Affichage des articles dont le libellé est Anne Percin. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Anne Percin. Afficher tous les articles

05/04/2017

La cruauté et la beauté de nos souvenirs d'été ... Quelle chiasse !!

Il y a tellement un beau soleil, il fait chaud, il y a un peu de vent, des abeilles et des moustiques (me suis déjà fait piquer bordel !), que j'ai l'impression d'être en été. Du coup, des souvenirs qui reviennent, de mon enfance et mon adolescence. Pourquoi j'en sais foutre rien, mais c'est comme ça à chaque fois : dès que les beaux jours reviennent, j'ai des flash-back.
Merde.
Et là ce coup-ci, c'est d'un livre que je me suis rappelée. Un livre qui parle précisément des souvenirs d'été.

Gahaha

C'te coup de blues que ça m'a foutu bordel à queue !!!

Editeur : Actes Sud
Collection : Babel
Parution : 2014
Pages : 182

Résumé :
Deux sœurs se retrouvent une fin d’été en Haute-Saône, afin de vider la maison de leurs grands-parents décédés. Depuis longtemps, Catherine, la benjamine, se tient loin de ce village qui fait surgir en elle des souvenirs douloureux. Angélique, l’aînée, a fondé une famille, elle, non. Devenue libraire, c’est une femme solitaire.
A l’adolescence, elle passait déjà des heures dans les livres, mais pour décrire ce qu’elle a vécu ici, l’été de ses seize ans, elle n’a pas trouvé les mots. A l’époque, tandis que sa sœur flirtait au au bord de la piscine avec les garçons de la colo, Catherine fut troublée par un jeune homme du village, qui ne ressemblait pas aux autres. Mais elle ne comprit que peu à peu la nature profonde de leur différence.
Quinze années plus tard, elle se résout à confier à Angélique le secret qui la ronge, celui d’un été marqué par la découverte du plaisir, mais aussi de la honte.
Une histoire d’innocence et de cruauté, sensuelle et implacable à la fois, douce-amère comme tous les crève-cœurs de l’enfance.




Avec ce texte, je découvrais l'auteure. Je dois vous avouer que s'il m'a interpelé en premier lieu, c'est uniquement parce que l'une des deux jeunes femmes, Catherine, est libraire, et à ce moment-là j'avais besoin d'être rassurée, je n'arrivais pas à admettre que ce métier, pour moi, c'était fini, game over, que j'étais littéralement en train de le vomir !
Ensuite, la couverture. Je l'ai trouvé incroyablement parlante ! Voyez plutôt : les deux sœurs, si elles se tiennent la main, ne se regardent pas, et regardent même dans deux directions totalement opposées : l'une par terre, l'autre au loin, et toutes deux ne nous montrent pas leur visage.
J'y ai vu la honte, les regrets, l'éloignement, et pourtant l'espoir de se rapprocher un jour. C'bô hein ?
Puis bon, l'est pas long alors ça jouait encore en sa faveur, je l'ai lu très vite.

J'ai beaucoup aimé, et en même temps il m'a foutu le cafard ce con, parce que ça me parle énormément, j'ai ressenti un véritable écho à mes propres étés, que je passais chez ma grand-mère, dans les corons (si si !), faits de balades dans les champs, de jeux avec les copains de vacance, de visites aux vaches (y'avait une ferme juste derrière), et d'autres jeux d'enfance. Puis, à l'adolescence : les virevoltes amoureuses, on passe d'un copain à un autre, ça se dispute, ça se trahit, et toutes ces merdes de connerie !!! Le mieux dans tout ça, et qui me rapprochait encore de l'histoire de Catherine, c'est que j'y allais toujours avec ma sœur. Seule différence : c'est moi l'aînée.


Alors, si vous avez lu ce livre, ou si vous avez l'intention de le lire, je vous le dis : non, je n'ai pas vécu la même chose que Catherine lors de cet été qu'elle partage avec nous. Mais j'étais comme elle. Avec mes bouquins, toujours, alors que ma sœur baguenaudait avec les copains, puis parlait garçons avec les autres filles, et je me sentais à part, pas forcément différente mais pas toujours admise ou comprise.

Calimero bonjour !

C'était surtout durant ces étés que je me rendais compte à quel point ma petite sœur et moi étions différentes, et je rêvais d'être comme elle, de savoir me faire des amis, d'être la fille que les autres écoutent et que les garçons regardent.
Catherine, c'est pareil.
Elle envie terriblement sa sœur, qui est très à l'aise avec les autres, et cette jalousie cruelle de l'adolescence va la conduire à faire quelque chose qui bouleversera toute sa vie et toute sa relation avec Angélique.

Il y a deux temps de narration dans ce livre : celui où Catherine, en vidant la maison de ses grands-parents, racontent son histoire à sa sœur, et celui de cet été, où c'est la Catherine adolescente qui nous raconte à nous lecteurs ce qu'il s'est passé.
Nous avons donc l'innocence passionnée et jalouse de l'adolescence, mêlée à la gravité et la sensualité du regard de l'âge adulte.
Malheureusement, j'ai l'impression que l'auteur, en écrivant, n'a pas réussi à faire la part des choses, et tout est écrit sur le ton naïf et querelleur de l'adolescence. Voilà pourquoi ce n'est pas un coup de cœur. Si seulement les moments où nous suivons Catherine adulte étaient plus graves, et plus "adultes" aussi, ce livre aurait été parfait !

Mais ce livre est à lire, vraiment. Parce que nous chérissons tous nos souvenirs d'été, qu'ils soient beaux ou pas, joyeux ou non. Moi je sais que je remercierai ma mère toute ma vie pour m'avoir permise de vivre de tels moments chez ma grand-mère, et je regrette aujourd'hui que ce genre de chose soit fini. J'ai plus de grand-mère, et puis les corons ont été totalement rénovés, ça ressemble à n'importe quelle 'maisons' maintenant ... tristesse, ô tristesse !! Il me manque affreusement ce temps où je devais aller faire pipi dehors, de jours comme de nuit, parce qu'il n'y avait ni eau courante ni électricité. Du coup, la toilette, c'était dans une bassine dans le salon, debout les pieds dans l'eau.
Que de souvenirs !

Hey, regardez, j'ai trouvé ça, je suis fière ! Bon, en vrai je l'ai trouvé chez Lectoplum. Merci Vinushka !


 
Plus d'avis sur
 
 
 
J'ai l'impression d'avoir plus parlé de moi que du livre, mais pas grave, ça fait du bien. Et puis hey, je fais ce que je veux !
 
Scrogneugneu !!