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08/11/2016

Je vais vous en foutre du Trou Noir moi !!!!



Je vais lever le voile une bonne fois pour toute, parce que franchement ça commence à me gonfler ! (attention, si l'astrophysique ne t'intéresse absolument pas, ou si t'y bittes rien, descends, y'a un livre plus bas)

Non, mesdames et messieurs, non, bordel, on ne peut pas voyager à travers un Trou Noir !! Sauf si vous voulez mourir, bande d'imbéciles.

Un Trou Noir c'est quoi ?

Tu sais, c'est pas pour rien si on les appelle les Monstres de l'Univers, les Dévoreurs ! Un Trou Noir nait de l'explosion d'une étoile super-massive qui, quand elle meure, se transforme en super ou hyper-nova. Bon, toutes les étoiles ne se transforment pas en Trou Noir, tout dépend de leur masse (notre Soleil par exemple, qui est une étoile, n'est pas assez massif et se transformera en étoile à neutron à sa mort (ce n'est qu'une supposition, évidemment !)), mais lorsque cela arrive, voici comment ça se produit :

Une étoile mourante se dilate, car elle produit (ou perd, tout dépend du point de vue) de plus en plus de gaz (merci de garder vos répliques crades pour vous) et arrive un moment où elle ne peut plus supporter sa propre masse, donc s'effondre sur elle-même et explose.
Premier point.
Son noyau absorbe alors tous les éléments solides qui résultent de cette explosion (les atomes de Fer par exemple) et se retrouve nu, tous les gaz ayant été expulsés. Ce noyau est donc devenu ce qu'on appelle une Singularité Gravitationnelle.
Second point.
Cette Singularité est si massive (en terme de poids et non de taille, car elle est très compact) que sa gravité est tout bonnement gigantesque, c'est pour ça qu'elle dévore tout ce qui passe à sa portée. Si un être humain pose le pied dessus, il se retrouve à l'état de bouillie, aplati au sol ! Donc, elle attire toute sorte de matière et de lumière, mais rien ne s'en échappe ! Non, pas même la lumière, alors qu'elle se déplace à presque 300 000 000 mètres par seconde, je ne sais pas si vous vous rendez compte de ce que ça signifie. La force d'attraction, le champ gravitationnel de cette Singularité, est donc tout bonnement stupéfiante.
Troisième point.
Donc, puisque la lumière qu'il absorbe ne peut s'en échapper qu'est-ce qu'il se passe ? Comment percevons-nous un objet qui ne réfléchit pas la lumière ? Bah on ne le perçoit pas, il est noir. C'est pour ça que la nuit on ne voit rien, gaha ha ha ha ... Cette Singularité est donc occultée par ce qu'on appelle un horizon absolu, un Horizon des Evénements, qu'on pourrait vulgairement décrire comme étant une grosse bulle noire entourant la Singularité.

Quatrième point.
C'est ce que les premiers astrophysiciens de l'histoire ont appelé un Trou Noir. Ils auraient pu l'appeler Point Noir, mais avouez que ça fait moins classe.

Donc non, ce n'est pas réellement un "trou", c'est un point très noir sur un télescope. La seule façon donc de prouver l'existence des Trous Noirs est la relativité générale, car la gravitation est le seul effet pouvant s'en échapper. Merci Einstein, t'étais bizarre mais je t'adore.

Pour conclure, je le redis : non ! On ne peut pas voyager à travers un Trou Noir, puisque si on plonge dans l'Horizon des Evénements, on se retrouve tout simplement aplati comme une crêpe liquide sur la Singularité !

C'est pour ça que le film Interstellar m'a troublé, j'ai pas compris ce que Christopher Nolan a voulu prouver ... ou alors, dans le futur, l'humain sera capable de maitriser la force de la gravitation, ce qui lui permettrait de voyager dans une sorte de cinquième dimension ?
Ouch ...
J'ai mal au crâne. Vous aussi ? C'est normal.

Bref, tout ça pour dire que j'ai enfin lu un best-seller de la littérature américaine, dont on me rebattait les oreilles depuis des années, et voilà ce que j'en ai pensé :



Editeur : le Livre de Poche
Parution : 2006
Pages : 434

Résumé :
Dans une petite ville d'Alabama, à l'époque de la Grande Dépression, Atticus Finch élève seul ses deux enfants, Jem et Scout. Avocat intègre et rigoureux, il est commis d'office pour défendre un Noir accus d'avoir violé une Blanche.





Si, comme moi, tu ne sais pas à quelle époque correspond exactement cette putain de Grande Dépression, sache que wiki m'informe très aimablement qu'il s'agit des années 1930 aux Etats-Unis. Voilà, comme ça le décors est planté.
Une époque, donc, où la ségrégation raciale est très forte, où le racisme fait figure de normalité, bref, où le Noir est considéré comme moins qu'un animal.
Déjà, pour commencer, ça partait mal, parce que ce genre d'atmosphère de haine raciale m'énerve très fort et me met mal à l'aise. C'est l'une des raisons pour lesquelles je repoussai chaque fois la lecture de ce livre. L'autre raison, c'est parce que, étant considéré comme un chef d'œuvre, on m'en vantait les mérites à tour de bras et dans ces cas-là j'attends beaucoup de ladite œuvre et en arrive donc presque toujours à être déçue.

