieur.
Surprise Tinder effet quadruplé ! Moment où tu te sens encore plus bête : quand tu vois la photo/couverture, t’es hyper en confiance, et puis quand tu l’ouvres et tu tournes les pages, tu comprends que t’es tombée dans un piège gros et profond comme le Grand Canyon, et qu’en plus t’as été suffisamment bécasse pour tomber dedans. C’est clairement ce qu’il m’est arrivé avec « La part des Ombres » de Gabriel Katz. Je trouve le livre en lui-même superbe, mais bon sang, c’est fou ce que c’est vide sous cette apparence.



5.      Le rencard à l’aveugle : un livre que tu as choisi sans rien en savoir.
C’te grosse prise de risque ! J’ai autant de courage qu’un radis, et que ce soit avec une personne vraie (tu sais, quelqu’un comme toi qui respire et tout, mais qui a d’autres attentes dans la vie) ou avec un livre, j’aime pas trop approcher sans connaître un minimum. Je lis toujours la 4ème de couv ou, au mieux, je cherche quelques avis sans me spoiler. Du coup : joker.


6.      Speed dating : un livre que tu as lu super vite.
Dans le jargon, on appelle ça l’éjaculation précoce (comment ça c’est pas drôle ?) Et là, sans rire, je lis tous les livres de Robin Hobb comme ça, genre super vite tellement je suis excitée, genre en 2 jours, 3 maxi.


7.      Le « rebond » : un livre que tu as lu trop vite après une boulimie livresque qui a gâché ta lecture.
Ouais, même qu’après j’ai vomi.


8.      Le rencard bien trop enthousiaste : un livre qui a l’air d’en faire trop.
J’étais hyper à fond, toute excitée de le lire et tout, puis finalement j’ai pas joui avec « L’épée de vérité », qui en fait clairement beaucoup trop.


9.      Le premier rencard parfait : un livre qui a été parfait pour toi sur tous les plans.
« Orgueil et Préjugés », qui d’autre ? Encore aujourd’hui, des années après l’avoir découvert et l’avoir relu au moins 10 fois, je suis incapable d’expliquer en quoi ce livre est parfait. Il l’est, c’est tout.
…..
Bon, c’est vrai que Darcy y est peut-être un peu pour quelque chose après tout.


10.  Le premier rencard humiliant : un livre que tu es gêné.e d’avoir aimé ou de lire en public.
Honnêtement, je vois pas, je crois pas que ça me soit déjà arrivé. J’ai pas honte des livres que je lis, moi je leur tiens la main ou je leur roule des pelles même dans la rue face à tout le monde, quand je veux. Et toc !
Nan, honnêtement, si un livre vous plaît, s’il vous permet de vous évader, de rêver, faut pas avoir honte, peu importe l’avis des autres, si vous vous l’aimez, c’est le principal.

C’était le mot de la fin !

25/05/2019

10 ans plus tard.

En vrai ce bouquin je l'ai fini en janvier je crois bien, mais j'étais tellement vénère qu'en le refermant j'ai préféré l'oublier et oublier cette chronique. Oublier aussi que j'avais adoré cette série au-delà du possible il y a quelques années.

Je suis sûre que vous voyez de quoi je parle !

Editeur : Folio
Parution : 2008
Pages : 748

Résumé :
Seize ans ont passé… Takeo et Kaede font régner sur les Trois Pays la paix et la prospérité. Leur fille aîné, la belle Shigeko, promet d’être une héritière digne d’eux. Mais cette harmonie est en danger. Certains membres de la Tribu n’ont pas renoncé à leur vengeance, des guerriers forts de l’appui de l’empereur convoitent le pouvoir, les étrangers arrivent avec leur religion et leurs armes à feu et le fils caché de Takeo, que la prophétie désigne comme artisan de sa mort, a grandi. Les ressorts de la tragédie sont en place…



Ce genre de déception est bien plus difficile à digérer que quand vous êtes simplement déçue par un livre que vous découvrez. Relire quelque chose que vous avez aimez et ne pas/plus comprendre pourquoi vous l'avez tant aimé, c'est déroutant et énervant. Là, je ne sais pas contre qui je dois m'énerver. Moi, ou l'auteure ? Qu'est-ce qui a bien pu m'arriver dans ma vie pour que je déteste à ce point "Le clan des Otori" ?

