
Éditeur : Folio
Parution : 2012
Pages : 670
Résumé :
Dans ces cinq contes, Dickens célèbre l’esprit de Noël, le partage et la charité, et dénonce l’injustice sociale qui exclut les pauvres de cette fête. C’est un portrait truculent de la vie quotidienne et une condamnation sans appel de l’exploitation et de la misère. Ce message social, Dickens nous le donne en douceur, par le détour du conte et du fantastique.
C'est pas cette édition que j'ai lu, mais quelque chose de bien plus court, donc je pense que dans la collection Folio il doit y avoir pas mal de notes et une grosse bio. Bref.
En fait, l'histoire c'est celle de Scrooge, un monsieur avare, vénal, méchant ; l'esprit de Noël il s'en tamponne et pour lui les gens dans le besoin sont les seuls responsables de leur situation. Enfin, c'est un vilain, le Scrooge, en gros. Je l'ai adoré ! J'ai aimé ce personnage à un point, vous ne pouvez pas imaginer (pourtant je kiffe Noël et cette période de l'année hein, je suis comme une gosse) Et j'ai senti dès le début que j'adorerais, parce que voilà comment le livre commence :
/!\ Petit spoil /!\
"Marley était mort, pour commencer. Là-dessus, pas l'ombre d'un doute. Le registre mortuaire était signé par le ministre, le clerc, l'entrepreneur des pompes funèbres et celui qui avait mené le deuil. Scrooge l'avait signé, et le nom de Scrooge était bon à la bourse, quel que fût le papier sur lequel il lui plut d'apposer sa signature.
Le vieux Marley était aussi mort qu'un clou de porte."
/!\ Fin du spoil /!\
Sans blague, un livre qui démarre comme ça, moi je suis à fond.
Donc, je continue : Scrooge, lors du réveillon, préfère rester seul à penser à ses bénéfices. Mais voilà que des esprits s'invitent dans sa chambre pour lui balancer à la tronche tous ses défauts ! Oui, des esprits. On est donc typiquement dans une sorte de conte fantastique où Dickens s'en est donné à cœur joie avec la satire sociale, la critique de la bourgeoisie, mais aussi la magie de Noël (si, si, c'est magique des morts qui parlent et qui flottent !)
Ces esprits viennent chercher le vilain monsieur pour lui faire traverser les époques et lui montrer des réveillons. Le premier conte de ce livre est mené par l'esprit d'un ami, venu plus ou moins le prévenir ; le deuxième voit apparaître l'esprit des Noëls passés ; le troisième l'esprit des Noëls présents ; le quatrième l'esprit des Noëls futurs, puis le cinquième et dernier conte représente la conclusion de tout ça et les leçons que le personnage aura tiré de cet apprentissage.
J'ai beaucoup aimé cette ligne de "voyage" (qui représente plus une sorte de réflexion et découverte de soi, mais imagée, je pense) choisie par l'auteur et la façon dont il l'a suivie. Scrooge, s'il résiste au début, finit par se laisser mener. En cela, il change beaucoup, évolue et nous fait découvrir une autre facette de sa personnalité, et tout ça dans un texte relativement court, comme je vous le disais.
Mais ceux qui sont surtout mis en avant tout le long du récit, se sont les gens les plus désœuvrés qui, malgré leur situation précaire, causée par des soucis financiers (quoi d'autre ?), n'ont eux pas perdu de vue la magie de Noël, comparé à ce bon vieux Scrooge. Certaines scènes de repas familial m'ont mis le sourire aux lèvres tant c'était beau, plein de légèreté positive et d'espoir. Je ne doute pas que lors de sa toute première sortie en 1843 ce texte a dû énormément faire parler de lui, car en gros (c'est ce que je tire de cette lecture hein, donc c'est mon ressenti personnel) Dickens place les gens 'pauvres' bien au-dessus des gens 'riches' concernant la moral, le partage, et l'amour. Je pense que c'était une façon pour lui de décrier l'argent.
Là où ça a un peu coincé (vous me connaissez, je ne suis jamais contente, il faut toujours que ça coince quelque part) c'est que je n'ai pas spécialement aimé ce que devient Scrooge à la fin !
/!\ Attention, nouveau petit spoil /!\
Il s'adoucit. Il devient gentil, la magie et la douceur de Noël le rend tout guimauve et il commence à offrir son amour à tout le monde. Personnellement, j'aurais préféré qu'il reste méchant... Mais ça c'est un caprice idiot, c'est juste que je préfère les vilains anti-héros, voilà tout.
C'est idiot, oui. Mais j'ai pas dit que ça aurait du sens, hein.
/!\ Fin du spoil /!\
Il s'agissait pour moi d'une première expérience de lecture avec Dickens. J'avais déjà lu bon nombre de livres où il apparaissait en tant que personnage, donc le découvrir en tant qu'auteur était assez curieux. J'ai beaucoup aimé malgré ce petit bémol capricieux de ma part, et j'en relirai de lui avec plaisir.
D'autres avis sur
Je voulais dire autre chose concernant cette lecture... J'ai oublié un truc, je crois.
Tant pis ! La flemme. Le principal est dit.
Comme l'an dernier, j'ai l'impression que ce CWC part bien !
Maintenant je commence "Croc-blanc", pour le menu : Marcher dans la neige ; sinon je persiste avec "La maison dans laquelle", que j'ai pas encore fini, mais je me régale toujours autant avec.
En passant : certains ont dû remarquer que j'avais enfin lancer ma nouvelle rubrique : Cépasdélivres, qui était en chantier depuis... un temps tellement lointain que j'ai honte. Je me lance dedans en espérant ne pas me casser la gueule. Il y sera question de tout ce qui ne concerne pas les livres (ouais, sans blague) donc : films, séries, jeux, photos, musique, ma vie professionnelle et... les Pokémon. Qui est le sujet de mon tout premier article, d'ailleurs.
Et je ne m'excuserai même pas !
Allez, caillez-vous bien ! Chez moi, il y a un tel pâté dehors que j'y vois pas à deux mètres. Je m'en fous, je ne sors jamais de la maison. Donc en fait, ça ne vous sert à rien de le savoir.
Va pas te casser les dents là-dessus :
Le CWC a commencé
Une relecture MM qui fait du bien