Ce qui fut le cas ici ... ou presque.

Bon, quand je l'ai commencé, j'ai été très agréablement surprise car la narratrice n'est autre que Scout, petite fille de huit ans. Nous voyons donc le monde (qui se limite à un petit quartier de Maycomb) à travers ses yeux, ce qui donne un joli ton d'innocence et de naïveté qui s'envole à mesure que l'histoire avance et que Scout découvre, au moment du procès, à quel point les adultes sont cruels et injustes entre eux. Roman initiatique donc, sur le thème universel de l'enfance qui passe, l'enfance révolue qui nous modèle définitivement.

Malheureusement, suivre Scout qui s'amuse, qui va à l'école pour la première fois, qui se fait un copain durant l'été, et tout ça sur presque la première moitié du livre ... bah, ça m'a un peu ennuyé au bout d'un moment. Ceci dit, je n'en retiens pas que du négatif, puisque nous découvrons par la même occasion le personnage d'Atticus, le père de Scout, et franchement je l'ai adoré !! Une telle sagesse, un tel charisme, une telle philosophie, une telle tendresse et tant de pédagogie, tout ça dans un seul et même homme ! Magnifique. Je crois que c'est le meilleur personnage de tous, parmi tous ceux que j'ai découvert jusqu'ici (bon, peut-être pas devant Darcy, mais presque !).

Et puis arrive le moment du procès, et là j'ai tourné les pages sans m'en rendre compte, j'étais complètement embarquée dans le déroulement des événements, toujours par les yeux de Scout ; j'étais inquiète, nerveuse, révoltée, bref, j'ai ressenti beaucoup de chose. Peu de livres font cet effet-là. Malheureusement, cette partie-là, si intéressante, n'arrive que bien tard (à plus de la moitié !) et ne dure que peu de temps (entre 50 et 70 pages si je me souviens bien), et quand j'ai vu que l'intrigue retombait brutalement, ça m'a énervé.

J'attaquais donc la dernière partie légèrement frustrée (et quand je suis frustrée, je griffe, je mords, et je bave !!) car, le procès fini, on retourne dans la vie de Scout, avec sa vision naïve des choses, et j'avais peur de me retrouver dans le même genre d'intrigue passive qu'au tout début. Mais je me trompais. De nombreux rebondissements s'enchaînent durant les toutes dernières pages, j'ai eu vraiment peur, j'ai tremblé, je me suis encore une fois retrouvée à tourner les pages et tout à coup ... boum, clap de fin ...

La date de parution originale aux Etats-Unis explique assurément pourquoi ce livre a connu un tel succès : il a été publié dans les années 60, à l'époque de la lutte pour les droits civique des Noirs, et a donc enflammé la critique américaine, puis celle du monde entier. Mais j'avoue que, à mon humble avis, ça n'est pas que ça. Le style de Harper Lee nous plonge dans l'ambiance lointaine d'une Américaine lointaine un peu réfractaire au changement (très même !), obscurantiste et beaucoup trop chrétienne (ce qui n'est pas chrétien est sauvage en gros ...) et j'ai apprécié qu'elle nous dise les choses sans ambages, sans les adoucir.

En bref : il a frôlé le coup de cœur de peu !!! C'est vraiment dommage cette grosse longueur au début, parce que sans ça c'était le coup de cœur assuré ! Mais bon, je ne suis absolument pas déçue de l'avoir lu, bien au contraire, je pense qu'il mérite son succès. Sans oublier qu'il m'a appris pas mal de choses !

D'autres avis sur
http://www.livraddict.com/biblio/livre/ne-tirez-pas-sur-l-oiseau-moqueur.html


Oui, du coup vous l'aurez deviné, j'ai une passion pour les Trous Noirs. Je ne saurai pas vous expliquer pourquoi, mais c'est comme ça, ils me fascinent.
En fait, les gens font souvent la confusion entre Trous Noirs et Trous de Ver.
Certains affirment qu'il serait possible de voyager d'un bout à l'autre de l'Univers grâce à un Trou de Ver, mais à ce moment-là ça implique de se représenter l'espace-temps non pas en quatre dimensions, mais en deux dimensions ... et là, j'ai un peu de mal. C'est comme si l'Univers devenait une feuille de papier, et qu'on la pliait en deux pour former une boucle, et ça j'y arrive pas !
Voyez, et dites-moi si vous, vous y arrivez :


Bref, du coup le Trou de Ver se manifesterait par un trou noir par lequel on entrerait, et un trou blanc par lequel on sortirait. D'où la confusion. Mais tout ça n'est qu'une pure théorie, ce sont des objets hypothétiques dont l'existence n'a jamais été révélée, contrairement aux Trous Noirs et leur Singularité Gravitationnelle.

Bah quoi, on peut être une littéraire jusqu'au bout des ongles des doigts de pieds, et être passionnée par ce genre de chose ! En attendant, j'ai dû bien vous faire chier avec tout ça !
Et le pire, c'est que je m'en fous royalement.

Tiens, ça t'intéressera peut-être plus :
Mon deuxième TAG, enfin !!
Et un p'tit polar écossais, un.
A mon avis, la série The Expanse ne va pas tarder à faire grandement parler d'elle. Tu connais ?