C'est vrai qu'en 10 ans j'en ai vécu des situations difficiles, mais il suffit de peu de choses pour vous transformer. Oui parce que relire des livres, ça a une signification hautement plus importante que simplement le "pour se faire plaisir". C'est aussi une façon de découvrir votre propre évolution psychologique et vous amener à vous interroger sur vous-même. Pendant ma lecture, je n'arrêtais pas de repasser dans ma tête ces quelques années qui se sont écoulées depuis ma découverte de cette série. Je suis revenue sur pas mal de choses et j'ai réalisé que oui, effectivement, j'avais énormément changé, et que parfois (presque toujours, d'ailleurs) vos goûts et vos préférences ne suivent pas ce changement. Fort heureusement, d'autres les remplacent, et les passions les plus fortes vous suivent plus longtemps. Je suis persuadée, tout au fond de mon petit cœur noir tout sec, que certaines m'accompagneront toute ma vie.

Mais pas "Le clan des Otori". Tout comme "Eragon" a fini par me quitter, lui aussi.

Attention, je vais parler de ce livre avec beaucoup d'acidité. L'histoire traîne en longueur, il ne se passe rien d'autre que des introspections ennuyeuses qui n'aboutissent à rien, même pas à une fin digne de ce nom. Un peu d'action aurait pu sauver tout ça, mais l'auteure n'a pas su doser et le peu de choses susceptibles de réveiller un tant soit peu mon intérêt ne durait que le temps d'un pet. Nan mais sans déconner, préparer une bataille importante pendant 10 plombes et la boucler en deux paragraphes, c'est pas du foutage de gueule ça ? Tout comme la trilogie de base, la fin est très, très mauvaise ! Je ne parle pas de l'événement ou de la situation, car j'ai aimé ce qu'il se passe, ce qui m'a énervée au-delà du possible, c'est la façon dont ça se passe. Autrement dit : l'auteure ne sait absolument pas raconter les choses. Comme historienne, je suis sûre qu'elle doit être très bonne, mais comme conteuse d'histoire, c'est autre chose.

Les personnages de Kaede et Takeo étaient là aussi ultra agaçant. Kaede plus que jamais. Au début, je trouvais que leurs enfants relevaient un peu le niveau, notamment les jumelles qui ont des personnalités très intéressantes, mais soit leur évolution ne m'a absolument pas plu, soit elles n'évoluent carrément pas. Et les autres personnages qui gravitent autour de cette famille ne sont tellement pas mis en avant que j'ai oublié à la fois leur nom et leur utilité dans l'histoire.

Je ne dis pas que tout est bon à jeter dans ce livre. Pour ceux qui le découvrent, c'est de la bonne aventure saupoudrée d'historique et de fantastique. Mais pour moi, qui redécouvre un quasi coup de cœur d'adolescente ? Bah c'est de la merde.

Et vous savez quoi ? Le pire c'est que le relis quand même le tome 5. Je suis dingue ou quoi ?

02/05/2019

8 ans que ça dure.


Cette chronique sera un peu différente de ce que je fais habituellement. Je ne vais pas parler d’un seul livre en particulier, mais d’une série entière. Que dis-je, de tout une saga ! Non pas pour vous décortiquer chaque tome et vous balancer du spoil dans la gueule en veux-tu en voilà, rassurez-vous, mais uniquement pour vous présenter l’univers génialissime créé par nul autre que Robin Hobb. Je veux bien sûr parler du cycle de l’Assassin Royal.

Je vous prie de croire que descendre tous ces bouquins de ma bibliothèque jusque dans les escaliers, c’était bien casse-couilles !

Je l’ai découvert il y a 8 ans, lorsqu’une amie m’a prêté le tout premier tome : « L’apprenti assassin ». Je ne savais absolument pas dans quoi je foutais les pieds, ni même que cette passion allait m’accompagner un bon bout de temps, au gré de mes déménagements et de mes galères. Enormément de livres sont passés à la trappe depuis, des livres que je pensais garder et dont je me suis finalement séparée parce que je ressentais plus rien pour eux, certains que j’ai relu et bien moins aimés puis que j’ai donné, et d’autres que j’ai revendu parce que j’avais besoin d’oseille (oui parfois tout n’est qu’une question de pognon !) mais pas l’Assassin Royal. Cette série a subi pas moins de 7 changements de domicile, plusieurs invasions de mouche à caca, une tentative vite avortée de mon petit frère de s’essayer à la lecture, de la bave de chien, l’humidité, la poussière et le temps qui passe. La plupart des tomes sont cloqués de taches jaunes, surtout les 6 premiers et tous ceux des « Aventuriers de la mer », et sentent le vieux parchemin qui donne faim (si si, je vous jure)

Une saga qui s’apprivoise
Je me souviens parfaitement du moment et de l’endroit où je me trouvais quand j’ai lu le tout premier tome ; et surtout, je me souviens de ce que j’ai ressenti. Honnêtement, je me suis simplement dit que j’avais trouvé là une bonne distraction, une lecture efficace et agréable comme je les aime qui, manifestement, puisque je savais de combien de livres était constituée la série, serait avec moi quelques mois. Ça n’a pas été un coup de cœur immédiat. Je passais simplement un bon moment, au début, avec une narration que je n’avais jamais vu en fantasy et des personnages parfaits, avec juste ce qu’il faut de commun dans le genre pour qu’on soit pas trop dépaysé. C’est quand j’ai compris, petit à petit, que tout un vaste monde riche, bien loin d’avoir tout dévoilé, était en train de s’ouvrir sous mes yeux et que j’en percevais à peine les premières toiles, que j’ai été happée.
Avec Robin Hobb, on apprend la patience. La dernière série en date de ce cycle : « Le fou et l’Assassin », se termine tout juste et j’ai la sensation qu’on a à peine entrevu ce que l’auteure voulait nous raconter. Pourtant, 5 séries composent cette saga, avec chacune 6 à 9 tomes (oui, elle voit grand) mais ça se dévoile lentement, ça s’échappe et nous montre l’infini d’un monde vaste. Parfois, j’avais l’impression d’en saisir une partie, d’en connaître enfin un morceau, une part de son histoire, ou ne serait-ce qu’un bourg, une colline ou une vallée, et puis tout s’échappait et se remodelait de lui-même par un souvenir, l’arrivée d’un nouveau personnage ou bien un petit détail qui me sautait aux yeux et m’obligeait à tout remettre en question.
Si je n’avais qu’une seule chose à reprocher à toute cette fresque romanesque, ce serait son rythme. Hormis la lenteur de l’évolution de l’intrigue et des révélations qui jalonne le récit, je trouvais que ça manquait parfois cruellement d’action. Il y en a, évidemment, au fil des livres, car les personnages ont des missions à accomplir et des batailles à mener, mais assez souvent les développements sont tout en finesse, en dialogues et en réflexion. L’auteure n’essaye même pas de nous faire croire que c’est accidentel ; elle nous livre un récit d’une complexité étonnante en nous mettant l’eau à la bouche par ses rares bribes d’information et elle le fait clairement exprès. C’est comme si, tout en nous offrant tout ça, elle nous retenait en arrière, par la main, en nous disant : « Nan nan, pas tout de suite »

Des protagonistes qui se livrent
Mais avant d’être des épopées, ces histoires sont des personnages. Pas moins d’une dizaine de mecs et de nanas par séries interagissent et évoluent dans certaines situations qui, aussi étonnant que ça paraisse, ne sont jamais les mêmes. Malgré certaines lignes scénaristiques qui se regroupent, car tout ça suit un fil principal, l’auteure ne nous raconte jamais la même chose. Bah il en va de même pour les personnages. Evidemment, certains traits de caractère se ressemblent (et je soupçonne, pour quelques-uns, que ce soit fait exprès) mais tous sont bien définis, reconnaissables. Parfois attachants, parfois haïssables, certains m’ont tout de suite touchée et d’autres ne m’ont plu qu’après un peu de temps grâce à une évolution sensible.
Entre Brodette, Kettricken, Œil-de-Nuit, Burrich, Altéa, Malta, Parangon, Kalo, Carson, Alise, Persévérance et bien d’autres, j’ignore lequel je suis le plus triste de quitter !
Le travail psychologique et émotionnel que Robin Hobb accomplit avec eux est d’autant plus incroyable que près de soixante années (si je dis pas de conneries) s’écoulent entre le tout premier tome et le tout dernier. Ces personnages changent donc et évoluent constamment en fonction de la série et l’époque dans laquelle on les retrouve (car oui, les crossovers sont nombreux et certains principaux d’un arc peuvent apparaître en tant que secondaires dans un autre à des années d’intervalle !!) En fait, en tant que spectateurs, on les observe traverser la vie et c’est incroyablement touchant la plupart du temps, ça fout une boule au ventre par moment quand on se rappelle par exemple comment étaient certains d’entre eux bien des années plus tôt. Parfois, j’avais juste l’impression de retrouver de vieilles connaissances, et je me sentais tout de suite à l’aise dans une nouvelle série quand d’anciens personnages apparaissaient, même succinctement, ce qui permet de prendre tout de suite pied.
L’auteure réussit l’exploit de toujours nous faire aimer de nouveaux protagonistes malgré la nostalgie et la tristesse qu’on a ressenti en quittant les précédents. Personnellement, je n’ai jamais eu aucun mal à commencer une toute nouvelle aventure parce que je savais qu’elle avait le talent suffisant pour me faire adorer de nouveaux personnages, car le travail qu’elle accomplit me convient parfaitement. Je suis très sensible à l’attachement quand je lis, certains personnages deviennent vraiment des amis, alors je suis totalement et toujours ouverte à ce que Hobb propose. En gros, je suis à 100% le genre de lecteur qui convient à son style quoi.

Un monde qui s’étend toujours plus
Dans la majorité des livres/séries fantasy que je connais et que j’apprécie, les frontières sont clairement définis dès le départ (je pense notamment à « Druides » de Olivier Peru ou encore « Les Royaumes de Tobin » de Lynn Flewelling qui sont de superbes bouquins) et je pensais que c’était la même chose quand j’ai commencé l’Assassin Royal. Mais Robin Hobb a plus d’un tour dans son sac et tout comme elle aime prendre son temps avec l’intrigue, elle aime aussi dévoiler ses créations par petites touches. Si j’ai très vite compris que ses livres cachaient beaucoup de choses et surtout un monde incroyablement riche et vaste, ça s’est cependant dévoilé lentement. Chacune des séries se passe dans un coin particulier d’une carte gigantesque et tout fini par avoir un lien malgré les distances géographiques parfois astronomiques. Seulement, encore une fois, il faut savoir faire preuve de patience.
Tout le cycle semble être arrivé à son terme et je n’ai compris qu’à la toute fin comment chacun des pays et des royaumes étaient liés (je soupçonne même un lien avec l’endroit où se passe « Le soldat chamane », l’une de ses seules séries qui ne serait pas, à première vue, liée à « L’Assassin Royal ») mais je saurais pas expliquer comment…
En réalité, des choses restent en suspens. En tout cas, c’est mon ressenti. Du coup, j’ose espérer, mais peut-être que c’est uniquement dû au fait que je ne veux pas que ce soit terminé !!, que l’auteure va continuer sur sa lancée.
Elle en a fait énormément, ça fait des années que ça dure, mais tout est si étendu et complexe que je suis certaine qu’elle pourrait continuer comme ça un moment. Entendons-nous bien, je suis la première à déclamer souvent rapidement et toujours haut et fort que certaines séries vont trop loin, en livre comme à la télé, et qu’auteurs et/ou réalisateurs devraient arrêter de tirer sur la corde et d’en faire trop (je pense au « Trône de Fer », notamment) Quand certaines s’arrêtent en pleine gloire, je suis plutôt contente, surtout si je pressentais un dérapage en cours de route si ça stoppait pas. Alors que j’en redemande pour ce cycle, ça veut sans doute dire quelque chose.

Une auteure qui n’a pas froid aux yeux
Pratiquement inexistantes au début, l’homosexualité et la bisexualité s’invitent ensuite dans la saga avec un naturel qui m’a d’abord désarmée. L’originalité de ses personnages et la multiplicité des différentes personnalités s’expliquent sans doute un peu grâce à ce sujet que Robin Hobb n’a pas hésité à aborder.
Certains protagonistes sont à l’aise avec leur sexualité depuis des années, d’autres la découvrent seulement, et c’est traité sans prise de position, sans interdit et sans peur.
Elle n’hésite pas non plus à pimenter quelque peu ses récits par des scènes légèrement érotiques, bourrées de charme et d’amour, et d’autres plus violentes qui m’ont parfois fait grincer des dents malgré la nécessité de leur présence. Elle évoque  et dénonce des sujets sensibles comme le viol, l’esclavage, la dépression, l’abandon, la maltraitance infantile, la fugue, et beaucoup d’autre qui donne à ses histoires une profondeur tragique.
J’aime particulièrement quand elle traite, avec beaucoup de sensibilité, du rapport de l’être humain avec l’Histoire en général, et le passé. Certains n’accordent absolument aucune importance aux monuments et civilisations historiques et dans un élan parfaitement égoïste sous couvert de tout raser pour mieux renaître, détruisent et saccagent sans pitié. L’auteure nous sensibilise, à travers ses textes, à l’importance de la sauvegarde de notre patrimoine et de la conservation des souvenirs et des actes historiques sous toute leur forme. Oui, la guerre est quelque chose de terribles, les génocides aussi (et il y en a, dans ses livres) mais aussi horribles qu’ils soient, on ne doit pas pour autant les oublier, au risque de commettre les mêmes erreurs.
Je pense qu’elle et moi portons un même regard sur ce sujet, et c’est sans doute pour ça que ce cycle m’a totalement envoûtée. Et c’est particulièrement présent et poignant dans « Le soldat chamane ».

C’est assez casse-gueule, à bien y regarder, d’écrire une telle chronique. C’est vraiment un tel coup de cœur énorme que j’ai l’impression de ne pas être objective. J’ai tenté de parler des plus et des moins, mais étant donné que je suis ultra fan du concept, du style et de tout ce qui va avec, bah j’ai l’impression de manquer de discernement.